Tes 440 questions/réponses, telles que rédigées, mot pour mot, réparties en 10 thèmes. Chaque explication est autonome — tout ce qu'il faut savoir est dedans, pas besoin d'un cours à côté.
Comment lire cette page : chaque question et sa réponse sont reproduites exactement comme rédigées. Clique sur « Explication » pour comprendre le pourquoi — schéma inclus quand il y en a un. Sur les 440 questions, 76 testent mot pour mot (ou presque) le même fait qu'une autre déjà posée : elles ne sont pas répétées dans les thèmes, uniquement dans la section « Doublons » tout en bas.
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Les documentsLes documents obligatoires
1
Avant tout vol vous devez vérifier qu'est valide et non périmé :
le certificat d'examen de navigabilité
Explication
Le certificat de navigabilité (CDN) atteste qu'un aéronef, de par sa conception et sa construction, répond aux normes de sécurité de son type — un peu comme l'homologation d'un modèle de voiture. Mais cette homologation initiale ne suffit pas dans la durée : il faut vérifier périodiquement que l'exemplaire précis est resté en bon état, exactement comme un contrôle technique automobile qu'il faut renouveler régulièrement. C'est le certificat d'examen de navigabilité (CEN) qui matérialise ce contrôle périodique et porte une date de validité ; c'est donc lui qu'il faut vérifier valide et non périmé avant chaque vol.
2
Au retour d'un vol, pour signaler un équipement défectueux, la réglementation exige :
de l'inscrire sur le carnet de route.
Explication
Le carnet de route est le journal de bord de l'avion : un carnet où l'on consigne chaque vol effectué ainsi que tout élément technique important, notamment les anomalies constatées. Signaler un équipement défectueux au retour d'un vol sert à prévenir le pilote suivant et le mécanicien qu'un contrôle ou une réparation est nécessaire avant de reprendre l'avion en toute sécurité. La réglementation impose donc d'inscrire cette anomalie sur le carnet de route, qui fait ensuite foi pour la maintenance.
3
La nationalité d’un aéronef est déterminée par :
le pays qui lui délivre son certificat d’immatriculation.
Explication
Comme une voiture porte une plaque d'immatriculation délivrée par le pays où elle est enregistrée, un aéronef porte une immatriculation (par exemple F- pour la France) attribuée par l'État sur le registre duquel il est inscrit. C'est ce lien administratif, matérialisé par le certificat d'immatriculation, qui détermine la nationalité juridique de l'appareil selon la Convention de Chicago — et non le pays de fabrication de l'avion ni la nationalité du pilote. C'est donc le pays qui délivre ce certificat qui donne sa nationalité à l'aéronef.
4
Vous effectuez plusieurs étapes à bord d'un aéronef, le carnet de route doit être rempli au plus tard :
en fin de journée.
Explication
Le carnet de route sert à tracer, vol après vol, qui a volé, quand et dans quel état l'appareil était. Quand plusieurs étapes s'enchaînent dans la même journée avec le même commandant de bord, la réglementation n'exige pas de le remplir après chaque étape : il suffit de le compléter au plus tard en fin de journée, une fois l'ensemble des vols effectués. Ce n'est qu'en cas de changement de commandant de bord en cours de journée que le carnet doit être renseigné immédiatement, pour acter clairement le passage de responsabilité.
5
Le carnet de route (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - est rempli sous la responsabilité du commandant de bord 2 - doit être emporté pour tout vol 3 - doit indiquer les anomalies remarquées au cours des vols (ou une mention explicite d'absence d'anomalie) 4 - doit indiquer l'approbation pour remise en service (APRS) après toute opération d'entretien
1 - 3 - 4.
Explication
Le carnet de route est le document où sont tracés les vols et l'état de l'avion, rempli sous la responsabilité du commandant de bord (1) : il doit mentionner toute anomalie remarquée, ou au contraire préciser explicitement qu'aucune anomalie n'a été constatée (3), et faire apparaître l'approbation pour remise en service — l'APRS, c'est-à-dire l'attestation du mécanicien certifiant que l'avion peut revoler après un entretien (4). En revanche, contrairement à une idée reçue, le carnet de route n'est pas obligatoirement emporté à bord pour tout vol : cette obligation ne s'applique qu'à la navigation internationale, imposée par la Convention de Chicago. C'est pourquoi la combinaison correcte est 1-3-4, sans le point 2.
6
Le responsable de la tenue à jour du carnet de route est :
le commandant de bord.
Explication
Chaque vol est placé sous l'autorité du commandant de bord, qui porte la responsabilité légale de l'aéronef et de sa sécurité pendant le vol. Cette responsabilité s'étend à la tenue du carnet de route : c'est à lui, et non au propriétaire ou au mécanicien, qu'il revient d'y inscrire les informations du vol effectué et les anomalies éventuelles.
7
Le CDN est le certificat de :
navigabilité.
Explication
Les documents aéronautiques sont souvent désignés par des sigles qu'il faut connaître. CDN signifie certificat de navigabilité, le document qui atteste qu'un aéronef répond aux normes de sécurité de son type et peut légalement voler — l'équivalent de l'homologation d'un modèle de véhicule.
8
Le certificat d'immatriculation d'un aéronef est délivré par :
le pays dont il porte la marque de nationalité.
Explication
Un aéronef porte une marque de nationalité (par exemple F- pour la France) qui l'identifie comme appartenant au registre d'un État précis, un peu comme une plaque d'immatriculation de voiture rattache le véhicule au pays qui l'a enregistré. C'est logiquement ce même État, celui dont l'aéronef porte la marque, qui délivre le certificat d'immatriculation correspondant.
9
Avant tout vol, vous devez vérifier la validité du :
certificat d'examen navigabilité.
Explication
Le certificat de navigabilité atteste, une fois pour toutes, qu'un type d'avion et un exemplaire précis répondent aux normes de sécurité — comme l'homologation d'un modèle de voiture. Mais il faut aussi vérifier régulièrement que l'appareil reste en état de voler, tout comme une voiture doit repasser un contrôle technique périodique : c'est le rôle du certificat d'examen de navigabilité, document à durée de validité limitée. C'est donc sa validité qu'il faut contrôler avant chaque vol.
10
Vous devez remplir le carnet de route :
à chaque changement de commandant de bord ou à la fin de la journée s'il n'y a eu qu'un seul commandant de bord.
Explication
Le carnet de route trace la vie de l'avion vol après vol, sous la responsabilité de celui qui commande l'appareil à un instant donné. Tant qu'un seul commandant de bord effectue plusieurs étapes dans la journée, il peut attendre la fin de la journée pour tout renseigner en une fois. En revanche, dès qu'un autre pilote prend le commandement de l'avion en cours de journée, le carnet doit être rempli immédiatement à ce moment-là, pour que chaque commandant de bord acte clairement sa propre portion de vol.
11
Au retour d'un vol, pour signaler un équipement défectueux, la réglementation exige de l'inscrire sur :
le carnet de route.
Explication
Le carnet de route est le journal de bord de l'appareil, où sont notés les vols effectués et tout problème technique rencontré. Signaler un équipement défectueux au retour d'un vol permet d'informer le pilote suivant et le mécanicien qu'une vérification est nécessaire ; la réglementation exige donc que cette anomalie soit inscrite sur le carnet de route.
12
Le document donnant la liste de tous les équipements radioélectriques de bord est :
la licence de station d'aéronef.
Explication
Un avion embarque souvent plusieurs équipements radioélectriques (radio VHF, transpondeur, etc.), dont l'utilisation est soumise à une autorisation administrative distincte des documents de navigabilité. La licence de station d'aéronef est ce document, délivré par l'autorité des télécommunications, qui liste précisément tous ces équipements radio installés à bord et autorise leur exploitation.
13
Selon la Convention de Chicago, l'emport du carnet de route est obligatoire pour :
la navigation internationale.
Explication
La Convention de Chicago, signée en 1944, est le traité fondateur qui organise l'aviation civile internationale et fixe des règles communes à tous les États membres. Parmi ces règles figure l'obligation d'avoir le carnet de route à bord, mais uniquement lorsque l'aéronef effectue un vol international, c'est-à-dire franchissant une frontière — pour un vol purement national, cette obligation d'emport ne s'applique pas.
14
Le certificat d'immatriculation comporte, entre autres renseignements : 1 - les noms et adresses du ou des propriétaires 2 - une durée de validité 3 - l'indication d'une éventuelle hypothèque 4 - le lieu ou l'aéronef est basé
1 - 3 - 4.
Explication
Le certificat d'immatriculation joue pour un avion le rôle que joue la carte grise pour une voiture : il identifie officiellement le propriétaire de l'appareil (1), et mentionne les éventuelles hypothèques grevant l'aéronef ainsi que le lieu où il est basé (3 et 4). En revanche, à la différence du certificat d'examen de navigabilité, il ne comporte pas de durée de validité limitée : il reste valable tant que la situation juridique de l'avion ne change pas (vente, changement de nationalité, radiation), d'où l'absence du point 2 dans la combinaison correcte.
15
Vous voulez savoir si votre avion est autorisé à effectuer des vrilles. Pour cela, vous consultez :
le manuel de vol.
Explication
Le manuel de vol (aussi appelé POH ou AFM selon les avions) est le document technique propre à chaque type d'appareil qui décrit ses performances, ses limitations d'emploi et les procédures à suivre — un peu comme le manuel utilisateur d'une voiture précise ce qu'elle peut ou ne peut pas faire. C'est donc dans le manuel de vol qu'il faut vérifier si les manœuvres de vrille volontaire sont autorisées pour ce modèle précis d'avion.
16
le document justifiant de l'inscription d'un aéronef au registre français est :
le certificat d'immatriculation.
Explication
Chaque aéronef français est inscrit sur un registre officiel tenu par l'État, un peu comme un véhicule est enregistré au fichier des immatriculations. Le certificat d'immatriculation est le document délivré au propriétaire qui atteste et justifie de cette inscription au registre français.
17
Les représentants habilités de l'Autorité compétente d'un Etat membre de l'OACI sont habilités à :
demander les documents et à visiter les aéronefs d'un autre Etat membre.
Explication
L'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale) coordonne les règles communes de l'aviation entre les États membres de la Convention de Chicago. Dans ce cadre, les autorités compétentes d'un État ont le droit de contrôler, sur leur territoire, les aéronefs immatriculés dans un autre État membre : elles peuvent exiger la présentation des documents de bord et inspecter physiquement l'appareil, afin de vérifier le respect des normes internationales communes.
18
Pour pouvoir voler un aéronef doit détenir un certificat de navigabilité:
dans tous les cas.
Explication
Le certificat de navigabilité est la condition de base qui rend un aéronef apte à voler légalement, quel que soit le type de vol envisagé (privé, instruction, etc.) — sans lui, l'appareil n'est tout simplement pas autorisé à décoller. C'est pourquoi, contrairement à d'autres documents qui peuvent avoir des cas particuliers, le certificat de navigabilité est exigé dans tous les cas, sans exception.
Les espaces aériensLes espaces aériens
19
A l'exception du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent la séparation entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe :
B-C.
Explication
L'espace aérien est divisé en classes, de A à G, qui définissent quel service le contrôle aérien (ATC) rend aux avions qui s'y trouvent — notamment s'il assure une séparation physique entre les appareils ou se contente de les informer du trafic environnant. La séparation active entre vols VFR (vol à vue) et vols IFR (vol aux instruments, souvent en conditions de visibilité réduite) n'est assurée par les contrôleurs que dans les espaces les plus protégés, les classes B et C ; dans les classes inférieures, comme D, le VFR ne reçoit qu'une simple information de trafic vis-à-vis de l'IFR. Le VFR spécial (autorisation exceptionnelle de voler en VFR malgré une météo dégradée) fait figure d'exception et n'entre pas dans cette règle générale.
20
Dans un espace aérien de classe B, le service de contrôle vous assure : 1 - la séparation par rapport aux vols IFR 2 - la séparation par rapport aux autres vols VFR 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR
1, 2.
Explication
Dans un espace aérien de classe B, qui est la classe la plus protégée ouverte au VFR, le contrôle aérien sépare activement tous les vols entre eux, quel que soit leur type : chaque avion VFR est donc séparé aussi bien des vols IFR (1) que des autres vols VFR (2), comme des voitures guidées individuellement par un agent de circulation. Cette séparation complète rend l'information de trafic inutile dans ce cas précis, car le contrôleur s'occupe déjà d'écarter les appareils les uns des autres : les propositions 3 et 4, qui parlent d'information de trafic, ne s'appliquent donc pas à la classe B.
21
Dans un espace aérien de classe D, votre vol est contrôlé. Cela signifie que, dans cet espace :
votre transit est subordonné à une autorisation du contrôle et vous bénéficiez de l'information de trafic.
Explication
Un espace aérien est dit « contrôlé » lorsque le contrôle aérien (ATC) doit autoriser l'entrée de chaque vol et suit ensuite sa progression, un peu comme un poste de péage qui laisse passer les véhicules un par un. Dans la classe D, cette autorisation préalable (la clairance) est bien exigée pour transiter, mais le contrôleur ne sépare pas activement les vols VFR entre eux : il se contente de leur communiquer une information de trafic sur les autres appareils connus, à charge pour chaque pilote d'assurer sa propre séparation visuelle.
22
Les espaces aériens de classe E sont des espaces aériens dont la pénétration en VFR est :
autorisée sans contact radio, sous réserve de respecter certaines conditions météorologiques.
Explication
L'espace aérien de classe E est un espace contrôlé, mais d'un niveau de contrôle allégé pour les vols VFR : contrairement aux classes B, C ou D, il n'exige ni contact radio ni clairance pour y pénétrer en VFR. La seule condition posée est de respecter certaines conditions météorologiques (VMC, c'est-à-dire une visibilité et un éloignement des nuages suffisants) qui garantissent que le pilote peut voir et éviter les autres trafics par ses propres moyens.
23
Votre route traverse un espace aérien de classe C :
vous devez obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace.
Explication
Les espaces aériens contrôlés (classes A à D) exigent une autorisation explicite du contrôle, appelée clairance, avant d'y entrer — un peu comme il faut un feu vert pour s'engager sur un carrefour surveillé. La classe C étant l'une de ces classes contrôlées, un pilote dont la route la traverse doit obtenir cette clairance avant d'y pénétrer, faute de quoi il n'est pas autorisé à s'y trouver.
24
Dans un espace aérien de classe D, les services rendus à un aéronef en VFR sont (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - le contrôle par la méthode de la séparation entre tous les vols 2 - le contrôle par la méthode de l'information de trafic 3 - l'information de vol 4 - l'alerte
2, 3 et 4.
Explication
Dans un espace de classe D, le contrôle aérien exige une autorisation pour entrer mais n'assure pas une séparation complète entre tous les vols (ce niveau de service, réservé aux classes B et C, correspond au point 1, qui est donc faux ici). En revanche, les vols VFR y bénéficient de l'information de trafic sur les autres appareils (2), de l'information de vol qui transmet des renseignements utiles comme la météo (3), et du service d'alerte qui déclenche les secours en cas de vol en retard ou disparu (4) — d'où la combinaison correcte 2, 3 et 4.
25
Avant d'obtenir une clairance pour entrer dans un espace aérien de classe D, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous ne devez pas entrer dans cet espace.
Explication
Entrer dans un espace de classe D nécessite d'établir un contact radio avec le contrôle et d'en obtenir la clairance, un peu comme il faut décrocher le téléphone pour demander une autorisation avant d'agir. Si l'équipement radio tombe en panne avant que cette autorisation ait été obtenue, il devient impossible d'établir ce contact et donc de recevoir la clairance ni les informations de trafic nécessaires : le pilote ne doit alors pas entrer dans cet espace.
26
Avant d'obtenir une clairance pour entrer dans un espace aérien de classe E, votre équipement de radiocommunication tombe en panne :
vous pouvez poursuivre votre vol comme prévu.
Explication
À la différence de la classe D, la classe E ne demande ni contact radio ni clairance pour qu'un vol VFR y pénètre, seul le respect de certaines conditions météorologiques est exigé. Une panne radio avant d'obtenir une hypothétique clairance n'a donc pas de conséquence ici puisqu'aucune clairance n'était de toute façon nécessaire : le pilote peut poursuivre son vol comme prévu.
27
Dans un espace aérien de classe D, lorsque vous êtes en VFR spécial, le service de contrôle qui vous est rendu est : (Choisir la combinaison exacte la plus complète). 1 - le contrôle par la méthode de l'espacement par rapport aux vols IFR 2 - le contrôle par la méthode de l'espacement par rapport aux autres vols VFR spécial 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR spécial 5 - inexistant
1, 4.
Explication
Le VFR spécial est une autorisation exceptionnelle accordée par le contrôle pour voler en VFR à l'intérieur d'une zone de contrôle malgré une météo en dessous des minimums VFR habituels ; elle est délivrée au cas par cas, un avion à la fois. Même en VFR spécial, la séparation active avec les vols IFR reste assurée par le contrôleur car le risque de collision avec un avion évoluant sans repère visuel reste critique (1) ; en revanche, entre deux vols VFR spécial, le contrôleur se contente de transmettre une information de trafic, laissant chaque pilote assurer sa propre séparation visuelle (4) — d'où la combinaison 1, 4.
28
Un espace aérien de classe A :
est interdit aux VFR.
Explication
La classe A est réservée exclusivement aux vols IFR, typiquement les grandes routes aériennes empruntées en altitude par le trafic commercial. Les vols VFR n'y sont tout simplement pas autorisés à pénétrer, quelles que soient les conditions.
29
Le vol VFR est toujours contrôlé dans les espaces de classe :
D.
Explication
Parmi les espaces contrôlés que rencontre couramment un pilote d'aviation légère, la classe D est celle où le VFR est systématiquement placé sous contrôle : contrairement à la classe E, où l'on peut entrer en VFR sans clairance, la classe D exige toujours une autorisation explicite du contrôleur avant d'y pénétrer. C'est cette obligation systématique de clairance qui fait dire que le vol VFR y est toujours contrôlé.
30
Votre route traverse un espace aérien de classe D :
vous devez obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace.
Explication
Comme pour tout espace aérien contrôlé (classes A à D), franchir la limite d'une classe D nécessite d'obtenir au préalable une autorisation du contrôle, la clairance, avant d'y entrer. Un pilote dont la route traverse un espace de classe D doit donc demander et recevoir cette clairance avant d'y pénétrer.
31
Dans un espace aérien de classe C, vous désirez changer de route :
vous devez obtenir une nouvelle clairance.
Explication
Une clairance délivrée par le contrôle n'autorise le pilote à suivre qu'une trajectoire précise, connue et surveillée par le contrôleur — un peu comme un feu vert donné pour aller tout droit n'autorise pas à tourner ensuite sans y être invité. Dans un espace de classe C, s'écarter de la route initialement autorisée impose donc d'obtenir une nouvelle clairance auprès du contrôle avant de changer de cap.
32
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-3264) Vous survolez l'aérodrome de Montauban à une altitude de 5000 ft. Vous êtes dans un espace aérien de classe :
C.
Explication
Les cartes aéronautiques (comme l'annexe fournie ici) représentent les espaces aériens avec leurs limites verticales imprimées sur la carte : chaque zone indique une altitude plancher et une altitude plafond entre lesquelles s'applique une classe donnée. En repérant sur la carte la position de l'aérodrome de Montauban et en comparant l'altitude de vol, 5000 ft, aux limites verticales indiquées pour cette zone, on constate que cette tranche d'altitude correspond à la classe C figurant sur l'annexe.
33
Dans un espace aérien de classe G, en dehors de la circulation d'aérodrome, vous pouvez bénéficier :
du service d'information de vol et du service d'alerte.
Explication
La classe G est la classe la moins contrôlée de l'espace aérien : aucune clairance n'y est nécessaire et le contrôle aérien n'y assure ni séparation ni surveillance active, un peu comme une route de campagne sans feux ni agent de circulation. En dehors de la circulation d'aérodrome, un pilote peut néanmoins y bénéficier, sur demande, du service d'information de vol (renseignements météo, trafic connu, etc.) et du service d'alerte, qui déclenche les secours si l'avion ne se manifeste pas à l'heure prévue.
34
Le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice : 1 - des vols IFR dans tous les espaces aériens contrôlés 2 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe B, C et D 3 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe A, B et C 4 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe E, F et G 5 - des vols VFR spéciaux 6 - de l'ensemble des vols dans la circulation d'aérodrome des aérodromes contrôlés
1, 2, 5 et 6.
Explication
Le service du contrôle de la circulation aérienne, c'est-à-dire l'action des contrôleurs qui autorisent, surveillent et parfois séparent les vols, bénéficie systématiquement aux vols IFR dans tout espace contrôlé (1), aux vols VFR dans les classes B, C et D qui sont les classes contrôlées ouvertes au VFR (2), aux vols en VFR spécial qui reçoivent une autorisation individuelle du contrôleur (5), et à l'ensemble des vols évoluant dans la circulation d'aérodrome des terrains contrôlés, où la tour gère les décollages et atterrissages (6). Les vols VFR dans les classes E, F et G, en revanche, échappent à ce service de contrôle actif — d'où la combinaison 1, 2, 5 et 6.
35
Hormis le cas particulier du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent la séparation entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe :
B-C.
Explication
L'espace aérien est découpé en classes A à G qui définissent le niveau de service rendu par le contrôle aérien. La séparation active entre les vols VFR et les vols IFR — c'est-à-dire le fait que le contrôleur maintienne un écart garanti entre eux plutôt que de simplement les informer de leur présence mutuelle — n'est assurée que dans les espaces les plus protégés, à savoir les classes B et C. Le VFR spécial, autorisation exceptionnelle de voler en VFR malgré une météo dégradée, constitue le seul cas particulier échappant à cette règle.
36
Dans un espace aérien de classe D, vous bénéficiez : 1 - de l'information de trafic 2 - de l'information de vol 3 - du service d'alerte
1, 2 et 3.
Explication
Dans un espace de classe D, comme on l'a vu, le contrôle n'assure pas de séparation complète entre tous les vols VFR, mais il rend trois autres services : l'information de trafic, qui signale la présence d'autres appareils (1), l'information de vol, qui transmet des renseignements utiles comme la météo (2), et le service d'alerte, qui déclenche les secours en cas de vol en retard ou disparu (3). La combinaison correcte regroupe donc ces trois services, 1, 2 et 3.
37
Dans un espace aérien de classe C, en présence de deux aéronefs en VFR, l'ATC transmet :
une information de trafic.
Explication
Dans un espace de classe C, le contrôleur sépare activement les vols VFR des vols IFR, mais pas les vols VFR entre eux : entre deux appareils volant tous deux en VFR, il ne fait que transmettre une information de trafic, laissant chaque pilote responsable d'assurer visuellement sa propre séparation. C'est donc bien une information de trafic, et non un ordre de séparation, que l'ATC communique en présence de deux VFR.
38
Le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice des vols : 1 - en VFR spécial 2 - dans la circulation d'aérodrome des aérodromes contrôlés 3 - en VFR dans les espaces aériens de classe B, C et D 4 - en VFR dans les espaces aériens de classe E et G
1 - 2 - 3.
Explication
Le service du contrôle de la circulation aérienne bénéficie aux vols en VFR spécial, qui reçoivent une autorisation individuelle du contrôleur pour évoluer malgré une météo dégradée (1), à l'ensemble des vols dans la circulation d'aérodrome des terrains contrôlés, où la tour gère les mouvements (2), et aux vols VFR dans les espaces contrôlés ouverts au VFR que sont les classes B, C et D (3). En revanche, les classes E et G ne sont pas des espaces où le VFR bénéficie de ce service de contrôle actif, ce qui exclut le point 4 — d'où la combinaison 1, 2, 3.
39
Vous voulez pénétrer dans un espace aérien de classe D en dehors des heures de fonctionnement des services de la circulation aérienne. Cet espace aérien :
est classé G.
Explication
Le statut de contrôlé d'un espace de classe D n'est pas permanent : il dépend de la présence effective d'un service de la circulation aérienne en fonctionnement, comme une zone de travaux qui n'est surveillée par un agent que pendant certaines heures. En dehors des heures de fonctionnement publiées, cet espace perd son statut D puisqu'aucun contrôleur n'est là pour rendre le service associé, et il est alors automatiquement reclassé en G, la classe la moins contrôlée, où aucune autorisation n'est nécessaire pour y pénétrer.
40
Vous volez en VFR dans une TMA de classe C, le contrôleur vous annonce : un avion VFR à vos 10 heures, trajectoire convergente :
vous cherchez à localiser l’avion à vos 10 heures car entre VFR vous n’êtes pas séparés.
Explication
Dans un espace de classe C, on l'a vu, le contrôleur sépare les vols VFR des vols IFR mais ne sépare pas deux vols VFR entre eux : il se contente de leur donner une information de trafic. En recevant l'annonce d'un avion VFR à ses 10 heures en trajectoire convergente, le pilote doit donc chercher activement à le localiser visuellement pour assurer lui-même l'évitement, puisqu'entre deux VFR, aucune séparation n'est garantie par le contrôle.
Les signauxLes signaux
41
La tour émet une série d'éclats blancs à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie :
atterrissez et rejoignez le parking.
Explication
Lorsqu'un avion n'a pas ou plus de contact radio avec la tour, celle-ci peut lui communiquer des instructions à l'aide d'un projecteur émettant des signaux lumineux de couleurs et de rythmes codifiés. Une série d'éclats blancs adressée à un avion dans la circulation d'aérodrome signifie qu'il doit atterrir sur cet aérodrome puis rejoindre l'aire de trafic (le parking), c'est-à-dire dégager la piste et se ranger, plutôt que de rester dans le circuit.
42
La tour émet une série d'éclats verts à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie :
revenez pour atterrir.
Explication
La tour de contrôle peut communiquer avec un avion sans radio en lui adressant des signaux lumineux codifiés, dont la couleur et le rythme (continu ou par éclats) changent le sens du message, comme le montre le schéma associé à la question. Une série d'éclats verts signifie « revenez pour atterrir » : c'est un signal de rappel qui demande au pilote de rejoindre le circuit et de se préparer à atterrir, par exemple pour interrompre un vol local en cours.
43
Un circuit à main droite est signalé sur l'aire à signaux par :
une flèche rouge qui indique le sens du circuit.
Explication
L'aire à signaux est un espace au sol, près de la tour, où des panneaux et symboles visibles depuis les airs transmettent des consignes aux avions sans radio, un peu comme des panneaux de signalisation destinés aux pilotes plutôt qu'aux automobilistes. Un circuit à main droite, c'est-à-dire un tour de piste où les virages se font vers la droite au lieu du sens standard à gauche, y est signalé par une flèche rouge orientée dans le sens de ce circuit.
44
Vous êtes en finale sur un aérodrome contrôlé lorsque vous apercevez, tiré de la tour de contrôle, un artifice à feu rouge. Cela signifie :
quelles que soient les instructions antérieures, n'atterrissez pas pour le moment.
Explication
Le tir d'un artifice à feu rouge (une fusée éclairante rouge), visible sur le schéma fourni, est un signal d'urgence lancé depuis la tour en dernier recours, notamment quand la radio ou les signaux lumineux habituels ne peuvent pas être vus ou entendus à temps. Ce signal annule toute autorisation d'atterrir précédemment reçue : quelles que soient les instructions données auparavant, le pilote en finale doit remettre les gaz et ne pas atterrir pour le moment.
45
En vent arrière, vous voyez des éclats rouges intermittents qui vous sont adressés depuis la tour. Ces signaux signifient :
aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.
Explication
Les signaux lumineux émis depuis la tour, illustrés sur le schéma associé, changent de sens selon leur couleur et leur caractère continu ou intermittent : un feu rouge continu signifie simplement de céder le passage à un autre appareil, tandis que des éclats rouges intermittents indiquent un problème plus grave. Reçus en vent arrière, ces éclats rouges intermittents signifient que l'aérodrome lui-même est jugé dangereux (obstacle sur la piste, par exemple) et qu'il ne faut pas y atterrir.
46
Un panneau carré rouge à diagonales jaunes, disposé sur l'aire à signaux signifie :
atterrissage interdit.
Explication
Les panneaux disposés sur l'aire à signaux, visibles depuis les airs, transmettent des consignes standardisées aux pilotes qui n'ont pas de contact radio avec la tour. Un panneau carré rouge à diagonales jaunes est le symbole international qui signifie que l'atterrissage est interdit sur cet aérodrome, quelle que soit la piste envisagée.
47
Vous arrivez à la verticale d'un aérodrome non contrôlé. Sur l'aire à signaux vous distinguez un panneau carré rouge horizontal à deux diagonales jaunes. Ce panneau indique :
que les atterrissages sont interdits.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé, il n'y a personne en tour pour vous parler par radio : les informations essentielles sont donc affichées au sol, sur une zone dédiée appelée « aire à signaux », que tout pilote doit observer à la verticale du terrain avant de rejoindre le circuit. Un panneau carré rouge avec deux diagonales jaunes (formant un X) est le signal le plus fort de cette aire : il signifie que les atterrissages sont interdits sur ce terrain, quelle qu'en soit la raison (piste endommagée, travaux, etc.).
48
La tour émet un feu rouge continu à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie :
cédez le passage à un autre aéronef et restez dans le circuit.
Explication
Un aérodrome contrôlé a une tour avec des contrôleurs qui communiquent normalement par radio, mais ils peuvent aussi utiliser un projecteur envoyant des faisceaux de couleur pour donner des instructions visuelles, par exemple en cas de panne radio. Un feu rouge continu (fixe, pas clignotant) adressé à un avion déjà dans le circuit d'aérodrome signifie qu'il doit céder le passage à un autre aéronef et rester dans le circuit, c'est-à-dire continuer à tourner sans se poser ni sortir de la zone.
