Tes 186 questions/réponses, telles que rédigées, mot pour mot. Chaque explication est autonome — tout ce qu'il faut savoir est dedans, pas besoin d'un cours à côté.
Comment lire cette page : chaque question et sa réponse sont reproduites exactement comme rédigées. Clique sur « Explication » pour comprendre le pourquoi. Sur les 186 questions, 4 testent mot pour mot exactement le même fait qu'une autre déjà posée : elles ne sont pas répétées ici, uniquement dans la section « Doublons » tout en bas.
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1
La fatigue et la concentration permanente :
diminuent la tolérance à l'hypoxie.
Explication
La fatigue et une concentration intense épuisent les ressources de l'organisme et augmentent sa consommation d'oxygène : à altitude égale, il reste donc moins de marge avant l'apparition des symptômes d'hypoxie (manque d'oxygène dans le sang et le cerveau), donc la tolérance à l'hypoxie diminue.
2
La meilleure méthode pour traiter l'hyperventilation, tout en continuant à piloter est:
d'énoncer vos actions à voix haute afin de vous calmer et de réduire votre fréquence respiratoire.
Explication
L'hyperventilation est une respiration trop rapide et trop profonde qui élimine trop de CO2 du sang et provoque vertiges, fourmillements et malaise. Parler à voix haute oblige à respirer plus lentement et régulièrement (on ne peut pas hyperventiler en parlant), ce qui rétablit l'équilibre en CO2 tout en gardant les mains sur les commandes.
3
La rétine est constituée de deux types différents de cellules qui captent respectivement :
sous faible et forte lumière.
Explication
La rétine contient deux types de cellules : les bâtonnets, sensibles en faible lumière (vision nocturne, sans couleur), et les cônes, actifs en forte lumière et capables de distinguer les couleurs et les détails.
4
Si vous voliez en IMC sans apprentissage, vous risqueriez d'être complètement désorienté :
car il ya conflit entre votre référence visuelle (horizon artificiel) et votre référence vestibulaire (oreille interne).
Explication
Sans apprentissage du vol aux instruments, en IMC (dans les nuages, sans repère visuel extérieur), le pilote doit se fier à l'horizon artificiel, mais son oreille interne (l'organe vestibulaire, qui donne la sensation d'équilibre et de mouvement) transmet des sensations différentes, parfois trompeuses. Ce conflit entre ce que disent les instruments et ce que ressent le corps provoque une désorientation complète.
5
Une alcoolémie légère peut :
augmenter votre temps de réflexe.
Explication
Même à faible dose, l'alcool ralentit le système nerveux : le temps nécessaire pour réagir à un évènement (alarme, obstacle) augmente.
6
Les vols effectués immédiatement après avoir fait de la plongée sous-marine avec des bouteilles d'air comprimé :
peuvent être dangereux, en cas de non-respect des règles de désaturation en azote.
Explication
La plongée avec bouteilles fait dissoudre de l'azote en excès dans le sang et les tissus sous la pression de l'eau. Si l'on prend l'avion trop tôt, la baisse de pression en altitude fait dégazer cet azote sous forme de bulles dans le sang (comme dans une bouteille de soda qu'on ouvre), ce qui peut provoquer un accident de désaturation si le délai de sécurité n'est pas respecté.
7
L'inhalation de monoxyde de carbone (CO) :
est insidieuse, car c'est un gaz inodore.
Explication
Le monoxyde de carbone (CO), produit par la combustion du moteur et pouvant s'infiltrer dans l'habitacle par le chauffage, est un gaz sans odeur et sans couleur : on ne le détecte donc pas naturellement, alors qu'il empêche le sang de transporter l'oxygène et provoque une hypoxie silencieuse.
8
La mémoire à long terme :
a un temps d'accès plus long que celui de la mémoire à court terme.
Explication
La mémoire à court terme (comme un post-it sous les yeux) est consultée instantanément mais s'efface vite. La mémoire à long terme conserve les informations durablement, mais il faut plus de temps pour aller les y rechercher, comme fouiller dans une armoire de classement plutôt que lire ce qui est juste devant soi.
9
Les trois phases de la réaction de stress sont dans l'ordre :
alarme, résistance, épuisement.
Explication
Face à une agression (stress), le corps réagit en trois temps : d'abord l'alarme (réaction immédiate, décharge d'adrénaline), puis la résistance (l'organisme s'adapte et tient l'effort dans la durée), enfin l'épuisement si le stress se prolonge trop longtemps et que les ressources s'épuisent.
10
Le stress :
peut être provoqué par un évènement heureux de la vie.
Explication
Le stress est la réaction d'adaptation du corps face à un changement, pas seulement face à un danger : un évènement heureux (mariage, naissance, réussite) demande lui aussi une adaptation et déclenche donc la même réaction physiologique de stress.
11
La performance :
peut être améliorée sous l'effet d'un stress modéré.
Explication
Une petite dose de stress augmente la vigilance et la concentration, ce qui peut améliorer la performance (comme un léger trac avant un examen aide à se concentrer) ; c'est seulement au-delà d'un certain seuil que le stress devient nuisible.
12
En vol, une bonne décision :
tient compte de votre savoir-faire.
Explication
Une bonne décision en vol doit être adaptée à ce que le pilote sait réellement faire (son savoir-faire, son niveau d'entraînement), et non à ce qu'il souhaiterait ou croirait pouvoir faire.
13
La vision centrale :
perçoit les détails et est sensible aux couleurs.
Explication
La vision centrale (celle du centre de l'œil, où les cônes sont concentrés) permet de voir les détails fins et de distinguer les couleurs ; c'est elle qu'on utilise pour lire les instruments. La vision périphérique, elle, détecte surtout le mouvement.
