PPL(A) Théorie
Niveau 1 · Atelier casser un message radio Niveau 2 · Approfondissement tour de piste, NORDO, anglais OACI Niveau 3 · Révision pièges & QCM Niveau 4 · QCM tes 135 questions, expliquées Niveau 5 · Pratique tes appels radio, prêts à l'emploi
PPL(A) Théorie · Matière 9 / 9 · QCM

Communications — QCM

Tes 186 questions/réponses, telles que rédigées, mot pour mot. Chaque explication est autonome — tout ce qu'il faut savoir est dedans, pas besoin d'un cours à côté.

Comment lire cette page : chaque question et sa réponse sont reproduites exactement comme rédigées. Clique sur « Explication » pour comprendre le pourquoi. Sur les 135 questions, 4 testent mot pour mot exactement le même fait qu'une autre déjà posée : elles ne sont pas répétées ici, uniquement dans la section « Doublons » tout en bas.
Aucune question ne correspond à ce filtre.
1
Pour indiquer une situation de détresse, vous affichez sur le transpondeur le code :
7700
Explication
Le transpondeur est un boîtier qui répond automatiquement aux radars au sol en envoyant un code à 4 chiffres identifiant votre avion ; certains codes sont réservés internationalement pour signaler une situation anormale même si vous ne pouvez plus parler à la radio (panne radio, urgence médicale, etc.). Le code 7700 est le code universel de détresse : dès qu'un contrôleur le voit apparaître sur son écran radar, il sait immédiatement qu'un avion a un problème grave et lui donne la priorité absolue.
2
La fréquence 'sol' que vous rencontrez sur les aérodromes importants :
est destinée à tous les aéronefs évoluant au sol.
Explication
Sur les grands aérodromes, le trafic est réparti sur plusieurs fréquences distinctes (une par phase de vol : roulage, décollage/atterrissage, approche) pour éviter que tout le monde parle en même temps sur un seul canal encombré. La fréquence "sol" (ground) est celle réservée aux échanges pendant les déplacements au sol : elle concerne donc tous les aéronefs qui roulent sur les taxiways, avant décollage ou après atterrissage, avant qu'ils ne basculent sur la fréquence tour.
3
A destination d'un aérodrome muni d'un organisme AFIS, en dehors des horaires de fonctionnement de cet organisme, vous effectuez vos échanges radio sur :
la fréquence AFIS.
Explication
Un AFIS (Aerodrome Flight Information Service) est un agent au sol qui donne des informations aux pilotes (piste en service, trafic, météo) mais qui, contrairement à une tour de contrôle, ne délivre pas d'autorisations : c'est un service d'information, pas de contrôle. En dehors de ses heures d'ouverture, personne ne répond sur cette fréquence, mais elle reste la fréquence de référence à utiliser pour que les pilotes s'auto-informent entre eux de leurs positions et intentions.
4
La bande de fréquence utilisée par les Services Mobiles Aéronautiques pour la radiotéléphonie s'étend de :
118 à 136,975 MHz.
Explication
Les communications air-sol utilisent une bande de fréquences dédiée au niveau mondial, la VHF (Very High Frequency), pour garantir une qualité de réception correcte et éviter les interférences avec d'autres usages radio. Le Service Mobile Aéronautique, qui regroupe toutes les communications vocales entre pilotes et contrôleurs, occupe la portion 118 à 136,975 MHz de cette bande.
5
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "A" s'énonce :
alfa.
Explication
L'alphabet phonétique international existe parce qu'à la radio, avec du bruit de fond ou une réception dégradée, certaines lettres se ressemblent énormément à l'oral (B et D, M et N par exemple) : on associe donc à chaque lettre un mot bien distinct et facile à reconnaître même en mauvaise qualité. Pour la lettre "A", ce mot conventionnel est "alfa".
6
Sur une fréquence VOLMET vous obtenez des renseignements concernant :
les conditions météorologiques sur certains aérodromes importants.
Explication
VOLMET est un service radio qui diffuse en continu, en boucle, un message enregistré donnant la météo de plusieurs aérodromes importants d'une région : cela permet à un pilote en vol de connaître les conditions sur différents terrains (par exemple en cas de déroutement) sans avoir à contacter chaque aérodrome individuellement. C'est donc exclusivement une source d'information météorologique, pas de trafic ou de clairances.
7
Vous êtes aux commandes d'un aéronef immatriculé F-MAEV, votre indicatif abrégé est :
F-EV.
Explication
Une fois le contact radio bien établi avec un indicatif complet, on peut ensuite utiliser une version raccourcie pour gagner du temps sur la fréquence, un peu comme on donne un surnom une fois les présentations faites. L'indicatif abrégé conserve le préfixe pays (le "F-" pour la France) suivi seulement des deux dernières lettres de l'immatriculation : pour F-MAEV, cela donne F-EV.
8
Pour signaler votre arrivée à la verticale d'un terrain à une altitude de 2300 ft, vous annoncez :
2300 pieds.
Explication
Pour annoncer sa position en croisière ou à la verticale d'un terrain, on utilise l'altitude, c'est-à-dire la hauteur par rapport au niveau de la mer (calage QNH), afin que tout le monde se réfère au même point zéro commun. On annonce donc simplement la valeur en pieds, ici "2300 pieds", sans avoir besoin de préciser une autre référence.
9
A la demande de la tour de contrôle d'aérodrome, vous transmettez les caractéristiques de votre vol :
Cap zéro quarante-cinq à deux mille cinq cents pieds.
Explication
En phraséologie radio, les nombres se prononcent chiffre par chiffre (pas en dizaines) pour éviter toute confusion sur une communication parfois bruitée : un cap se dit donc chiffre par chiffre ("zéro quarante-cinq" pour un cap de 045°) tandis qu'un niveau ou une altitude en milliers de pieds se dit en groupant les centaines et milliers ("deux mille cinq cents pieds"). C'est cette structure précise que la tour attend quand elle demande vos caractéristiques de vol.
10
L'expression conventionnelle pour dire "non" est :
négatif.
Explication
La phraséologie aéronautique utilise un vocabulaire normalisé au niveau international pour que chaque mot soit reconnaissable même en mauvaise qualité radio et compris de la même façon par tous les pilotes, quelle que soit leur langue maternelle. Le mot "non" se confond facilement avec d'autres sons à la radio ; le terme conventionnel retenu à sa place est donc "négatif".
11
L'expression "WILCO" :
signifie : Votre message a été compris et sera exécuté.
Explication
Les expressions conventionnelles comme WILCO permettent de confirmer en un seul mot standard qu'on a compris ET qu'on va agir, sans ambiguïté possible. WILCO est la contraction de l'anglais "will comply" (je vais me conformer) : ça signifie donc que le message a été compris et sera exécuté, ce qui va plus loin qu'un simple accusé de réception.
12
Est obligatoire le collationnement : (Choisir la combinaison exacte la plus complète) 1 - des calages altimétriques 2 - de la piste en service 3 - de la météo 4 - des clairances 5 - des informations de trafic 6 - des codes transpondeur 7 - du vent 8 - du cap et du niveau
1, 2, 4, 5, 6 et 8.
Explication
Le collationnement (readback) consiste à répéter à voix haute ce qu'on vient d'entendre, exactement comme on répète une adresse qu'un interlocuteur vous dicte au téléphone pour être sûr de ne pas s'être trompé : c'est indispensable pour les informations dont une erreur de compréhension mettrait directement la sécurité en danger. C'est pourquoi seuls certains éléments sont à collationner obligatoirement : les calages altimétriques, la piste en service, les clairances, les informations de trafic, les codes transpondeur, ainsi que le cap et le niveau — la météo ou le vent, purement informatifs, n'ont pas besoin d'être répétés.
13
Avant d'obtenir une clairance pour entrer dans un espace aérien de classe D, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous ne devez pas entrer dans cet espace.
Explication
Un espace aérien de classe D est un espace contrôlé : pour y entrer, un pilote doit obtenir une clairance (autorisation) du contrôleur, ce qui suppose un contact radio bidirectionnel fonctionnel. Si la radio tombe en panne avant même d'avoir reçu cette autorisation, le contact n'a jamais pu s'établir correctement : vous ne devez donc pas pénétrer dans cet espace, faute d'avoir pu obtenir le feu vert du contrôleur.
14
Un message de détresse, doit être émis de préférence sur :
la fréquence utilisée au moment de l'urgence si en contact avec un organisme de la circulation aérienne.
Explication
En cas de détresse, la priorité est d'être compris le plus vite possible par quelqu'un qui suit déjà votre vol : si vous êtes déjà en contact avec un organisme de la circulation aérienne, il connaît votre position et votre plan de vol, donc rester sur cette même fréquence est plus rapide et plus efficace que d'en changer. C'est pourquoi le message de détresse doit être émis en priorité sur la fréquence en cours d'utilisation à ce moment-là.
15
Le signal radiotéléphonique d'urgence est :
PAN-PAN, PAN-PAN, PAN-PAN.