49
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1505). Ce signal placé sur la piste indique :
qu'une partie de la piste est inutilisable.
Explication
Sur l'aire à signaux, une simple croix blanche disposée à même la piste (et non un panneau sur le côté) sert à marquer directement l'endroit du terrain concerné par un problème. Ce signal indique qu'une partie de la piste est inutilisable : la zone marquée par la croix doit être évitée par les avions qui décollent, atterrissent ou roulent.
50
La tour émet une série d'éclats rouges à l'attention d'un avion en vol dans la circulation d'aérodrome, cela signifie :
aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.
Explication
Les feux envoyés par la tour changent de sens selon leur couleur mais aussi selon leur rythme : un feu continu (fixe) et un feu discontinu (par éclats répétés) ne veulent pas dire la même chose, même s'ils sont de la même couleur. Une série d'éclats rouges adressée à un avion en vol dans la circulation d'aérodrome signifie « aérodrome dangereux, n'atterrissez pas », un message plus grave et plus urgent qu'un simple feu rouge continu qui ne fait que demander de céder le passage.
51
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1510). Ce signal disposé dans l'aire à signaux indique :
le sens de décollage et d'atterrissage.
Explication
Sur l'aire à signaux d'un aérodrome non contrôlé, le vent (donc la piste et le sens à utiliser) n'est pas donné par radio mais par un panneau posé au sol. Le signal en forme de T (une grande barre avec une traverse) est appelé « T d'atterrissage » : il indique le sens dans lequel il faut décoller et atterrir, en s'alignant sur la partie longue du T, la traverse représentant le travers de la piste face au vent.
52
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3233). A votre arrivée sur un aérodrome non contrôlé, vous survolez l'aire à signaux ci-contre, vous en déduisez :
le décollage, l'atterrissage et le roulage ne peuvent se faire que sur les pistes et voies de circulation.
Explication
L'aire à signaux permet aussi de préciser où les avions ont le droit de se déplacer sur le terrain, pas seulement où atterrir. Le signal en forme d'haltère (deux cercles reliés par une barre, sans autre marque) veut dire que le décollage, l'atterrissage et le roulage doivent obligatoirement se faire sur les pistes et les voies de circulation prévues, et nulle part ailleurs sur le terrain.
53
En vol, à la vue d'un artifice éclairant vert et rouge, tiré depuis le sol, vous êtes averti que vous :
traversez une zone réglementée, dangereuse ou interdite, sans autorisation.
Explication
En dehors des signaux visibles sur l'aérodrome, il existe un autre système d'alerte utilisé quand un avion s'approche d'une zone où il n'a pas le droit de voler : un tir pyrotechnique (une fusée éclairante) envoyé depuis le sol. Un artifice éclairant vert et rouge tiré vers vous en vol signifie que vous êtes en train de traverser une zone réglementée, dangereuse ou interdite sans en avoir l'autorisation, et vous devez immédiatement en sortir.
54
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3155) Ce signal disposé sur l'aire à signaux signifie que :
vous pouvez rouler en dehors des voies de circulation (taxiways).
Explication
Le signal en forme d'haltère existe en deux versions : la version simple impose de rester sur les pistes et voies de circulation, tandis qu'une version avec une barre verticale ajoutée dans chacun des deux cercles annule cette contrainte. Ce second signal, disposé sur l'aire à signaux, indique donc que vous pouvez rouler en dehors des voies de circulation (taxiways), par exemple sur l'herbe ou une aire dégagée du terrain.
55
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1755). Ce signal disposé sur l'aire à signaux signifie que :
le circuit d'aérodrome s'effectue par la droite par rapport à l'axe de la piste en service.
Explication
Sans tour de contrôle, le sens dans lequel il faut tourner autour de la piste (à gauche ou à droite, dit « sens du circuit ») doit lui aussi être annoncé visuellement plutôt que par radio. Une flèche coudée pointant vers la droite, disposée sur l'aire à signaux, indique que le circuit d'aérodrome s'effectue par la droite par rapport à l'axe de la piste en service, à l'inverse du sens par la gauche qui est la référence par défaut en l'absence de signal.
56
Un feu vert continu adressé par la tour à un aéronef au sol signifie :
vous êtes autorisé à décoller.
Explication
Le message d'un même feu de couleur donné par la tour dépend de la situation de l'avion : les significations changent selon qu'il s'agit d'un avion en vol ou d'un avion encore au sol. Un feu vert continu adressé à un aéronef au sol signifie qu'il est autorisé à décoller, alors que ce même feu vert continu adressé à un avion en vol signifierait qu'il est autorisé à atterrir.
57
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3175). Vous voyez ce signal dans l'aire à signaux, vous en déduisez que :
des vols de planeurs sont en cours.
Explication
Certains signaux de l'aire à signaux servent à prévenir d'une activité particulière sur le terrain plutôt que de donner une règle de circulation. Une double croix blanche (deux croix accolées) affichée sur l'aire à signaux signale que des vols de planeurs sont en cours sur cet aérodrome, ce qui doit inciter les pilotes d'avions motorisés à redoubler de vigilance en approche et dans le circuit.
58
Un panneau carré rouge à une seule diagonale jaune, disposé sur l'aire à signaux signifie :
précautions spéciales à prendre au cours de l'approche et de l'atterrissage.
Explication
Le panneau rouge avec des diagonales jaunes existe en deux versions selon le nombre de diagonales, chacune correspondant à un niveau de gravité différent. Un panneau carré rouge avec une seule diagonale jaune signifie que des précautions spéciales doivent être prises au cours de l'approche et de l'atterrissage, ce qui est un avertissement de prudence, à distinguer du panneau à deux diagonales qui, lui, interdit purement et simplement d'atterrir.
59
A l'approche d'un aérodrome, vous voyez des signaux lumineux rouges intermittents qui vous sont adressés depuis la tour. Ces signaux signifient :
aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.
Explication
Les signaux lumineux envoyés par la tour aux avions en approche suivent un code précis, différent de celui utilisé pour les avions déjà au sol. Des signaux lumineux rouges intermittents (par éclats répétés) adressés depuis la tour à un avion qui approche signifient « aérodrome dangereux, n'atterrissez pas », le pilote devant alors renoncer à se poser et s'éloigner du terrain.
60
Un feu blanc discontinu adressé par la tour à un aéronef au sol signifie :
retournez à votre point de départ sur l'aérodrome.
Explication
Comme pour les avions en vol, les feux adressés aux avions déjà au sol suivent aussi un code couleur et rythme précis. Un feu blanc discontinu (par éclats) adressé par la tour à un aéronef au sol lui demande de retourner à son point de départ sur l'aérodrome, généralement parce qu'une erreur de roulage ou une consigne a changé.
61
Vous êtes à la verticale d'un aérodrome, vous apercevez deux croix blanches sur la piste. Vous en déduisez que :
la partie de la piste située entre les deux croix est impropre aux manoeuvres des aéronefs.
Explication
Sur la piste elle-même, une ou plusieurs croix blanches marquent directement l'endroit inutilisable, contrairement aux panneaux de l'aire à signaux qui informent de façon générale. Deux croix blanches posées sur la piste indiquent que la partie de piste comprise entre ces deux croix est impropre aux manœuvres des aéronefs et doit donc être évitée lors du roulage, du décollage ou de l'atterrissage.
62
Une croix blanche disposée sur la piste :
signale une partie de piste inutilisable.
Explication
La croix blanche est le signal universel utilisé directement sur une piste ou une voie de circulation pour indiquer qu'elle n'est pas utilisable, un peu comme un ruban de chantier signale une route fermée. Une croix blanche disposée sur la piste signale donc une partie de piste inutilisable, sans préciser d'étendue si elle est seule (contrairement à deux croix, qui délimitent une zone précise entre elles).
63
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1420). Vous arrivez à la verticale d'un aérodrome non contrôlé. Sur l'aire à signaux vous distinguez ce panneau. Il indique :
que les atterrissages sont interdits.
Explication
Sur l'aire à signaux d'un aérodrome non contrôlé, le panneau carré rouge à deux diagonales jaunes formant un X est le signal le plus contraignant : il ne signale pas une simple prudence mais une interdiction totale. Ce panneau indique que les atterrissages sont interdits sur cet aérodrome, comme pour tout terrain affichant ce même signal, quelle que soit la cause du problème.
64
La tour émet une série d'éclats blancs à l'attention d'un aéronef dans la circulation d'aérodrome, cela signifie :
atterrissez à cet aérodrome et gagnez l'aire de trafic.
Explication
Une série d'éclats blancs a une signification bien précise et différente des éclats rouges ou verts, aussi bien pour un avion au sol qu'en vol. Adressée à un avion dans la circulation d'aérodrome, elle signifie « atterrissez à cet aérodrome et gagnez l'aire de trafic », c'est-à-dire qu'il faut se poser puis rouler jusqu'au parking (l'aire de trafic), au lieu de rester dans le circuit.
65
Des croix blanches disposées sur la piste :
signalent qu'une partie de la piste ou toute la piste est inutilisable.
Explication
La croix blanche posée sur une piste est un signal simple à retenir : elle marque toujours une zone impropre à l'usage des aéronefs. Des croix blanches disposées sur la piste signalent qu'une partie de la piste, ou la totalité de la piste, est inutilisable, la quantité et la disposition des croix précisant l'étendue exacte de la zone concernée.
66
En vol, à la verticale d'un aérodrome, vous apercevez un signal lumineux composé d'une série d'éclats rouges qui signifie :
aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.
Explication
En vol, à la verticale d'un aérodrome, la tour peut vous avertir d'un danger par un signal lumineux composé d'une série d'éclats rouges, qui signifie « aérodrome dangereux, n'atterrissez pas ». Ce signal a la même signification, qu'il soit vu à l'approche ou juste au-dessus du terrain : le message d'urgence prime sur la phase de vol exacte où vous vous trouvez.
67
Vous êtes en vent arrière, le contrôleur vous envoie des signaux lumineux vous ordonnant de céder le passage à un autre aéronef. Il s'agit :
d'un feu continu rouge.
Explication
En vent arrière (l'une des étapes du circuit d'aérodrome, où l'avion vole parallèlement à la piste mais dans le sens opposé à celui de l'atterrissage), le contrôleur communique par feux lumineux si besoin. Un ordre de céder le passage à un autre aéronef correspond à un feu continu rouge, un signal fixe (et non par éclats) qui demande simplement de patienter et de rester dans le circuit sans se poser.
68
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1505). Plusieurs croix de ce type placées sur tout ou partie de la piste indique :
qu'une partie ou la totalité de la piste est inutilisable.
Explication
Plusieurs croix blanches placées sur tout ou partie d'une piste fonctionnent comme un balisage d'interdiction directement visible depuis les airs, plus précis qu'un simple panneau sur l'aire à signaux. Ce signal indique qu'une partie ou la totalité de la piste est inutilisable, la zone exacte concernée dépendant de l'endroit où les croix sont réparties sur la piste.
REG01Réglementation — REG01
69
Pour obtenir la licence FCL de pilote privé avion (PPL/A), vous devez avoir suivi un minimum de formation en solo supervisé de :
10 heures
Explication
La licence PPL(A) (Private Pilot Licence Avion, la licence de pilote privé délivrée selon les règles FCL de l'aviation civile européenne) exige un nombre d'heures minimum de formation pratique, réparties entre le vol en double commande (avec un instructeur à bord) et le vol solo supervisé (l'élève seul aux commandes, mais sous la responsabilité de l'école, qui valide chaque vol). Le minimum requis en solo supervisé est de 10 heures, ce qui permet à l'élève de prendre en main l'avion seul avant d'obtenir sa licence complète.
70
Titulaire d'une licence FCL de pilote privé (PPL), vous pouvez transporter des passagers et :
partager avec eux les dépenses de fonctionnement du vol.
Explication
La licence PPL est une licence non commerciale : son titulaire n'a pas le droit de se faire payer pour piloter ou de transporter des passagers moyennant rémunération. En revanche, il peut transporter des passagers et partager avec eux les dépenses de fonctionnement du vol (essence, location de l'avion), ce qui n'est pas considéré comme une activité commerciale puisque le pilote paie lui aussi sa part.
71
Pour obtenir la licence FCL de pilote privé (PPLA), vous devez avoir suivi un minimum de formation en double commande de : (On considère que vous n'avez aucune expérience antérieure à faire valoir).
25 heures.
Explication
En plus du minimum d'heures en solo supervisé, la formation PPL(A) impose un minimum d'heures en double commande, c'est-à-dire avec un instructeur à bord pour apprendre les manœuvres avant de les refaire seul. Pour un candidat n'ayant aucune expérience de vol antérieure à faire valoir, ce minimum est de 25 heures de double commande.
72
La validité de la licence de pilote privé :
dépend de la validité du certificat médical et des qualifications détenues.
Explication
La licence PPL en elle-même n'a pas de date d'expiration fixe une fois délivrée : c'est un titre permanent. Mais elle ne peut être exercée (utilisée pour voler) que si deux conditions restent valides en parallèle : le certificat médical (qui atteste de l'aptitude physique du pilote) et les qualifications détenues (par exemple la qualification de classe sur le type d'avion utilisé), qui, elles, doivent être régulièrement renouvelées.
73
La licence FCL de pilote privé (PPL) est valide :
tant que sont valides une qualification de classe et le certificat médical.
Explication
Une qualification de classe (l'autorisation de piloter une catégorie d'avion donnée, par exemple monomoteur à piston) et le certificat médical ont chacun leur propre durée de validité limitée, contrairement à la licence PPL elle-même qui n'expire pas. La licence FCL de pilote privé reste donc valide, dans le sens où elle peut être exercée, tant que sont valides une qualification de classe et le certificat médical.
74
Pour proroger votre qualification de classe monopilote-monomoteur (SP-SE), si vous n'avez pas effectué, dans l'année précédant l'expiration, 12 heures de vol dont 6 heures comme pilote commandant de bord ainsi que 12 décollages et atterrissages, vous devez avoir réussi un contrôle de compétence avec un examinateur autorisé :
dans les 3 mois précédant l'expiration.
Explication
Pour garder le droit de piloter seul aux commandes, il faut prouver une pratique récente suffisante : dans l'année précédant l'expiration de la qualification de classe monomoteur (SP-SE, single pilot single engine), il faut normalement avoir volé 12 heures dont 6 comme commandant de bord, plus 12 décollages et atterrissages. Si ce n'est pas le cas, le pilote doit réussir un contrôle de compétence (un vol d'évaluation) avec un examinateur autorisé, et ce contrôle doit avoir lieu dans les 3 mois précédant l'expiration de la qualification.
75
Si vous avez laissé expirer votre qualification de classe monopilote-monomoteur (SP-SE) vous devez :
repasser l'épreuve pratique d'aptitude avec un examinateur.
Explication
Il y a une différence importante entre proroger une qualification (la renouveler avant qu'elle expire) et la faire renaître après qu'elle a expiré : dans le second cas, la barre est plus haute. Si la qualification de classe monomoteur (SP-SE) a expiré, le pilote doit repasser l'épreuve pratique d'aptitude complète avec un examinateur, comme s'il repassait son examen initial sur cette classe, et non un simple contrôle allégé.
76
Le temps de vol est la durée écoulée entre l'instant où l'aéronef :
commence à se déplacer en vue de décoller, jusqu'à l'instant auquel il s'immobilise à la fin du vol.
Explication
Cette définition sert à savoir précisément quelles minutes compter dans le carnet de vol du pilote, ce qui est utilisé ensuite pour vérifier les exigences d'heures des licences et qualifications. Le temps de vol est la durée écoulée entre l'instant où l'avion commence à se déplacer en vue de décoller (donc dès le début du roulage, pas seulement quand les roues quittent le sol) jusqu'à l'instant où il s'immobilise à la fin du vol.
77
Pour être commandant de bord d'un avion transportant des passagers, vous devez avoir effectué aux commandes sur un aéronef de même classe (ou de même type, si une qualification de type est exigée) :
3 décollages et 3 atterrissages dans les 3 mois précédant le vol.
Explication
Transporter des passagers impose une règle de récence spécifique, plus stricte et plus rapprochée dans le temps que celle qui régit simplement le maintien de la qualification de classe. Pour être commandant de bord d'un avion transportant des passagers, il faut avoir effectué, aux commandes d'un aéronef de même classe (ou de même type si une qualification de type est exigée), 3 décollages et 3 atterrissages dans les 3 mois précédant le vol.
78
A partir de quel âge un élève pilote pour le LAPL ou le PPL peut être lâché en solo sur avion :
16 ans.
Explication
Voler en solo (seul à bord, sans instructeur) est une étape importante avant l'obtention de la licence complète, et la réglementation fixe donc un âge minimum pour cette première expérience, plus jeune que l'âge requis pour la licence elle-même. Pour le LAPL ou le PPL, un élève pilote peut être lâché en solo sur avion à partir de 16 ans, alors que la licence complète ne peut être délivrée qu'à 17 ans révolus.
79
Pour proroger votre qualification de classe monopilote-monomoteur (SP-SE), si vous avez effectué dans l'année précédant l'expiration 11.5 heures de vol dont 6 heures comme commandant de bord ainsi que 12 décollages et atterrissages, il vous suffit de faire, avec un instructeur, un vol d'une durée minimale de :
1 h.
Explication
Quand un pilote n'atteint pas tout à fait le minimum d'heures requis pour proroger sa qualification, mais reste très proche du seuil et respecte les autres conditions (heures comme commandant de bord, décollages et atterrissages), la règle prévoit une solution allégée plutôt qu'un contrôle complet. Avec 11,5 heures de vol (au lieu de 12) mais 6 heures comme commandant de bord et 12 décollages-atterrissages déjà réalisés, il suffit de faire, avec un instructeur, un vol d'entraînement d'une durée minimale de 1 heure pour compenser ce léger manque.
80
Un candidat obtient sa qualification de classe monopilote monomoteur à piston (SEP) le 15/05/04. Sur sa licence, cette qualification est valide jusqu'au :
31/05/06.
Explication
La validité d'une qualification de classe se calcule non pas jour pour jour depuis l'obtention, mais jusqu'à la fin d'un mois donné, deux ans plus tard, ce qui simplifie le suivi administratif. Une qualification monomoteur à piston (SEP) obtenue le 15/05/04 est donc valide jusqu'au 31/05/06, c'est-à-dire jusqu'à la fin du mois anniversaire, deux ans après, et non jusqu'au 15/05/06.
81
Un pilote détenteur d'une qualification monopilote monomoteur à piston (SEP) effectue une prorogation le 15/05/10. La validité inscrite précédemment était le 31/05/10. La qualification de classe est alors valide jusqu'au :
31/05/2012.
Explication
Quand un pilote proroge (renouvelle en avance) sa qualification avant qu'elle n'expire, le nouveau délai de validité ne part pas de la date où il a volé, mais de l'ancienne date d'expiration : cela évite de perdre de la validité en renouvelant tôt. Une prorogation faite le 15/05/10, alors que la validité précédente courait jusqu'au 31/05/10, donne donc une nouvelle validité jusqu'au 31/05/2012, soit deux ans après l'ancienne échéance.
82
Pour renouveler sa qualification de classe monopilote monomoteur à piston (SEP), un pilote doit :
passer avec succès l'épreuve pratique d'aptitude de cette qualification avec un examinateur (FE).
Explication
Comme pour la qualification de classe monomoteur (SP-SE) vue plus haut, il faut distinguer proroger (renouveler à temps) et renouveler (redonner vie à une qualification déjà expirée), ce second cas étant plus exigeant. Pour renouveler sa qualification de classe monomoteur à piston (SEP), un pilote doit passer avec succès l'épreuve pratique d'aptitude complète de cette qualification avec un examinateur (FE, Flight Examiner).
83
Le certificat provisoire délivré par l'examinateur lors de la réussite à l'épreuve pratique d'aptitude pour la délivrance de la licence pilote privé avion (PPL/A) est valable :
2 mois.
Explication
Entre la réussite de l'examen pratique et la réception de la vraie licence délivrée par l'administration (qui prend un peu de temps administrativement), le pilote a besoin d'un document temporaire pour pouvoir voler entre-temps. Le certificat provisoire délivré par l'examinateur après la réussite de l'épreuve pratique d'aptitude du PPL/A est valable 2 mois, le temps que la licence définitive soit émise.
84
La validité d'une qualification de classe MEP (Multi Engine Piston) est de :
12 mois.
Explication
Les qualifications de classe sur avion à piston (qu'il s'agisse d'un monomoteur SEP ou d'un multimoteur MEP, Multi Engine Piston) suivent la même règle de durée de validité que celle vue précédemment. La validité d'une qualification de classe MEP est de 12 mois, à l'issue desquels elle doit être prorogée ou renouvelée selon que le pilote a ou non maintenu assez d'expérience récente.
85
Vous êtes "lâché" sur le PA28 de votre aéro-club. Ce dernier a décidé de l'équiper d'un tableau de bord à instruments cathodiques. Après les modifications :
vous devrez suivre une formation de familiarisation avec un instructeur qualifié.
Explication
Être « lâché » sur un avion (avoir le droit d'y voler seul aux commandes) ne rend pas automatiquement compétent face à des changements importants apportés à cet avion par la suite. Si l'aéro-club équipe son PA28 d'un tableau de bord à instruments cathodiques (des écrans électroniques remplaçant les instruments classiques à aiguilles), le pilote devra suivre une formation de familiarisation avec un instructeur qualifié avant de reprendre les commandes, même s'il connaissait déjà bien cet avion.
86
Le certificat provisoire délivré par l'examinateur lors de la réussite à l'épreuve pratique d'aptitude pour la délivrance de la licence pilote privé avion (PPL/A) autorise le candidat à voler :
uniquement sur le territoire national.
Explication
Le certificat provisoire délivré par l'examinateur (le même document temporaire évoqué pour la question précédente sur sa durée de 2 mois) a aussi une portée géographique limitée, le temps que la licence définitive, valable dans toute l'Europe, soit émise. Ce certificat autorise le candidat à voler uniquement sur le territoire national, et non à l'étranger, en attendant sa licence PPL/A officielle.
87
Les conditions pour qu'un élève pilote privé avion (PPL/A) puisse voler en solo sont les suivantes : 1 - être autorisé par l'instructeur 2 - avoir une autorisation inscrite sur son carnet de vol 3 - être âgé de 16 ans révolus 4 - être âgé de 17 ans révolus 5 - détenir un certificat médical de classe 1 ou de classe 2 en état de validité 6 - avoir reçu une autorisation orale du chef pilote
1 - 2 - 3 - 5.
Explication
Voler en solo est un moment sensible de la formation, encadré par plusieurs conditions cumulatives qui garantissent que l'élève est prêt et suivi correctement. Les conditions requises sont : être autorisé par l'instructeur, avoir cette autorisation inscrite sur son carnet de vol, être âgé de 16 ans révolus (et non 17, réservés à la licence complète), et détenir un certificat médical de classe 1 ou de classe 2 en état de validité — une simple autorisation orale du chef pilote ne suffit donc pas, il faut une trace écrite.
88
Un élève candidat à la licence de pilote privé avion (PPL/A) est né le 03/07/89. Il ne pourra effectuer un premier vol solo qu'à partir du 03/07/.. :
05.
Explication
Puisque l'âge minimum pour voler en solo est fixé à 16 ans révolus (et non à une année civile entière), il faut calculer la date exacte à partir de la date de naissance, jour pour jour. Né le 03/07/89, l'élève atteint 16 ans révolus le 03/07/2005, ce qui correspond bien à la réponse « 05 ».
89
L'expérience totale minimale exigée pour la délivrance d'une licence de pilote privé avion, pour un candidat non titulaire d'un autre titre aéronautique, est de :
45 heures.
Explication
Ce total d'heures est différent des minimums partiels vus plus haut (10 heures de solo supervisé, 25 heures de double commande) : il s'agit de l'expérience totale minimale, qui doit inclure aussi d'autres types de vols (par exemple les vols de navigation) en plus des minimums en solo et en double commande. Pour un candidat non titulaire d'un autre titre aéronautique, cette expérience totale minimale exigée pour la délivrance de la licence PPL/A est de 45 heures.
90
Pour proroger une qualification de classe monopilote/monomoteur, le titulaire d'une licence de pilote privé PPL(A) doit avoir effectué dans les 12 mois précédant l'expiration : 1 - 12 heures de vol 2 - 6 heures en qualité de commandant de bord 3 - 12 heures en qualité de commandant de bord 4 - 12 décollages et 12 atterrissages 5 - un vol d'entraînement d'au moins 1 heure avec un FIA ou un CRIA 6 - un test sur simulateur de vol
1 - 2 - 4 - 5.
Explication
Pour proroger une qualification de classe monomoteur, le titulaire du PPL(A) doit remplir plusieurs conditions à la fois dans les 12 mois précédant l'expiration : 12 heures de vol au total, dont 6 heures en tant que commandant de bord (et non 12, qui serait excessif), 12 décollages et 12 atterrissages, ainsi qu'un vol d'entraînement d'au moins 1 heure avec un instructeur (FI, Flight Instructor, ou CRI, Class Rating Instructor). Un test sur simulateur de vol n'est en revanche pas exigé pour cette prorogation classique.
91
Un candidat qui échoue à un contrôle de compétence monopilote monomoteur à piston (SEP) avant la date d'expiration de sa qualification de classe :
ne doit pas exercer les privilèges de cette classe avant d'avoir réussi un nouveau contrôle de compétence.
Explication
Le contrôle de compétence peut être tenté même avant l'expiration officielle de la qualification, mais un échec à ce contrôle a un effet immédiat, indépendamment de la date calendaire d'expiration restante. Un candidat qui échoue à un contrôle de compétence monomoteur à piston (SEP) avant la date d'expiration de sa qualification ne doit pas exercer les privilèges de cette classe (c'est-à-dire ne plus voler comme commandant de bord sur ce type d'avion) tant qu'il n'a pas réussi un nouveau contrôle de compétence.
92
La réussite à l'examen en vol pour la délivrance de la licence PPL/A implique l'obtention de la qualification :
de classe ou de type de l'avion utilisé lors de cette épreuve.
Explication
L'examen pratique final du PPL/A se déroule forcément sur un avion précis, et la réussite de cet examen valide à la fois la licence et le droit de piloter ce type d'avion, sans démarche supplémentaire. La réussite à l'examen en vol pour la délivrance de la licence PPL/A implique donc l'obtention automatique de la qualification de classe ou de type de l'avion utilisé lors de cette épreuve.
93
Selon la Convention de Chicago, tout pilote d'un aéronef utilisé en navigation internationale doit détenir à bord une licence de pilote délivrée :
ou validée par l'Etat d'immatriculation de l'aéronef.
Explication
La Convention de Chicago (1944) est le traité qui organise l'aviation civile internationale : chaque avion appartient administrativement à un pays, appelé l'État d'immatriculation (celui qui l'a enregistré, comme une plaque d'immatriculation pour une voiture). C'est cet État qui est responsable de vérifier que l'avion et son équipage respectent les normes de sécurité. Un pilote volant à l'international doit donc avoir à bord une licence délivrée par cet État, ou au minimum reconnue (« validée ») par lui, pour prouver qu'il est autorisé à piloter cet appareil précis.
94
Le PIPER NAVAJO PA31 est un avion certifié monopilote, multimoteur à piston. Pour le piloter, vous devez posséder une qualification valide de :
classe MEP (multi engine piston).
Explication
Pour piloter un type d'avion, il faut détenir la qualification correspondant à sa catégorie technique, un peu comme un permis de conduire distingue moto, voiture ou poids lourd. Le PA31 a deux moteurs à pistons (essence), donc il relève de la catégorie « multimoteur à pistons », appelée MEP (Multi Engine Piston). Le fait qu'il soit certifié « monopilote » signifie seulement qu'un seul pilote suffit légalement à bord (pas besoin de copilote) ; cela ne change rien à l'exigence d'avoir la qualification de classe MEP pour le faire voler.
95
La validité de votre qualification de classe monopilote monomoteur a expiré. Pour jouir à nouveau des privilèges de cette qualification de classe, vous devez procéder à :
son renouvellement.
Explication
Les qualifications de pilote (comme la mention « monomoteur ») ont une durée de validité limitée, un peu comme une carte d'identité qui doit être renouvelée périodiquement. Tant que la qualification est encore valide, on peut la prolonger simplement (« proroger ») en prouvant une expérience récente suffisante. Mais une fois la date d'expiration dépassée, cette procédure simplifiée n'est plus possible : il faut repasser par un « renouvellement », généralement avec un vol de contrôle avec un examinateur, pour retrouver le droit d'exercer les privilèges de cette qualification.
96
Titulaire d'une qualification valide de classe monomoteur monopilote, vous avez effectué 15 heures de vol en tant que commandant de bord (dont 14 atterrissages et décollages) et une heure d'entraînement avec un instructeur dans les douze mois précédant l'expiration de la qualification. Cette qualification pourra être :
prorogée.
Explication
Pour garder une qualification de classe active sans repasser d'examen complet, la réglementation impose de voler régulièrement afin de rester entraîné, un peu comme il faut continuer à conduire pour garder de bons réflexes au volant. Dans les 12 mois précédant l'expiration, il faut avoir cumulé un minimum d'heures de vol en tant que commandant de bord, un nombre minimal d'atterrissages, et un vol d'entraînement avec un instructeur. Le pilote de cet énoncé (15 heures dont 14 atterrissages, plus 1 heure avec un instructeur) remplit ces critères avant l'expiration : sa qualification peut donc être prorogée, c'est-à-dire prolongée sans nouvel examen.
97
La personne habilitée à dispenser une formation pratique pour l'obtention de la licence PPL/A sur un avion de classe monomoteur à piston (SEP), doit être titulaire de la qualification :
FI(A).
Explication
Pour enseigner le pilotage, il ne suffit pas de savoir bien piloter soi-même : il faut une qualification spécifique de formateur, comme un professeur de conduite doit avoir un agrément en plus de son permis. Cette qualification s'appelle FI(A), pour Flight Instructor (Airplane) — instructeur de vol avion. C'est donc un titulaire du FI(A) qui est habilité à dispenser la formation pratique en vue de l'obtention du PPL/A sur avion monomoteur à pistons (SEP, Single Engine Piston).
98
Il y a reconnaissance mutuelle des licences entre les pays membres de l'OACI :
si elles correspondent, au minimum, aux normes publiées par cette organisation.
Explication
L'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale) fixe des standards minimaux communs afin qu'un pilote formé dans un pays puisse être reconnu dans un autre, plutôt que de devoir tout repasser à chaque frontière. Cette reconnaissance mutuelle entre pays membres n'est cependant pas automatique et inconditionnelle : elle ne joue que si la licence délivrée respecte au moins les normes publiées par l'OACI dans ses annexes. En dessous de ce niveau minimal, un autre État n'est pas tenu de la reconnaître.
99
L'âge minimal pour un premier vol en double commande :
n'est pas défini par la réglementation.
Explication
Un vol en double commande est un vol effectué avec un instructeur à bord, sur un avion équipé de deux jeux de commandes, ce qui permet à l'instructeur de reprendre les commandes à tout moment. Contrairement au premier vol solo (seul aux commandes), qui lui est soumis à un âge minimal fixé par la réglementation, aucun âge plancher n'est imposé pour effectuer un premier vol accompagné d'un instructeur : c'est l'école qui apprécie si l'élève est en mesure de suivre la leçon.
100
Le titulaire d'un Brevet de base avion candidat à l'obtention d'une licence PPL/A peut faire prendre en compte comme expérience en vol au titre de sa formation :
10% des heures qu'il a effectuées après le Brevet de base, en tant que commandant de bord et dans la limite de 10 heures.
Explication
Le Brevet de base est un titre aéronautique plus limité que le PPL (licence de pilote privé), permettant de voler seul à bord d'un avion léger sur le territoire national, mais sans donner tous les privilèges du PPL. Si le titulaire de ce brevet souhaite ensuite obtenir le PPL/A, la réglementation lui permet de faire valoir une partie de l'expérience acquise entre-temps, afin de ne pas repartir totalement de zéro. Concrètement, il peut compter 10 % des heures effectuées en tant que commandant de bord après le Brevet de base, dans la limite de 10 heures au total.
101
L'Organisation de l'Aviation Civile Internationale promulgue :
des normes et pratiques recommandées.
Explication
L'OACI n'est pas un gouvernement mondial de l'aviation : elle n'a pas le pouvoir d'imposer directement des lois à chaque pays. Son rôle est de publier des normes et pratiques recommandées (des standards techniques et de sécurité communs), rassemblées dans des annexes, que les États membres s'engagent ensuite à intégrer dans leur propre réglementation nationale.
102
Le sigle OACI signifie :
Organisation de l'Aviation Civile Internationale.
Explication
OACI est un sigle formé des premières lettres de chaque mot du nom complet de l'organisation, comme beaucoup d'organismes internationaux. Il signifie Organisation de l'Aviation Civile Internationale (en anglais ICAO, International Civil Aviation Organization), l'institution des Nations Unies chargée de fixer les standards mondiaux de l'aviation civile.
103
Parmi les normes et pratiques recommandées publiées par l'OACI dans ses annexes, se trouvent celles concernant :
les cartes aéronautiques.
Explication
Les annexes de l'OACI couvrent différents domaines techniques de l'aviation (licences, règles de l'air, cartes, communications, etc.), chacune traitant d'un sujet précis, un peu comme les chapitres d'un même code de la route mondial. Parmi ces sujets figure notamment celui des cartes aéronautiques (leur contenu, leur présentation, leurs symboles), qui fait l'objet d'une annexe dédiée afin que tous les pays produisent des cartes lisibles et cohérentes entre elles.
104
La validité de l'examen théorique pilote privé avion (PPL/A) est de :
24 mois.
Explication
Un examen théorique n'est valide que pour un temps limité, car les connaissances et la réglementation évoluent : cela pousse à ne pas trop attendre avant de finaliser sa licence. Pour le PPL/A, une fois l'examen théorique réussi, il reste valable 24 mois : le candidat doit réussir son épreuve pratique en vol et obtenir sa licence dans ce délai, sinon il devra repasser la théorie.
105
Pour obtenir l'examen théorique pilote privé avion (PPL/A) vous devez réussir toutes les épreuves en une ou plusieurs fois sur une période maximale de :
18 mois.
Explication
L'examen théorique du PPL/A est en réalité composé de plusieurs épreuves (matières séparées comme la météo, la navigation, la réglementation, etc.), que l'on peut présenter en une ou plusieurs sessions plutôt que toutes le même jour. Mais il existe une limite de temps globale : il faut avoir validé la totalité de ces épreuves dans un délai maximal de 18 mois, calculé depuis la première tentative, pour que l'ensemble reste cohérent et à jour.
106
Un candidat à la licence de pilote privé avion (PPL/A) né le 03/07/95 ne pourra se présenter à l'épreuve pratique en vol qu'à partir du :
03/07/2012.
Explication
La réglementation fixe un âge minimal pour certaines étapes clés de la formation, un peu comme le permis de conduire n'est accessible qu'à partir d'un certain âge. Pour se présenter à l'épreuve pratique en vue du PPL/A, il faut avoir atteint 17 ans révolus (l'âge minimal de délivrance de cette licence). Né le 03/07/1995, ce candidat atteint 17 ans le 03/07/2012, date à partir de laquelle il peut donc se présenter à cette épreuve.
107
Un pilote dont la validité de la qualification de classe monomoteur à piston avion a expiré doit :
se représenter et réussir l'épreuve pratique d'aptitude.
Explication
Quand une qualification est encore valide, une simple prorogation (extension) suffit si l'expérience récente est là. Mais si elle a expiré depuis trop longtemps, la confiance dans le niveau du pilote n'est plus suffisante pour se contenter d'un vol d'entraînement : il doit alors se représenter et réussir une véritable épreuve pratique d'aptitude, comme un nouvel examen, pour prouver qu'il a retrouvé le niveau requis avant de pouvoir revoler sur ce type d'avion.
108
Pour un pilote âgé de 45 ans, la validité de l'examen médical de classe 2 est :
2 ans.
Explication
Le certificat médical atteste que le pilote est physiquement et mentalement apte à voler ; sa durée de validité diminue avec l'âge, car les risques de santé augmentent avec le temps, un peu comme un contrôle technique automobile devient plus fréquent sur un véhicule ancien. Pour un pilote de 45 ans (donc entre 40 et 50 ans), le certificat médical de classe 2 (le certificat standard requis pour le PPL) est valable 2 ans, contre une durée plus longue en dessous de 40 ans et plus courte au-delà de 50 ans.
109
La délivrance d'une licence pilote privé avion (PPL/A) est soumise aux conditions suivantes : 1 - avoir 17 ans révolus 2 - être âgé de 16 ans révolus 3 - détenir un certificat médical de classe 1 ou 2 valide 4 - totaliser au moins 45 heures de vol 5 - avoir effectué une formation homologuée dans un ATO ou un organisme de formation déclarée DTO 6 - être titulaire de l'examen théorique de PPL(A) 7 - avoir passé avec succès l'épreuve pratique d'aptitude
1-3-4-5-6-7.
Explication
Obtenir une licence de pilote privé avion, c'est comme obtenir un diplôme : il faut remplir plusieurs conditions cumulatives (âge, santé, formation, examens). La réglementation exige d'avoir 17 ans révolus (et non 16, qui correspond en réalité à l'âge minimal pour voler seul en solo, pas pour obtenir la licence), de détenir un certificat médical valide, d'avoir totalisé au moins 45 heures de vol, d'avoir suivi une formation homologuée en école agréée (ATO) ou déclarée (DTO), et d'avoir réussi l'examen théorique ainsi que l'épreuve pratique. C'est pourquoi la combinaison correcte exclut la condition « 16 ans » et retient 1-3-4-5-6-7.
110
Un vol supervisé est :
un vol solo effectué par un élève pilote sous la responsabilité d'un instructeur.
Explication
Un vol solo est un vol où l'élève pilote est seul à bord, sans instructeur physiquement présent dans l'avion. On parle de vol supervisé lorsque ce vol solo est effectué sous la responsabilité d'un instructeur, qui l'a autorisé, briefé et qui suit le vol depuis le sol (par exemple depuis la tour ou la fréquence) : l'élève est seul aux commandes, mais le cadre pédagogique et la responsabilité restent ceux de l'instructeur.
REG02Réglementation — REG02
112
Sauf indication contraire spécifiée, la branche vent arrière d'un circuit d'aérodrome se parcourt à une hauteur (AAL) de :
300 m (1000 ft).
Explication
Le tour de piste (circuit d'aérodrome) est le trajet standard suivi par les avions autour d'une piste pour s'intégrer, atterrir ou décoller de façon prévisible, comme des voies balisées permettant à plusieurs véhicules de se croiser sans se gêner. L'image illustre ses différentes branches (montée initiale, vent traversier, vent arrière, étape de base, finale). Sauf indication contraire (par exemple sur la carte VAC de l'aérodrome), la branche vent arrière — celle qui longe la piste en sens opposé à l'atterrissage — se vole à une hauteur standard de 300 m (1000 ft) au-dessus du niveau de l'aérodrome (AAL, Above Aerodrome Level), une référence commune à tous permettant d'éviter les collisions.
113
Sur un aérodrome où la radio est obligatoire, un AFIS vous passe les paramètres et vous signale qu'il n'y a pas d'autre trafic:
vous pouvez vous intégrer en étape de base ou en finale.
Explication
Un AFIS (Aerodrome Flight Information Service, service d'information de vol d'aérodrome) est un agent au sol qui renseigne les pilotes (météo, piste en service, trafic) mais qui ne donne pas d'autorisations de contrôle comme le ferait une tour ; la décision finale revient toujours au pilote. Puisqu'il vous a transmis les paramètres et confirmé qu'il n'y a pas d'autre trafic, rien n'impose de suivre tout le tour de piste depuis le début : vous pouvez donc choisir de vous intégrer plus tard, directement en étape de base ou en finale, en toute sécurité.
114
Le Té d'atterrissage indique :
le sens de décollage et d'atterrissage.
Explication
Avant la généralisation des liaisons radio et des manches à air modernes, certains terrains utilisaient des panneaux au sol pour communiquer visuellement avec les pilotes en vol. Le Té d'atterrissage est un grand panneau en forme de T posé près de la piste : son orientation indique aux pilotes le sens dans lequel il faut décoller et atterrir (généralement face au vent), un signal simple et lisible depuis les airs sans avoir besoin de radio.
115
Vous arrivez sur un aérodrome en dehors des horaires de fonctionnement de l'AFIS. Pour intégrer le circuit :
vous devez examiner l'aérodrome d'une hauteur supérieure à celle du tour de piste puis rejoindre le début de la branche vent arrière.
Explication
En dehors des horaires de fonctionnement de l'AFIS (service d'information au sol), personne ne peut renseigner le pilote sur le vent, la piste en service ou le trafic présent : c'est donc à lui seul d'observer la situation avant de s'intégrer, comme on ralentit et on regarde autour de soi avant de s'engager sur une route sans feu de circulation. La méthode consiste à survoler l'aérodrome à une hauteur supérieure à celle du tour de piste (pour ne gêner aucun avion déjà en circuit), observer la piste active et le trafic, puis descendre pour rejoindre le début de la branche vent arrière et s'intégrer normalement.
117
Sur un aérodrome contrôlé, l'organisme qui délivre les clairances est assuré par :
la tour de contrôle (TWR).
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, un contrôleur au sol donne des instructions contraignantes appelées clairances (autorisations : rouler, décoller, s'intégrer, atterrir…), un peu comme un agent de circulation qui donne le feu vert. C'est la tour de contrôle (TWR, control tower) qui assure ce service de contrôle et délivre ces clairances, contrairement à un simple service d'information qui ne fait que renseigner sans autoriser.
118
A l'arrivée sur un terrain contrôlé, vous tombez en panne radio avant d'avoir reçu la clairance d'intégration :
vous ne devez pas vous intégrer, sauf en cas d'urgence.
Explication
Avant de recevoir une clairance (autorisation) d'intégration, un pilote n'est pas encore admis dans le circuit contrôlé par la tour, un peu comme on n'entre pas sur une route surveillée sans feu vert. En cas de panne radio à ce stade, il n'a donc aucun moyen de savoir si sa présence est compatible avec le trafic géré par le contrôleur : il ne doit pas s'intégrer, sauf situation d'urgence où la sécurité prime sur la procédure normale.
119
Dans le circuit d'un aérodrome contrôlé, l'évitement des abordages incombe :
au commandant de bord.
Explication
Même sur un aérodrome contrôlé, où un contrôleur donne des instructions pour organiser le trafic, celui-ci ne « voit » pas tout en permanence et ne peut pas garantir une séparation parfaite entre tous les avions en circuit. La responsabilité finale d'éviter les collisions (l'évitement des abordages, en gardant les yeux dehors) reste donc toujours celle du commandant de bord, qui doit rester vigilant même en suivant les instructions de la tour.
121
A l'arrivée sur un terrain contrôlé, vous tombez en panne radio après avoir reçu la clairance d'intégration :
vous suivez la dernière clairance, puis vous poursuivez jusqu'à l'atterrissage, en accord avec d'éventuelles instructions complémentaires transmises par signaux visuels.
Explication
Une fois qu'une clairance d'intégration a été reçue, le pilote est déjà autorisé et intégré dans le circuit géré par la tour ; la perte de radio après ce moment ne remet donc pas en cause cette autorisation. Il doit alors continuer à appliquer la dernière clairance reçue jusqu'à l'atterrissage, en restant attentif à d'éventuelles instructions complémentaires transmises par signaux visuels (par exemple des feux ou fusées envoyés depuis la tour), qui remplacent la radio devenue muette.
122
Vous arrivez sur un aérodrome où la radio est obligatoire, un agent AFIS vous transmet les paramètres et vous signale un avion en étape de base :
vous devez vous intégrer en vent arrière.
Explication
Quand l'AFIS signale la position d'un autre avion déjà en circuit (ici en étape de base), il donne une information de trafic pour que chacun s'organise sans se gêner, un peu comme on regarde où sont les autres véhicules avant de s'insérer sur une route. Puisqu'un avion est déjà plus avancé dans le circuit (en étape de base), la logique est de rejoindre le circuit en amont de lui, c'est-à-dire en vent arrière, pour respecter l'ordre naturel de progression vers la piste.
124
Un organisme AFIS assure les services :
d'information de vol et d'alerte, seulement.
Explication
Un AFIS (service d'information de vol d'aérodrome) a un rôle plus limité qu'une tour de contrôle : il ne délivre pas de clairances (autorisations contraignantes) mais assure uniquement deux missions, informer les pilotes (météo, trafic, piste en service) et déclencher l'alerte en cas de besoin (par exemple si un avion attendu ne se manifeste plus), sans jamais diriger activement la circulation.
125
Un aérodrome contrôlé est uniquement accessible aux aéronefs :
pouvant établir une liaison radio avec la tour de contrôle.
Explication
Un aérodrome contrôlé fonctionne avec des autorisations (clairances) transmises par radio par la tour de contrôle ; sans cette communication, un pilote ne pourrait ni recevoir ni respecter ces instructions, ce qui rendrait sa présence dangereuse pour les autres. C'est pourquoi seuls les aéronefs capables d'établir une liaison radio avec la tour de contrôle sont autorisés à évoluer sur ce type d'aérodrome.
126
La tour de contrôle rend les services :
du contrôle, d'information de vol et d'alerte.
Explication
Contrairement à l'AFIS qui se limite à informer et alerter, la tour de contrôle (TWR) cumule trois services : le contrôle (elle donne des instructions contraignantes pour organiser activement le trafic), l'information de vol, et l'alerte. C'est cette capacité à donner des clairances qui distingue fondamentalement un aérodrome contrôlé d'un aérodrome équipé seulement d'un AFIS.
127
Quand il existe, le marquage axial d'une piste est constitué d'un trait :
discontinu blanc.
Explication
Au sol, la couleur et la forme des marquages permettent de distinguer immédiatement une piste (réservée au décollage/atterrissage) d'une voie de circulation, un peu comme des marquages au sol différents distinguent une autoroute d'une bretelle. Le marquage axial (la ligne centrale) d'une piste, quand il existe, est un trait discontinu (en pointillés) de couleur blanche, le blanc étant la couleur conventionnellement réservée aux marquages de piste.
129
L'orientation de la piste est définie en référence au :
nord magnétique.
Explication
Les instruments de bord (le compas, l'indicateur de cap) mesurent le nord magnétique et non le nord géographique, qui diffèrent légèrement selon les endroits du globe. Pour que les repères utilisés en vol correspondent directement à ce que lit le pilote dans le cockpit, l'orientation d'une piste — et donc son numéro — est définie par rapport au nord magnétique plutôt qu'au nord vrai.
130
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3170). Le circuit d'aérodrome s'effectue :
par la gauche.
Explication
Le sens dans lequel on tourne autour d'une piste (le circuit d'aérodrome) n'est pas laissé au hasard : il est défini pour chaque aérodrome, généralement indiqué sur sa carte d'aérodrome (carte VAC), afin que tous les pilotes tournent du même côté et ne se croisent pas frontalement. Sur la carte annexée à cette question, le circuit de cet aérodrome est indiqué comme se faisant par la gauche (virages à gauche), ce qui correspond d'ailleurs à la convention par défaut utilisée en l'absence d'indication contraire.
131
Vous devez vous tenir à l'écart des circuits d'un aérodrome contrôlé si :
votre aéronef ne possède pas d'équipement radio.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, la présence dans le circuit suppose de pouvoir recevoir et respecter les clairances (autorisations) données par la tour de contrôle par radio. Un aéronef qui ne possède pas d'équipement radio ne peut ni recevoir ces instructions ni signaler sa position : il doit donc rester à l'écart du circuit pour ne pas créer de risque de collision non maîtrisé par le contrôleur.
132
Vous devez vous tenir à l'écart des circuits d'un aérodrome non contrôlé si :
vous n'avez pas l'intention de l'utiliser.
Explication
Le circuit d'un aérodrome non contrôlé est une zone où plusieurs avions manœuvrent à basse hauteur pour atterrir ou décoller, un espace qu'il vaut mieux éviter de traverser sans raison, comme on évite de couper à travers un rond-point sans y entrer réellement. Si vous n'avez pas l'intention d'utiliser cet aérodrome (atterrir ou décoller), vous devez donc rester à l'écart de son circuit, pour ne pas gêner ni mettre en danger les avions qui l'utilisent réellement.
133
La couleur des feux délimitant les aires de parking est :
bleue.
Explication
Au sol, chaque type de zone est signalé par une couleur de balisage lumineux différente pour que les pilotes s'orientent de nuit sans confusion, comme un code couleur routier. Les feux blancs bordent généralement la piste elle-même, tandis que les feux qui délimitent les aires de parking (les zones de stationnement des avions) sont de couleur bleue, comme le montre l'image où les points bleus bordent les voies et aires en dehors de la piste illuminée en blanc.
136
Vous décollez en piste 11 pour un tour de piste à main gauche. La route de la branche vent traversier est :
020°.
Explication
Dans un tour de piste, après le décollage, l'avion monte d'abord dans l'axe de la piste (montée initiale), puis vire pour rejoindre la branche vent traversier, perpendiculaire à la piste. En piste 11, l'orientation de la piste (le QFU) est d'environ 110°. Pour un tour de piste à main gauche, on vire de 90° vers la gauche après le décollage : 110° − 90° = 020°, ce qui correspond bien à la route suivie sur la branche vent traversier.
137
L'aire de trafic est :
l'ensemble des aires de stationnement, d'avitaillement en carburant et d'entretien.
Explication
L'aire de trafic (aussi appelée apron) désigne les zones au sol dédiées aux avions en dehors des pistes et voies de circulation actives, c'est-à-dire l'ensemble des aires de stationnement, d'avitaillement en carburant et d'entretien — un peu comme le parking et l'atelier d'une station-service, distincts de la route elle-même.
138
L'utilisation d'un équipement PCL (Pilot Controlled Lighting) sur un aérodrome permet :
de télécommander le fonctionnement du balisage de piste par des actions sur l'alternat de la radio de bord en dehors des horaires de service de l'organisme qui assure la circulation d'aérodrome.
Explication
Sur certains petits aérodromes, personne n'est présent en permanence pour allumer le balisage lumineux de la piste, notamment en dehors des horaires de service de l'organisme au sol. Le PCL (Pilot Controlled Lighting, balisage télécommandé par le pilote) permet alors au pilote lui-même d'allumer ce balisage à distance, en actionnant plusieurs fois l'alternat (le bouton d'émission) de sa radio de bord sur la fréquence de l'aérodrome, un peu comme on allume une lumière avec une télécommande.
139
Le marquage axial au sol des bretelles d'accès aux pistes est de couleur :
jaune.
Explication
Comme pour les pistes, la couleur des marquages au sol permet de distinguer immédiatement les différentes zones de l'aérodrome. Les bretelles d'accès aux pistes (les voies de circulation reliant l'aire de trafic à la piste) sont marquées par un trait axial de couleur jaune, le jaune étant la couleur conventionnelle réservée aux voies de circulation, par opposition au blanc réservé aux pistes.
140
Vous êtes aligné au seuil d'une piste dont le QFU est 086°. Vous en déduisez que le numéro de piste sera :
09 car c'est l'orientation magnétique de la piste, en dizaines de degrés, arrondie à la dizaine supérieure.
Explication
Le numéro peint au seuil d'une piste correspond à son orientation magnétique arrondie, exprimée en dizaines de degrés, pour rester lisible avec seulement deux chiffres (comme 09, 27, etc.). Avec un QFU (orientation magnétique de la piste) de 086°, on divise par 10 (8,6) puis on arrondit à la dizaine de degrés la plus proche, soit 9 : le numéro de piste affiché sera donc 09.
141
La piste de l'aérodrome a un seuil décalé. Au roulage, pour vous aligner et décoller :
vous pouvez remonter la piste au-delà du seuil décalé et vous aligner au début de celle-ci.
Explication
Un seuil décalé est un début de piste utilisable pour l'atterrissage repoussé plus loin que le vrai début du revêtement, souvent pour éviter un obstacle en approche (comme une route ou des arbres) tout en gardant plus de piste disponible pour le décollage. Comme cette restriction ne concerne que l'atterrissage, un avion qui décolle peut remonter la piste au-delà du seuil décalé et s'aligner tout au début du revêtement, afin de bénéficier de la plus grande distance de roulement possible.
144
Sur un aérodrome contrôlé, il est nécessaire d'obtenir une clairance avant :
de pénétrer sur la piste.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, chaque étape sensible du trajet au sol ou en vol (rouler, s'aligner, décoller, atterrir) nécessite l'accord préalable du contrôleur, appelé clairance, afin d'éviter tout conflit avec un autre avion ou véhicule. Pénétrer sur la piste — l'endroit où un incident aurait les conséquences les plus graves — exige donc systématiquement d'avoir obtenu cette clairance avant de s'y engager, un peu comme il faut le feu vert avant de traverser un passage à niveau.
145
Le numéro d'une piste orientée au 298° par rapport au nord magnétique est :
30.
Explication
Le numéro d'une piste est calculé à partir de son orientation magnétique divisée par 10 et arrondie à l'entier le plus proche. Une piste orientée au 298° donne 29,8, qui s'arrondit à 30 : son numéro est donc 30 (et non 29, car on arrondit au plus proche et non en tronquant).
146
Un prolongement d'arrêt est utilisable pour :
une accélération arrêt uniquement.
Explication
Un prolongement d'arrêt (stopway) est une surface aménagée dans le prolongement de la piste, mais qui n'est pas construite selon les mêmes normes de résistance et de marquage qu'une piste normale : elle n'est donc pas prévue pour un décollage ou un atterrissage habituel. Elle sert uniquement de marge de sécurité en cas d'accélération-arrêt, c'est-à-dire si le décollage est interrompu et que l'avion a besoin d'espace supplémentaire pour s'arrêter en toute sécurité au-delà de la piste.
147
Dans le circuit de piste d'un aérodrome contrôlé, l'organisme qui délivre les clairances est :
la tour de contrôle (TWR).
Explication
Comme pour tout aérodrome contrôlé, c'est la tour de contrôle (TWR) qui gère activement le trafic et délivre les clairances (autorisations) aux avions évoluant dans le circuit de piste, qu'il s'agisse de rejoindre le circuit, de s'aligner ou d'atterrir, contrairement à un simple service d'information qui se contenterait de renseigner sans autoriser.
148
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-4748). Le panneau, sur lequel vous lisez l'inscription "A12", indique :
un point d'attente avant d'entrer sur la piste 12.
Explication
Sur un aérodrome, avant d'entrer sur une piste, les pilotes doivent s'arrêter à un endroit précis appelé point d'attente, matérialisé par un panneau au sol — un peu comme un stop avant de traverser une route prioritaire. Ce panneau indique la lettre de la voie de circulation (le chemin qu'empruntent les avions au sol, aussi appelé taxiway) suivie du numéro de la piste concernée. L'inscription "A12" signifie donc qu'il s'agit du point d'attente situé sur la voie A, juste avant l'entrée sur la piste 12, où l'avion doit stopper et attendre une autorisation avant de s'y engager.
150
Vous voyez un aéronef se poser sur une piste revêtue longue de 1200 m. Les points d'attente ne sont pas matérialisés. Vous devez attendre à une distance du bord de piste au moins égale à :
50 mètres.
Explication
Quand une piste n'a pas de points d'attente matérialisés au sol (pas de panneau ni de marquage), la réglementation fixe quand même une distance minimale à respecter pour rester bien à l'écart de la piste et ne pas gêner les avions qui décollent ou atterrissent — un peu comme rester en retrait d'une voie ferrée en l'absence de barrière. Pour une piste revêtue (recouverte de bitume ou de béton) longue de 1200 mètres ou plus, cette distance minimale est fixée à 50 mètres du bord de piste.
151
En l'absence de dispositions différentes décrites sur la carte d'aérodrome, le circuit d'aérodrome doit être parcouru en effectuant les virages dans un sens défini et la vent arrière doit être effectuée à une hauteur définie par rapport à l'aérodrome, soit respectivement :
par la gauche et à 1000 ft.
Explication
Le circuit d'aérodrome est le trajet standard que suivent les avions autour d'un terrain pour arriver ou repartir de façon ordonnée, un peu comme un rond-point qui organise la circulation autour d'un carrefour. Sauf indication contraire donnée par un panneau ou la carte d'aérodrome, les virages de ce circuit se font par la gauche, et l'étape appelée vent arrière — le segment volé parallèlement à la piste mais dans le sens opposé — se réalise à une hauteur de 1000 pieds (environ 300 mètres) au-dessus du niveau de l'aérodrome.
152
Sur une piste disposant d'un seuil décalé, vous devez :
atterrir après le seuil décalé.
Explication
Sur certaines pistes, le tout début du revêtement n'est pas utilisable pour se poser, par exemple à cause d'un obstacle ou d'une zone de sécurité à respecter en bout de piste; on décale alors le seuil, c'est-à-dire le point à partir duquel l'atterrissage est autorisé, plus loin sur la piste. Ce seuil décalé est signalé par un marquage spécifique, et l'atterrissage doit obligatoirement se faire après cette limite, jamais avant.
154
La manche à air permet d'estimer :
la force et la direction du vent au sol.
Explication
La manche à air est ce cône de tissu orange et blanc visible sur un aérodrome, qui se gonfle et s'oriente sous l'effet du vent — comme un drapeau qui indique d'où souffle le vent. Sa direction montre d'où vient le vent, et son degré de gonflement (à quel point elle est horizontale ou retombante) donne une estimation de sa force: bien gonflée et horizontale, le vent est fort; molle et pendante, il est faible. C'est un instrument simple et purement visuel, qui renseigne uniquement sur le vent au sol, pas en altitude.
155
Le QFU (orientation de la piste) s'exprime par rapport au nord :
magnétique.
Explication
Le QFU désigne l'orientation d'une piste, c'est-à-dire la direction vers laquelle un avion se dirige lorsqu'il atterrit ou décolle sur cette piste. Comme le compas dans le cockpit indique le nord magnétique (et non le nord géographique, qui est légèrement différent), toutes les orientations de piste utilisées en aviation, dont le QFU, sont exprimées par rapport à ce nord magnétique, pour rester cohérentes avec les instruments de bord.
156
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3234). Vous êtes en approche finale sur un aérodrome dont la piste est équipée d'un VASIS (indicateur visuel de pente d'approche). Vous en déduisez que l'aéronef :
est au-dessus du plan nominal de descente.
Explication
Le VASIS (et son évolution la plus courante, le PAPI) est une aide visuelle installée au bord de la piste, faite de plusieurs feux, qui permet au pilote de savoir s'il est sur la bonne pente de descente vers la piste, trop haut ou trop bas — un peu comme un fil à plomb lumineux. La règle de base est que les feux blancs signalent que l'on est trop haut par rapport au plan idéal, et les feux rouges que l'on est trop bas. Sur l'image, tous les feux apparaissent blancs, ce qui indique que l'avion est au-dessus du plan nominal de descente et doit donc perdre un peu d'altitude pour se replacer sur la trajectoire correcte.