Explication
Il existe deux niveaux de gravité en phraséologie radio, chacun avec son mot-signal répété trois fois pour être immédiatement reconnu même en cas de mauvaise réception : MAYDAY pour une détresse (danger grave et imminent) et un signal distinct pour l'urgence (une situation préoccupante mais qui ne met pas encore l'avion ou ses occupants en danger immédiat). Ce signal d'urgence est "PAN-PAN, PAN-PAN, PAN-PAN".
16
Sur un aérodrome non contrôlé, autre qu'un altiport ou une altisurface, en l'absence de fréquence d'auto- information, les procédures radio s'effectuent sur :
123,500 MHz.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé (sans tour ni AFIS), les pilotes doivent quand même s'informer mutuellement de leurs positions et intentions pour éviter les collisions ; il faut donc une fréquence commune par défaut pour cette auto-information. Quand aucune fréquence spécifique n'est publiée pour ce terrain, cette fréquence par défaut est 123,500 MHz.
17
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "Z" s'énonce :
zulu.
Explication
L'alphabet phonétique associe à chaque lettre un mot bien distinct pour éviter les confusions à l'oral sur une radio de qualité parfois médiocre. Pour la lettre "Z", ce mot conventionnel est "zulu".
18
Vous êtes aux commandes d'un aéronef immatriculé F-ADES, votre indicatif abrégé est :
F-ES.
Explication
Une fois le premier contact établi avec l'indicatif complet, on peut utiliser une version raccourcie pour aller plus vite sur la fréquence : elle garde le préfixe pays ("F-" pour la France) suivi des deux dernières lettres de l'immatriculation. Pour F-ADES, l'indicatif abrégé est donc F-ES.
19
La tour de contrôle vous transmet : "Foxtrot Delta Mike, derrière le CESSNA 172 en finale, alignez vous derrière et attendez" Vous répondez :
Derrière le CESSNA 172 en finale, je m'aligne derrière et j'attends, Foxtrot Delta Mike.
Explication
Le collationnement consiste à répéter les éléments essentiels d'une instruction pour confirmer qu'on l'a bien comprise, un peu comme répéter une adresse dictée au téléphone, puis à terminer par son propre indicatif pour que le contrôleur sache qui a répondu. Ici, il faut donc répéter l'instruction (se placer derrière l'avion en finale, s'aligner et attendre) puis conclure par "Foxtrot Delta Mike".
20
Avant d'obtenir une clairance pour entrer dans un espace aérien de classe E, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous pouvez poursuivre votre vol comme prévu.
Explication
Un espace aérien de classe E est un espace contrôlé mais, en vol VFR (vol à vue), le contact radio et la clairance n'y sont pas obligatoires : un avion VFR peut y évoluer sans jamais avoir été en contact avec un contrôleur. Une panne radio n'y change donc rien puisque la radio n'était de toute façon pas requise : vous pouvez poursuivre votre vol comme prévu.
21
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "U" s'énonce :
uniform.
Explication
L'alphabet phonétique attribue à chaque lettre un mot facilement reconnaissable à l'oral, même avec une radio de mauvaise qualité. Pour la lettre "U", ce mot est "uniform".
22
L'expression "ROGER" :
signifie : J'ai reçu en entier votre dernière transmission.
Explication
ROGER est une expression conventionnelle qui confirme uniquement la bonne réception d'un message, sans pour autant s'engager à l'exécuter (contrairement à WILCO, qui ajoute cet engagement). "ROGER" signifie donc simplement : j'ai reçu en entier votre dernière transmission.
23
Lorsque vous êtes en contact avec un organisme de la circulation aérienne, vous envoyez un message de détresse sur :
la fréquence de cet organisme.
Explication
Comme pour tout message de détresse, la priorité est d'être entendu le plus vite possible par un interlocuteur qui suit déjà votre vol. Si vous êtes déjà en contact avec un organisme de la circulation aérienne au moment de la détresse, vous devez donc envoyer votre message de détresse sur la fréquence de cet organisme plutôt que d'en changer.
24
Sur un aérodrome non contrôlé, en l'absence de fréquence spécifiée, les procédures radio s'effectuent sur :
123,500 MHz.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé, les pilotes doivent s'auto-informer mutuellement de leurs positions pour éviter les collisions, ce qui nécessite une fréquence commune par défaut lorsqu'aucune fréquence spécifique n'est publiée pour ce terrain. Cette fréquence par défaut est 123,500 MHz.
25
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "J" s'énonce :
juliette.
Explication
L'alphabet phonétique remplace chaque lettre par un mot distinct pour éviter les confusions à l'oral sur une radio de mauvaise qualité. Pour la lettre "J", ce mot est "juliette".
26
L'expression "BREAK BREAK" :
sépare deux messages transmis à deux aéronefs différents, dans un environnement radio encombré.
Explication
Sur une fréquence très chargée, plusieurs messages destinés à des avions différents peuvent se suivre rapidement : sans repère clair, un pilote pourrait croire qu'un message qui ne le concerne pas s'adresse à lui, ou inversement. L'expression "BREAK BREAK" sert justement de séparateur audible entre deux messages transmis à deux aéronefs différents, pour marquer clairement la coupure entre les deux.
27
L'expression conventionnelle pour dire "oui" est :
affirme.
Explication
Comme pour "non" remplacé par "négatif", la phraséologie normalisée évite le mot "oui", qui peut mal passer à la radio, au profit d'un terme conventionnel reconnaissable dans toutes les conditions de réception. Ce terme est "affirme".
28
La tour de contrôle vous transmet : "Foxtrot Mike Alfa, maintenez avant de couper la piste 05". Vous répondez :
je maintiens avant de couper la piste 05, Foxtrot Mike Alfa.
Explication
Le collationnement d'une instruction consiste à la répéter pour confirmer qu'on l'a bien comprise, puis à terminer par son propre indicatif afin que le contrôleur identifie qui a répondu. Ici, il faut donc répéter l'instruction de maintenir sa position avant de couper la piste, puis conclure par "Foxtrot Mike Alfa".
29
En écoutant une fréquence ATIS, vous obtenez :
des renseignements météorologiques et la piste en service sur le terrain concerné.
Explication
L'ATIS (Automatic Terminal Information Service) est un message enregistré, diffusé en boucle automatiquement par l'aérodrome, qui rassemble les informations essentielles et changeant peu (météo, piste en service, calages altimétriques) : cela évite que la tour ait à répéter les mêmes informations à chaque avion sur la fréquence de contrôle, qui reste ainsi disponible pour les instructions importantes. En écoutant l'ATIS, un pilote obtient donc les renseignements météorologiques et la piste en service sur le terrain concerné.
30
Vous évoluez dans une TMA de classe B. Votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous devez atterrir sur l'aérodrome approprié le plus proche, en suivant, si elles existent, les consignes particulières publiées.
Explication
Une TMA (Terminal Control Area, zone de contrôle terminale) de classe B est un espace aérien très contrôlé où le contact radio est obligatoire pour tous les aéronefs. En cas de panne radio dans un tel espace, la procédure standard consiste à atterrir dès que possible sur l'aérodrome approprié le plus proche, en respectant les consignes particulières publiées pour cette situation si elles existent, puisque le pilote ne peut plus recevoir d'instructions du contrôleur.
31
Vous arrivez aux abords d'un aérodrome avec AFIS dont la fréquence est 119,800 MHz. Vous êtes en dehors des heures d'ouverture de cet organisme. Sur votre radio, vous affichez :
119,80 MHz.
Explication
La fréquence AFIS d'un aérodrome reste la fréquence de référence pour ce terrain même en dehors des heures d'ouverture de l'organisme, car c'est sur cette fréquence que les pilotes doivent s'auto-informer entre eux de leurs positions et intentions, en l'absence de tout agent au sol pour répondre. Vous devez donc afficher la même fréquence, 119,800 MHz (soit 119,80 MHz sur votre radio).
32
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "Q" s'énonce :
quebec.
Explication
L'alphabet phonétique attribue à chaque lettre un mot bien distinct pour éviter les confusions à l'oral, même en mauvaise réception radio. Pour la lettre "Q", ce mot est "quebec".
33
En tour de piste, si vous voulez signaler que votre hauteur est de 1500 ft, vous annoncez :
1500 pieds QFE.
Explication
Le QFE est un calage altimétrique qui règle l'altimètre pour qu'il indique zéro pied au niveau du terrain : il donne donc directement la hauteur au-dessus de la piste, ce qui est très pratique en tour de piste puisque tous les avions évoluent par rapport au même terrain de référence. C'est pourquoi, pour annoncer une hauteur de 1500 ft en tour de piste, on précise la référence utilisée en disant "1500 pieds QFE".
34
Dans l'échelle de lisibilité radiotéléphonique, "1" signifie :
illisible.