157
Sur un aérodrome contrôlé, la circulation au sol des aéronefs est soumise à une autorisation délivrée par :
le contrôleur aérien.
Explication
Un aérodrome est dit contrôlé lorsqu'un service de contrôle de la circulation aérienne y est assuré par des contrôleurs installés en tour de contrôle, chargés d'organiser et de séparer les avions, un peu comme un agent de circulation à un carrefour. Sur un tel aérodrome, un pilote ne peut pas rouler librement au sol: il doit systématiquement obtenir une autorisation du contrôleur aérien avant de démarrer, rouler ou franchir une piste, afin d'éviter tout risque de collision au sol.
158
Les feux lumineux du balisage du seuil et de l'autre extrémité de la piste en service sont respectivement :
verts - rouges.
Explication
Les pistes sont bordées de feux de couleurs différentes qui permettent aux pilotes de s'orienter la nuit ou par faible visibilité, un peu comme les feux qui balisent une route. Le seuil de piste, c'est-à-dire le début de la zone utilisable pour atterrir, est marqué par des feux verts, tandis que l'extrémité opposée, qui signale la fin de la piste, est marquée par des feux rouges — le vert annonçant "vous pouvez vous poser ici" et le rouge "attention, c'est la fin de la piste".
159
Vous arrivez aux abords d'un aérodrome non contrôlé où il n'y a pas de fréquence publiée. Vous affichez sur le poste de radiocommunication la fréquence :
123,500 MHz.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé (sans tour de contrôle), les pilotes doivent annoncer leurs intentions et leur position sur une fréquence radio commune, afin que tout le monde sache où se trouvent les autres avions — un peu comme s'annoncer sur un canal radio partagé. Lorsqu'aucune fréquence spécifique n'est publiée pour ce terrain, une fréquence par défaut standardisée en France est utilisée pour ce type d'auto-information: 123,500 MHz.
160
Vous voyez un aéronef se poser sur une piste en herbe longue de 1200 m. Les points d'attente ne sont pas matérialisés. Vous devez attendre à une distance du bord de piste au moins égale à :
à une distance raisonnable du bord de la piste de manière à ne pas gêner les mouvements des autres aéronefs.
Explication
Quand une piste n'a pas de points d'attente matérialisés au sol, la réglementation prévoit une distance de sécurité à respecter avant d'y accéder, pour ne pas gêner les avions en évolution. Contrairement à une piste revêtue où une distance chiffrée précise s'applique, sur une piste en herbe (piste non bitumée) la règle est plus souple: il suffit de s'arrêter à une distance raisonnable du bord de piste, suffisante pour ne pas perturber les mouvements des autres aéronefs, sans valeur fixe imposée.
162
Dans le circuit d'un aérodrome contrôlé, l'anti-collision incombe : 1 - au commandant de bord 2 - au contrôleur d'aérodrome 3 - à l'agent AFIS
1.
Explication
L'anti-collision, c'est-à-dire la responsabilité d'éviter les autres avions et les obstacles, repose sur le principe de base du pilotage à vue: voir et éviter. Même dans un circuit d'aérodrome contrôlé, où un contrôleur d'aérodrome organise la circulation et fournit des informations, c'est toujours le commandant de bord — le pilote responsable de l'avion — qui garde la responsabilité finale d'assurer visuellement l'évitement des autres appareils.
164
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-4683). Un avion VFR situé sur un plan de 5% en finale sur la piste 28 revêtue de Carcassonne (LFMK) observe sur le PAPI :
plus de feux rouges que de blancs.
Explication
Le PAPI est une rangée de feux au bord de la piste qui indique au pilote sa position par rapport à la pente idéale de descente: plus il y a de feux rouges par rapport aux feux blancs, plus l'avion est bas par rapport à cette pente, et inversement pour les feux blancs. La carte d'aérodrome (l'annexe utilisée pour cette question) précise l'angle de descente nominal propre à cette piste 28 de Carcassonne, plus raide que 5%. Comme l'avion vole ici sur un plan à seulement 5%, moins pentu que la pente de référence, il se trouve en dessous du plan idéal et observe donc plus de feux rouges que de feux blancs sur le PAPI.
165
Une clairance ATC est délivrée pour : 1 - la mise en route 2 - l'arrêt au parking 3 - le roulage 4 - l'atterrissage 5 - le décollage
3, 4, 5.
Explication
Une clairance ATC est une autorisation donnée par le contrôleur aérien pour effectuer une action précise qui a un impact direct sur la circulation et la sécurité des autres avions, comme un feu vert accordé au bon moment. Les phases qui nécessitent une telle autorisation sont celles où l'avion se déplace sur les zones de manœuvre ou en vol: le roulage (se déplacer au sol vers ou depuis la piste), le décollage et l'atterrissage. En revanche, la mise en route des moteurs et l'arrêt au point de stationnement ne nécessitent pas de clairance à proprement parler.
166
L'aide visuelle à l'atterrissage (PAPI) matérialise un plan d'approche correct si vous observez :
2 feux rouges et 2 feux blancs.
Explication
Le PAPI est composé de plusieurs rangées de feux (généralement quatre) qui indiquent, par leur couleur, si l'avion est sur, au-dessus, ou en dessous de la pente d'approche idéale. Le plan d'approche est jugé correct lorsque le pilote observe un équilibre entre les deux couleurs, c'est-à-dire 2 feux rouges et 2 feux blancs, signe que l'avion suit précisément la trajectoire de descente prévue.
167
L'aire de manoeuvre d'un aérodrome est composée des : 1 - aires de stationnement 2 - aires d'avitaillement 3 - aires d'entretien 4 - pistes 5 - taxiways
4, 5.
Explication
Un aérodrome est divisé en plusieurs zones selon leur usage: certaines servent uniquement au stationnement, à l'avitaillement (faire le plein) ou à l'entretien des avions, tandis que d'autres servent aux mouvements des avions pour décoller, atterrir ou circuler au sol. L'aire de manoeuvre regroupe précisément cette seconde catégorie: les pistes, où se font décollages et atterrissages, et les voies de circulation (taxiways), qui relient les pistes aux zones de stationnement. Elle exclut donc les aires de stationnement, d'avitaillement et d'entretien, qui appartiennent à l'aire de trafic.
168
Le balisage des obstacles situés à proximité ou sur l'aire de manoeuvre est de couleur(s) :
blanche et rouge.
Explication
Les obstacles situés à proximité ou sur les zones où évoluent les avions (comme des grues, pylônes ou bâtiments élevés) doivent être rendus bien visibles pour les pilotes, un peu comme les bandes réfléchissantes sur un obstacle routier. La réglementation impose pour cela un balisage en couleurs alternées blanche et rouge, qui permet de repérer facilement ces obstacles de jour, en complément d'un balisage lumineux la nuit.
170
Le numéro d'une piste est fonction de son orientation par rapport au Nord :
magnétique.
Explication
Le numéro attribué à une piste correspond directement à son orientation, exprimée en degrés, arrondie à la dizaine la plus proche puis divisée par dix — ainsi une piste orientée à 090° s'appelle la piste 09. Comme pour le QFU, cette orientation est mesurée par rapport au nord magnétique (celui indiqué par une boussole), et non par rapport au nord géographique, pour rester cohérente avec les instruments utilisés à bord de l'avion.
171
En arrivant sur un aérodrome contrôlé, vous êtes autorisé pour "une approche semi directe..." :
vous devez rejoindre directement l'étape de base.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, il existe plusieurs façons standard de rejoindre le circuit d'atterrissage selon la position de l'avion et les instructions du contrôleur; l'une d'elles est l'approche semi-directe. Lorsqu'une telle approche est autorisée, cela signifie que le pilote ne doit pas effectuer tout le tour de piste classique mais peut rejoindre directement l'étape de base, c'est-à-dire le segment perpendiculaire à la piste juste avant le virage final, ce qui raccourcit son trajet d'arrivée.
172
Un panneau en bord de piste indiquant "31L" signifie que vous accédez à la piste 31 :
gauche.
Explication
Certains aérodromes disposent de deux pistes parallèles ayant la même orientation, donc le même numéro, par exemple pour gérer davantage de trafic — un peu comme deux voies parallèles sur une autoroute. Pour les distinguer, une lettre est ajoutée au numéro: L pour gauche (left), R pour droite (right), ou C pour centre s'il y en a trois. Un panneau indiquant "31L" désigne donc la piste 31 située à gauche, vue depuis la position de l'avion qui s'en approche.
173
Vous êtes en navigation et vous prévoyez de vous poser sur un aérodrome dont la piste présente un seuil décalé. Cela signifie que :
l'atterrissage doit se faire après le seuil décalé et que le décollage peut être entrepris en amont du seuil décalé.
Explication
Un seuil décalé signifie que le point autorisé pour se poser (le seuil) a été déplacé plus loin sur la piste par rapport à son extrémité, en général à cause d'un obstacle ou d'une zone de sécurité à respecter avant la piste. La portion de piste avant ce seuil décalé n'est donc pas utilisable pour atterrir, mais elle reste utilisable pour décoller, car un décollage ne nécessite pas les mêmes marges de sécurité qu'un atterrissage: l'atterrissage doit se faire après le seuil décalé, tandis que le décollage peut commencer avant.
174
Les feux qui matérialisent les axes des voies de circulation (en dehors des voies de sortie de piste) sont de couleur :
verte.
Explication
Sur un aérodrome, différents systèmes de feux au sol guident les pilotes de nuit ou par faible visibilité, chaque couleur ayant une signification précise — un peu comme un code couleur routier. Les feux qui matérialisent l'axe des voies de circulation (les chemins empruntés par les avions au sol entre les pistes et les aires de stationnement), en dehors des voies de sortie de piste, sont de couleur verte, comme le montre l'image où une ligne de points verts trace le centre des taxiways, à distinguer des feux blancs qui balisent l'axe de la piste elle-même.
175
Un aérodrome est dit "contrôlé" :
lorsque le service du contrôle de la circulation aérienne y est assuré.
Explication
Un aérodrome peut fonctionner avec différents niveaux de service, du simple terrain sans aucune assistance jusqu'au terrain le plus encadré. Un aérodrome est dit "contrôlé" précisément lorsqu'un service du contrôle de la circulation aérienne y est assuré, c'est-à-dire qu'un contrôleur aérien en tour de contrôle organise activement les mouvements des avions au sol et en vol autour du terrain, à la différence d'un aérodrome non contrôlé où les pilotes s'organisent eux-mêmes par annonces radio.
176
Afin d'intégrer le circuit d'un aérodrome doté d'un organisme AFIS, en dehors des horaires de fonctionnement de cet organisme :
vous vous reportez à la verticale du terrain en procédant à l'examen de l'aérodrome à une hauteur supérieure à celle du tour de piste puis vous rejoignez le début de la branche vent arrière.
Explication
Un organisme AFIS (Aerodrome Flight Information Service, un agent au sol qui donne des informations aux pilotes mais qui, contrairement à un contrôleur, ne délivre pas d'autorisations) ne fonctionne pas forcément en permanence. En dehors de ses horaires de fonctionnement, le pilote doit alors s'auto-informer: il se rend à la verticale du terrain à une hauteur supérieure à celle du circuit d'aérodrome pour observer la piste en service, le vent et le trafic présent, avant de descendre rejoindre le début de la branche vent arrière du circuit.
177
Une piste 36 peut avoir comme orientation magnétique :
004°.
Explication
Le numéro d'une piste correspond à son orientation magnétique arrondie à la dizaine la plus proche, puis divisée par dix. Comme cet arrondi couvre une plage d'environ 5 degrés de part et d'autre de la valeur exacte, une piste numérotée 36 (qui correspond nominalement à 360°, c'est-à-dire plein nord) peut en réalité avoir une orientation magnétique légèrement différente, comprise par exemple entre 355° et 004°, tout en restant affichée comme piste 36.
179
Sur un aérodrome contrôlé, sont rendus le (les) service(s) :
de contrôle, d'information de vol et d'alerte.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, plusieurs services de la circulation aérienne (ATS, pour Air Traffic Services) sont fournis simultanément. On y trouve le service du contrôle, qui organise activement les mouvements pour éviter les collisions, le service d'information de vol, qui transmet des renseignements utiles aux pilotes comme la météo, le trafic ou l'état du terrain, et le service d'alerte, qui déclenche les moyens de recherche et de sauvetage si un avion est en difficulté ou porté disparu.
181
La partie de la piste située avant le seuil décalé est utilisable pour :
décoller.
Explication
Quand une piste dispose d'un seuil décalé, la portion de piste située avant ce seuil n'offre pas les marges de sécurité nécessaires pour un atterrissage, mais elle reste structurellement solide et dégagée. Cette portion reste donc utilisable pour décoller, car au décollage l'avion prend de la vitesse et de la hauteur progressivement, sans nécessiter les mêmes marges qu'à l'atterrissage où l'avion doit franchir un obstacle éventuel avant de toucher le sol.
182
Une piste numérotée 25 a pour orientation magnétique :
254.
Explication
Le numéro d'une piste reflète son orientation magnétique arrondie à la dizaine la plus proche et divisée par dix. Une piste numérotée 25 correspond donc à une orientation magnétique proche de 250°, et dans ce cas précis l'orientation exacte est de 254°, une valeur qui s'arrondit bien à 250° pour donner le numéro 25.
REG03Réglementation — REG03
185
Vous voulez dépasser un ULM qui vole moins vite que vous :
il est prioritaire.
Explication
En vol, les règles de priorité s'inspirent en partie du code de la route: un avion qui dépasse un autre appareil plus lent doit céder le passage à celui qu'il dépasse, plutôt que l'inverse — un peu comme un dépassement sur autoroute où c'est à la voiture qui double de faire attention. Ainsi, si vous voulez dépasser un ULM (Ultra-Léger Motorisé, un petit aéronef motorisé plus léger et simple qu'un avion classique) volant moins vite que vous, c'est lui qui est prioritaire: vous devez manœuvrer pour l'éviter, en général en le dépassant par la droite, sans le gêner.
186
Votre passager désire effectuer des photographies d'un plan d'eau. Vous pouvez descendre jusqu'à une hauteur minimale de :
150 m. (500 ft.).
Explication
Pour protéger les personnes, les biens et la tranquillité au sol, la réglementation impose des hauteurs minimales de survol selon le type de zone survolée. Au-dessus d'un plan d'eau, considéré comme une zone dégagée et peu habitée (comme une campagne ou un désert), la hauteur minimale autorisée est de 150 mètres (soit environ 500 pieds), ce qui reste la hauteur plancher même si votre passager souhaite prendre des photos et serait tenté de voler plus bas.
187
La hauteur minimale de survol d'une ville dont la largeur moyenne est inférieure à 1200 mètres est fixée à :
500 m. (1600 ft).
Explication
Plus une zone habitée est grande, plus la hauteur minimale de survol imposée est élevée, afin de limiter les risques et les nuisances pour les personnes au sol et de garder une marge de sécurité suffisante en cas de problème moteur. Pour une ville de taille modeste, dont la largeur moyenne ne dépasse pas 1200 mètres (l'équivalent d'un petit bourg plutôt qu'une grande agglomération), la hauteur minimale de survol est fixée à 500 mètres, soit environ 1600 pieds.
188
Vous êtes au point d'attente avant piste d'un aérodrome non contrôlé, un avion est en finale :
vous attendez qu'il soit posé, car en finale il a la priorité.
Explication
Au point d'attente avant piste, un avion doit obtenir sa place dans l'ordre des mouvements en tenant compte des autres appareils déjà engagés dans une manœuvre. Un avion en finale, c'est-à-dire en approche directe pour se poser, est prioritaire car il est déjà engagé dans une phase critique qu'il ne peut pas interrompre facilement: vous devez donc attendre qu'il ait atterri (touché le sol) et dégagé la piste avant de vous y engager à votre tour.
189
En vol, pour éviter un aéronef se rapprochant de face, vous devez :
infléchir votre trajectoire vers la droite.
Explication
Lorsque deux avions se rapprochent l'un de l'autre de face, en vol frontal, la règle de base impose à chacun d'eux de dévier légèrement sa trajectoire vers la droite, exactement comme deux voitures qui se croisent sur une route en circulant chacune sur leur voie de droite. Cette règle simple et symétrique, appliquée par les deux pilotes en même temps, garantit qu'ils s'écartent en sens opposés et évitent la collision.
192
Aux commandes d'un avion immatriculé en France, vous devez appliquer les règles de l'air :
partout, si elles ne sont pas en contradiction avec les règles de l'Etat survolé.
Explication
Un avion immatriculé en France est en principe soumis aux règles de l'air françaises où qu'il se trouve dans le monde, un peu comme un citoyen reste soumis à certaines lois de son pays même à l'étranger. Cependant, la souveraineté de chaque État sur son propre espace aérien prime: si les règles de l'air françaises entrent en contradiction avec celles du pays survolé, ce sont les règles de cet État qui doivent être appliquées.
193
La hauteur minimale de survol d'un rassemblement supérieur à 10000 personnes est fixée à :
1000 m. (3300 ft.).
Explication
Les grands rassemblements de personnes (concerts, événements sportifs, meetings) présentent un risque accru en cas d'incident aérien, c'est pourquoi la hauteur minimale de survol augmente avec le nombre de personnes présentes. Pour un rassemblement réunissant plus de 10 000 personnes, la hauteur minimale imposée est de 1000 mètres, soit environ 3300 pieds, une marge nettement supérieure aux hauteurs minimales appliquées au-dessus des zones ordinaires.
194
Un avion vient sur votre droite, au même niveau que vous, avec une route convergente :
vous devez lui céder la priorité.
Explication
Quand deux avions volent au même niveau sur des routes qui se croisent (routes convergentes), une règle de priorité doit s'appliquer pour éviter toute ambiguïté, exactement comme la priorité à droite à une intersection routière en l'absence de feu ou de panneau. La règle aéronautique est similaire: l'avion qui voit un autre appareil arriver sur sa droite doit lui céder le passage, car c'est celui venant de la droite qui est prioritaire.
195
La distance minimale à maintenir vis-à-vis de tout obstacle artificiel est :
150 m (500 ft).
Explication
Pour rester en sécurité, un avion doit conserver une marge par rapport aux obstacles fixes qu'il pourrait rencontrer sur sa trajectoire, comme des pylônes, antennes ou bâtiments élevés. La distance minimale imposée vis-à-vis de tout obstacle artificiel est de 150 mètres, soit environ 500 pieds.
197
Au cours d'un vol de navigation par mauvaise visibilité en monomoteur, vous décidez de cheminer le long d'une autoroute. Vous devez vous tenir à une hauteur minimale de :
300 m. (1000 ft.).
Explication
Par mauvaise visibilité, il est courant et prudent de suivre un repère au sol facilement identifiable, comme une autoroute, pour ne pas se perdre — une pratique appelée cheminement. Dans ce cas précis, en monomoteur (avion à un seul moteur, donc avec moins de solutions en cas de panne), la hauteur minimale imposée le long de cet axe est de 300 mètres, soit environ 1000 pieds, une règle spécifique liée à ce type de navigation à vue par conditions dégradées, différente des hauteurs minimales habituelles de survol.
198
En vol, un avion plus rapide vous dépasse. Vous :
maintenez votre cap et votre altitude, l'avion vous dépassera par la droite.
Explication
Quand un avion plus rapide vous rattrape et vous dépasse en vol, la règle est similaire à celle d'un dépassement sur la route: c'est à l'avion qui dépasse de manœuvrer, pas à celui qui est dépassé. Vous devez donc simplement maintenir votre cap et votre altitude sans réagir, et c'est l'avion plus rapide qui vous doublera en passant par votre droite, en s'écartant suffisamment pour ne pas vous gêner.
199
Un planeur est au même niveau que vous avec une route convergente :
le planeur est prioritaire.
Explication
Certains types d'aéronefs ont, par nature, moins de possibilités pour manœuvrer et éviter un autre appareil, et bénéficient donc d'une priorité dans les règles de croisement. Le planeur, un aéronef sans moteur qui vole en exploitant les courants ascendants, ne peut pas remettre les gaz ou grimper facilement pour éviter un obstacle: quand il croise la route d'un avion motorisé au même niveau, c'est donc lui qui est prioritaire, et l'avion motorisé doit lui céder le passage.
200
Vous êtes en croisière à une altitude de 200 mètres. Le ciel est couvert et la base de la couche nuageuse continue est à une altitude de 300 mètres. Sur votre trajectoire, une antenne culmine à une altitude de 200 mètres. Pour l'éviter :
vous restez en palier mais vous modifiez votre trajectoire pour passer à une distance horizontale d'au moins 150 mètres par rapport à l'antenne.
Explication
Face à un obstacle sur sa trajectoire, un pilote a en général deux solutions: grimper au-dessus, ou le contourner horizontalement en restant au même niveau. Ici, grimper n'est pas possible car la base des nuages, à 300 mètres, est trop proche de l'altitude de croisière de 200 mètres pour dégager suffisamment l'antenne culminant elle-même à 200 mètres sans entrer dans les nuages. La solution consiste donc à rester en palier tout en modifiant sa trajectoire horizontalement, en passant à au moins 150 mètres de distance de l'antenne, la distance minimale réglementaire vis-à-vis d'un obstacle artificiel.
201
La hauteur minimale de survol d'un rassemblement supérieur à 100 000 personnes est fixée à :
1500 m. (5000 ft.).
Explication
La hauteur minimale de survol imposée pour les grands rassemblements de personnes augmente avec leur taille, afin de garder une marge de sécurité proportionnée au risque en cas d'incident. Pour un très grand rassemblement de plus de 100 000 personnes (l'équivalent d'un immense stade ou d'un grand festival), cette hauteur minimale monte à 1500 mètres, soit environ 5000 pieds, nettement plus que pour un rassemblement de 10 000 personnes.
202
Un ULM vient sur votre gauche, au même niveau que vous, avec une route convergente :
vous avez la priorité car cet aéronef vient de votre gauche.
Explication
Entre deux avions au même niveau sur des routes convergentes, la règle de priorité fonctionne comme une priorité à droite: l'appareil qui voit l'autre arriver sur sa droite doit lui céder le passage. Ici, l'ULM (Ultra-Léger Motorisé, un aéronef léger) arrive sur votre gauche, ce qui signifie que c'est vous, de son point de vue, qui arrivez sur sa droite: c'est donc vous qui êtes prioritaire, et l'ULM doit vous céder le passage.
203
Votre passager désire effectuer des photographies d'un relais hertzien, vous devez vous en tenir à une distance minimale de :
150 m (500 ft).
Explication
Comme pour tout obstacle artificiel (pylône, antenne, bâtiment élevé), une distance de sécurité minimale doit être respectée pour éviter tout risque de collision. Un relais hertzien (une antenne de télécommunications, souvent installée sur un point haut) impose donc une distance minimale de 150 mètres, soit environ 500 pieds, la même règle générale que pour tout autre obstacle artificiel, même si votre passager souhaite le photographier de près.
205
Vous arrivez sur un aérodrome pourvu d'un AFIS qui vous signale un aéronef effectuant une VPT (visual pattern with prescribed track) :
vous vous intégrez de façon à ne pas compromettre l'approche de cet aéronef en IFR.
Explication
Une VPT (visual pattern with prescribed track, un circuit visuel à trajectoire imposée) est un cheminement particulier parfois utilisé par des avions qui viennent d'un vol IFR (vol aux instruments, c'est-à-dire piloté en se basant sur les instruments de bord plutôt qu'à vue) et rejoignent la piste selon une trajectoire précise fixée à l'avance. Lorsque l'agent AFIS (Aerodrome Flight Information Service, qui informe les pilotes sans délivrer d'autorisation) vous signale un tel trafic, vous devez organiser votre intégration dans le circuit de manière à ne pas gêner ni couper la trajectoire de cet avion pendant son approche.
206
En VFR, l'action préliminaire au vol doit comprendre l'étude attentive des bulletins et prévisions météorologiques disponibles les plus récents :
sauf si le vol reste dans le circuit d'aérodrome.
Explication
Avant tout vol VFR (vol à vue, c'est-à-dire piloté en se repérant visuellement plutôt qu'aux instruments), la réglementation impose au pilote de s'informer sur la météo la plus récente disponible, pour ne pas partir sans connaître les conditions à venir — un peu comme consulter la météo avant une randonnée. Cette obligation est toutefois allégée si le vol reste dans le circuit d'aérodrome, c'est-à-dire à proximité immédiate du terrain de départ, car le pilote peut alors observer directement les conditions présentes sans avoir besoin de bulletins.
207
En dehors des besoins du décollage ou de l'atterrissage, la hauteur minimale de survol d'un établissement portant une marque distinctive (cercle blanc sur fond rouge) est :
300 m. (1000 ft.).
Explication
En dehors des phases de décollage et d'atterrissage, la réglementation impose des hauteurs minimales de survol pour protéger les personnes et les biens au sol, un peu comme une zone de vitesse limitée réduite près d'une école. Certains sites sensibles (usines à risque, installations classées) sont signalés au sol par une marque distinctive, un cercle blanc peint sur fond rouge, pour prévenir les pilotes qu'ils bénéficient d'une protection renforcée. La hauteur minimale à respecter au-dessus de ces établissements marqués est de 300 m, soit environ 1000 pieds (ft), l'unité de hauteur utilisée en aviation (1 pied ≈ 30 cm).
208
Vous rattrapez un aéronef moins rapide, au même niveau, vous effectuez le dépassement par :
la droite.
Explication
Les règles de l'air fixent des comportements prévisibles entre aéronefs pour éviter les collisions, un peu comme le code de la route entre véhicules. Quand un avion plus rapide rattrape un avion plus lent qui vole dans la même direction et au même niveau, on parle de dépassement, comme doubler une voiture sur l'autoroute. La règle impose que ce dépassement se fasse toujours par la droite, jamais par la gauche, afin que chacun sache de quel côté s'attendre à voir l'autre appareil passer.
209
A l’atterrissage, la priorité revient à :
un aéronef en situation d’urgence
Explication
L'atterrissage est un moment où plusieurs aéronefs peuvent se retrouver en compétition pour se poser sur la même piste, donc des règles de priorité existent pour éviter toute confusion. En temps normal, certains types d'aéronefs (les moins manœuvrants, comme les planeurs) passent avant les avions motorisés. Mais dès qu'un aéronef est en situation d'urgence (panne moteur, feu à bord, problème médical), il obtient automatiquement la priorité absolue sur tous les autres, quel que soit son type, car sa sécurité prime sur l'ordre habituel.
210
(Pour cette question, utililsez l'annexe 010-3190). La longueur de la piste revêtue est de :
1250 m.
Explication
La carte VAC (Visual Approach Chart, carte d'approche à vue) est le document de référence édité par le SIA (Service de l'Information Aéronautique) pour chaque aérodrome : elle rassemble toutes les caractéristiques utiles au pilote (pistes, fréquences, obstacles, procédures). Les dimensions des pistes, notamment leur longueur et leur nature (revêtue, c'est-à-dire en dur/bitume, ou non revêtue comme l'herbe), figurent dans un tableau technique généralement placé en bas de la carte. En lisant ce tableau sur l'annexe fournie, on trouve que la piste revêtue de ce terrain mesure 1250 m.
212
Instructeur, vous réalisez un simulacre d'atterrissage forcé avec votre élève, la remise des gaz devra être effectuée à une hauteur minimale de :
50 m en respectant une distance de 150 m par rapport à toute personne, tout véhicule, tout navire à la surface et tout obstacle artificiel.
Explication
Un simulacre d'atterrissage forcé est un exercice pédagogique où l'instructeur coupe (simule) la puissance moteur pour entraîner l'élève à réagir comme en cas de vraie panne, en choisissant un terrain de secours et en s'y dirigeant. Comme il s'agit d'un entraînement et non d'un vrai atterrissage, l'exercice doit s'arrêter avant d'être dangereux : on remet les gaz avant d'être trop bas, pour garder une marge de sécurité si jamais le moteur ne répondait pas immédiatement. La réglementation fixe donc une hauteur minimale de remise des gaz de 50 m, à laquelle s'ajoute une distance de sécurité horizontale d'au moins 150 m par rapport à toute personne, véhicule, navire ou obstacle artificiel au sol.
213
Un hélicoptère vient sur votre gauche, au même niveau que vous, avec une route convergente :
vous avez priorité car vous êtes sur sa droite.
Explication
Quand deux aéronefs se croisent au même niveau selon des trajectoires qui se rejoignent (routes convergentes), une règle de priorité s'applique, comme à un carrefour en voiture. La règle générale est simple : celui qui a l'autre appareil sur sa droite doit lui céder le passage, et inversement celui qui a l'autre sur sa gauche a la priorité. Ici, l'hélicoptère arrive sur votre gauche, ce qui signifie que c'est vous qui êtes sur sa droite ; c'est donc vous qui avez la priorité, et c'est à l'hélicoptère de s'écarter.
214
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3169). Votre aéronef est basé à Chalon :
vous pouvez vous poser sur ce terrain.
Explication
Certains aérodromes imposent des conditions particulières d'utilisation, précisées sur leur carte VAC dans une rubrique dédiée (par exemple un terrain réservé aux aéronefs basés, ou un accueil soumis à autorisation préalable). Ces restrictions existent pour limiter le trafic sur des terrains sensibles, souvent proches d'habitations ou à capacité limitée. Sur l'annexe fournie, les consignes particulières du terrain de Chalon indiquent que l'usage est ouvert aux appareils qui y sont basés ; comme votre aéronef est justement basé sur ce terrain, la condition est remplie et vous pouvez vous y poser.