Explication
L'échelle de lisibilité radiotéléphonique est une échelle de 1 à 5 qu'on utilise pour donner une note rapide à la qualité d'un signal radio, un peu comme on dirait "je vous entends mal" ou "je vous entends bien" au téléphone, mais avec un code chiffré compris de tous. Le niveau "1" est le plus mauvais : il signifie que le message est illisible.
35
Dans l'échelle de lisibilité radiotéléphonique, "2" signifie :
lisible par instants.
Explication
Sur l'échelle de lisibilité radiotéléphonique (de 1 à 5, du pire au meilleur signal), chaque niveau correspond à une qualité de réception précise et normalisée pour que tous les pilotes et contrôleurs se comprennent en un chiffre. Le niveau "2" signifie que le message est lisible par instants, c'est-à-dire qu'on ne capte que des fragments.
36
Dans l'échelle de lisibilité radiotéléphonique, "3" signifie :
difficilement lisible.
Explication
Sur cette même échelle de lisibilité radio de 1 à 5, chaque chiffre décrit un niveau de qualité de réception standardisé. Le niveau "3" signifie que le message est difficilement lisible, une étape au-dessus de "lisible par instants" mais encore loin d'être clair.
37
Dans l'échelle de lisibilité radiotéléphonique, "4" signifie :
lisible.
Explication
Sur l'échelle de lisibilité radiotéléphonique de 1 à 5, le niveau "4" correspond à une bonne réception. Il signifie que le message est lisible, la qualité étant bonne sans toutefois atteindre le niveau maximal "5" (parfaitement lisible).
38
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "D" s'énonce :
delta.
Explication
L'alphabet phonétique remplace chaque lettre par un mot facilement reconnaissable à l'oral, même en mauvaise réception radio. Pour la lettre "D", ce mot est "delta".
39
Après l'atterrissage, vous sortez de la piste et vous stoppez sur le taxiway. Vous annoncez votre indicatif suivi de l'expression :
piste dégagée.
Explication
La tour a besoin de savoir précisément quand une piste redevient libre pour pouvoir autoriser en toute sécurité le décollage ou l'atterrissage d'un autre appareil : tant qu'elle n'a pas cette confirmation, elle doit considérer la piste comme occupée. C'est pourquoi, une fois sorti de la piste après l'atterrissage, vous annoncez votre indicatif suivi de l'expression "piste dégagée" pour signaler explicitement que la piste est libre.
40
Vous évoluez dans un espace aérien de classe D. Votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous devez atterrir sur l'aérodrome approprié le plus proche en suivant, si elles existent, les consignes particulières publiées.
Explication
Un espace aérien de classe D est un espace contrôlé où le contact radio est obligatoire. Si la panne radio survient une fois déjà en vol dans cet espace, la procédure standard veut que vous atterrissiez sur l'aérodrome approprié le plus proche, en suivant les consignes particulières publiées à cet effet si elles existent, puisque vous ne pouvez plus recevoir d'instructions du contrôleur.
41
Lorsque vous n'êtes pas en contact avec un organisme des services de la circulation aérienne, vous envoyez un message de détresse sur :
la fréquence de détresse 121,500 MHz.
Explication
Quand aucun organisme de la circulation aérienne ne suit déjà votre vol, il faut utiliser une fréquence connue et surveillée par le plus grand nombre possible d'intervenants pour maximiser les chances d'être entendu rapidement. C'est le rôle de la fréquence internationale de détresse 121,500 MHz, écoutée en permanence par de nombreux organismes et aéronefs à travers le monde.
42
Les fréquences utilisées pour les communications air / sol dans la gamme VHF (Very High Frequency) vont de :
118 à 137 MHz.
Explication
La VHF (Very High Frequency) est la bande de fréquences dédiée aux communications air-sol en aviation, choisie pour sa bonne portée et sa fiabilité en vue directe entre l'avion et le sol. Cette bande utilisée par l'aviation s'étend de 118 à 137 MHz.
43
La tour de contrôle vous transmet : "Foxtrot Echo Victor, piste 05, autorisé décollage, vent dans l'axe 10 kt". Vous devez réglementairement répondre :
piste 05, je décolle, Foxtrot Echo Victor.
Explication
Le collationnement obligatoire d'une clairance de décollage porte sur les éléments essentiels pour la sécurité (piste et action à effectuer) suivis de son indicatif, mais pas sur les informations purement descriptives comme le vent, qui ne se répètent pas. Vous devez donc répondre en confirmant la piste et votre intention de décoller, puis conclure par votre indicatif : "piste 05, je décolle, Foxtrot Echo Victor".
44
Vous êtes aux commandes d'un aéronef immatriculé F-BOQS, votre indicatif abrégé est :
F-QS.
Explication
L'indicatif abrégé se compose du préfixe pays ("F-" pour la France) suivi des deux dernières lettres de l'immatriculation, une fois le premier contact établi avec l'indicatif complet. Pour F-BOQS, l'indicatif abrégé est donc F-QS.
45
Avant de vous aligner, avec votre aéronef immatriculé F-BRDN, sur la piste 09 à ETREPAGNY, vous annoncez sur la fréquence "club" 123,500 :
ETREPAGNY, Foxtrot Delta Novembre, je m'aligne piste 09.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé, il n'y a pas de contrôleur pour gérer la circulation : chaque pilote informe donc les autres par radio de ce qu'il s'apprête à faire, sur une fréquence commune dite "auto-info". Le message suit toujours la même structure simple : le nom du terrain (le destinataire, pour que tout le monde sache de quel aérodrome on parle), l'indicatif de l'aéronef (qui parle), puis l'intention (ce que l'on va faire). C'est pourquoi avant de s'aligner sur la piste 09 à Étrépagny, on annonce le terrain, son indicatif, puis "je m'aligne piste 09", pour prévenir tout trafic qui pourrait être en finale ou en approche de cette piste.
46
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "P" s'énonce :
papa.
Explication
Par radio, certaines lettres se ressemblent beaucoup à l'oreille (B et D, M et N...), surtout avec du grésillement ou un accent. Pour éviter toute confusion, l'aviation utilise un alphabet phonétique international où chaque lettre est remplacée par un mot bien reconnaissable, toujours le même partout dans le monde. Pour la lettre "P", ce mot est "papa".
47
Le bouton "squelch" de votre radio sert à :
diminuer les bruits de fond parasites.
Explication
Quand aucune station n'émet, un récepteur radio capte quand même un fond sonore parasite (souffle, grésillement) qu'on appelle le bruit de fond. Le squelch est un réglage qui coupe automatiquement le haut-parleur tant qu'aucun signal suffisamment fort n'est reçu, un peu comme une porte qui ne s'ouvre que si quelqu'un parle assez fort. Il sert donc à diminuer ces bruits de fond parasites entre deux transmissions, pour un confort d'écoute et pour repérer plus facilement un message utile.
48
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "N" s'énonce :
november.
Explication
L'alphabet phonétique international attribue un mot unique et facilement reconnaissable à chaque lettre, afin d'éviter les confusions à la radio entre lettres qui se prononcent presque pareil. Pour la lettre "N", ce mot est "november".
49
En vol, en cas d'urgence, le pilote envoie un message radio commençant par :
pan.
Explication
En aviation, il existe deux niveaux de message radio pour signaler un problème en vol, selon la gravité : la détresse (danger grave et imminent, menace pour la vie) et l'urgence (problème sérieux mais qui ne met pas immédiatement la vie en danger). Le message d'urgence commence toujours par le mot "pan" (répété trois fois : PAN PAN PAN), qui permet à toutes les stations à l'écoute de comprendre immédiatement qu'un pilote signale une situation anormale nécessitant assistance, sans que ce soit encore une détresse absolue.
50
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "R" s'énonce :
romeo.
Explication
L'alphabet phonétique international remplace chaque lettre par un mot reconnaissable, pour éviter les confusions à la radio. Pour la lettre "R", ce mot est "romeo".
51
L'ATC annonce "trafic à vos deux heures". Vous comprenez qu'un aéronef est :
devant vous sur votre droite.
Explication
Pour indiquer la position d'un autre avion sans avoir à donner des degrés compliqués, les pilotes utilisent l'image d'une horloge centrée sur leur propre appareil : le nez de l'avion pointe vers midi (12h), la queue vers 6h, la droite vers 3h et la gauche vers 9h. Un trafic annoncé "à vos deux heures" se trouve donc entre midi (devant) et trois heures (à droite), c'est-à-dire devant vous, légèrement sur votre droite.
52
Le signal radiotéléphonique de détresse est :
MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY.
Explication
Le message de détresse est le signal radio le plus grave qui existe en aviation : il signifie qu'un aéronef est confronté à un danger grave et imminent menaçant sa sécurité ou celle de ses occupants (panne moteur totale, feu à bord, etc.). Le mot utilisé vient du français "m'aider" et se prononce "mayday" ; il est toujours répété trois fois de suite (MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY) pour qu'aucune station à l'écoute ne puisse le confondre avec un mot proche entendu une seule fois et pour bien marquer la priorité absolue de ce message sur tous les autres.
53
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "B" s'énonce :
bravo.
Explication
L'alphabet phonétique international donne à chaque lettre un mot facilement reconnaissable à la radio, pour éviter les confusions entre lettres qui sonnent presque pareil. Pour la lettre "B", ce mot est "bravo".
55
Dans l'échelle de lisibilité radiotéléphonique, "5" signifie :
parfaitement lisible.
Explication
Pour indiquer rapidement à son interlocuteur la qualité d'une liaison radio, on utilise une échelle de lisibilité graduée de 1 à 5, un peu comme une note sur un bulletin scolaire : plus le chiffre est élevé, meilleure est la réception. Le chiffre "5" correspond à la meilleure note possible, c'est-à-dire un message parfaitement lisible, sans grésillement ni coupure.
56
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "V" s'énonce :
victor.
Explication
Chaque lettre de l'alphabet a un mot associé dans l'alphabet phonétique international, utilisé pour éviter toute confusion à la radio. Pour la lettre "V", ce mot est "victor".
57
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "C" s'énonce :
charlie.
Explication
L'alphabet phonétique international associe un mot bien distinct à chaque lettre pour la rendre reconnaissable sans ambiguïté à la radio. Pour la lettre "C", ce mot est "charlie".
58
Sur un aérodrome non contrôlé, en l'absence de fréquence spécifiée, les procédures radio s'effectuent sur :
123,50 MHz.
Explication
Sur les aérodromes non contrôlés, il n'y a pas toujours de fréquence propre publiée pour l'aérodrome : dans ce cas, une fréquence commune par défaut est utilisée partout en France pour que tous les pilotes puissent s'entendre et s'auto-informer de leurs intentions. Cette fréquence, dite "auto-information", est le 123,50 MHz.
59
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "M" s'énonce :
mike.
Explication
L'alphabet phonétique international sert à épeler les lettres sans confusion possible à la radio, en associant à chacune un mot reconnaissable. Pour la lettre "M", ce mot est "mike".
60
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "W" s'énonce :
whiskey.
Explication
Chaque lettre possède un mot dédié dans l'alphabet phonétique international, pour éviter toute confusion radio entre lettres qui se ressemblent à l'oreille. Pour la lettre "W", ce mot est "whiskey".
61
Toutes les fréquences disponibles sont actives. Vous désirez changer d'emplacement de parking, vous contactez la fréquence :
sol (ground).
Explication
Sur un aérodrome contrôlé équipé de plusieurs organismes, les tâches sont réparties entre différentes fréquences : la tour ("tour") gère les décollages et atterrissages sur la piste, tandis que le sol ("ground") gère les déplacements des avions sur les voies de circulation et le parking, en dehors de la piste. Pour changer d'emplacement de parking, c'est-à-dire un mouvement au sol qui ne concerne pas la piste, on contacte donc logiquement la fréquence sol.
62
Si la réception radio est peu lisible, la fréquence 121,055 MHz est énoncée :
unité deux unité décimale zéro cinq cinq.
Explication
Quand la réception radio est mauvaise (grésillement, signal faible), il vaut mieux énoncer une fréquence chiffre par chiffre plutôt que de façon groupée, car cela laisse moins de place à l'erreur d'interprétation pour l'interlocuteur qui entend mal. Le chiffre "1" se prononce alors "unité" plutôt que "un", pour éviter toute confusion avec d'autres sons proches en français. La fréquence 121,055 se décompose donc chiffre par chiffre : "unité deux unité décimale zéro cinq cinq".
63
L'immatriculation de votre aéronef est F-GDMQ. Afin d'informer l'ATC que votre aéronef passe au-dessus du VOR de Toulouse (TOU) à une altitude de 5000 ft, vous annoncez :
Fox-Trot Mike Quebec passons Tango Oscar Uniform, cinq mille pieds.
Explication
Un compte-rendu de position en vol suit une structure fixe : l'indicatif de l'aéronef, l'action "passons" (pour dire que l'on survole un point précis), le nom du point de référence (ici un VOR, une balise radio-navigation au sol identifiée par des lettres), puis l'altitude. Le code du VOR de Toulouse, "TOU", s'épelle avec l'alphabet phonétique pour éviter toute confusion ("Tango Oscar Uniform"). Le message complet devient donc : "Fox-Trot Mike Quebec passons Tango Oscar Uniform, cinq mille pieds", où "Fox-Trot Mike Quebec" représente l'indicatif F-GDMQ.
64
Le message radio "arrêtez toutes transmissions - mayday" émis par un organisme de la circulation aérienne vous impose :
un silence radio total pour ne pas gêner les communications radio avec un aéronef en difficulté.
Explication
Quand un aéronef est en détresse (situation de danger grave et imminent, signalée par "MAYDAY"), le contrôleur a besoin que la fréquence radio reste totalement libre pour communiquer avec cet avion en difficulté sans interférence. Le message "arrêtez toutes transmissions - mayday" est donc un ordre donné à toutes les autres stations à l'écoute de cesser immédiatement de parler sur cette fréquence, afin de ne pas gêner l'échange vital entre le contrôleur et l'aéronef en détresse.
65
Vous annoncez au contrôleur votre horaire de passage au point Echo (10h05 UTC). Vous énoncez l'heure de la façon suivante :
dix zéro cinq.
Explication
À la radio, les heures se donnent toujours en temps universel (UTC) et se prononcent chiffre par chiffre, sans dire "heures" ni "minutes", pour éviter toute ambiguïté de compréhension. L'heure 10h05 se décompose ainsi en quatre chiffres consécutifs : "dix zéro cinq" (le zéro marquant qu'il y a 0 dizaine de minutes avant le 5).
66
Si la réception radio est parfaitement lisible, vous énoncez la fréquence 119,505 de la façon suivante :
cent dix-neuf décimale cinq cent cinq.
Explication
Quand la réception radio est bonne, il existe une façon plus rapide et naturelle d'énoncer une fréquence, en regroupant les chiffres comme un nombre normal plutôt que de les égrener un par un (cette méthode chiffre par chiffre étant réservée aux cas de mauvaise réception). La fréquence 119,505 s'énonce donc "cent dix-neuf décimale cinq cent cinq", en prononçant les groupes de chiffres avant et après la virgule comme des nombres entiers.
67
L'ATS vous demande de transmettre votre cap (050). Vous énoncez le cap de la façon suivante :
zéro cinq zéro.
Explication
Contrairement aux fréquences radio, qui peuvent se prononcer groupées ou chiffre par chiffre selon la qualité de réception, un cap (la direction vers laquelle pointe le nez de l'avion, exprimée en degrés) se transmet toujours chiffre par chiffre, quelle que soit la lisibilité, pour éviter toute confusion sur un paramètre aussi important pour la navigation. Le cap 050 s'énonce donc "zéro cinq zéro".
68
Collationner un message signifie que :
le destinataire répète tout ou partie du message afin que le contrôleur ou le pilote à l'origine de ce message vérifie qu'il a été reçu correctement.
Explication
À la radio, on ne peut jamais être totalement certain que l'autre a bien compris ce qu'on vient de dire : c'est pourquoi on utilise le collationnement, qui consiste à répéter tout ou partie d'un message reçu, un peu comme on répète une commande dans un restaurant pour vérifier qu'elle a bien été comprise. Cela permet à l'émetteur d'origine (contrôleur ou pilote) de vérifier que son message a été correctement reçu, et de corriger immédiatement toute erreur avant qu'elle n'ait des conséquences.
69
L'immatriculation de votre aéronef est F-GDMQ. Le contrôleur vous demande de descendre au FL65 en gardant une vitesse de 140 kt. Vous répondez :
descendons niveau six cinq, cent quarante noeuds, Fox-Trot Mike Quebec.
Explication
Le collationnement d'une clairance de descente doit reprendre les éléments essentiels donnés par le contrôleur, dans l'ordre où ils ont été énoncés, suivi de l'indicatif de l'aéronef à la fin pour signer le message. Ici le contrôleur a donné un niveau de vol (FL65, c'est-à-dire une altitude standard exprimée en centaines de pieds au-dessus d'une référence de pression commune) et une vitesse (140 kt, où "kt" signifie noeuds, l'unité de vitesse aéronautique). Le pilote répète donc ces deux éléments puis son indicatif : "descendons niveau six cinq, cent quarante noeuds, Fox-Trot Mike Quebec".
70
L'ATC vous indique : "Fox-Trot Papa Uniform, autorisé atterrissage piste trente trois, vent trois cent degrés, vingt noeuds". Vous collationnez :
j'atterris piste trente-trois, Fox-Trot Papa Uniform.
Explication
Quand une clairance contient plusieurs informations, seuls les éléments qui constituent une instruction à suivre doivent être collationnés (répétés), les informations purement indicatives comme le vent servant uniquement à informer le pilote. Ici, "autorisé atterrissage piste trente-trois" est l'instruction essentielle à confirmer, alors que le vent ("trois cent degrés, vingt noeuds") n'a pas besoin d'être répété. Le collationnement devient donc : "j'atterris piste trente-trois, Fox-Trot Papa Uniform", en terminant par l'indicatif pour signer le message.