215
La hauteur minimale de survol d'une ville dont la largeur moyenne est comprise entre 1200 et 3600 mètres est fixée à :
1000 m. (3300 ft).
Explication
Plus une zone habitée survolée est étendue, plus il faut voler haut au-dessus, car en cas de panne le pilote a besoin de plus de temps et de plus d'options pour éviter les habitations en cherchant un terrain dégagé. La réglementation classe donc les agglomérations par leur largeur moyenne pour fixer la hauteur minimale de survol correspondante. Pour une ville de taille moyenne, dont la largeur moyenne est comprise entre 1200 et 3600 mètres, cette hauteur minimale est de 1000 m sol, soit environ 3300 pieds.
217
Vous survolez un rassemblement de personnes en plein air (stade), hors cheminement, à une hauteur minimale de :
500 m.
Explication
Un rassemblement de personnes en plein air (un stade rempli, un concert, un marché) concentre beaucoup de monde sur un espace réduit, ce qui rend le risque bien plus grave qu'au-dessus d'une agglomération classique où les gens sont dispersés dans des bâtiments. La réglementation impose donc une hauteur minimale plus élevée et plus stricte au-dessus de ce type de rassemblement. Dès lors que vous ne survolez pas selon un cheminement particulier (un couloir aérien défini pour l'accès à l'aérodrome), la hauteur minimale à respecter au-dessus d'un rassemblement en plein air est de 500 m.
218
En vol, un avion plus rapide vous dépasse. Vous :
maintenez votre cap et votre altitude.
Explication
Quand un avion plus rapide vous dépasse, c'est lui qui effectue la manœuvre de dépassement (comme une voiture qui double sur l'autoroute) : c'est donc à lui de s'écarter et de gérer l'écart de vitesse, pas à vous. Pour que ce dépassement se passe sans surprise, vous devez rester prévisible pour le pilote qui vous double. Vous devez donc simplement maintenir votre cap et votre altitude, sans manœuvre brusque, pendant que l'autre appareil vous dépasse par la droite.
219
En croisière, la hauteur minimale de survol d'une petite agglomération d'une zone à faible densité de population est de :
300 m (1000 ft).
Explication
Une petite agglomération, isolée dans une zone à faible densité de population, présente un risque plus limité qu'une grande ville en cas de problème en vol, un peu comme survoler un hameau plutôt qu'une métropole. La réglementation lui applique donc la hauteur minimale la plus basse de la classification des zones habitées. En croisière, cette hauteur minimale de survol est de 300 m, soit 1000 pieds, la même valeur que pour les établissements sensibles signalés au sol.
220
(TORA = take-off run available, TODA = take-off distance available) La longueur de la piste de votre aérodrome est 1700 mètres. Chaque extrémité est pourvue d'un prolongement dégagé de 200 mètres. Vous concluez :
TORA = 1700 mètres et TODA = 1900 mètres.
Explication
Sur un aérodrome, les distances déclarées décrivent ce qu'un pilote peut réellement utiliser pour décoller ; deux d'entre elles sont le TORA (take-off run available, distance de roulement utilisable au décollage) et le TODA (take-off distance available, distance utilisable au décollage). Le TORA correspond simplement à la longueur physique de la piste. Le TODA, lui, y ajoute le prolongement dégagé (une zone dégagée d'obstacles au-delà de la piste, utilisable pendant la montée initiale en cas de besoin) : ici la piste fait 1700 m et le prolongement dégagé 200 m, donc TORA = 1700 m et TODA = 1700 + 200 = 1900 m, comme le montre le schéma de l'annexe.
223
Votre passager désire effectuer des photographies d'un plan d'eau, vous vérifiez qu'il n'y a pas de véhicule, d'obstacle artificiel, de navire ou de personne. Vous pouvez descendre jusqu'à une hauteur minimale de :
500 pieds.
Explication
Loin de toute agglomération et sans personne, véhicule, navire ou obstacle artificiel à proximité, le risque en cas de problème est faible : la réglementation autorise donc à descendre plus bas que dans les autres cas de survol. Cette hauteur minimale générale pour la campagne dégagée, sans élément à protéger particulier, est fixée à 500 pieds au-dessus du sol ou de l'eau. Comme vous avez vérifié qu'il n'y avait aucun de ces éléments près du plan d'eau, vous pouvez descendre jusqu'à cette hauteur pour permettre à votre passager de photographier.
226
Sur une carte VAC, l'altitude de référence d'un terrain correspond :
au point le plus élevé de l'aire d'atterrissage.
Explication
L'altitude de référence d'un aérodrome sert de valeur conventionnelle utilisée pour de nombreux calculs (réglages altimétriques, minimums d'approche, etc.), elle doit donc être définie de façon uniforme et toujours du côté de la sécurité. Par convention internationale (fixée par l'OACI, l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale), cette altitude correspond au point le plus élevé de l'aire d'atterrissage, et non à une moyenne ni au point le plus bas. Sur la carte VAC, ce point de référence est repéré par un symbole spécifique visible sur le plan de l'aérodrome, comme celui représenté sur l'annexe.
227
Une agglomération de largeur moyenne inférieure à 1200 mètres, doit être survolée à une hauteur minimale de :
1650 ft.
Explication
Comme pour les grandes villes, la taille d'une agglomération détermine la hauteur minimale à laquelle il faut la survoler : plus elle est petite, plus la marge de sécurité nécessaire est réduite. Pour une petite agglomération dont la largeur moyenne est inférieure à 1200 mètres, la hauteur minimale réglementaire est de 500 m, ce qui correspond à 1650 pieds une fois convertie dans cette autre unité de mesure de hauteur utilisée en aviation.
228
Les informations relatives à l'existence des services de sauvetage et de lutte contre l'incendie des aéronefs sur les aérodromes se trouvent sur :
les cartes VAC éditées par le SIA.
Explication
La carte VAC (Visual Approach Chart) d'un aérodrome est la référence officielle qui rassemble toutes les informations pratiques nécessaires avant de s'y poser : pistes, fréquences radio, obstacles, procédures, mais aussi les services disponibles sur place. Parmi ces informations figurent les caractéristiques du service de sauvetage et de lutte contre l'incendie des aéronefs (SSLIA), qui indique le niveau de protection incendie présent sur le terrain. C'est donc sur les cartes VAC éditées par le SIA (Service de l'Information Aéronautique) qu'un pilote trouve ce renseignement avant de choisir un terrain de déroutement ou de destination.
229
L'altitude de référence d'un aérodrome est l'altitude :
du point le plus élevé de l'aire d'atterrissage.
Explication
L'altitude de référence d'un aérodrome est une valeur conventionnelle, utilisée notamment pour les réglages altimétriques, qui doit être fixée de manière uniforme partout dans le monde et toujours du côté prudent. C'est pourquoi l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale) a défini cette altitude comme celle du point le plus élevé de l'aire d'atterrissage, et non une moyenne des altitudes de la piste. Cette valeur, ainsi que le point exact où elle est mesurée sur le terrain, figure sur la carte VAC, comme illustré par le symbole de l'annexe.
230
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-5056). La représentation du symbole n°2 de couleur rouge vous permet de définir :
une interdiction de survol à basse altitude.
Explication
Les cartes aéronautiques utilisent des symboles normalisés pour signaler certaines particularités du terrain survolé, un peu comme des panneaux routiers codifiés. Chaque symbole a une signification précise expliquée dans la légende de la carte, et la couleur rouge y sert généralement à renforcer une interdiction ou un danger. Sur l'annexe fournie, le symbole n°2, représenté en rouge, correspond dans la légende à une interdiction de survoler la zone concernée à basse altitude, ce qui signale au pilote qu'il doit se maintenir plus haut au-dessus de cet endroit.
232
Votre passager désire effectuer des photographies d'un plan d'eau en campagne. Vous apercevez une personne aux abords de celui-ci. Vous pouvez descendre jusqu'à une hauteur minimale de :
500 pieds.
Explication
La hauteur minimale de survol de 500 pieds s'applique en rase campagne tant que vous respectez aussi une distance horizontale de sécurité (150 m) par rapport à toute personne, véhicule, navire ou obstacle isolé, comme le fait de garder une distance de côté en plus d'une hauteur suffisante. La personne aperçue près du plan d'eau ne vous empêche donc pas de descendre à 500 pieds, à condition de rester latéralement éloigné d'elle d'au moins 150 m plutôt que de passer directement au-dessus. C'est cette combinaison hauteur verticale + distance horizontale qui définit la marge de sécurité minimale en dehors des agglomérations.
233
Un planeur vient sur votre gauche, au même niveau que vous, avec une route convergente :
vous devez lui céder la priorité, parce que c'est un planeur.
Explication
Quand deux aéronefs de même catégorie se croisent au même niveau, la règle générale donne la priorité à celui qui voit l'autre sur sa droite. Mais il existe une hiérarchie de priorité entre catégories d'aéronefs qui prime sur cette règle : les appareils les moins capables de manœuvrer rapidement (ballons, planeurs, dirigeables) ont priorité sur les avions et hélicoptères motorisés, car ils ne peuvent pas facilement remettre les gaz ou changer brusquement de trajectoire. Un planeur, même arrivant sur votre gauche, garde donc toujours la priorité sur votre avion, quelle que soit sa position relative.
235
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-5418). Le placier indiquant que les cales de roues ont été retirées est le :
4.
Explication
Au sol, le personnel d'assistance (le placier ou marshaller) guide le pilote avec des gestes codifiés et normalisés au niveau international, car le pilote a souvent une visibilité limitée depuis le cockpit. Chaque geste correspond à une instruction précise (avancer, tourner, freiner, ou informer sur l'état des cales de roues) et doit être appris comme un vocabulaire visuel. Sur l'annexe fournie, le geste identifié comme le numéro 4 est celui qui signale au pilote que les cales de roues viennent d'être retirées, l'informant qu'il peut désormais faire bouger l'appareil en sécurité.
236
Vous suivez la même route et au même niveau qu'un aéronef moins rapide, vous effectuez le dépassement par :
la droite.
Explication
Quand vous suivez la même route qu'un aéronef plus lent, au même niveau, vous le rattrapez progressivement, comme une voiture qui rattrape un véhicule plus lent sur la même voie. La règle de dépassement entre aéronefs impose que ce dépassement se fasse toujours par la droite, jamais par la gauche, afin de rester prévisible pour l'autre pilote qui, lui, doit maintenir sa trajectoire.
238
Votre passager désire effectuer des photographies d'un plan d'eau en rase campagne, vous pouvez descendre jusqu'à une hauteur minimale de :
500 pieds.
Explication
En rase campagne, loin de toute agglomération, la hauteur minimale générale de survol (en l'absence de personne, véhicule, navire ou obstacle à proximité) est fixée à 500 pieds au-dessus du sol ou de l'eau. C'est cette hauteur qui permet à votre passager de prendre des photos d'un plan d'eau sans enfreindre la réglementation, tant que la zone reste dégagée de tout élément à protéger.
239
Un avion arrive sur votre gauche, au même niveau que vous, avec une route convergente :
vous avez la priorité.
Explication
La règle de priorité en cas de routes convergentes au même niveau fonctionne dans les deux sens : celui qui a l'autre appareil sur sa droite doit céder le passage, celui qui l'a sur sa gauche a la priorité. Ici, l'avion arrive sur votre gauche : cela signifie que c'est vous qui êtes sur sa droite, donc c'est lui qui doit vous céder le passage. C'est pourquoi, dans cette situation, vous avez la priorité.
240
Sur une carte VAC la TODA est la :
longueur de piste utilisable par un avion lors du décollage.
Explication
Les cartes VAC (Visual Approach Chart) affichent, pour chaque piste, un ensemble de distances déclarées qui indiquent précisément ce qu'un pilote peut utiliser pour décoller ou atterrir en sécurité. Parmi elles, la TODA (take-off distance available, distance utilisable au décollage) correspond à la longueur de piste que peut utiliser un avion pour effectuer son décollage, prolongement dégagé éventuel inclus. C'est cette information technique, présentée dans le tableau de caractéristiques de piste, qui définit la TODA sur une carte VAC.
241
Vous pouvez survoler un rassemblement de personnes en plein air (plage par exemple) à une hauteur minimale de :
500 m.
Explication
Un rassemblement de personnes en plein air, comme une plage bondée, concentre beaucoup de monde sur un espace réduit, ce qui rend un incident potentiellement plus grave qu'ailleurs. La réglementation impose donc une hauteur minimale de survol plus élevée que pour une zone habitée classique : au moins 500 m au-dessus de ce type de rassemblement.
242
A l’atterrissage, la priorité revient à :
un aéronef en situation d’urgence.
Explication
À l'atterrissage, des règles de priorité existent entre les aéronefs qui se disputent l'usage de la piste au même moment, pour éviter toute confusion, un peu comme au carrefour. Si un aéronef quelconque signale une situation d'urgence (panne, problème mécanique ou médical), il obtient automatiquement la priorité sur tous les autres appareils, quel que soit son type, car sa sécurité doit primer sur l'ordre habituel de circulation.
243
Sur un aérodrome non contrôlé, vous êtes au point d'attente. Un ULM est en finale :
vous attendez qu'il soit posé pour vous aligner et vous attendez que la piste soit dégagée pour décoller.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé (sans tour de contrôle active gérant la circulation), c'est aux pilotes eux-mêmes de s'organiser en observant et en respectant les règles de priorité, en particulier celle qui donne toujours la priorité à l'aéronef en approche finale, c'est-à-dire déjà engagé dans sa trajectoire d'atterrissage. Un ULM en finale doit donc pouvoir se poser sans être gêné. Vous devez rester au point d'attente jusqu'à ce qu'il ait atterri, puis attendre en plus que la piste soit entièrement dégagée avant de vous y aligner pour décoller.
244
Le feu de navigation rouge fixe d'un avion se situe réglementairement :
au bout de l'aile gauche.
Explication
Comme les bateaux en mer, les aéronefs portent des feux de position colorés (feux de navigation) qui permettent, de nuit, de deviner leur direction de vol simplement en observant la couleur du feu aperçu. Par convention réglementaire, le feu rouge fixe se trouve toujours au bout de l'aile gauche, le feu vert au bout de l'aile droite, et un feu blanc à l'arrière (queue) de l'appareil. Ce code de couleurs permet à un autre pilote de savoir instantanément de quel côté et dans quel sens vole l'appareil croisé.
245
La hauteur minimale de survol d'un rassemblement supérieur à 10000 personnes est fixée à :
3300 pieds.
Explication
Plus un rassemblement de personnes est important, plus les conséquences d'un incident en vol au-dessus seraient graves, donc la hauteur minimale de survol augmente avec la taille de la foule concernée. Au-delà de 10 000 personnes rassemblées (un très grand stade par exemple), la hauteur minimale n'est plus de 500 m comme pour un rassemblement classique, mais grimpe à 1000 m, soit 3300 pieds.
246
Au cours d'un vol de navigation par mauvaise visibilité en monomoteur, vous décidez de cheminer le long d'une autoroute. Vous devez vous tenir à une hauteur minimale de :
1000 ft.
Explication
Quand la visibilité est mauvaise, un pilote peut être amené à suivre un repère visuel au sol facilement identifiable, comme une autoroute, pour continuer à naviguer en sécurité : on appelle cela « cheminer » le long d'un axe. Comme cet axe comporte des obstacles (ponts, lignes électriques, véhicules, panneaux), la réglementation impose de rester à une hauteur minimale de sécurité au-dessus de lui. Pour un monomoteur en navigation par mauvaise visibilité suivant une autoroute, cette hauteur minimale est de 1000 pieds.
247
La hauteur minimale de survol d'un rassemblement supérieur à 100 000 personnes est fixée à :
5000 pieds.
Explication
La hauteur minimale de survol d'un rassemblement de personnes augmente par paliers avec le nombre de personnes présentes, car les conséquences d'un incident seraient de plus en plus graves. Pour un très grand rassemblement dépassant 100 000 personnes (un très grand événement ou festival), la réglementation impose la hauteur minimale la plus élevée de cette échelle : 5000 pieds, soit environ 1500 m.
250
Vous êtes au point d'attente avant piste d'un aérodrome non contrôlé, un ULM est en finale :
vous attendez que l'ULM soit posé, car en finale il a la priorité.
Explication
Sur un aérodrome non contrôlé, sans contrôleur pour gérer les priorités, c'est la règle générale qui donne toujours la priorité à l'aéronef déjà engagé en approche finale, c'est-à-dire sur sa trajectoire directe et rapprochée vers la piste pour atterrir. Un ULM en finale doit donc pouvoir se poser sans être perturbé par un appareil au point d'attente. Vous devez attendre qu'il soit posé avant d'envisager de vous aligner sur la piste.
252
Votre passager désire effectuer des photographies d'un plan d'eau, hors agglomération. Vous pouvez descendre jusqu'à une hauteur minimale de :
150 m (500 ft).
Explication
Hors agglomération, en l'absence de personne, véhicule, navire ou obstacle artificiel à proximité, la hauteur minimale générale de survol est fixée par la réglementation à 150 m, soit environ 500 pieds. C'est cette hauteur qui autorise votre passager à photographier le plan d'eau depuis l'avion, tant que la zone reste dégagée de tout élément à protéger particulier.
253
En vol, vous apercevez derrière vous un avion rapide qui vous rattrape. Vous :
maintenez votre trajectoire et votre altitude, l'avion vous dépassera par la droite.
Explication
Comme lorsqu'une voiture plus rapide vous double sur l'autoroute, c'est à l'aéronef qui vous rattrape de gérer la manœuvre de dépassement, pas à vous. Vous devez donc rester prévisible en maintenant votre trajectoire et votre altitude sans réagir brusquement, pendant que l'avion plus rapide vous dépasse par la droite, comme l'impose la règle de dépassement entre aéronefs.
255
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-4697). Le parqueur indiquant au pilote de venir se positionner devant lui est le :
1.
Explication
Au sol, le personnel d'assistance (le parqueur ou marshaller) guide le pilote avec des gestes codifiés et standardisés, car le pilote voit mal ce qui se passe devant et autour de son appareil. Chaque signe correspond à une instruction précise, comme avancer, tourner ou s'arrêter à un endroit donné. Sur l'annexe fournie, le geste identifié comme le numéro 1 est celui qui indique au pilote de venir se positionner directement devant le parqueur, afin que celui-ci puisse continuer à le guider dans son champ de vision.
257
En dehors des besoins du décollage ou de l'atterrissage, la hauteur minimale de survol d'un établissement portant une marque distinctive (cercle blanc sur fond rouge) est :
1000 pieds.
Explication
En dehors des besoins du décollage ou de l'atterrissage, la réglementation impose une hauteur minimale de survol au-dessus des établissements sensibles signalés au sol par une marque distinctive (cercle blanc peint sur fond rouge), pour protéger ces installations des nuisances et des risques liés au survol rapproché. Cette hauteur minimale est de 1000 pieds, ce qui correspond à 300 m, l'unité métrique équivalente utilisée en France.
259
En finale sur un terrain contrôlé, vous êtes autorisé à atterrir uniquement si l'aéronef précédent a :
dégagé la piste.
Explication
Sur un aérodrome contrôlé, une tour de contrôle espace les aéronefs pour garantir qu'il n'y en ait jamais deux au même endroit sur la piste au même moment. Même après avoir reçu une autorisation d'atterrir, vous n'êtes réellement autorisé à toucher la piste que si l'aéronef qui vous précède a totalement dégagé celle-ci, c'est-à-dire qu'il l'a quittée (via une bretelle de sortie par exemple), afin d'éviter tout risque de collision au sol.
260
Vous êtes en vol à une hauteur de 200 mètres. Le ciel est couvert et la base de la couche nuageuse est à une hauteur d'environ 300 mètres. Sur votre trajectoire, une antenne culmine à une hauteur de 200 mètres. Pour l'éviter :
Vous devez rester en palier et modifier votre trajectoire pour passer à une distance horizontale d'au moins 150 mètres par rapport à l'antenne.
Explication
En vol VFR (vol à vue), il faut respecter à la fois une distance minimale par rapport aux nuages, pour toujours bien voir et être vu, et une hauteur minimale par rapport aux obstacles au sol. Ici, monter pour passer au-dessus de l'antenne (qui culmine à 200 m alors que vous êtes à 200 m et que la base des nuages est à 300 m) ne laisserait quasiment aucune marge de sécurité par rapport aux nuages ni par rapport à la hauteur minimale de survol d'un obstacle. La seule solution sûre est donc de rester en palier à votre altitude actuelle et de contourner latéralement l'antenne, en respectant une distance horizontale d'au moins 150 mètres, plutôt que de tenter de passer au-dessus.
261
Dans votre poste de pilotage, en position les mains croisées devant le visage, paumes vers l'avant, vous déplacez vos bras vers l'extérieur. Vous êtes en train d'indiquer au personnel au sol :
qu'il doit enlever les cales.
Explication
Les gestes codifiés ne servent pas seulement au personnel au sol pour guider le pilote : certains signaux fonctionnent aussi dans l'autre sens, du pilote vers le personnel au sol, pour lui transmettre une demande précise sans utiliser la radio. Le geste consistant à croiser les mains devant le visage, paumes tournées vers l'avant, puis à écarter les bras vers l'extérieur, est le signal standard par lequel le pilote demande au personnel au sol de retirer les cales de roues, avant de mettre l'appareil en mouvement.
REG04Réglementation — REG04
263
Un espace aérien contrôlé est un volume :
conçu pour rendre le service du contrôle aux aéronefs contrôlés.
Explication
L'espace aérien est découpé en différentes classes (de A à G) qui définissent le niveau de service offert aux pilotes qui y évoluent, un peu comme des zones de circulation avec des règles différentes selon leur importance. Un espace aérien « contrôlé » est un volume dans lequel un contrôleur aérien assure activement un service de contrôle, c'est-à-dire qu'il surveille et espace les aéronefs qui y circulent en tant qu'aéronefs contrôlés, par opposition à un espace non contrôlé où les pilotes s'organisent seuls.
265
Votre vol n'est pas contrôlé :
en VFR, dans les espaces de classe E.
Explication
Selon la classe de l'espace aérien traversé, un vol peut être suivi et dirigé par un contrôleur (vol contrôlé) ou évoluer librement sans instruction obligatoire de leur part (vol non contrôlé). En classe E, seuls les vols IFR (vol aux instruments) sont contrôlés ; un vol VFR (vol à vue) peut y évoluer sans clairance ni contact radio obligatoire avec le contrôle, à condition de respecter les conditions météo minimales requises. C'est pourquoi un vol VFR en espace de classe E reste, par définition, un vol non contrôlé.
269
Le contact avec un service d'information de vol :
vous permet d'obtenir en vol des renseignements météorologiques ou sur l'état des aérodromes.
Explication
Un service d'information de vol (souvent abrégé FIS, Flight Information Service) est un service radio au sol destiné à aider les pilotes, mais qui ne donne pas d'instructions de contrôle comme le ferait un contrôleur aérien : il informe sans diriger. En vol, contacter ce service permet notamment d'obtenir des renseignements utiles à la sécurité, comme la météo du moment ou l'état des pistes d'un aérodrome, pour aider le pilote à prendre ses décisions.
272
Les zones de l'espace aérien interdites à la circulation des aéronefs sont désignées par la lettre :
P.
Explication
Les espaces aériens réglementés sont désignés par une lettre codifiée selon le niveau de restriction qu'ils imposent, un peu comme des panneaux de signalisation normalisés. La lettre P, pour prohibited (interdit en anglais), désigne une zone où le survol est totalement interdit à tout aéronef, généralement au-dessus d'un site sensible, par opposition aux zones D (dangereuses, où l'on peut pénétrer en connaissance de cause) ou R (restreintes, soumises à autorisation).
273
L'espace aérien est divisé en régions d'information de vol, dites "FIR" (Flight Information Region). Il y en a :
5.
Explication
Pour organiser la fourniture des services d'information de vol et de contrôle, l'espace aérien mondial est découpé en grandes zones appelées FIR (Flight Information Region, région d'information de vol), chacune gérée par un centre dédié. Comme le montre le découpage coloré de la carte de l'annexe, l'espace aérien de la France métropolitaine est divisé en 5 FIR, chacune couvrant une portion du territoire et de ses approches.
274
Une zone "D" (dangereuse) est un espace aérien :
dont la pénétration s'effectue sans restriction, mais où des activités dangereuses peuvent se dérouler.
Explication
Les espaces aériens réglementés indiquent au pilote, par une lettre codifiée, le niveau de restriction et le type de risque associés à une zone donnée. Une zone D, pour dangerous (dangereuse en anglais), ne bloque pas l'accès comme le ferait une zone interdite : le pilote peut y pénétrer sans restriction ni autorisation particulière, mais il doit savoir que des activités potentiellement dangereuses (tirs, essais, exercices militaires) peuvent s'y dérouler, et donc rester vigilant.
275
Une zone dangereuse est désignée sur les cartes par la lettre :
D.
Explication
Sur les cartes aéronautiques, certaines portions d'espace aérien reçoivent un statut particulier à cause d'un risque, d'une interdiction ou d'une réglementation spécifique, et chaque type de zone est repéré par une lettre suivie d'un numéro (comme un code postal qui indique le quartier). La lettre D désigne une zone dangereuse, c'est-à-dire un volume où se déroulent des activités pouvant présenter un danger pour la navigation (tir, essais militaires, voltige...), sans que le survol soit pour autant interdit.
276
Une zone réglementée est désignée sur les cartes par la lettre :
R.
Explication
Comme la zone D, la zone réglementée fait partie des zones à statut particulier signalées sur les cartes par une lettre suivie d'un numéro. La lettre R (pour réglementée) indique que le vol y est possible mais soumis à des conditions précises (horaires, altitude, autorisation), contrairement à la zone dangereuse où aucune condition n'est imposée.
277
Les zones dites "à statut particulier" sont :
les zones dangereuses, les zones interdites, les zones réglementées.
Explication
L'espace aérien contient des volumes spéciaux, appelés zones à statut particulier, qui se distinguent de l'espace aérien normal par des règles propres liées à un danger, une interdiction ou une réglementation. Ces zones se répartissent en trois catégories : les zones dangereuses (D), où une activité risquée peut avoir lieu, les zones interdites (P), où le vol est proscrit, et les zones réglementées (R), où le vol est soumis à conditions.
278
Une zone interdite est désignée sur les cartes par la lettre :
P.
Explication
Les zones à statut particulier sont identifiées par une lettre sur les cartes selon leur nature. La lettre P (pour prohibited, interdite en anglais) désigne une zone interdite, c'est-à-dire un espace aérien où le survol est purement et simplement proscrit, sans dérogation possible pour un vol VFR classique.
279
Le vol dans un espace aérien de classe D :
est subordonné à l'emport d'un équipement de radiocommunication.
Explication
L'espace aérien est découpé en classes, de A à G, qui définissent le niveau de service et les obligations du pilote (contact radio, clairance, séparation avec les autres avions). La classe D est une classe contrôlée où le pilote doit obligatoirement établir un contact radio avec l'organisme de contrôle avant d'y pénétrer, ce qui suppose d'avoir à bord un équipement de radiocommunication en état de marche.
280
Vous souhaitez traverser une zone réglementée du type "D". Dans cette zone, le transit :
présente un danger pour les aéronefs.
Explication
Une zone notée avec la lettre D est une zone dangereuse : un volume d'espace où se déroulent des activités qui peuvent mettre en danger un avion de tourisme (tirs, essais, voltige militaire par exemple), sans que le vol y soit interdit ou soumis à autorisation. Traverser une telle zone reste donc à l'appréciation du pilote, qui doit simplement être conscient que le transit présente un danger, à la différence d'une zone soumise à des conditions administratives strictes.
283
Une zone "P" est un espace aérien :
dont l'accès est interdit.
Explication
La lettre P sur une carte aéronautique signale une zone interdite : c'est le niveau de restriction le plus strict parmi les zones à statut particulier, avec la zone dangereuse (D, danger sans interdiction) et la zone réglementée (R, vol autorisé sous conditions). Une zone P est donc un espace aérien dont l'accès est purement et simplement interdit à tout aéronef.
285
Dans un espace aérien de classe D, le service de contrôle qui vous est rendu est : (Choisir la combinaison exacte la plus complète). 1 - la séparation par rapport aux vols IFR 2 - la séparation par rapport aux autres vols VFR 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR
3, 4.
Explication
La classe d'espace aérien détermine quels services un pilote reçoit du contrôle aérien : une séparation active (le contrôleur s'assure qu'aucun autre avion ne s'approche) ou une simple information de trafic (le contrôleur signale la présence d'autres avions sans agir dessus). Dans un espace de classe D, les vols VFR ne bénéficient d'aucune séparation, ni vis-à-vis des IFR ni vis-à-vis des autres VFR ; ils reçoivent seulement une information de trafic par rapport aux vols IFR et aux autres vols VFR, ce qui correspond aux propositions 3 et 4.
286
Vous désirez traverser un espace aérien de classe A :
vous devez changer votre route car cet espace est interdit aux VFR.
Explication
Les classes d'espace aérien vont de A (la plus contrôlée) à G (la moins contrôlée), et la classe A est réservée exclusivement à la circulation aérienne générale en IFR (vol aux instruments). Un vol VFR (vol à vue, celui d'un pilote PPL classique) n'a pas le droit d'y pénétrer, quelles que soient les conditions météo : il faut donc modifier sa route pour la contourner.
288
Dans un espace aérien de classe D, le contact radio :
est obligatoire.
Explication
Dans un espace aérien de classe D, l'ensemble de la circulation est suivi par un organisme de contrôle qui doit connaître la position de chaque avion présent. Pour cela, le contact radio avec ce contrôle est obligatoire, aussi bien à l'entrée de la zone que pendant tout le transit.