71
(Pour cette question, utilisez l'annexe 090-5920). Vous devez établir le contact radio avec l'approche de POINTE-A-PITRE sur 119.05 :
si la fréquence 121.3 est brouillée.
Explication
L'image jointe est un extrait de carte SIA (Service de l'Information Aéronautique) autour de Pointe-à-Pitre, montrant la zone contrôlée (le triangle en violet) et les repères géographiques utiles pour établir le contact radio avec l'organisme d'approche. Sur ce type de carte figurent en général plusieurs fréquences pour un même service, une principale et une de secours, car sur une zone très fréquentée une fréquence peut devenir saturée ou brouillée (perturbée par des interférences ou trop de trafic simultané). Le principe général est donc que l'on bascule sur la fréquence alternative, ici 119.05, uniquement quand la fréquence habituelle, 121.3, est brouillée et ne permet plus une communication claire. Schéma — annexe
72
Avant d'obtenir une clairance VFR spécial pour entrer dans une CTR, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous ne devez pas entrer dans cet espace.
Explication
Une CTR (zone de contrôle) est un espace aérien contrôlé autour d'un aérodrome important, où l'on ne peut entrer qu'après avoir reçu et collationné une clairance du contrôleur, c'est-à-dire une autorisation explicite transmise par radio. Sans radio en état de marche, il est impossible de recevoir cette autorisation ni de la confirmer par collationnement. En conséquence, si l'équipement radio tombe en panne avant l'obtention d'une clairance VFR spécial, le pilote ne doit pas entrer dans cet espace aérien contrôlé, faute de pouvoir communiquer avec le contrôle.
74
En France métropolitaine, si la réception radio est parfaitement lisible, la fréquence 121,500 MHz peut être énoncée :
cent vingt et un décimale cinq.
Explication
Comme pour les autres fréquences, quand la réception est parfaitement lisible on peut prononcer les chiffres regroupés plutôt qu'un par un. De plus, un zéro terminal (final) après la virgule peut être omis à l'oral car il n'apporte pas d'information supplémentaire. La fréquence 121,500 MHz peut donc s'énoncer simplement "cent vingt et un décimale cinq", le "00" final n'étant pas prononcé.
75
Avant d'entrer dans un espace aérien de classe E, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous pouvez poursuivre votre vol comme prévu.
Explication
Les espaces aériens sont classés par lettres (A à G) selon le niveau de service et les règles d'accès qu'ils imposent ; certains, comme les CTR, exigent une clairance radio explicite pour entrer, tandis que d'autres, comme la classe E, n'imposent pas de contact radio obligatoire pour un vol VFR (vol à vue). Puisque l'espace de classe E ne nécessite pas de clairance ni de contact radio pour y pénétrer, une panne radio survenant avant d'y entrer n'empêche pas légalement le pilote de poursuivre son vol comme prévu.
76
Les informations qui font partie de celles obligatoirement transmises par l'ATS à un pilote qui vole en VFR sont : 1 - activité aviaire au seuil de piste 2 - avitaillement possible en AVGAS 3 - activité d'une zone R 4 - présence de CB
1 - 4.
Explication
Le service de la circulation aérienne (ATS) transmet en priorité, sans que le pilote ait besoin de les demander, les informations qui concernent directement la sécurité immédiate du vol, alors que les informations de confort (comme le carburant disponible) sont données seulement si le pilote les demande. L'activité aviaire au seuil de piste (risque de collision avec des oiseaux au décollage ou à l'atterrissage) et la présence de CB (cumulonimbus, nuages orageux dangereux pour l'aéronef) sont des dangers directs pour la sécurité et doivent donc être transmis systématiquement. C'est pourquoi la réponse retient les items 1 et 4, l'avitaillement en AVGAS (type de carburant pour moteurs à pistons) et l'activité d'une zone R (zone réglementée) n'étant pas des informations obligatoirement transmises d'office.
77
Passant au travers de Lyon, vous désirez connaître la situation météorologique d'Ajaccio que vous savez être sur la fréquence VOLMET de Marseille. Vous trouvez cette fréquence sur :
la carte SIA de radio navigation 1/1 000 000.
Explication
Le VOLMET est un service qui diffuse en continu par radio les conditions météorologiques de plusieurs aérodromes, permettant à un pilote en vol de connaître la météo d'un terrain sans avoir à le contacter directement. Les fréquences de ce type de service ne sont pas mémorisées mais publiées sur les documents officiels de navigation. La carte SIA de radionavigation au 1/1 000 000 est justement le document qui regroupe ces informations utiles en vol, dont les fréquences VOLMET, c'est donc là qu'on trouve celle de Marseille couvrant Ajaccio.
78
Vous êtes en route à 200 NM de votre terrain de destination. Pour connaître la situation météorologique sur ce terrain, vous pouvez contacter la fréquence :
SIV.
Explication
Loin de son terrain de destination, un pilote ne peut pas encore contacter la tour ou l'auto-info de ce terrain, dont la portée radio est limitée à proximité de l'aérodrome. Le SIV (Service d'Information de Vol) est un organisme qui couvre une large portion d'espace aérien et fournit aux pilotes en route des renseignements utiles, dont la météo des terrains environnants, même à grande distance. C'est donc la fréquence SIV que l'on contacte à 200 NM (miles nautiques, l'unité de distance en navigation aérienne) de sa destination pour obtenir cette information.
79
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "T" s'énonce :
tango.
Explication
L'alphabet phonétique international donne un mot reconnaissable à chaque lettre pour éviter les confusions à la radio. Pour la lettre "T", ce mot est "tango".
81
(Pour cette question, utilisez l'annexe 090-5560). Pour permettre à l'aéronef d'aller de l'autre coté de la piste en service, l'ATC utilise le mot :
traversez.
Explication
L'image montre un avion arrivant sur une voie de circulation qui recoupe une piste (la bande noire), au niveau d'un point d'attente marqué par des lignes au sol : c'est la situation où un aéronef doit franchir une piste en service pour aller de l'autre côté. Pour autoriser ce type de mouvement, qui nécessite un ordre explicite du contrôleur avant de s'engager sur une piste active (par sécurité, car un autre avion peut y décoller ou atterrir), l'ATC utilise un mot précis et univoque plutôt qu'une formulation ambiguë. Ce mot est "traversez". Schéma — annexe
82
L'immatriculation de votre aéronef est F-GDPU. Au roulage, l'ATC vous demande de vous arrêter au point d'attente D3 et de maintenir cette position. Votre réponse est :
maintenons position au point d'attente Delta 3, Fox-Trot Papa Uniform.
Explication
Un point d'attente est un endroit matérialisé au sol, avant une piste, où un aéronef doit s'arrêter tant qu'il n'a pas reçu l'autorisation d'aller plus loin ; "maintenir" une position signifie rester immobile à cet endroit jusqu'à nouvel ordre. Le collationnement d'une instruction de roulage reprend le point désigné (ici "Delta 3", épelé avec l'alphabet phonétique pour éviter toute confusion) et se termine par l'indicatif de l'aéronef. La réponse est donc "maintenons position au point d'attente Delta 3, Fox-Trot Papa Uniform".
83
Le service d'information en vol vous donne des informations sur :
la météo, le trafic et les activités des zones règlementées.
Explication
Le service d'information de vol (SIV ou FIS) a pour rôle de renseigner les pilotes sur tout ce qui peut affecter la sécurité et le déroulement de leur vol, sans pour autant leur donner d'instructions comme le ferait un contrôleur. Concrètement, il transmet des informations sur la météo, le trafic environnant (autres aéronefs susceptibles de croiser la route du pilote) et l'activité des zones réglementées (espaces où des activités particulières, comme des tirs ou des essais militaires, peuvent être dangereuses pour la navigation).
84
L'ATIS peut être disponible :
par la fréquence radio ou par téléphone.
Explication
L'ATIS (Automatic Terminal Information Service, service automatique d'information de région terminale) est un message enregistré et répété en boucle qui donne aux pilotes les informations essentielles sur un aérodrome (piste en service, météo, calage altimétrique...) sans qu'un contrôleur ait besoin de les répéter à chaque avion. Sur certains aérodromes, en plus de sa diffusion classique par une fréquence radio dédiée, ce message est également accessible par un numéro de téléphone, ce qui permet de le consulter avant même le décollage.
85
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "Y" s'énonce :
yankee.
Explication
Chaque lettre a un mot dédié dans l'alphabet phonétique international, pour éviter toute confusion à la radio. Pour la lettre "Y", ce mot est "yankee".
86
L'immatriculation de votre aéronef est F-GDPU. Vous avez reçu et collationné les paramètres de l'agent AFIS. Avant de débuter le roulage, vous annoncez :
roulons point d'attente piste zéro huit, Fox-Trot Papa Uniform.
Explication
Avant de commencer à rouler vers la piste, le pilote doit annoncer son intention en précisant sa destination immédiate au sol, à savoir le point d'attente de la piste qu'il va utiliser, suivi de son indicatif. Le numéro de piste se prononce toujours chiffre par chiffre ("zéro huit" pour la piste 08). Le message devient donc : "roulons point d'attente piste zéro huit, Fox-Trot Papa Uniform".
88
Le contrôleur vous annonce : "trafic convergent à vos 10 h". Vous comprenez qu'un aéronef est devant vous :
à gauche en rapprochement.
Explication
Comme pour la position d'un trafic sur le cadran d'une horloge centrée sur son propre avion (midi devant, 6h derrière, 3h à droite, 9h à gauche), un trafic "convergent" signifie en plus qu'il se rapproche de votre trajectoire, et non qu'il la longe parallèlement. Annoncé à 10 heures, il se situe donc devant vous mais légèrement sur la gauche (entre 9h et midi), et le terme "convergent" précise qu'il se dirige vers un point de rapprochement avec votre propre route, d'où "à gauche en rapprochement".
89
En finale, l'aéronef qui vous précède est autorisé à une "option". Vous en déduisez qu'il peut faire :
une remise de gaz, un toucher ou un atterrissage complet.
Explication
En circuit d'aérodrome, autoriser un aéronef à une "option" est une façon pratique pour le contrôleur de donner par avance une autorisation qui couvre plusieurs issues possibles à l'atterrissage, sans savoir à l'avance ce que le pilote choisira au dernier moment (par exemple pour un exercice d'entraînement). Cette autorisation permet donc au pilote de décider lui-même, une fois en finale, entre une remise de gaz (interrompre l'approche et remonter), un toucher (poser les roues puis redécoller aussitôt, aussi appelé "touch and go") ou un atterrissage complet.
90
En VHF, la fréquence de détresse aéronautique est :
121,50 MHz.
Explication
Comme il existe un mot radio universel pour signaler une détresse (MAYDAY), il existe aussi une fréquence radio universelle réservée aux communications de détresse, écoutée en permanence par de nombreux organismes partout dans le monde afin qu'un aéronef en difficulté puisse toujours être entendu, même loin de sa fréquence habituelle. En VHF (très haute fréquence, la bande radio utilisée en aviation), cette fréquence de détresse est le 121,50 MHz.
91
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "H" s'énonce :
hotel.
Explication
L'alphabet phonétique international associe un mot reconnaissable à chaque lettre pour éviter les confusions à la radio. Pour la lettre "H", ce mot est "hotel".
92
Les numéros d'identification des pistes 02 et 20 sont respectivement prononcées à la radio :
zéro deux / deux zéro.
Explication
Les pistes sont numérotées d'après leur orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche (par exemple une piste orientée au cap magnétique 020° devient la piste 02) ; comme une piste peut être utilisée dans les deux sens, ses deux extrémités portent des numéros qui diffèrent toujours de 180°, soit 18 en dizaines de degrés. Ainsi la piste 02 (cap 020°) et son extrémité opposée, la piste 20 (cap 200°), désignent la même bande de bitume vue dans un sens ou dans l'autre. À la radio, ces numéros se prononcent toujours chiffre par chiffre, comme un cap : "zéro deux" et "deux zéro".
93
Au sol, avant de rouler, vous :
devez demander une clairance au contrôleur et collationner sa réponse.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, aucune manœuvre (roulage, entrée sur piste, décollage) ne peut se faire sans l'accord explicite du contrôleur : c'est ce qu'on appelle une clairance, c'est-à-dire une autorisation précise donnée par radio. Avant de rouler, vous devez donc la demander, puis la répéter mot pour mot au contrôleur (on appelle cela collationner) pour prouver que vous avez bien compris et éviter tout malentendu qui pourrait provoquer une collision au sol.
94
Lors d'une communication radio, vous désirez annoncer l'altitude de 11 200 ft. Si la lisibilité des transmissions n'est pas satisfaisante, vous annoncez :
unité, unité, deux cents pieds.
Explication
En phraséologie radio, les nombres se disent normalement de façon groupée (comme à l'oral courant), mais quand la qualité de la liaison radio est mauvaise, on repasse à une lecture chiffre par chiffre pour que chaque son soit bien distinct et ne puisse pas être confondu avec un autre. Pour 11 200 ft, cela donne "unité, unité" pour le 1 et le 1 (le mot "unité" remplace "un", qui se confond trop facilement avec d'autres mots à la radio), suivi de "deux cents" car les centaines rondes peuvent rester groupées même en mode dégradé.
95
Votre indicatif est F-GDLN. A 5 minutes de votre arrivée, vous établissez un premier contact radio avec l'AFIS de Millau. Votre message est :
Millau, F-GDLN, bonjour.
Explication
Un AFIS (Aerodrome Flight Information Service, service d'information de vol d'aérodrome) est un agent au sol qui vous renseigne sur le trafic et la météo mais qui, contrairement à un contrôleur, ne vous donne pas d'autorisation. La structure d'un premier appel radio suit toujours le même schéma : le nom de la station appelée, puis votre indicatif complet, puis une formule de politesse ou l'objet de l'appel. Cela donne donc "Millau, F-GDLN, bonjour", ce qui permet à l'agent de savoir immédiatement qui l'appelle avant même que vous ne précisiez votre demande.
96
Un message de détresse, doit être émis de préférence sur la fréquence :
en cours d'utilisation.
Explication
Un message de détresse (MAYDAY) signale un danger grave et imminent pour l'avion ou ses occupants. Il doit être émis sur la fréquence que vous êtes déjà en train d'utiliser, car changer de fréquence en urgence fait perdre un temps précieux et surtout, les autres avions et le contrôleur déjà à l'écoute sur cette fréquence entendent immédiatement votre appel et peuvent réagir tout de suite (dégager la zone, prévenir les secours).
97
La ou les fréquences émise(s) par une balise de détresse activée sont :
121.50 et 406 MHz (243.00 MHz optionnel).
Explication
Une balise de détresse (ELT, Emergency Locator Transmitter) se déclenche automatiquement lors d'un choc violent (comme un crash) pour aider les secours à vous localiser. Elle émet sur 121,50 MHz, la fréquence internationale de détresse écoutée par les avions et le contrôle aérien, et sur 406 MHz, qui est captée par les satellites du système Cospas-Sarsat pour un repérage précis ; la fréquence 243,00 MHz, utilisée par les militaires, est optionnelle.
98
Une autorisation peut être obtenue sur une fréquence :
tour.
Explication
Une autorisation (une clairance) est un ordre donné par un organisme qui a le pouvoir de contrôler la circulation aérienne, c'est-à-dire un contrôleur. Sur un aérodrome, celui qui gère les mouvements sur la piste et à ses abords immédiats est le contrôleur "tour" (TWR) : c'est donc sur cette fréquence que vous obtenez les autorisations de rouler, décoller ou atterrir.
99
Sur un aérodrome non contrôlé, un compte rendu doit être fait : 1 - avant de mettre en route 2 - une fois aligné avant de décoller 3 - en montée initiale 4 - en étape de base 5 - en finale
2, 4, 5.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé (sans tour de contrôle), il n'y a personne pour gérer le trafic : chaque pilote doit donc annoncer sa position par radio pour que les autres puissent se situer entre eux, c'est ce qu'on appelle l'auto-information. Les points clés du tour de piste où ce compte rendu est indispensable sont : une fois aligné avant le décollage, en étape de base (le segment perpendiculaire à la piste avant de tourner en finale) et en finale (l'axe final avant l'atterrissage), car ce sont les moments où le risque de conflit avec un autre avion est le plus élevé.
100
Le terme "Wilco" employé lors de communications radio signifie :
votre message a été compris et sera exécuté.
Explication
En phraséologie radio, certains mots-codes normalisés remplacent des phrases entières pour gagner en clarté et en rapidité. "Wilco" est la contraction de l'anglais "will comply", c'est-à-dire "je vais me conformer" : en le disant, vous confirmez au contrôleur que vous avez compris son instruction et que vous allez l'exécuter.
101
Lorsqu'il n'est pas possible d'émettre un message d'urgence sur la fréquence en cours d'utilisation, vous devez utiliser :
la fréquence de détresse 121,500 MHz.
Explication
Un message d'urgence (comme un PAN PAN, qui signale un problème sérieux mais pas encore vital) se transmet en priorité sur la fréquence déjà utilisée. Mais si cela s'avère impossible (panne radio partielle, fréquence encombrée, etc.), il faut basculer sur 121,500 MHz, la fréquence de détresse internationale, surveillée en permanence par la plupart des organismes de contrôle et de nombreux aéronefs, ce qui garantit que votre appel sera entendu.
102
Le contrôle vous signale un trafic convergent que vous ne voyez pas (et vous effectuez une action de séparation en fonction des informations qui vous ont été données). Vous répondez :
je surveille.