289
Votre route traverse un espace aérien de classe B :
vous devez obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace.
Explication
La classe B est l'une des classes d'espace aérien les plus contrôlées : tous les vols, VFR comme IFR, y sont séparés activement par le contrôle. Avant d'y entrer, un pilote doit donc obtenir une clairance, c'est-à-dire une autorisation explicite du contrôleur, et non se contenter d'un simple contact radio.
290
Dans un espace aérien de classe B, vous désirez changer de route :
vous devez obtenir une nouvelle clairance.
Explication
Une clairance est une autorisation précise donnée par le contrôle pour une trajectoire donnée (cap, altitude, route) ; en espace de classe B, aucun déplacement n'est possible sans cette autorisation. Si le pilote souhaite changer de route une fois entré dans cet espace, il doit donc redemander et obtenir une nouvelle clairance correspondant à sa nouvelle trajectoire.
291
Une zone D est un espace aérien dans lequel :
la pénétration s'effectue sans restriction, mais où des activités dangereuses peuvent se dérouler.
Explication
Une zone D est une zone dangereuse : elle signale la présence possible d'activités risquées pour la navigation (tir, essai, voltige) mais n'interdit ni ne réglemente le vol. La pénétration y est donc libre, sans restriction ni autorisation à demander, mais le pilote doit rester vigilant car des activités dangereuses peuvent s'y dérouler.
292
Votre route traverse un espace aérien de classe D, vous devez :
obtenir une clairance pour pouvoir pénétrer dans cet espace.
Explication
La classe D est une classe d'espace aérien contrôlée : tout aéronef qui souhaite y entrer doit d'abord obtenir une clairance, c'est-à-dire une autorisation du contrôleur, avant de pénétrer dans le volume. C'est ce qui différencie cette classe d'un espace non contrôlé où le pilote peut évoluer librement.
293
Une voie aérienne (AWY) est une région de contrôle en forme :
de couloir dont le plancher n'est pas le sol.
Explication
Une voie aérienne, ou AWY (airway), est un couloir d'espace aérien contrôlé qui relie deux points de navigation, un peu comme une autoroute réservée aux avions volant en altitude. Comme le montre le schéma (image img0049.png), ce couloir ne commence pas au sol : son plancher se situe à une certaine altitude au-dessus du terrain, ce qui le distingue d'une TMA ou d'une CTR qui, elles, touchent le sol.
294
Le service d'alerte est assuré uniquement aux aéronefs :
dont la présence est connue des services de la circulation aérienne.
Explication
Le service d'alerte consiste, pour les organismes de la circulation aérienne, à prévenir les secours si un avion semble en difficulté ou disparaît. Ce service ne peut être rendu que si l'organisme sait qu'un avion est en vol et suit son trajet, c'est-à-dire pour les aéronefs dont la présence est connue de ces services (plan de vol déposé, contact radio, suivi radar), et non pour un avion qui volerait totalement isolé sans aucun contact.
296
L'espace aérien inférieur est divisé en cinq régions d'information de vol qui ont comme abréviation :
FIR.
Explication
L'espace aérien est découpé verticalement et horizontalement pour être géré par différents organismes ; la partie basse, dite espace aérien inférieur, est divisée en grandes régions appelées régions d'information de vol. Leur abréviation est FIR (Flight Information Region, région d'information de vol en anglais), et le territoire métropolitain français en compte cinq.
299
Vous traversez un espace aérien de classe D :
votre transit est soumis à une autorisation du contrôle et vous bénéficiez d'informations de trafic.
Explication
Dans un espace aérien de classe D, deux choses sont vraies en même temps : le contrôle doit autoriser l'entrée de chaque avion (clairance), et une fois à l'intérieur, chaque pilote reçoit des informations sur le trafic environnant. Le transit y est donc soumis à une autorisation du contrôle et le pilote bénéficie d'informations de trafic pendant tout son passage.
300
Vous souhaitez entreprendre un vol de navigation qui vous fait traverser une zone dangereuse, notée D52. Dans cette zone, le transit :
ne requiert aucune autorisation particulière mais présente un danger pour les aéronefs.
Explication
Une zone D, comme ici D52, est une zone dangereuse : elle signale une activité potentiellement risquée pour la navigation (tir, exercice militaire, etc.) mais n'impose ni interdiction ni obligation administrative. Le pilote peut donc la traverser sans demander d'autorisation particulière, à condition d'accepter le risque que représente ce transit.
301
Les zones dites "à statut particulier" sont :
les zones dangereuses, les zones interdites, les zones réglementées et les zones de ségrégation temporaire.
Explication
Les zones à statut particulier regroupent les volumes d'espace aérien qui se distinguent par un danger, une interdiction ou une réglementation spécifique. Elles comprennent les zones dangereuses (D), les zones interdites (P), les zones réglementées (R), ainsi que les zones de ségrégation temporaire (TSA), créées ponctuellement pour réserver un volume d'espace à une activité particulière pendant une durée limitée.
302
Les caractéristiques (nom, sens, plancher...) des voies aériennes se trouvent sur les cartes :
de radionavigation 1/1 000 000 du SIA.
Explication
Les voies aériennes (AWY) sont représentées avec leurs caractéristiques (nom de la route, sens de circulation, altitude plancher et plafond) sur des cartes spécialisées conçues pour la navigation. Ces informations figurent sur les cartes de radionavigation au 1/1 000 000 publiées par le SIA (Service de l'Information Aéronautique), comme le montre l'extrait (image img0050.png) où l'on voit la route A3 et la voie J34 avec son plafond FL065.
303
L'abréviation FIR correspond à :
une région d'information de vol.
Explication
Le territoire est divisé en grandes régions pour que les services de la circulation aérienne puissent organiser l'information de vol et l'alerte sur des zones gérables. L'abréviation FIR désigne justement une de ces régions d'information de vol (Flight Information Region).
304
Une "zone règlementée" est un espace aérien dans lequel :
les vols sont subordonnés à certaines conditions.
Explication
Une zone réglementée se distingue d'une zone interdite (accès totalement proscrit) et d'une zone dangereuse (aucune condition, juste un risque signalé). Dans une zone réglementée (R), le vol reste possible mais il est subordonné à certaines conditions fixées par l'autorité qui gère la zone, par exemple des horaires d'activation, une altitude minimale ou une autorisation préalable.
306
Vous volez dans un espace aérien de classe D :
vous bénéficiez du service du contrôle.
Explication
Dans un espace aérien de classe D, un organisme de contrôle suit tous les vols et leur donne des clairances pour y entrer. Un pilote qui vole dans cette classe bénéficie donc du service du contrôle, ce qui le distingue d'un vol dans un espace non contrôlé comme la classe G.
307
Dans un espace aérien de classe G, en dehors de la circulation d'aérodrome, vous pouvez bénéficier :
des services d'information de vol et d'alerte.
Explication
La classe G est la classe d'espace aérien la moins contrôlée : aucun service de contrôle actif n'y est rendu (pas de clairance, pas de séparation). En dehors de la circulation d'aérodrome (les abords immédiats d'un terrain), un pilote qui vole en classe G peut néanmoins bénéficier des services d'information de vol (renseignements météo, trafic connu) et d'alerte (déclenchement des secours en cas de problème), qui sont assurés indépendamment de la classe d'espace.
308
Hormis le cas du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent l'espacement entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe :
B-C.
Explication
L'espacement (ou séparation) entre les vols IFR et les vols VFR est un service actif du contrôle qui n'est pas rendu partout : plus la classe d'espace est contrôlée, plus ce service est complet. En dehors du cas particulier du VFR spécial, cet espacement entre IFR et VFR n'est assuré que dans les classes B et C, qui font partie des espaces les plus contrôlés.
311
Avant de pénétrer dans une CTR, vous devez contacter :
le contrôle d'aérodrome.
Explication
Une CTR (control zone, zone de contrôle) est l'espace aérien contrôlé qui entoure un aérodrome, généralement du sol jusqu'à une certaine altitude, pour protéger les phases d'approche et de décollage. Avant d'y pénétrer, un pilote doit contacter le contrôle d'aérodrome, c'est-à-dire l'organisme qui gère le trafic sur et autour de ce terrain.
312
Dans un espace aérien de classe D, vous bénéficiez : 1 - du service de contrôle 2 - du service d'information de vol 3 - du service d'alerte
1, 2 et 3.
Explication
Dans un espace aérien de classe D, plusieurs services de la circulation aérienne sont rendus simultanément à un pilote : le service de contrôle (clairances et suivi par le contrôleur), le service d'information de vol (renseignements météo ou trafic) et le service d'alerte (déclenchement des secours en cas de besoin). Les trois sont donc assurés en classe D, ce qui correspond aux propositions 1, 2 et 3.
313
Les voies aériennes (AWY) sont des portions d'espace aérien contrôlé. En général, elles ont la forme d'un couloir de :
10 NM de large et pour plafond le FL195.
Explication
Une voie aérienne (AWY) est un couloir d'espace aérien contrôlé emprunté par les avions volant sur des routes prédéfinies, un peu comme un chenal balisé en mer. Elle a généralement une largeur de 10 NM (milles nautiques, soit environ 18,5 km) et un plafond fixé au niveau de vol FL195 (soit environ 19 500 pieds, l'altitude étant exprimée en niveau de vol au-dessus d'un certain seuil).
314
L'espace aérien métropolitain est divisé en régions d'information de vol, nommées "FIR" (Flight Information Region). Ces régions sont au nombre de :
5.
Explication
L'espace aérien métropolitain français est découpé en grandes régions appelées FIR (Flight Information Region, région d'information de vol) pour répartir la gestion de l'information de vol et de l'alerte entre différents centres. Le territoire métropolitain en compte cinq.
315
Le contact avec un organisme assurant le service d'information de vol :
vous permet d'obtenir en vol des renseignements météorologiques ou des informations sur l'état des aérodromes.
Explication
Le service d'information de vol est rendu par un organisme au sol qui répond aux besoins d'un pilote en vol pour l'aider à prendre ses décisions. En contactant cet organisme, un pilote peut ainsi obtenir des renseignements météorologiques (évolution du temps sur sa route) ou des informations sur l'état des aérodromes (piste fermée, service disponible ou non), sans pour autant recevoir d'instructions de contrôle.
316
L'entrée dans un espace aérien de classe E est :
autorisée sans contact radio, sous réserve de respecter certaines conditions météorologiques.
Explication
La classe E est une classe d'espace aérien où les vols IFR sont contrôlés mais où les vols VFR peuvent évoluer librement, sans avoir besoin de contact avec un contrôleur. L'entrée y est donc autorisée sans contact radio, à condition toutefois de respecter certaines conditions météorologiques minimales (visibilité, distance par rapport aux nuages) qui garantissent que le pilote VFR pourra voir et éviter les autres avions.
317
Dans un espace aérien de classe C, le service de contrôle qui vous est rendu est : 1 - la séparation par rapport aux vols IFR 2 - la séparation par rapport aux autres vols VFR 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR
1, 4.
Explication
Dans un espace aérien de classe C, la circulation IFR est séparée activement par le contrôle de tous les autres avions, tandis que la circulation VFR ne reçoit qu'une information de trafic, sans séparation active entre VFR. Un pilote VFR en classe C bénéficie donc d'une séparation par rapport aux vols IFR (proposition 1) et d'une information de trafic par rapport aux autres vols VFR (proposition 4), ce qui correspond aux réponses 1 et 4.
319
Une FIR est une portion d'espace de dimensions données où est (sont) assuré(s) le(s) service(s) :
de l'information de vol et d'alerte.
Explication
Une FIR (région d'information de vol) est un grand volume d'espace aérien dans lequel deux services sont garantis à tous les avions qui s'y trouvent, quelle que soit la classe d'espace traversée à l'intérieur : le service de l'information de vol (renseignements utiles au pilote) et le service d'alerte (déclenchement des secours en cas de besoin).
320
Dans un espace aérien de classe D, lorsque vous effectuez un vol en VFR spécial, le service de contrôle qui vous est rendu est : 1 - la séparation par rapport aux vols en IFR 2 - la séparation par rapport aux autres vols en VFR spécial 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR spécial 5 - la séparation par rapport aux autres vols en VFR
1, 4.
Explication
Le VFR spécial est une autorisation particulière qui permet à un pilote VFR de voler dans une zone de contrôle malgré des conditions météo dégradées, sous la responsabilité renforcée du contrôle. Dans ce cas, en classe D, le pilote reçoit une séparation active par rapport aux vols IFR (proposition 1, car le risque de collision est plus élevé avec une visibilité réduite) et une information de trafic par rapport aux autres vols VFR spécial (proposition 4), ce qui correspond aux réponses 1 et 4.
321
Dans un espace aérien de classe D, lorsque vous êtes en VFR spécial, le service de contrôle : 1 - assure la séparation par rapport aux vols en IFR 2 - assure la séparation par rapport aux autres vols en VFR spécial 3 - délivre l'information de trafic par rapport aux vols en IFR 4 - délivre l'information de trafic par rapport aux autres vols en VFR spécial 5 - n'est pas assuré
1, 4.
Explication
Comme pour tout vol VFR spécial en classe D, le contrôle renforce la protection du pilote à cause des conditions météo dégradées qui justifient cette procédure. Il assure donc une séparation active par rapport aux vols IFR (proposition 1) et délivre une information de trafic par rapport aux autres vols VFR spécial (proposition 4), soit les réponses 1 et 4.
322
Le contact avec un organisme d'information de vol :
vous permet d'obtenir en vol des informations météorologiques ou des renseignements sur l'état des aérodromes.
Explication
Contacter un organisme d'information de vol permet à un pilote d'obtenir des renseignements utiles pendant son vol, sans que cet organisme ne donne d'instructions de contrôle. Ce service fournit notamment des informations météorologiques (évolution du temps) ou des renseignements sur l'état des aérodromes (disponibilité, piste en service).
323
Pour entrer dans un espace aérien :
de classe E, une clairance n'est pas nécessaire.
Explication
Une clairance est une autorisation explicite du contrôle nécessaire pour entrer dans les espaces les plus contrôlés (comme les classes B, C ou D). La classe E, en revanche, est moins contrôlée pour les vols VFR : y entrer ne nécessite pas de clairance, le pilote pouvant y pénétrer librement sous réserve de respecter les conditions météo applicables.
324
Des volumes particuliers peuvent être délimités à l'intérieur des régions d'information de vol, ce sont :
les zones dangereuses, les zones interdites et les zones réglementées.
Explication
À l'intérieur des régions d'information de vol (FIR), certains volumes plus restreints sont délimités pour signaler un risque, une interdiction ou une réglementation particulière. Ce sont les zones dangereuses (D), les zones interdites (P) et les zones réglementées (R), qui forment ensemble les zones dites à statut particulier.
325
Hormis le cas du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent la séparation entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe :
B-C.
Explication
L'espacement, ou séparation active, entre les vols VFR et IFR est un service que le contrôle ne rend pas dans tous les espaces aériens. Hormis le cas particulier du VFR spécial, ce service n'est assuré que dans les classes B et C, qui font partie des espaces les plus contrôlés.
327
Dans un espace aérien de classe D, les services rendus à un aéronef en VFR sont (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - la séparation par rapport aux autres aéronefs 2 - l'information de trafic 3 - l'information de vol 4 - l'alerte
2, 3 et 4.
Explication
Dans un espace aérien de classe D, un aéronef en VFR ne bénéficie d'aucune séparation active par rapport aux autres avions (le contrôle ne les écarte pas activement les uns des autres). En revanche, il reçoit une information de trafic (signalement des autres avions), le service d'information de vol (renseignements météo, état des aérodromes) et le service d'alerte, ce qui correspond aux propositions 2, 3 et 4, à l'exclusion de la 1.
328
A l'intérieur des régions d'information de vol, les zones délimitées présentant des restrictions, des dangers ou des interdictions sont appelées : 1 - TMA 2 - D 3 - CTR 4 - P 5 - AWY 6 - R
2, 4 et 6.
Explication
À l'intérieur des régions d'information de vol, certaines zones sont délimitées spécifiquement parce qu'elles présentent des restrictions, des dangers ou des interdictions pour la navigation. Ce sont les zones D (dangereuses), P (interdites) et R (réglementées), ce qui correspond aux propositions 2, 4 et 6 ; en revanche les TMA, CTR et AWY sont de simples structures d'organisation de l'espace aérien contrôlé, sans lien avec un danger ou une interdiction.
329
Une FIR est une portion d'espace aérien de dimensions données où sont assurés les services :
de l'information de vol et d'alerte.
Explication
Une FIR est un grand volume d'espace aérien de dimensions définies dans lequel deux services sont garantis à tous les vols : l'information de vol, qui fournit des renseignements utiles au pilote, et l'alerte, qui déclenche les secours en cas de besoin.
331
En vol, vous obtenez une clairance pour pénétrer dans un espace aérien de classe D. Vous recevez :
une information de trafic sur tous les autres vols quel que soit leur régime (VFR-IFR).
Explication
Obtenir une clairance pour entrer dans un espace de classe D signifie que le contrôle autorise et suit l'avion pendant tout son passage. Pendant ce transit, le pilote reçoit une information de trafic sur tous les autres vols présents dans la zone, qu'ils soient en VFR ou en IFR, ce qui lui permet d'anticiper les rencontres possibles même sans séparation active.
332
Certaines zones de l'espace aérien français sont interdites à la circulation des aéronefs. L'abréviation utilisée pour désigner ces zones est la lettre :
P.
Explication
Les zones interdites font partie des zones à statut particulier de l'espace aérien français, dans lesquelles la circulation des aéronefs est purement et simplement proscrite. Elles sont désignées sur les cartes par la lettre P.
REG05Réglementation — REG05
333
Pour suivre la route magnétique 359°, en appliquant la règle semi-circulaire, vous devez choisir un niveau de vol:
pair + 5.
Explication
La règle semi-circulaire répartit les niveaux de vol utilisables selon la direction suivie, pour que deux avions qui se croisent sur des routes opposées volent à des altitudes différentes (un peu comme rouler à droite sur une route pour éviter les voitures en face). Comme le montre le schéma (image img0051.png), les routes magnétiques de 180° à 359° utilisent un niveau de vol pair majoré de 5 (par exemple FL45, FL65…) ; la route 359° se trouve dans ce secteur, donc le niveau à choisir est un niveau pair + 5.
334
Dans un espace aérien contrôlé de classe C, D ou E, l'espacement minimal vis-à-vis des nuages est :
horizontalement 1500 m, verticalement 300 m (1000 ft).
Explication
En vol à vue (VFR), un pilote doit toujours garder une distance de sécurité par rapport aux nuages, car un nuage cache ce qui se trouve derrière et empêche de voir un autre avion à temps pour l'éviter. Dans un espace aérien contrôlé (géré par le contrôle aérien, ici les classes C, D ou E), la réglementation fixe cette marge de façon identique quelle que soit l'altitude : 1500 m horizontalement et 300 m, soit environ 1000 pieds (ft, l'unité d'altitude utilisée en aviation), verticalement. C'est cette valeur standard qui est demandée ici.
335
Pour suivre la route magnétique 180°, en appliquant la règle semi-circulaire, vous devez choisir un niveau de vol :
pair + 5.
Explication
La règle semi-circulaire répartit les niveaux de vol (FL, une altitude affichée en centaines de pieds et calée sur une pression de référence commune à 1013,25 hPa) entre avions volant dans des directions différentes, un peu comme des voies de circulation séparées, pour éviter que deux appareils se croisent au même niveau. Comme le montre le principe illustré, les routes magnétiques (la direction réellement suivie au sol, mesurée par rapport au nord magnétique) entre 180° et 359° utilisent les niveaux "pair + 5" (FL45, FL65...), tandis que celles entre 000° et 179° utilisent "impair + 5". Suivre la route 180° impose donc de choisir un niveau pair + 5.
336
Une clairance VFR spécial :
permet de continuer à voler en VFR dans une CTR, en dessous des conditions VMC.
Explication
Pour voler à vue, un pilote doit normalement respecter des conditions météorologiques minimales de vol à vue (VMC : visibilité et distance par rapport aux nuages). Une clairance VFR spécial est une autorisation exceptionnelle donnée par le contrôle aérien pour permettre à un avion de continuer à voler en VFR à l'intérieur d'une CTR (zone de contrôle entourant un aérodrome) même quand ces conditions VMC ne sont plus atteintes, à condition de rester au-dessus d'un minimum absolu (1500 m de visibilité, hors des nuages, en vue du sol). C'est exactement ce que décrit la réponse.
337
En montée, dans une TMA, vous passez l'altitude de transition. Vous devez alors caler votre altimètre :
à 1013,2 hPa.
Explication
Un altimètre mesure l'altitude à partir de la pression atmosphérique, donc il faut lui indiquer une pression de référence pour que sa lecture ait un sens partagé par tous les pilotes. En dessous de l'altitude de transition, on utilise la pression locale au sol (le QNH) pour connaître sa hauteur réelle ; au-dessus, dans une TMA (Terminal Manoeuvring Area, une zone contrôlée plus large au-dessus d'un aérodrome), tout le monde bascule sur la pression standard universelle de 1013,2 hPa afin que les niveaux de vol de tous les avions soient directement comparables. C'est pourquoi, en montée, franchir l'altitude de transition impose ce calage à 1013,2 hPa.
339
Les conditions météorologiques minimales de vol à vue sont :
différentes au-dessus et en dessous du plus haut des 2 niveaux, 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, en espace aérien non contrôlé.
Explication
Les conditions météorologiques minimales de vol à vue (VMC) ne sont pas les mêmes partout : près du sol, on tolère moins de marge car le sol sert de repère visuel, tandis qu'en altitude, où l'on vole plus vite avec moins de repères, il faut plus de marge pour voir et éviter les autres avions. La limite qui sépare ces deux régimes, en espace non contrôlé, est le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL (au-dessus du niveau de la mer) ou 1000 ft ASFC (au-dessus du sol). C'est pourquoi les règles diffèrent bien de part et d'autre de cette surface de référence.
340
Dans un espace aérien non contrôlé, au-dessus de la surface 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, la plus haute des deux valeurs, la visibilité en vol minimale est :
5 km.
Explication
La visibilité en vol, c'est simplement la distance à laquelle un pilote peut distinguer clairement ce qui l'entoure ; plus on vole vite et loin du sol, plus il faut de distance pour repérer un autre avion et l'éviter à temps. Au-dessus de la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, c'est-à-dire au-dessus du sol), même en espace non contrôlé, la réglementation exige la même visibilité généreuse qu'en espace contrôlé. C'est donc 5 km, comme l'indique la réponse.
341
Sous la surface 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, hors espace aérien contrôlé, les conditions météorologiques de vol à vue sont :
visibilité en vol 1500 m ou distance correspondant à 30 secondes de vol, hors des nuages et en vue de la surface.
Explication
Près du sol, en espace non contrôlé, les règles sont plus souples car on vole en général plus lentement et on peut utiliser le sol comme repère visuel, mais une marge de sécurité minimale reste exigée pour pouvoir réagir face à un obstacle ou un autre avion. En dessous de la surface de référence (3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, au-dessus du sol), il faut au moins 1500 m de visibilité - ou, si c'est plus simple à estimer, la distance parcourue en 30 secondes de vol -, tout en restant hors des nuages et en gardant le sol en vue. Cette règle plus légère reflète le fait qu'à basse altitude on a plus de temps pour voir et éviter un danger.
342
Sous la surface 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, la plus haute des deux valeurs, hors espace aérien contrôlé, les conditions météorologiques de vol à vue sont :
visibilité en vol 1500 m ou distance correspondant à 30 secondes de vol, hors des nuages et en vue de la surface.
Explication
Sous la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL), hors espace contrôlé, un pilote VFR bénéficie d'une règle météo allégée car il vole bas, lentement, et peut utiliser le sol comme repère. La règle impose 1500 m de visibilité (ou la distance parcourue en 30 secondes de vol si c'est plus facile à juger), tout en restant hors des nuages et en gardant la surface en vue - exactement ce que décrit la réponse.
344
Dans un espace aérien contrôlé la visibilité en vol minimale est :
5 km.
Explication
L'espace aérien contrôlé (géré par le contrôle aérien, comme les classes B, C, D ou E) accueille davantage de trafic, donc il faut une marge de sécurité généreuse pour que chaque pilote puisse voir et éviter les autres avions à temps. La réglementation y fixe la visibilité minimale en vol à 5 km, quelle que soit l'altitude, ce qui correspond à la réponse.
345
Dans un espace aérien non contrôlé, au-dessus de la surface 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, la plus haute des deux valeurs, l'espacement minimal à respecter vis-à-vis des nuages est :
horizontalement 1500 m, verticalement 300 m (1000 ft).
Explication
Un nuage cache ce qui se trouve derrière lui, donc un pilote doit toujours garder une distance de sécurité pour repérer un autre avion à temps. Au-dessus de la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL), même en espace non contrôlé, cette distance rejoint celle exigée en espace contrôlé, car à cette altitude on vole avec les mêmes contraintes de vitesse et de trafic. D'où les valeurs demandées : 1500 m horizontalement et 300 m (1000 ft) verticalement.
346
Vous volez à une hauteur de 2000 ft et à 500 ft sous une couche nuageuse soudée, vous allez entrer dans un espace aérien contrôlé de classe E. Pour respecter les conditions minimales de vol à vue, vous :
descendez à une hauteur de 1500 ft.
Explication
Entrer dans un espace aérien de classe E (un espace contrôlé) impose de respecter les distances minimales par rapport aux nuages valables en espace contrôlé, soit 300 m (1000 ft) verticalement, et ce quelle que soit la hauteur de vol. Ici, la base des nuages se trouve à 2500 ft (puisque le pilote vole à 2000 ft, à 500 ft sous la couche), donc être seulement à 500 ft sous les nuages ne suffit pas : il manque 500 ft de marge. En descendant à 1500 ft, le pilote se retrouve à 1000 ft sous la base des nuages (2500 - 1500), ce qui respecte la règle avant d'entrer dans l'espace contrôlé.
347
La poursuite d'un vol en IMC suite à une dégradation météorologique :
est possible à condition de détenir une qualification IR valide et de voler sur un aéronef équipé en conséquence.
Explication
L'IMC (conditions météorologiques de vol aux instruments) désigne une météo trop dégradée pour voler en regardant simplement dehors : il faut alors piloter uniquement grâce aux instruments du cockpit, ce qui demande une formation et un équipement spécifiques. Si la météo se dégrade en cours de vol VFR et que l'avion entre en IMC, continuer n'est légal et sûr que si le pilote détient une qualification IR (Instrument Rating, une qualification qui autorise à voler uniquement aux instruments) valide, et si l'avion est équipé en conséquence. Sans ces deux conditions réunies, poursuivre le vol serait dangereux et interdit.
348
Pour voler à un niveau de vol, vous devez afficher dans la fenêtre de l'altimètre :
1013,25
Explication
Les niveaux de vol (FL) sont des altitudes calées non pas sur la pression réelle du jour, mais sur une pression de référence identique pour tous les avions, afin que chacun compare des altitudes cohérentes entre elles, indépendamment de la météo locale. Cette référence universelle est la pression standard de 1013,25 hPa. C'est donc cette valeur qu'il faut afficher dans la fenêtre de calage de l'altimètre pour voler à un niveau de vol.
350
Vous volez dans un espace aérien de classe G, au FL 35. Vous vous dirigez vers un VOR en suivant la route magnétique 009°. Après le VOR, vous prenez la route magnétique 352°. A la verticale du VOR :
vous montez à un FL pair + 5.
Explication
La règle semi-circulaire relie le niveau de vol choisi à la route magnétique suivie (la direction réellement parcourue au sol) : les routes entre 000° et 179° utilisent un niveau impair + 5 (FL35, FL55...), celles entre 180° et 359° un niveau pair + 5 (FL45, FL65...). En se dirigeant vers le VOR (une balise radio au sol servant de repère de navigation) avec une route de 009°, le FL35 (impair + 5) est correct. Mais après le VOR, la nouvelle route de 352° bascule dans la tranche 180°-359°, qui impose un niveau pair + 5 : le pilote doit donc monter vers un tel niveau, par exemple le FL45.
351
Vous êtes dans une CTR de classe D. A la mise en route, la visibilité descend en dessous de 1500 m. Vous en déduisez que :
même en VFR spécial, le vol est impossible.
Explication
Même avec une clairance VFR spécial (l'autorisation exceptionnelle de voler en VFR dans une CTR malgré une météo dégradée), il existe un plancher absolu en dessous duquel aucun vol VFR n'est permis : une visibilité de 1500 m au sol. Si la visibilité descend sous ce seuil, même le VFR spécial ne peut pas être délivré, donc le vol devient impossible, ce qui correspond à la réponse.
352
Hors espaces aériens contrôlés, les vols en VFR en croisière au-dessus de 3000 ft ASFC adoptent un niveau de croisière en fonction de leur :
route magnétique.
Explication
Hors espace aérien contrôlé, au-dessus de 3000 ft ASFC (au-dessus du sol), les pilotes VFR en croisière choisissent leur niveau de vol grâce à la règle semi-circulaire (dite aussi règle de croisière), qui se base uniquement sur la route magnétique suivie au sol - pas sur le cap affiché, ni sur l'altitude en elle-même. C'est pourquoi la réponse retient précisément la route magnétique comme critère déterminant.
353
Pour voler dans une voie aérienne (AWY), l'espacement vertical minimal à respecter vis-à-vis des nuages est :
300 m.
Explication
Une AWY (voie aérienne) est un couloir aérien balisé, comparable à une autoroute invisible reliant des balises de navigation, et elle fait partie de l'espace aérien contrôlé. Elle suit donc les mêmes minima que tout espace contrôlé : 5 km de visibilité, 1500 m horizontalement et 300 m verticalement par rapport aux nuages. La question porte sur la distance verticale, qui est donc de 300 m.