Explication
Quand le contrôleur vous signale un trafic que vous ne voyez pas visuellement, il attend une réponse standardisée indiquant votre intention. "Je surveille" veut dire que vous n'avez pas le trafic en vue mais que vous restez attentif (au besoin en suivant les instructions du contrôleur pour vous en écarter), par opposition à "trafic en vue" qui signifierait que vous l'apercevez réellement.
103
Le contrôle vous demande votre heure estimée soit 10 heures 55, vous annoncez :
dix cinquante-cinq.
Explication
Comme pour les autres nombres, l'heure peut se transmettre de façon groupée (comme on la dirait naturellement) lorsque la liaison radio est de bonne qualité, plutôt que chiffre par chiffre. 10 heures 55 se prononce donc simplement "dix cinquante-cinq", exactement comme on le dirait à l'oral.
104
Le terme "autorisé" est utilisé : 1 - par le contrôleur 2 - par le pilote 3 - uniquement pour les phases de décollage ou d'atterrissage 4 - par le contrôleur et le pilote
1 et 3.
Explication
Le mot "autorisé" (l'équivalent français de "cleared") est un terme réservé à des instructions bien précises, car il engage la responsabilité du contrôleur sur une action à fort enjeu de sécurité. Il n'est donc utilisé que par le contrôleur (jamais par le pilote, qui ne peut pas s'auto-autoriser) et uniquement pour les phases de décollage et d'atterrissage ("autorisé décollage", "autorisé à atterrir") ; pour les autres instructions (roulage, montée, etc.), d'autres formulations sont employées.
105
La fréquence utilisée pour la première transmission d'un message d'urgence est :
la fréquence en service.
Explication
Un message d'urgence, tout comme un message de détresse, doit toujours être tenté d'abord sur la fréquence que vous utilisez déjà (la "fréquence en service"), car c'est la plus rapide à utiliser et les autres stations déjà à l'écoute peuvent réagir immédiatement. Ce n'est qu'en cas d'impossibilité que l'on bascule sur la fréquence de détresse 121,5 MHz.
106
Si l'on vous demande de signaler votre hauteur, vous vous référez au code Q suivant :
QFE.
Explication
Les codes Q sont des abréviations radio internationales représentant des notions de pression atmosphérique utilisées pour régler l'altimètre. Le QFE correspond à la pression au niveau du terrain, ce qui fait que l'altimètre indique zéro au sol de l'aérodrome : c'est donc le réglage qui donne directement votre hauteur (distance verticale par rapport au terrain), par opposition au QNH qui donne l'altitude par rapport au niveau de la mer.
107
Pour les fréquences dédiées à la communication, la fréquence de séparation minimale entre deux fréquences VHF consécutives est de
8,33 kHz.
Explication
La bande de fréquences VHF utilisée pour les communications aéronautiques est limitée et de plus en plus saturée par le nombre croissant d'aéronefs et de stations. Pour créer davantage de canaux disponibles dans cette même bande, l'espacement minimal entre deux fréquences consécutives a été resserré à 8,33 kHz (contre 25 kHz auparavant), ce qui multiplie le nombre de fréquences utilisables sans changer la largeur totale de la bande.
108
Dans l'alphabet aéronautique international la lettre "X" s'énonce :
x-ray.
Explication
L'alphabet aéronautique international (dit alphabet OACI, comme Alpha, Bravo, Charlie...) associe un mot bien distinct à chaque lettre pour éviter toute confusion à la radio, où des lettres comme "B" et "D" peuvent se ressembler à l'oreille. La lettre "X" s'énonce "x-ray".
109
La radiocommunication aérienne utilise la bande de fréquence :
118 MHz - 136 MHz.
Explication
Les communications radio entre avions et contrôleurs utilisent une bande de fréquences dédiée dans les ondes VHF (très haute fréquence), réservée internationalement à l'aviation pour éviter les interférences avec d'autres usages radio. Cette bande s'étend de 118 MHz à 136 MHz.
110
Dans l'alphabet aéronautique international, la lettre "O" s'énonce :
oscar.
Explication
Dans l'alphabet aéronautique international, chaque lettre est remplacée par un mot précis et facilement reconnaissable à la radio, même en cas de mauvaise réception. La lettre "O" s'énonce "oscar".
111
Le contrôleur vous demande de quitter la piste rapidement. Le terme utilisé sera :
dégagez rapidement.
Explication
Quand un contrôleur veut qu'un avion libère rapidement la piste (par exemple pour laisser la place à un avion qui va atterrir juste derrière), il utilise une formule normalisée qui exprime clairement cette urgence sans laisser place à l'interprétation. Cette formule est "dégagez rapidement", qui demande au pilote de quitter la piste par la sortie la plus proche sans traîner.
112
Lorsque les communications sont bonnes, "10h50" se prononce :
dix cinquante.
Explication
Quand la liaison radio est bonne, les nombres n'ont pas besoin d'être détaillés chiffre par chiffre : ils peuvent être énoncés de façon groupée, comme on le ferait naturellement à l'oral. "10h50" se prononce donc "dix cinquante".
113
Vous volez au cap nord, et le contrôle vous indique un trafic dans vos 9 heures. Vous regardez vers :
l'ouest.
Explication
Le contrôleur utilise le "code horloge" pour indiquer où se trouve un trafic par rapport à votre nez : 12 heures est droit devant vous, 6 heures est derrière, et les autres heures se répartissent tout autour comme sur un cadran de montre vu de dessus. En cap nord, votre 12 heures pointe vers le nord ; vos 9 heures, à 90° sur votre gauche, pointent donc vers l'ouest.
114
En arrivant sur un aérodrome non contrôlé, vous émettez un message sur la fréquence radio :
environ 5 minutes avant d'arriver verticale du terrain.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé, comme il n'y a pas de contrôleur pour gérer le trafic, chaque pilote doit s'annoncer suffisamment tôt pour que les autres puissent anticiper son arrivée et s'organiser dans le circuit. La règle est d'émettre ce premier message d'arrivée environ 5 minutes avant d'arriver à la verticale du terrain.
115
Votre indicatif est F-BOQS. Vous devez l'énoncer :
Fox-Trot Bravo Oscar Quebec Sierra.
Explication
Un indicatif d'immatriculation doit toujours être énoncé lettre par lettre avec l'alphabet aéronautique international, pour que chaque lettre soit reconnaissable même en cas de mauvaise réception radio. F-BOQS devient donc "Fox-Trot Bravo Oscar Quebec Sierra", chaque lettre étant remplacée par son mot-code correspondant.
116
Après un premier contact radio avec le contrôle et l'indicatif complet de votre aéronef, dès lors qu'il n'existe pas de confusion possible avec un autre aéronef, votre indicatif F-BGBX peut être abrégé en :
F-BX.
Explication
Pour gagner du temps, un indicatif peut être abrégé après le premier contact radio complet, mais seulement si cette abréviation ne crée aucun risque de confondre votre avion avec un autre présent sur la même fréquence. L'abréviation standard garde le préfixe "F-" suivi des deux dernières lettres de l'immatriculation : F-BGBX devient donc "F-BX".
117
Le contrôle vous signale un trafic convergent que vous voyez (et vous agissez en conséquence). Vous répondez :
trafic en vue.
Explication
Quand le contrôleur signale un trafic et que vous l'apercevez réellement dans le ciel, vous devez le confirmer avec la formule standardisée "trafic en vue", qui indique au contrôleur que vous avez identifié visuellement l'avion en question et que vous pouvez adapter votre trajectoire en conséquence si besoin.
118
Le terme "autorisé" est utilisé : 1 - par le contrôleur 2 - par le pilote 3 - uniquement pour les phases de décollage ou d'atterrissage 4 - pour toutes les phases du vol soumises à une instruction du contrôle
1 et 3.
Explication
Le mot "autorisé" est réservé à des instructions très précises car il engage la sécurité de manière critique. Il n'est employé que par le contrôleur (jamais par le pilote) et seulement pour les phases de décollage et d'atterrissage ; même pour "toutes les phases du vol soumises à une instruction du contrôle", ce mot n'est pas utilisé de façon générale, d'autres formulations existant pour le roulage, la montée, etc.
119
La phraséologie d'un message de détresse, lors de votre premier appel, est composée de :
'MAYDAY' 3 fois, suivi de l'indicatif complet de l'aéronef.
Explication
Un message de détresse (MAYDAY) doit être immédiatement identifiable comme le message le plus grave qui existe en radio aéronautique, afin que toute station à l'écoute laisse la fréquence libre et se prépare à intervenir. Sa structure impose donc de dire "MAYDAY" trois fois de suite au tout début du message, suivi de l'indicatif complet de l'aéronef, avant de préciser la nature du problème, la position et les intentions.
120
Le VDF est une aide à la navigation qu'on appelle également :
GONIO.
Explication
Le VDF (VHF Direction Finding) est un équipement au sol qui capte votre émission radio et en déduit la direction d'où elle provient, ce qui permet à un organisme de contrôle de vous aider à vous repérer même sans GPS ni instruments de navigation classiques. Ce système est également appelé "gonio" (abréviation de goniomètre, l'appareil qui mesure la direction d'un signal).
121
La fréquence radio à utiliser sur l’aérodrome LFBJ de Saint-Junien est :
123,50 MHz.
Explication
Les fréquences radio à utiliser sur un aérodrome (fréquence de la tour, de l'AFIS, ou fréquence d'auto-information) sont publiées sur la carte VAC (carte visuelle d'approche à vue), un document officiel propre à chaque terrain qui regroupe toutes les informations utiles au pilote pour l'arrivée et le départ. Sur la carte VAC de Saint-Junien (LFBJ), la fréquence radio indiquée dans l'encadré d'information est 123,50 MHz. Schéma — annexe
122
Le contrôleur vous donne une autorisation de décollage immédiat :
vous pénétrez sur la piste et décollez sans vous arrêter.
Explication
Une autorisation de décollage immédiat ("immediate take-off") est donnée quand le contrôleur veut que l'avion décolle sans délai, généralement parce qu'un trafic arrive derrière lui en courte finale. Dans ce cas, vous entrez sur la piste et décollez sans vous arrêter pour vous aligner, contrairement à une autorisation de décollage classique où vous vous immobilisez d'abord sur l'axe de piste.
123
En contact avec la tour dans votre avion, un DR400 immatriculé F-GDYG, vous entendez le message d'un autre avion immatriculé F-HBYG, vos messages devront être identifiés :
F-DYG.
Explication
L'abréviation d'un indicatif (habituellement les deux dernières lettres) n'est autorisée que si elle ne crée aucune confusion avec un autre avion présent sur la fréquence. Ici, F-GDYG et F-HBYG se terminent tous les deux par "YG", donc l'abréviation à deux lettres serait ambiguë : il faut alors garder une identification plus longue, en l'occurrence les trois dernières lettres, ce qui donne "F-DYG" pour bien distinguer votre avion de l'autre.
124
Pour signaler votre arrivée à la verticale d'un terrain à une altitude de 2100 ft, vous annoncez :
2100 pieds QNH.
Explication
Quand vous annoncez votre passage à la verticale d'un terrain, vous devez préciser à quelle référence de pression correspond l'altitude donnée, pour que les autres pilotes puissent comparer correctement leur propre position verticale. On utilise le QNH (pression ramenée au niveau de la mer, qui donne l'altitude) plutôt que le QFE, car c'est la référence standard en route et en dehors du seul aérodrome local : on annonce donc "2100 pieds QNH".
125
Les fréquences exclusives réservées à l'aéronautique pour l'utilisation des ILS vont de :
108,000 à 112,000 MHz.
Explication
L'ILS (Instrument Landing System, système d'atterrissage aux instruments) est un dispositif au sol qui guide l'avion par radio le long d'un axe et d'une pente précise jusqu'à la piste, utile surtout par faible visibilité. Les fréquences qui lui sont réservées, ainsi qu'aux VOR (une autre aide à la navigation), s'étendent de 108,000 à 112,000 MHz, une bande distincte de celle des communications vocales.
126
La portée des ondes radioélectriques en NM pour les fréquences VHF est :
1,23 x racine carrée de la hauteur en ft.
Explication
Les ondes VHF se propagent en ligne droite (comme la lumière) et ne suivent pas la courbure de la Terre : leur portée dépend donc essentiellement de la hauteur de l'émetteur et du récepteur, qui détermine jusqu'où "l'horizon radio" est visible. La formule pratique pour estimer cette portée optique en milles nautiques est 1,23 fois la racine carrée de la hauteur exprimée en pieds.
127
Les fréquences exclusives réservées à l'aéronautique pour la transmission des communications vont de :
118,000 à 136,995 MHz.
Explication
La bande de fréquences réservée aux communications vocales aéronautiques (contrôleur-pilote) est distincte de celle réservée à la navigation (VOR/ILS). Elle s'étend de 118,000 à 136,995 MHz.
128
La lisibilité radio n'est pas parfaite, et vous devez collationner le nombre 1003. Vous annoncez :
unité zéro zéro trois.
Explication
Quand la réception radio est mauvaise, on énonce systématiquement les nombres chiffre par chiffre plutôt que de façon groupée, afin que chaque chiffre soit bien distinct malgré le bruit ou les coupures. Pour collationner 1003 dans ces conditions, on dit donc "unité zéro zéro trois" (le mot "unité" remplaçant "un" pour éviter toute confusion).
129
A la radio, les numéros de piste dont les QFU sont 22 et 04 sont prononcés de la manière suivante :
deux deux et zéro quatre.
Explication
Les numéros de piste (le QFU, qui correspond à l'orientation magnétique de la piste arrondie à la dizaine de degrés et divisée par dix) sont, par convention fixe de la phraséologie radio, toujours énoncés chiffre par chiffre et non comme un nombre entier, quelle que soit la qualité de réception. Les pistes 22 et 04 se prononcent donc "deux deux" et "zéro quatre", et non "vingt-deux" et "quatre".
130
Vous souhaitez communiquer votre heure de passage (17h38) au prochain point de report. La réception est difficilement lisible. Vous énoncez :
unité sept trois huit.
Explication
Lorsque la réception radio est difficile, il faut systématiquement énoncer les nombres chiffre par chiffre pour éviter toute confusion entre deux chiffres qui se prononceraient presque pareil. Pour communiquer 17h38 dans ce cas, on dit donc "unité sept trois huit" plutôt que "dix-sept heures trente-huit".
131
Le contrôleur vous demande de descendre à 3300 ft au QNH 1023. Il vous annonce "descendez à" :
trois mille trois cents pieds QNH mille vingt trois.
Explication
Quand la communication est de qualité normale, les nombres peuvent être énoncés de façon groupée plutôt que chiffre par chiffre, notamment pour les centaines et milliers ronds qui restent faciles à comprendre ainsi. Une descente vers 3300 ft au QNH 1023 se prononce donc "trois mille trois cents pieds QNH mille vingt-trois", chaque groupe de chiffres se disant comme un nombre entier.
132
Le contrôleur vous demande de quitter la piste rapidement. Le terme utilisé sera :
expédiez.
Explication
Le contrôleur dispose de termes normalisés pour demander à un pilote d'accélérer une action, notamment libérer la piste au plus vite pour laisser la place à un autre trafic. Le terme "expédiez" est employé dans ce sens pour signifier que l'action demandée doit être exécutée sans délai.
133
Un transpondeur mode S transmet les informations suivantes :
le code affiché, l'altitude pression et des informations complémentaires (immatriculation, type d'aéronef, etc.)
Explication
Un transpondeur est un équipement embarqué qui répond automatiquement aux interrogations radar au sol en renvoyant des informations sur l'avion. Le mode S (Select) est une évolution plus avancée que les anciens modes A (code seul) et C (code + altitude) : il transmet le code affiché, l'altitude pression, mais aussi des données complémentaires comme l'immatriculation ou le type d'aéronef, ce qui permet au contrôleur d'identifier chaque avion individuellement sur son écran radar sans confusion possible.
134
Dans la phraséologie standard, 17h38 se prononce :
unité sept trois huit.
Explication
La phraséologie standard, c'est-à-dire la règle officielle de base pour transmettre l'heure à la radio, impose de dire chaque chiffre séparément plutôt que de lire le nombre comme à l'oral courant, afin de garantir une compréhension sans ambiguïté quelles que soient les conditions de réception. 17h38 se prononce donc "unité sept trois huit" (heures et minutes fondues en une suite de quatre chiffres, le 1 se disant "unité" pour éviter toute confusion).
135
Les meilleures conditions pour la réception d'un signal sont : 1 - à haute altitude 2 - à basse altitude 3 - station éloignée 4 - station proche 5 - absence de reliefs 6 - présence de reliefs
1, 4, 5.
Explication
Le signal VHF se propage en ligne droite et perd en clarté avec la distance et les obstacles qui le bloquent. Les meilleures conditions de réception sont donc réunies en haute altitude (car cela dégage l'horizon radio et éloigne le sol), avec une station proche (le signal est plus fort) et en l'absence de reliefs (aucun obstacle ne vient bloquer ou réfléchir l'onde) ; à l'inverse, une station éloignée ou la présence de montagnes dégradent la réception.

Doublons (4)

Ces questions testent, mot pour mot, exactement le même fait qu'une question déjà posée plus haut — elles ne sont pas répétées dans la liste, uniquement ici, avec un renvoi vers l'originale.

Q54En tour de piste, si vous voulez signaler que votre hauteur est de 1500 ft, vous annoncez : 1500 pieds QFE.→ voir Q33
Q73Vous évoluez dans une TMA de classe B. Votre équipement de radiocommunication tombe en panne : vous devez atterrir sur l'aérodrome approprié le plus proche, en suivant, si elles existent, les consignes particulières publiées.→ voir Q30
Q80Le signal radiotéléphonique de détresse est : MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY.→ voir Q52
Q87L'expression conventionnelle pour dire "oui" est : affirme.→ voir Q27