354
En VFR, les conditions météorologiques minimales requises pour pénétrer dans une CTR sont :
visibilité horizontale 5 km, plafond 1500 pieds.
Explication
Une CTR (zone de contrôle protégeant les trajectoires d'arrivée et de départ autour d'un aérodrome) exige les conditions météorologiques standard de l'espace aérien contrôlé, pour garantir assez de visibilité et de marge sous les nuages pour manœuvrer en sécurité. La réglementation impose une visibilité horizontale de 5 km et un plafond (la hauteur de la base des nuages) d'au moins 1500 pieds.
355
La surface de référence utilisée pour déterminer les minima VMC est définie par le plus élevé des 2 niveaux suivants :
3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC.
Explication
Les règles de visibilité en vol et de distance par rapport aux nuages (les minima VMC) changent selon que l'on se trouve au-dessus ou en dessous d'une certaine hauteur, car près du sol on dispose de repères visuels supplémentaires alors qu'en altitude on vole plus vite avec moins de marge. Cette limite de référence est fixée au plus élevé des deux niveaux 3000 ft AMSL (au-dessus du niveau de la mer) ou 1000 ft ASFC (au-dessus du sol), ce qui correspond à la réponse.
356
En VFR, vous évoluez en espace aérien de classe "G", au-dessus du FL 100, la visibilité en vol doit être au moins égale à :
8 km.
Explication
Plus on vole haut, plus on vole généralement vite et loin des repères du sol, donc il faut plus de distance pour repérer un autre avion et manœuvrer à temps pour l'éviter. C'est pourquoi, même en espace non contrôlé de classe G, la visibilité minimale exigée augmente au-dessus du FL 100 (niveau de vol 100, soit environ 10 000 ft en référence standard) : elle passe à 8 km au lieu de 5 km.
357
Dans un espace aérien non contrôlé, au-dessus du plus haut des 2 niveaux, 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, la distance minimale à respecter par rapport aux nuages est :
horizontalement 1500 m, verticalement 300 m (1000 ft).
Explication
Un nuage masque ce qu'il y a derrière, donc une distance de sécurité est nécessaire pour repérer un autre avion à temps. Au-dessus de la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC), même hors espace contrôlé, cette distance rejoint celle de l'espace contrôlé : 1500 m horizontalement et 300 m (1000 ft) verticalement, comme l'indique la réponse.
358
En vol dans une TMA de classe E au-dessus de 3000 ft AMSL et en dessous de l'altitude de transition, sans clairance de niveau, le pilote affiche comme calage altimétrique :
le QNH.
Explication
Le passage à la pression standard 1013,25 hPa n'a lieu qu'au-dessus de l'altitude de transition (le seuil qui marque le passage des altitudes réelles aux niveaux de vol). Ici, le vol se déroule dans une TMA de classe E (un espace contrôlé situé au-dessus d'un aérodrome) mais toujours en dessous de cette altitude de transition, et sans clairance de niveau attribuée par le contrôle. Le pilote continue donc de régler son altimètre sur la pression locale au sol, le QNH, plutôt que sur la pression standard.
359
Dans un espace aérien non contrôlé, au-dessus de la surface 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, la visibilité en vol minimale est :
5 km.
Explication
La visibilité en vol correspond à la distance à laquelle on distingue clairement son environnement, ce qui conditionne le temps disponible pour voir et éviter un autre avion. Au-dessus de la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL), même en espace non contrôlé, la règle exige la même visibilité généreuse qu'en espace contrôlé, soit 5 km.
360
A ou en dessous du plus haut des 2 niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, hors espace aérien contrôlé, les conditions météorologiques de vol à vue sont :
visibilité en vol 1500 m ou distance parcourue en 30 secondes de vol, hors des nuages et en vue de la surface.
Explication
À ou en dessous de la surface de référence (3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, au-dessus du sol), hors espace contrôlé, la règle météo de vol à vue est allégée car on vole bas et lentement, avec le sol comme repère. Il faut au minimum 1500 m de visibilité, ou la distance parcourue en 30 secondes de vol si c'est plus simple à estimer, tout en restant hors des nuages et en vue de la surface.
361
Les points de report VFR des procédures de départ et d'arrivée d'une CTR se trouvent sur la carte :
VAC de l'aérodrome correspondant.
Explication
Pour entrer ou sortir d'une CTR (zone de contrôle autour d'un aérodrome) en VFR, les pilotes suivent des points de report publiés - des repères au sol identifiés à l'avance - afin que le contrôle aérien puisse anticiper et espacer le trafic sans avoir besoin d'un contact radar permanent, un peu comme des bretelles d'entrée et de sortie signalées sur une autoroute. Ces points de report sont publiés sur la carte VAC (carte d'aérodrome utilisée pour l'approche et le départ à vue) propre à chaque terrain, ce qui correspond à la réponse.
362
Vous volez au cap magnétique Cm=010°, votre dérive est de 10° droite. Le premier niveau de vol (FL) utilisable hors espace aérien contrôlé sera :
FL 35.
Explication
Le cap magnétique est la direction vers laquelle pointe le nez de l'avion, tandis que la route magnétique est la trajectoire réellement suivie au sol, décalée par le vent (la dérive). Avec un cap de 010° et une dérive de 10° vers la droite, la route magnétique réelle est de 010° + 10° = 020°, qui se situe dans la tranche 000°-179° imposant, selon la règle semi-circulaire, un niveau impair + 5. Le premier niveau disponible hors espace contrôlé est donc le FL35.
363
Vous allez traverser un espace aérien de classe D. Les conditions météorologiques minimales à respecter sont :
une visibilité de 5 km, une distance horizontale par rapport aux nuages de 1500 m, une distance verticale par rapport aux nuages de 300 m.
Explication
Un espace aérien de classe D est un espace contrôlé, ce qui impose les minima météorologiques standard de vol à vue : une visibilité de 5 km, une distance horizontale de 1500 m et une distance verticale de 300 m par rapport aux nuages, quelle que soit l'altitude.
364
En volant au cap magnétique 175°, vous subissez un vent venant de la gauche correspondant à une dérive de 5°. Le premier niveau de vol utilisable au-dessus de 3000 ft ASFC est le :
FL 45.
Explication
Un vent venant de la gauche pousse la trajectoire réelle de l'avion vers la droite de son cap, donc la route magnétique (la trajectoire au sol) s'obtient en ajoutant la dérive au cap : 175° + 5° = 180°. Cette valeur tombe exactement dans la tranche 180°-359° de la règle semi-circulaire, qui impose un niveau pair + 5. Le premier niveau utilisable au-dessus de 3000 ft ASFC est donc le FL45.
365
Les conditions VMC requises à l'intérieur d'une zone à statut particulier sont celles :
de l'espace dans lequel se trouve cette zone.
Explication
Les zones à statut particulier (des volumes d'espace aérien avec des restrictions spécifiques, par exemple pour l'activité militaire) n'ont pas leur propre tableau de conditions météorologiques minimales : elles reprennent simplement celles de l'espace aérien dans lequel elles sont situées. C'est pourquoi les conditions VMC applicables sont celles de l'espace englobant, comme l'indique la réponse.
366
A ou en dessous du plus haut des 2 niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, hors espace aérien contrôlé, les conditions météorologiques de vol à vue sont :
visibilité en vol 1500 m ou distance correspondant à 30 secondes de vol, hors des nuages et en vue de la surface.
Explication
À ou en dessous de la surface de référence (3000 ft AMSL ou 1000 ft AGL, au-dessus du sol), hors espace contrôlé, la règle météo de vol à vue est allégée : il faut au moins 1500 m de visibilité, ou la distance parcourue en 30 secondes de vol, tout en restant hors des nuages et en vue de la surface. C'est exactement ce que décrit la réponse.
367
Dans un espace aérien non contrôlé, au-dessus du plus haut des 2 niveaux suivants 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, les conditions météorologiques minimales de vol à vue sont :
identiques à celle définies en espace aérien contrôlé.
Explication
En espace non contrôlé, au-dessus de la surface de référence (le plus haut des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC), la logique est que l'altitude et la vitesse de vol y sont proches de celles rencontrées en espace contrôlé, donc les mêmes précautions s'imposent. C'est pourquoi les conditions météorologiques minimales de vol à vue y sont identiques à celles de l'espace aérien contrôlé, comme l'indique la réponse.
368
Lors d'une navigation dans une voie aérienne, le calage altimétrique affiché est :
1013 hPa.
Explication
Une AWY (voie aérienne) est un couloir de navigation généralement utilisé pour des vols de croisière plus longs, où l'on vole aux niveaux de vol plutôt qu'à des altitudes locales. C'est pourquoi le calage altimétrique utilisé dans une voie aérienne est la pression standard universelle de 1013 hPa, et non la pression locale (QNH), afin que tous les avions comparent leur altitude sur la même référence.
369
Lors de l'écoute de l'ATIS de l'aérodrome contrôlé de destination, vous entendez : "VFR spécial". Vous en déduisez :
une visibilité inférieure à 5 km sur l'aérodrome.
Explication
L'ATIS est un message automatique enregistré diffusé par un aérodrome contrôlé, donnant en continu la météo et les informations utiles aux pilotes qui arrivent ou partent. Entendre "VFR spécial" sur cette diffusion signifie que les conditions sur l'aérodrome sont tombées en dessous des minima météorologiques normaux requis pour entrer dans la CTR (typiquement une visibilité inférieure à 5 km), ce qui pousse le contrôle à proposer cette procédure spéciale plutôt qu'un VFR classique.
370
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-6114). Sachant que des vols en IFR sont en cours et que les conditions météorologiques sont : visibilité 3500 m et OVC 1500 ft. Vous en déduisez que votre arrivée avec une TAS de 120 kt dans les espaces de classe D :
nécessite une clairance 'VFR spécial' et un transit par des points de report spécifiques.
Explication
Pour entrer en VFR dans un espace contrôlé de classe D, il faut normalement une visibilité de 5 km et un plafond nuageux (la hauteur de base des nuages) suffisant ; ici, la visibilité de 3500 m est inférieure à ce minimum et un plafond OVC (ciel entièrement couvert, "overcast") à 1500 ft est juste à la limite basse tolérée. Ces conditions dégradées, combinées à la présence de trafic IFR (vol aux instruments) déjà en cours, obligent à demander une clairance VFR spécial pour être autorisé à entrer malgré tout. Comme le montre le document en annexe (une carte d'aérodrome de type VAC avec ses points de report), le contrôle fait alors transiter les vols VFR par des points de report spécifiques afin de les séparer du trafic IFR.
371
Une clairance VFR spécial permet :
de continuer à voler en VFR dans une zone de contrôle en dessous des conditions VMC.
Explication
Normalement, voler en VFR exige de respecter des conditions météorologiques minimales (les VMC). La clairance VFR spécial est une autorisation exceptionnelle donnée par le contrôle aérien pour continuer à voler en VFR à l'intérieur d'une zone de contrôle (CTR, l'espace protégeant les abords d'un aérodrome) même quand ces conditions ne sont plus atteintes, dans certaines limites de sécurité. C'est ce que décrit précisément la réponse.
372
Pour voler dans un espace aérien de classe E :
vous devez respecter des conditions météorologiques minimales.
Explication
L'espace aérien de classe E est un espace contrôlé, même si les pilotes VFR n'y ont pas besoin d'un contact radio ou d'une clairance pour y entrer, contrairement à d'autres classes contrôlées. Étant contrôlé, il reste malgré tout soumis aux conditions météorologiques minimales de vol à vue (VMC) comme n'importe quel autre espace contrôlé, ce qui explique la réponse.
373
La surface de référence utilisée pour les minima VMC de visibilité en vol et de distance par rapport aux nuages est définie par le plus élevé des 2 niveaux suivants :
3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC.
Explication
Les minima de visibilité en vol et de distance par rapport aux nuages ne sont pas les mêmes selon l'altitude, car près du sol on dispose de repères visuels que l'on n'a plus en altitude. La limite qui sépare ces deux régimes, la surface de référence, est fixée au plus élevé des deux niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, ce qui correspond à la réponse.
374
Dans un espace aérien contrôlé, la visibilité en vol minimale définie par la réglementation est :
5 km.
Explication
L'espace aérien contrôlé accueille davantage de trafic géré par le contrôle aérien, donc la réglementation y impose une marge de visibilité généreuse pour que chacun puisse voir et éviter les autres avions. Cette visibilité minimale en vol est fixée à 5 km, indépendamment de l'altitude, ce qui correspond à la réponse.
376
A ou en dessous du plus haut des 2 niveaux 3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC, hors espace aérien contrôlé, les conditions météorologiques minimales de vol à vue sont :
visibilité en vol 1500 m ou distance parcourue en 30 secondes de vol (la plus élevée de ces 2 valeurs), hors des nuages, en vue de la surface.
Explication
À ou en dessous de la surface de référence (3000 ft AMSL ou 1000 ft ASFC), hors espace contrôlé, les conditions météorologiques minimales de vol à vue sont allégées : il faut au moins 1500 m de visibilité, ou la distance parcourue en 30 secondes de vol si elle est plus grande, tout en restant hors des nuages et en vue de la surface. C'est exactement ce que décrit la réponse.
377
Les conditions VMC requises à l'intérieur des volumes particuliers que sont les zones R, D et P, sont celles :
de l'espace aérien dans lequel se trouvent ces zones.
Explication
Les zones R (réglementées), D (dangereuses) et P (interdites) sont des volumes particuliers avec des restrictions d'accès spécifiques, mais elles ne définissent pas leurs propres règles météorologiques. Les conditions VMC (les minima de visibilité et de distance par rapport aux nuages) qui s'y appliquent sont simplement celles de l'espace aérien dans lequel ces zones se trouvent, comme l'indique la réponse.
378
Vous êtes dans une CTR de classe D. A la mise en route, la visibilité horizontale a pour valeur 1300 m. Vous en déduisez que :
même en VFR spécial, le vol est impossible.
Explication
Même avec une clairance VFR spécial (l'autorisation exceptionnelle de voler en VFR dans une CTR sous les conditions météo normales), un plancher absolu de 1500 m de visibilité au sol doit toujours être respecté. Ici, la visibilité horizontale de 1300 m est inférieure à ce plancher, donc le vol est impossible même en VFR spécial, ce qui correspond à la réponse.
379
Dans un espace aérien contrôlé de classe C, D ou E, l'espacement minimal vis-à-vis des nuages est :
horizontalement 1500 m, verticalement 300 m.
Explication
Dans un espace aérien contrôlé (géré par le contrôle aérien, ici classes C, D ou E), un pilote VFR doit garder une distance de sécurité par rapport aux nuages pour pouvoir repérer et éviter à temps un autre avion qui pourrait en sortir. La réglementation fixe cette distance à 1500 m horizontalement et 300 m verticalement, quelle que soit l'altitude.
380
Votre navigation vous amène à travers un espace aérien de classe D. Les conditions météorologiques ne sont pas très bonnes. Vous devez veiller, au moment où vous entrez dans cet espace, à ce que les conditions suivantes soient remplies :
la visibilité est d'au moins 5 km - la distance horizontale par rapport aux nuages est d'au moins 1500 m - la distance verticale par rapport aux nuages est d'au moins 1000 ft.
Explication
Traverser un espace aérien de classe D, un espace contrôlé, impose de respecter les conditions météorologiques minimales de vol à vue standard de l'espace contrôlé. Cela signifie une visibilité d'au moins 5 km, une distance horizontale d'au moins 1500 m par rapport aux nuages, et une distance verticale d'au moins 1000 ft (soit 300 m), afin de toujours pouvoir voir et éviter les autres avions et manœuvrer autour des nuages.
381
La poursuite d'un vol en IMC suite à une dégradation météorologique, est possible :
sous réserve de détenir une qualification IR valide et que votre aéronef soit équipé pour le vol aux instruments.
Explication
L'IMC désigne une météo trop dégradée pour continuer à voler en regardant simplement dehors, ce qui oblige à piloter uniquement aux instruments. Continuer un vol qui entre en IMC après une dégradation météorologique n'est possible que si le pilote détient une qualification IR (Instrument Rating, qui autorise le vol aux instruments) valide, et si l'avion est équipé pour ce type de vol. Sans ces deux conditions, la poursuite du vol en IMC serait dangereuse et non autorisée.
REG06Réglementation — REG06
382
Pour indiquer une situation de détresse, vous affichez sur le transpondeur le code :
7700
Explication
Le transpondeur est un appareil de bord qui répond automatiquement aux interrogations radar en diffusant un code à 4 chiffres (et l'altitude), permettant aux contrôleurs d'identifier et de suivre l'avion sur leur écran. Certains codes sont réservés au niveau international pour signaler une situation particulière : celui de détresse (une urgence grave mettant en jeu la sécurité du vol) est le 7700, ce qui alerte immédiatement tous les contrôleurs qui surveillent la zone.
383
Un plan de vol déposé (FPL) est obligatoire pour : 1 - voler sans garder la vue du sol ou de l'eau ("on top") 2 - franchir une frontière d'Etat 3 - effectuer un survol maritime au dela d'une certaine distance réglementairement définie 4 - entrer dans un espace contrôlé de classe B, C ou D
2, 3.
Explication
Un plan de vol (FPL, un document déposé auprès des services de la circulation aérienne qui décrit la route, les horaires et les caractéristiques de l'avion) sert avant tout à permettre aux secours de savoir où chercher en cas de disparition, et à informer les autorités des différents pays lorsque l'avion franchit une frontière. C'est pourquoi il est obligatoire pour traverser une frontière d'État ou pour un survol maritime au-delà d'une certaine distance réglementaire, mais pas simplement pour voler au-dessus des nuages ("on top") ni pour entrer dans un espace contrôlé de classe B, C ou D (qui nécessite une clairance radio du contrôle, mais pas forcément un plan de vol déposé). D'où la réponse "2, 3".
384
Pour un vol à destination de l'étranger, le plan de vol (FPL) doit être communiqué :
au moins soixante minutes avant l'heure estimée de départ du poste de stationnement.
Explication
Dès qu'un vol traverse une frontière, plusieurs pays (contrôle aérien, douanes, services de sécurité) doivent être informés à l'avance pour pouvoir suivre l'avion et organiser d'éventuels secours : c'est le rôle du plan de vol (FPL, "flight plan"), un document qui décrit la route, les horaires et l'aéronef. Pour laisser le temps à ces services de traiter l'information avant le départ, la réglementation impose de déposer ce FPL au moins soixante minutes avant l'heure estimée de départ du poste de stationnement (l'heure où l'avion quitte son emplacement de parking, avant même la mise en route).
385
Un plan de vol déposé (FPL) est obligatoire pour (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - voler sans garder la vue du sol ou de l'eau ("on top") 2 - partir en navigation en VFR de nuit 3 - tout vol en VFR de nuit 4 - partir à destination d'un altiport
2.
Explication
Le plan de vol (FPL) n'est pas exigé pour tout vol de nuit, mais seulement lorsque l'avion s'éloigne réellement du terrain : c'est la logique de sécurité et de recherche en cas de problème qui compte, pas simplement l'heure de vol. Voler "en navigation" de nuit (aller quelque part, loin du terrain de départ) impose donc un FPL, alors qu'un simple tour de piste ou vol local de nuit autour de l'aérodrome n'y oblige pas. C'est pourquoi seule la proposition 2 ("partir en navigation en VFR de nuit") est retenue, et non la 3 qui vise "tout vol" sans distinction.
386
Pour indiquer une panne radio, vous affichez sur le transpondeur le code :
7600.
Explication
Le transpondeur est un appareil qui répond automatiquement aux radars au sol en affichant un code à 4 chiffres ("squawk") choisi par le pilote, ce qui permet au contrôleur de vous identifier sans même se parler à la radio. Certains codes sont réservés à des situations particulières connues de tous les contrôleurs du monde : 7700 pour une détresse générale, 7500 pour un détournement, et 7600 pour signaler une panne de radio. Puisque vous ne pouvez plus communiquer par la voix, afficher 7600 permet au contrôleur de comprendre immédiatement votre situation rien qu'en vous voyant sur son écran radar.
387
Chaque siège doit être équipé, au minimum, d'une ceinture de sécurité :
dans tous les cas.
Explication
La ceinture de sécurité est l'équipement de base qui retient une personne en cas de choc ou de turbulence forte, un peu comme dans une voiture. La réglementation aéronautique impose qu'aucun siège d'un aéronef ne puisse être utilisé sans être équipé d'au moins une ceinture, quel que soit le type de vol ou d'appareil : c'est une exigence minimale absolue, valable "dans tous les cas".
388
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-026). A la rubrique 13 du plan de vol, dans la case "heure", vous inscrivez :
l'heure estimée de départ du poste de stationnement.
Explication
Le formulaire de plan de vol (FPL), visible sur l'annexe, est un document standardisé international où chaque case numérotée correspond à une information précise sur le vol. La case 13, intitulée "heure", ne concerne pas l'heure de décollage réel mais l'heure estimée à laquelle l'avion va quitter son poste de stationnement (son emplacement de parking), c'est-à-dire le moment où il commence à bouger, roues calées retirées, avant même la mise en route des moteurs et le roulage vers la piste.
389
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-26). A la rubrique 15 du plan de vol, dans la case "vitesse de croisière", pour votre avion qui vole à 100 kt, considérant un vent de face de 20 kt, vous inscrivez :
N0100.
Explication
Sur le plan de vol (image de l'annexe), la case 15 "vitesse de croisière" doit être renseignée avec la vitesse propre de l'avion dans l'air (sa vitesse par rapport à la masse d'air, appelée vitesse vraie), et non la vitesse par rapport au sol : le vent, qu'il soit favorable ou défavorable, n'entre donc jamais dans ce calcul. Le code s'écrit avec un préfixe indiquant l'unité (N pour "knots", nœuds) suivi de 4 chiffres représentant la vitesse ; pour un avion volant à 100 kt, peu importe le vent de face de 20 kt, on inscrit N0100.
390
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-26). A la rubrique 10 du plan de vol, dans la case "équipement", pour spécifier que votre avion n'est équipé d'aucun moyen radio (ni de communication, ni de navigation), vous inscrivez :
N.
Explication
La case 10 du plan de vol, "équipement", sert à indiquer aux services de la circulation aérienne quels moyens radio (communication) et de navigation sont installés à bord de l'avion, information essentielle pour savoir comment ils pourront vous contacter et vous guider. Quand l'avion n'a strictement aucun équipement radio, ni pour parler (communication) ni pour se repérer (navigation), la case doit contenir la lettre N (pour "Nil", c'est-à-dire "rien"), comme le montre l'annexe correspondante.
391
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-26). A la rubrique 15 du plan de vol, dans la case "vitesse de croisière", pour votre avion qui vole à 90 kt, vous inscrivez :
N0090.
Explication
Comme pour toute vitesse de croisière inscrite en case 15 du plan de vol, il s'agit de la vitesse propre de l'avion dans l'air, codée avec le préfixe N (pour nœuds) suivi de quatre chiffres. Un avion volant à 90 kt donne donc le code N0090, en complétant simplement les chiffres manquants par des zéros pour toujours avoir quatre caractères.
392
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-26). A la rubrique 9 du plan de vol, dans la case "catégorie de turbulence de sillage", pour votre avion de moins de 7 tonnes, vous inscrivez :
L.
Explication
Un avion en vol crée des tourbillons d'air derrière lui, d'autant plus puissants que l'avion est lourd : c'est la turbulence de sillage, qui peut déstabiliser un avion plus léger volant juste derrière. Pour que le contrôle aérien puisse gérer les espacements nécessaires, chaque aéronef est classé dans une catégorie selon sa masse maximale, indiquée en case 9 du plan de vol : L pour "léger" (moins de 7 tonnes), M pour "moyen", H pour "lourd" ("heavy"). Un avion de moins de 7 tonnes est donc classé L.
393
La présence d'une grue à proximité du seuil de piste peut être signalée par un :
NOTAM.
Explication
Un NOTAM ("Notice To Airmen", avis aux navigateurs aériens) est un message officiel diffusé pour signaler aux pilotes tout changement temporaire ou permanent pouvant affecter la sécurité du vol : travaux, obstacle, panne d'équipement, etc. Une grue installée près du seuil de piste constitue un obstacle nouveau et potentiellement dangereux au décollage ou à l'atterrissage : c'est exactement le type d'information ponctuelle que le NOTAM est fait pour communiquer.
394
Un transpondeur mode C a la particularité de transmettre au contrôleur radar :
l'altitude-pression de l'avion.
Explication
Le transpondeur est un boîtier qui répond automatiquement aux interrogations du radar au sol pour transmettre des informations sur l'avion. En "mode C", en plus de son code d'identification, il envoie aussi en continu l'altitude-pression de l'avion (l'altitude mesurée par rapport à une pression de référence standard, donc comparable pour tous les avions) : le contrôleur voit ainsi non seulement où vous êtes sur son écran, mais aussi à quelle hauteur vous volez, sans avoir besoin de vous le demander à la radio.
395
Voler en VFR au-dessus des régions terrestres inhabitées :
impose le dépôt d'un plan de vol pour tout vol non local.
Explication
Survoler des régions terrestres inhabitées présente un risque particulier : en cas de panne ou d'accident, il n'y a personne sur place pour donner l'alerte, et les secours doivent savoir où chercher. C'est pourquoi, dès que le vol n'est pas un simple vol local autour de l'aérodrome mais un vol de navigation, le dépôt d'un plan de vol (FPL) devient obligatoire, afin que quelqu'un sache où vous êtes censé passer et déclenche une recherche si vous ne donnez plus de nouvelles.
396
Un peu avant l'entrée dans une CTR de classe D, le contrôle vous demande d'afficher un code transpondeur. La transmission n'est pas très bonne et vous comprenez 7800. Vous demandez confirmation car :
le chiffre 8 ne peut pas se trouver dans un code transpondeur.
Explication
Les codes transpondeur sont composés de 4 chiffres, mais ces chiffres ne peuvent aller que de 0 à 7 (on parle de code "octal", c'est-à-dire en base 8, un peu comme un compteur qui n'a que 8 positions par chiffre au lieu de 10) : les chiffres 8 et 9 n'existent tout simplement pas dans ce système. En comprenant "7800", vous savez donc immédiatement qu'il y a une erreur de transmission, puisqu'un tel code ne peut techniquement pas exister, et vous devez demander confirmation au contrôleur.
397
A la rubrique 13 du plan de vol, dans la case "heure", vous inscrivez l'heure :
estimée de départ du poste de stationnement.
Explication
Sur le formulaire de plan de vol, chaque case numérotée correspond à une donnée précise du vol. La case 13, intitulée "heure", ne demande pas l'heure de décollage mais l'heure estimée de départ du poste de stationnement, c'est-à-dire le moment où l'avion quitte son emplacement de parking, avant la mise en route et le roulage vers la piste.
398
Les avions ayant un certificat de navigabilité individuel (CDN) postérieur au 1er décembre 1988, ont la commande de réchauffage carburateur de couleur :
jaune ou grise.
Explication
Le réchauffage carburateur est une commande qui envoie de l'air chaud dans le carburateur pour empêcher ou faire fondre le givre qui peut s'y former et étouffer le moteur. Pour que les pilotes reconnaissent facilement cette commande dans n'importe quel avion, la réglementation impose un code couleur standardisé aux fabricants. Pour les avions dont le certificat de navigabilité individuel (CDN, le document qui atteste que cet exemplaire précis de l'avion est apte à voler) a été délivré après le 1er décembre 1988, cette commande doit être de couleur jaune ou grise.
399
Vous arrivez sur un terrain géré par un agent AFIS, le plan de vol sera clôturé en priorité par :
cet agent AFIS.
Explication
Clôturer un plan de vol signifie prévenir les services concernés que le vol s'est terminé normalement, pour éviter le déclenchement inutile d'une alerte et de recherches. Un agent AFIS ("Aerodrome Flight Information Service", agent d'information de vol sur l'aérodrome, qui renseigne les pilotes sans donner d'instructions de contrôle) est justement présent sur place pour ce genre de tâche administrative et radio : quand il existe sur le terrain d'arrivée, c'est donc lui qui a la priorité pour clôturer le plan de vol, plutôt que de passer par un autre organisme plus éloigné.
400
Un vol VFR "on top" est un vol réglementé, en VFR :
au-dessus d'une couche nuageuse, sans la vue du sol.
Explication
Voler en VFR (règles de vol à vue, où le pilote se repère et évite les autres aéronefs en regardant dehors) suppose normalement de garder le contact visuel avec le sol ou l'eau. Le vol "on top" est une exception encadrée par la réglementation : il permet de voler au-dessus d'une couche de nuages, donc sans voir le sol, tout en restant en VFR, à condition de respecter des règles précises (plan de vol, conditions météo aux points de départ et d'arrivée, etc.).
401
Les vols en VFR effectués au-dessus des étendues maritimes doivent faire l'objet :
d'un plan de vol.
Explication
Voler au-dessus de la mer présente le même risque que survoler une zone inhabitée : en cas de problème, il n'y a personne à proximité pour alerter les secours, et il faut savoir précisément où chercher l'avion. C'est pourquoi tout vol VFR effectué au-dessus des étendues maritimes doit faire l'objet d'un plan de vol, afin que les services compétents connaissent la route prévue et puissent organiser une recherche si nécessaire.
402
Un plan de vol déposé (FPL) est obligatoire pour (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - voler sans garder la vue du sol ou de l'eau ("on top") 2 - franchir une frontière d'Etat 3 - tout vol en VFR de nuit 4 - partir à destination d'un altiport
2.
Explication
Franchir une frontière d'État fait automatiquement changer de pays, donc de services de contrôle aérien, de douanes et de sécurité : ces autorités ont besoin d'être informées à l'avance de votre passage. C'est pourquoi, parmi les propositions données, seul le franchissement d'une frontière (2) impose obligatoirement le dépôt d'un plan de vol, contrairement au vol "on top", au vol de nuit en général ou au simple départ vers un altiport.
403
A la rubrique 15 du plan de vol, dans la case "niveau", pour un vol prévu au niveau de vol FL 65, vous inscrivez :
F065.
Explication
La case 15 du plan de vol comprend aussi le niveau de vol prévu, c'est-à-dire l'altitude exprimée en centaines de pieds par rapport à une pression de référence standard (utile pour que tous les avions se réfèrent à la même échelle, quelle que soit la météo locale). Le code s'écrit avec un F (pour "Flight level") suivi de trois chiffres : un niveau de vol FL 65 s'écrit donc F065.
404
Le dépôt d'un plan de vol est obligatoire :
au moins 60 minutes avant l'heure estimée de départ du poste de stationnement en cas de franchissement d'une frontière.
Explication
Le délai minimal de dépôt d'un plan de vol dépend du type de vol : pour un vol qui franchit une frontière d'État, la réglementation impose de le déposer au moins 60 minutes avant l'heure estimée de départ du poste de stationnement (le moment où l'avion quitte son emplacement de parking), afin de laisser le temps aux autorités des différents pays concernés de traiter l'information avant le décollage.
405
Vous consommez 24 litres de carburant à l'heure. Au franchissement du seuil de piste de l'aérodrome de destination, la quantité minimale utilisable doit être au moins égale à :
12 litres.
Explication
La réglementation impose de disposer, à l'arrivée, d'une réserve de carburant minimale appelée "réserve finale", qui correspond en VFR à trente minutes de vol supplémentaires au régime de croisière : c'est une marge de sécurité pour faire face à un imprévu (attente, remise de gaz, déroutement de dernière minute) sans tomber en panne sèche. Avec une consommation de 24 litres par heure, trente minutes représentent la moitié de cette consommation horaire, soit 12 litres, quantité minimale utilisable exigée au passage du seuil de piste de destination.
406
Un plan de vol (FPL) est obligatoire pour : 1 - voler sans garder la vue du sol ou de l'eau ("on top") 2 - franchir une frontière d'Etat 3 - effectuer un survol maritime au dela d'une certaine distance réglementairement définie 4 - entrer dans un espace contrôlé de classe B, C ou D
2, 3, 4.
Explication
Le dépôt d'un plan de vol (FPL) est rendu obligatoire dans plusieurs situations précises où les services au sol ont besoin de savoir où vous êtes et où vous allez : franchir une frontière d'État (2), effectuer un survol maritime au-delà d'une certaine distance de la côte (3), ou entrer dans un espace aérien contrôlé de classe B, C ou D où le contrôle doit connaître votre vol à l'avance (4). Le simple fait de voler "on top" (au-dessus des nuages, sans plus voir le sol) n'entraîne pas à lui seul cette obligation, ce qui explique que la combinaison correcte soit 2, 3, 4.
407
En aviation générale, tout passager d'un aéronef non pressurisé doit disposer d'un système inhalateur d'oxygène capable de lui fournir une quantité suffisante d'oxygène pour le temps de vol au-dessus du FL :
130.
Explication
Plus on monte en altitude, plus l'air se raréfie et moins il y a d'oxygène disponible à chaque respiration, ce qui peut provoquer une hypoxie (manque d'oxygène) altérant le jugement, la vision et pouvant mener à la perte de connaissance, souvent sans que la personne s'en rende compte elle-même. Dans un avion non pressurisé (où la cabine n'est pas maintenue artificiellement à une pression proche du niveau de la mer), la réglementation impose donc qu'un système d'oxygène soit disponible pour les passagers dès que le vol se prolonge au-dessus du niveau de vol FL 130 (environ 13 000 pieds, soit environ 4000 mètres), afin de compenser ce manque d'oxygène.
408
Le nombre de places assises et équipées de ceintures qui figure dans le manuel de vol de votre aéronef est : sièges pilotes : 2 (avant) sièges passagers : 3 (arrière sur une seule rangée) Vous décidez d'utiliser un seul siège passager pour fixer les sacs. Vous êtes le seul pilote, vos passagers sont 2 adultes et 2 enfant de 8 ans.
vous devez débarquer un adulte ou un enfant.
Explication
Le nombre de personnes pouvant être transportées est limité par le nombre de sièges réellement équipés d'une ceinture de sécurité fonctionnelle et disponible pour un occupant : un siège utilisé pour arrimer des bagages ne compte plus comme une place passager. Ici, sur les 3 sièges passagers arrière, un seul reste disponible puisque le deuxième sert à fixer les sacs ; avec 2 adultes et 2 enfants à transporter, il n'y a donc pas assez de sièges libres pour tout le monde, et vous devez laisser à terre un adulte ou un enfant pour respecter la règle "une personne = un siège avec ceinture".
409
Un enfant de moins de deux ans :
doit être maintenu dans un dispositif agréé.
Explication
Une ceinture de sécurité standard est conçue pour la morphologie d'un adulte ; sur un enfant de moins de deux ans, trop petit, elle risquerait de mal se positionner et de ne pas le protéger correctement, voire de le blesser en cas de choc. C'est pourquoi la réglementation exige qu'un tout-petit soit maintenu dans un dispositif spécialement conçu et agréé pour son gabarit (par exemple un siège ou un harnais adapté), plutôt que par la ceinture normale du siège ou dans les bras d'un adulte.
410
(Pour cette question, utilisez l'annexe 061-5326). Sur le plan de vol du F-GLKV, la vitesse de croisière indiquée est :
180 km/h.
Explication
Sur un plan de vol, la vitesse de croisière (case 15) peut être exprimée dans différentes unités selon le préfixe utilisé devant les quatre chiffres : N pour des nœuds, K pour des kilomètres par heure, ou M pour un nombre de Mach. Sur le plan de vol du F-GLKV présenté en annexe, la vitesse est indiquée avec le préfixe correspondant aux kilomètres par heure, ce qui donne une vitesse de croisière de 180 km/h.
411
Un aéronef est considéré en survol maritime, lorsqu'il s'éloigne de la côte à une distance supérieure à la plus faible des deux distances suivantes : distance permettant en cas de panne d'un moteur, d'atteindre une terre se prêtant à un atterrissage d'urgence ou distance égale à :
15 fois l'altitude de l'aéronef.
Explication
Le "survol maritime" est une notion réglementaire qui détermine à partir de quand un vol au-dessus de la mer devient suffisamment risqué (impossibilité de rejoindre la terre en cas de panne moteur) pour imposer des règles supplémentaires (gilets de sauvetage, plan de vol, etc.). Un aéronef est considéré en survol maritime dès qu'il s'éloigne de la côte au-delà de la plus faible de deux distances : celle lui permettant, en cas de panne moteur, de planer jusqu'à une terre où se poser en urgence, ou une distance forfaitaire égale à 15 fois son altitude (plus vous volez haut, plus vous pouvez planer loin, d'où ce facteur multiplicateur).
412
Un transpondeur mode A + C avec alticodeur est obligatoire : 1 - en espace de classe B 2 - pour les vols VFR spéciaux 3 - en espace de classe C 4 - pour les vols de nuit non locaux 5 - en espace de classe D 6 - pour pénétrer dans certains espaces aériens ou suivre certains itinéraires connus du pilote grâce à la documentation du SIA
1, 2, 3, 4, 5, 6.
Explication
Le transpondeur (boîtier qui répond automatiquement aux radars et transmet position et altitude) devient obligatoire dès que le trafic est dense ou que les enjeux de sécurité sont élevés, car il permet aux contrôleurs de suivre facilement tous les avions sur leur écran. C'est le cas dans les espaces aériens contrôlés les plus fréquentés (classes B, C et D, où le contrôle est le plus strict), pour les vols VFR spéciaux (autorisation particulière accordée par temps dégradé), pour les vols de nuit non locaux, ainsi que pour certains espaces ou itinéraires spécifiquement identifiés par la documentation aéronautique (SIA, Service de l'Information Aéronautique) : toutes les situations proposées (1 à 6) sont donc concernées.
413
Vous écrivez en case 16 du plan de vol la durée totale estimée de votre vol depuis :
le décollage jusqu'à la verticale du terrain de destination.
Explication
La case 16 du plan de vol demande la durée totale estimée du vol, une donnée utilisée notamment pour calculer à partir de quand on peut s'inquiéter si l'avion n'a pas donné de nouvelles. Cette durée se compte non pas de parking à parking, mais depuis l'instant du décollage jusqu'au moment où l'avion arrive à la verticale du terrain de destination, c'est-à-dire la phase de vol proprement dite.
415
L'activation de votre plan de vol ATC est effective :
au décollage.
Explication
Un plan de vol ATC (déposé auprès du contrôle aérien) décrit un vol prévu, mais tant que l'avion n'a pas quitté le sol, ce vol n'existe pas encore réellement pour les services de la circulation aérienne. C'est donc au moment du décollage, quand l'avion quitte effectivement la piste, que le plan de vol devient "activé", c'est-à-dire pris en compte comme un vol en cours par le contrôle.
416
Le message de clôture du plan de vol transmis par le pilote doit contenir, entre autres, les éléments suivants : 1 - l'identification de l'aéronef 2 - la route suivie 3 - le nombre de personnes à bord 4 - l'heure de départ 5 - l'aérodrome d'arrivée 6 - l'heure d'arrivée
1 - 5 - 6.
Explication
Clôturer un plan de vol sert uniquement à confirmer que le vol s'est terminé normalement, afin d'éviter le déclenchement inutile d'une alerte de recherche. Le message de clôture n'a donc besoin que du strict minimum pour identifier le vol concerné et confirmer son arrivée : l'identification de l'aéronef (1), l'aérodrome d'arrivée (5) et l'heure d'arrivée (6). Les autres détails comme la route suivie, le nombre de personnes à bord ou l'heure de départ ne sont plus utiles à ce stade, puisqu'ils ont déjà été transmis lors du dépôt du plan de vol.
REG07Réglementation — REG07
419
Sur un aérodrome contrôlé, derrière un avion de plus de 7 T, il doit vous être imposé un espacement, selon les cas de :
2 ou 3 minutes.
Explication
Un avion de plus de 7 tonnes génère derrière lui des tourbillons d'air (turbulence de sillage) suffisamment puissants pour déstabiliser un avion plus léger qui le suivrait de trop près, en particulier au décollage ou à l'atterrissage. Pour laisser le temps à ces tourbillons de se dissiper, le contrôle impose donc un espacement temporel derrière un tel avion, qui varie selon les cas entre 2 et 3 minutes.
423
Sur un aérodrome contrôlé, derrière un avion de plus de 7 T qui utilise la même piste, il doit vous être imposé une séparation de :
2 à 3 minutes.
Explication
Comme pour toute question de turbulence de sillage, un avion de plus de 7 tonnes crée des tourbillons d'air qui mettent du temps à se dissiper derrière lui. Quand vous utilisez la même piste juste après un tel avion, le contrôle doit vous imposer une séparation temporelle de 2 à 3 minutes, le temps que ces tourbillons perdent en intensité et ne représentent plus un danger pour votre avion, plus léger.
424
Sur le certificat d'immatriculation, vous lisez : 1 - le type de l'aéronef 2 - le nom du propriétaire 3 - la date de délivrance du document 4 - l'immatriculation de l'aéronef 5 - l'aérodrome de rattachement de l'aéronef 6 - la date de fin de validation du document
1 - 2 - 3 - 4 - 5.
Explication
Le certificat d'immatriculation est le document qui prouve qu'un aéronef est officiellement enregistré dans un pays, un peu comme la carte grise d'une voiture. Il indique donc les informations d'identification de base : le type de l'aéronef (1), le nom de son propriétaire (2), la date à laquelle le document a été délivré (3), l'immatriculation de l'aéronef (4, les lettres/chiffres qui l'identifient) et son aérodrome de rattachement (5). En revanche, contrairement à une carte grise, ce certificat n'a pas de date de fin de validité (6), ce qui exclut cet élément de la liste.
427
La marque d'immatriculation d'un aéronef est attribuée par :
l'Etat d'immatriculation.
Explication
Chaque aéronef est rattaché administrativement à un pays, appelé État d'immatriculation, qui tient un registre officiel de tous les aéronefs inscrits sous son autorité (un peu comme un pays attribue des plaques d'immatriculation à ses véhicules). C'est donc cet État, et lui seul, qui attribue la marque d'immatriculation de l'aéronef, c'est-à-dire les lettres et chiffres qui l'identifient de façon unique.
428
(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-5143). L'avion de ligne qui vous précède vient de se poser en G, vous privilégiez un atterrissage en :
1.
Explication
Après l'atterrissage, un avion doit dégager la piste le plus vite possible par une sortie latérale, pour laisser la place à l'avion suivant ; ces sorties sont repérées sur les documents aéronautiques par des lettres ou des numéros correspondant à leur position sur la piste. Comme le montre l'annexe, l'avion de ligne qui vous précède, plus lourd et plus rapide à l'atterrissage, dégage plus loin en G, tandis que votre avion, plus léger, freine et s'arrête plus tôt : vous devez donc privilégier une sortie plus proche du seuil, ici la sortie numéro 1.
430
Vous estimez que votre sécurité a été compromise par la proximité d'un autre aéronef :
vous envoyez un message AIRPROX sur la fréquence puis vous rédigez un "compte rendu AIRPROX" après l'atterrissage.
Explication
Quand deux avions se retrouvent dangereusement proches en vol, il existe une procédure standardisée pour signaler l'incident et permettre d'en tirer des enseignements : c'est l'AIRPROX (contraction de "aircraft proximity", proximité d'aéronefs). Si vous estimez que votre sécurité a été compromise par la proximité d'un autre avion, vous devez d'abord envoyer un message AIRPROX sur la fréquence radio pour alerter immédiatement le contrôle, puis, une fois posé, rédiger un compte rendu écrit détaillé de l'événement.
431
Pour un aéronef, l'Etat d'immatriculation est :
l'Etat sur le registre duquel l'aéronef est inscrit.
Explication
Comme pour une voiture immatriculée dans un pays précis, chaque aéronef est rattaché à un seul État, celui qui tient à jour le registre officiel sur lequel il est inscrit. C'est cette inscription administrative, et non le lieu où l'avion vole ou est basé au quotidien, qui définit l'État d'immatriculation de l'aéronef.
432
La phase d'urgence "ALERFA", pour un vol contrôlé en circuit d'aérodrome, est déclenchée si la perte des contacts radio et visuel est confirmée à :
H + 5 min.
Explication
Les phases d'urgence sont des niveaux d'alerte progressifs déclenchés par le contrôle aérien lorsqu'un avion ne donne plus de nouvelles, afin d'organiser les secours sans tarder. L'ALERFA (phase d'incertitude devenant phase d'alerte) est la première étape de cette progression : pour un vol contrôlé évoluant en circuit d'aérodrome (donc proche et surveillé de près), elle est déclenchée dès que la perte simultanée du contact radio et du contact visuel est confirmée pendant 5 minutes (H + 5 min), un délai volontairement court puisque l'avion est censé rester sous surveillance constante.
433
Lorsqu'un pilote commandant de bord relève un risque de collision en vol entre son aéronef et un aéronef tiers, il rédige à son encontre une procédure :
AIRPROX.
Explication
Quand un pilote estime qu'un autre aéronef s'est approché du sien de façon dangereuse, il existe une procédure standardisée pour signaler officiellement cet incident et permettre d'en analyser les causes. Cette procédure s'appelle l'AIRPROX (proximité d'aéronefs) : c'est elle que le commandant de bord rédige à l'encontre de l'aéronef tiers concerné.
440
Vous estimez que votre sécurité a été compromise par la proximité d'un autre aéronef :
vous envoyez un message initial AIRPROX a l'organisme de contrôle avec lequel vous êtes en contact puis, après l'atterrissage, vous rédigez un compte rendu d'incident.
Explication
Comme pour tout signalement d'un rapprochement dangereux entre deux avions, la procédure prévoit deux étapes : réagir tout de suite, puis documenter après coup. Si votre sécurité a été compromise par la proximité d'un autre aéronef, vous envoyez d'abord un message initial AIRPROX à l'organisme de contrôle avec lequel vous êtes en contact radio à ce moment-là, pour l'alerter immédiatement, puis, une fois posé, vous rédigez un compte rendu d'incident détaillé pour que l'événement puisse être analysé.
Doublons (76)
Ces questions testent, mot pour mot ou presque, exactement le même fait qu'une question déjà posée plus haut. Elles ne sont pas répétées dans les thèmes ci-dessus, uniquement ici, avec un renvoi vers l'originale.
Q111Les représentants habilités de l'Autorité compétente d'un Etat membre de l'OACI sont habilités à : demander les documents et à visiter les aéronefs d'un autre Etat membre.→ voir Q17
Q116Un circuit à main droite est signalé sur l'aire à signaux par : une flèche rouge qui indique le sens du circuit.→ voir Q43
Q120Un panneau carré rouge à diagonales jaunes, disposé sur l'aire à signaux signifie : atterrissage interdit.→ voir Q46
Q123Vous arrivez à la verticale d'un aérodrome non contrôlé. Sur l'aire à signaux vous distinguez un panneau carré rouge horizontal à deux diagonales jaunes. Ce panneau indique : que les atterrissages sont interdits.→ voir Q47
Q128(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1505). Ce signal placé sur la piste indique : qu'une partie de la piste est inutilisable.→ voir Q49
Q134(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1510). Ce signal disposé dans l'aire à signaux indique : le sens de décollage et d'atterrissage.→ voir Q51
Q135(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3233). A votre arrivée sur un aérodrome non contrôlé, vous survolez l'aire à signaux ci-contre, vous en déduisez : le décollage, l'atterrissage et le roulage ne peuvent se faire que sur les pistes et voies de circulation.→ voir Q52
Q142(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3155) Ce signal disposé sur l'aire à signaux signifie que : vous pouvez rouler en dehors des voies de circulation (taxiways).→ voir Q54
Q143(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1755). Ce signal disposé sur l'aire à signaux signifie que : le circuit d'aérodrome s'effectue par la droite par rapport à l'axe de la piste en service.→ voir Q55
Q149(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-3175). Vous voyez ce signal dans l'aire à signaux, vous en déduisez que : des vols de planeurs sont en cours.→ voir Q57
Q153Un panneau carré rouge à une seule diagonale jaune, disposé sur l'aire à signaux signifie : précautions spéciales à prendre au cours de l'approche et de l'atterrissage.→ voir Q58
Q161Vous êtes à la verticale d'un aérodrome, vous apercevez deux croix blanches sur la piste. Vous en déduisez que : la partie de la piste située entre les deux croix est impropre aux manoeuvres des aéronefs.→ voir Q61
Q163Une croix blanche disposée sur la piste : signale une partie de piste inutilisable.→ voir Q62
Q169(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1420). Vous arrivez à la verticale d'un aérodrome non contrôlé. Sur l'aire à signaux vous distinguez ce panneau. Il indique : que les atterrissages sont interdits.→ voir Q63
Q178Des croix blanches disposées sur la piste : signalent qu'une partie de la piste ou toute la piste est inutilisable.→ voir Q65
Q180(Pour cette question, utilisez l'annexe 010-1505). Plusieurs croix de ce type placées sur tout ou partie de la piste indique : qu'une partie ou la totalité de la piste est inutilisable.→ voir Q68
Q183A l'arrivée sur un terrain contrôlé, vous tombez en panne radio avant d'avoir reçu la clairance d'intégration : vous ne devez pas vous intégrer, sauf en cas d'urgence.→ voir Q118
Q184La tour émet une série d'éclats blancs à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie : atterrissez et rejoignez le parking.→ voir Q41
Q190La tour émet une série d'éclats verts à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie : revenez pour atterrir.→ voir Q42
Q191Vous êtes en finale sur un aérodrome contrôlé lorsque vous apercevez, tiré de la tour de contrôle, un artifice à feu rouge. Cela signifie : quelles que soient les instructions antérieures, n'atterrissez pas pour le moment.→ voir Q44
Q196En vent arrière, vous voyez des éclats rouges intermittents qui vous sont adressés depuis la tour. Ces signaux signifient : aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.→ voir Q45
Q204La tour émet un feu rouge continu à l'attention d'un avion dans la circulation d'aérodrome, cela signifie : cédez le passage à un autre aéronef et restez dans le circuit.→ voir Q48
Q211L'orientation de la piste est définie en référence au : nord magnétique.→ voir Q129
Q216La tour émet une série d'éclats rouges à l'attention d'un avion en vol dans la circulation d'aérodrome, cela signifie : aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.→ voir Q50
Q221Vous êtes aligné au seuil d'une piste dont le QFU est 086°. Vous en déduisez que le numéro de piste sera : 09 car c'est l'orientation magnétique de la piste, en dizaines de degrés, arrondie à la dizaine supérieure.→ voir Q140
Q222En vol, à la vue d'un artifice éclairant vert et rouge, tiré depuis le sol, vous êtes averti que vous : traversez une zone réglementée, dangereuse ou interdite, sans autorisation.→ voir Q53
Q224Un feu vert continu adressé par la tour à un aéronef au sol signifie : vous êtes autorisé à décoller.→ voir Q56
Q225Le numéro d'une piste orientée au 298° par rapport au nord magnétique est : 30.→ voir Q145
Q231Le QFU (orientation de la piste) s'exprime par rapport au nord : magnétique.→ voir Q155
Q234A l'approche d'un aérodrome, vous voyez des signaux lumineux rouges intermittents qui vous sont adressés depuis la tour. Ces signaux signifient : aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.→ voir Q59
Q237Un feu blanc discontinu adressé par la tour à un aéronef au sol signifie : retournez à votre point de départ sur l'aérodrome.→ voir Q60
Q248La tour émet une série d'éclats blancs à l'attention d'un aéronef dans la circulation d'aérodrome, cela signifie : atterrissez à cet aérodrome et gagnez l'aire de trafic.→ voir Q64
Q249Le numéro d'une piste est fonction de son orientation par rapport au Nord : magnétique.→ voir Q170
Q251Une piste 36 peut avoir comme orientation magnétique : 004°.→ voir Q177
Q254Votre passager désire effectuer des photographies d'un relais hertzien, vous devez vous en tenir à une distance minimale de : 150 m (500 ft).→ voir Q203
Q256En vol, à la verticale d'un aérodrome, vous apercevez un signal lumineux composé d'une série d'éclats rouges qui signifie : aérodrome dangereux, n'atterrissez pas.→ voir Q66
Q258Vous êtes en vent arrière, le contrôleur vous envoie des signaux lumineux vous ordonnant de céder le passage à un autre aéronef. Il s'agit : d'un feu continu rouge.→ voir Q67
Q262Une piste numérotée 25 a pour orientation magnétique : 254.→ voir Q182
Q264A l'exception du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent la séparation entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe : B-C.→ voir Q19
Q266Dans un espace aérien de classe B, le service de contrôle vous assure : 1 - la séparation par rapport aux vols IFR 2 - la séparation par rapport aux autres vols VFR 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR 1, 2.→ voir Q20
Q267Dans un espace aérien de classe D, votre vol est contrôlé. Cela signifie que, dans cet espace : votre transit est subordonné à une autorisation du contrôle et vous bénéficiez de l'information de trafic.→ voir Q21
Q268Les espaces aériens de classe E sont des espaces aériens dont la pénétration en VFR est : autorisée sans contact radio, sous réserve de respecter certaines conditions météorologiques.→ voir Q22
Q270Votre route traverse un espace aérien de classe C : vous devez obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace.→ voir Q23
Q271Dans un espace aérien de classe D, les services rendus à un aéronef en VFR sont (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - le contrôle par la méthode de la séparation entre tous les vols 2 - le contrôle par la méthode de l'information de trafic 3 - l'information de vol 4 - l'alerte 2, 3 et 4.→ voir Q24
Q281Un espace aérien de classe A : est interdit aux VFR.→ voir Q28
Q282Le vol VFR est toujours contrôlé dans les espaces de classe : D.→ voir Q29
Q284Votre route traverse un espace aérien de classe D : vous devez obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace.→ voir Q30
Q287Dans un espace aérien de classe C, vous désirez changer de route : vous devez obtenir une nouvelle clairance.→ voir Q31
Q295Dans un espace aérien de classe G, en dehors de la circulation d'aérodrome, vous pouvez bénéficier : du service d'information de vol et du service d'alerte.→ voir Q33
Q297Le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice : 1 - des vols IFR dans tous les espaces aériens contrôlés 2 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe B, C et D 3 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe A, B et C 4 - des vols VFR dans tous les espaces aériens contrôlés de classe E, F et G 5 - des vols VFR spéciaux 6 - de l'ensemble des vols dans la circulation d'aérodrome des aérodromes contrôlés 1, 2, 5 et 6.→ voir Q34
Q298Hormis le cas particulier du VFR spécial, les organismes de contrôle de la circulation aérienne assurent la séparation entre les vols VFR et les vols IFR dans les espaces aériens de classe : B-C.→ voir Q35
Q305Votre route traverse un espace aérien de classe D, vous devez : obtenir une clairance pour pouvoir pénétrer dans cet espace.→ voir Q292
Q309Dans un espace aérien de classe D, vous bénéficiez : 1 - de l'information de trafic 2 - de l'information de vol 3 - du service d'alerte 1, 2 et 3.→ voir Q36
Q310Dans un espace aérien de classe C, en présence de deux aéronefs en VFR, l'ATC transmet : une information de trafic.→ voir Q37
Q318Une zone P est un espace aérien : dont l'accès est interdit.→ voir Q283
Q326Le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice des vols : 1 - en VFR spécial 2 - dans la circulation d'aérodrome des aérodromes contrôlés 3 - en VFR dans les espaces aériens de classe B, C et D 4 - en VFR dans les espaces aériens de classe E et G 1 - 2 - 3.→ voir Q38
Q330Vous voulez pénétrer dans un espace aérien de classe D en dehors des heures de fonctionnement des services de la circulation aérienne. Cet espace aérien : est classé G.→ voir Q39
Q338Dans un espace aérien contrôlé de classe C, D ou E, l'espacement minimal vis-à-vis des nuages est : horizontalement 1500 m, verticalement 300 m (1000 ft).→ voir Q334
Q343Dans un espace aérien de classe D, lorsque vous êtes en VFR spécial, le service de contrôle qui vous est rendu est : (Choisir la combinaison exacte la plus complète). 1 - le contrôle par la méthode de l'espacement par rapport aux vols IFR 2 - le contrôle par la méthode de l'espacement par rapport aux autres vols VFR spécial 3 - l'information de trafic par rapport aux vols IFR 4 - l'information de trafic par rapport aux autres vols VFR spécial 5 - inexistant 1, 4.→ voir Q27
Q349Dans un espace aérien contrôlé de classe C, D ou E, l'espacement minimal vis-à-vis des nuages est : horizontalement 1500 m, verticalement 300 m (1000 ft).→ voir Q334
Q375Une clairance VFR spécial permet : de continuer à voler en VFR dans une zone de contrôle en dessous des conditions VMC.→ voir Q371
Q414Vous arrivez sur un terrain géré par un agent AFIS, le plan de vol sera clôturé en priorité par : cet agent AFIS.→ voir Q399
Q417Avant tout vol vous devez vérifier qu'est valide et non périmé : le certificat d'examen de navigabilité→ voir Q1
Q418Au retour d'un vol, pour signaler un équipement défectueux, la réglementation exige : de l'inscrire sur le carnet de route.→ voir Q2
Q420Vous effectuez plusieurs étapes à bord d'un aéronef, le carnet de route doit être rempli au plus tard : en fin de journée.→ voir Q4
Q421Le carnet de route (choisir la combinaison exacte la plus complète) : 1 - est rempli sous la responsabilité du commandant de bord 2 - doit être emporté pour tout vol 3 - doit indiquer les anomalies remarquées au cours des vols (ou une mention explicite d'absence d'anomalie) 4 - doit indiquer l'approbation pour remise en service (APRS) après toute opération d'entretien 1 - 3 - 4.→ voir Q5
Q422Le responsable de la tenue à jour du carnet de route est : le commandant de bord.→ voir Q6
Q425Le certificat d'immatriculation d'un aéronef est délivré par : le pays dont il porte la marque de nationalité.→ voir Q8
Q426Avant tout vol, vous devez vérifier la validité du : certificat d'examen navigabilité.→ voir Q9
Q429Le service d'alerte est assuré uniquement aux aéronefs : dont la présence est connue des services de la circulation aérienne.→ voir Q294
Q434Le document donnant la liste de tous les équipements radioélectriques de bord est : la licence de station d'aéronef.→ voir Q12
Q435Selon la Convention de Chicago, l'emport du carnet de route est obligatoire pour : la navigation internationale.→ voir Q13
Q436Le certificat d'immatriculation comporte, entre autres renseignements : 1 - les noms et adresses du ou des propriétaires 2 - une durée de validité 3 - l'indication d'une éventuelle hypothèque 4 - le lieu ou l'aéronef est basé 1 - 3 - 4.→ voir Q14
Q437Vous voulez savoir si votre avion est autorisé à effectuer des vrilles. Pour cela, vous consultez : le manuel de vol.→ voir Q15
Q438le document justifiant de l'inscription d'un aéronef au registre français est : le certificat d'immatriculation.→ voir Q16
Q439Pour pouvoir voler un aéronef doit détenir un certificat de navigabilité: dans tous les cas.→ voir Q18