14
Pour consommer le moins possible de ressources mentales, vous pilotez :
en suivant des séquences préparées à l'avance, appelées schémas.
Explication
Utiliser des séquences d'actions déjà apprises et répétées à l'avance (les « schémas », comme une check-list automatisée) permet d'agir presque sans réfléchir, comme conduire sur un trajet familier : cela libère de la capacité mentale pour surveiller la situation et décider.
15
La mémoire à court terme :
a un temps d'accès plus réduit que celui de la mémoire à long terme.
Explication
La mémoire à court terme est immédiatement disponible (comme un post-it sous les yeux), alors que la mémoire à long terme demande plus de temps de recherche pour être consultée.
16
Vous venez de consommer de l'alcool, votre ligne de conduite est :
je ne vole pas !
Explication
L'alcool altère le jugement, les réflexes et la vision même à petite dose, et il n'existe pas de seuil réellement « sûr » applicable en vol : la seule règle fiable est de ne pas voler du tout après avoir bu.
17
Dans une situation de stress intense :
vous risquez une régression de vos acquis.
Explication
Sous un stress très intense, le cerveau abandonne les comportements les plus récents et élaborés pour revenir à des réactions plus anciennes, automatiques ou instinctives, apprises en premier — une « régression » qui peut être inadaptée à la situation.
18
La meilleure prévention contre le stress en vol consiste pour vous à :
rester dans le domaine de votre savoir-faire, c'est-à-dire dans une situation que vous savez maîtriser.
Explication
Rester dans les situations que l'on sait maîtriser (son domaine de savoir-faire) évite d'être confronté à des exigences dépassant ses compétences, ce qui est la meilleure façon de prévenir l'apparition du stress en vol.
19
Pour voler en IMC sans risquer la désorientation spatiale et la perte totale du contrôle de votre aéronef, vous devez :
passer une qualification IR sanctionnant un apprentissage du vol aux instruments, et l'utiliser sur un aéronef équipé pour ce genre de vol.
Explication
Seule une véritable formation aux instruments (la qualification IR - Instrument Rating) apprend à faire confiance aux instruments plutôt qu'aux sensations du corps, et à voler en toute sécurité sans repères visuels extérieurs, sur un avion équipé pour ce type de vol.
20
La mémoire à court terme :
contient beaucoup moins d'informations que la mémoire à long terme.
Explication
La mémoire à court terme a une capacité très limitée (environ 7 éléments, comme un petit post-it), alors que la mémoire à long terme peut stocker une quantité d'informations quasiment illimitée sur toute une vie.
21
Voler aux instruments sans apprentissage :
vous expose à des illusions sensorielles et à un risque de désorientation totale.
Explication
Sans entraînement aux instruments, piloter sans repères visuels expose à des illusions sensorielles (l'oreille interne donne de fausses indications de mouvement ou d'inclinaison) pouvant conduire à une désorientation totale et à la perte de contrôle de l'avion.
22
Pour lutter contre les effets de l'hyperventilation :
il faut diminuer sa fréquence respiratoire.
Explication
L'hyperventilation étant causée par une respiration trop rapide qui élimine trop de CO2, le remède direct consiste à ralentir volontairement sa fréquence respiratoire pour rétablir l'équilibre.
23
L'hypoxie d'altitude est la conséquence :
du manque d'oxygène.
Explication
En montant en altitude, la pression de l'air diminue : chaque respiration contient donc moins de molécules d'oxygène, même si le pourcentage d'oxygène dans l'air reste le même. L'organisme finit par en manquer : c'est l'hypoxie (manque d'oxygène dans le sang et le cerveau).
24
Une alcoolémie, même légère :
dégrade votre perception de la réalité.
Explication
Même à faible dose, l'alcool modifie la façon dont le cerveau traite les informations perçues, ce qui fausse le jugement des distances, des risques et de la situation réelle.
25
Le système sensoriel qui vous fournit le plus d'informations est :
la vue.
Explication
En vol, la vue fournit l'essentiel des informations utilisées par le pilote (instruments, horizon, autres avions) : c'est de loin le sens le plus sollicité, bien plus que l'ouïe ou le toucher.
26
La mémoire fonctionne suivant deux modèles différents, selon qu'elle est :
à court terme ou à long terme.
Explication
La mémoire fonctionne selon deux mécanismes distincts : la mémoire à court terme, qui retient peu d'informations très brièvement, et la mémoire à long terme, qui stocke durablement une grande quantité d'informations.
27
La fatigue :
peut diminuer la performance.
Explication
La fatigue réduit l'attention, ralentit les réflexes et altère le jugement, ce qui diminue directement la performance du pilote.
28
En vol, une bonne décision :
est un choix entre les différentes solutions qui peuvent être envisagées dans la contrainte de temps adaptée à la situation.
Explication
Une bonne décision consiste à choisir parmi les solutions possibles, en tenant compte du temps réellement disponible pour décider dans la situation donnée (qui peut être long ou très court selon les cas).
29
Une légère alcoolémie peut :
altérer votre jugement.
Explication
Même à faible dose, l'alcool touche en premier les zones du cerveau responsables du jugement et de la prise de décision, avant même d'affecter la coordination physique.
30
On parle d'hypoxie lorsque le sang :
manque d'oxygène.
Explication
L'hypoxie se définit précisément comme un manque d'oxygène dans le sang, qui prive ensuite le cerveau et les organes de ce dont ils ont besoin pour fonctionner normalement.
31
La mémoire peut être classée en différents types, dont la mémoire :
à court terme ou à long terme.
Explication
La mémoire humaine se classe en plusieurs types, dont les deux principaux sont la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.
32
Le stress est :
la réaction d'adaptation de l'individu au milieu.
Explication
Le stress se définit comme la réaction d'adaptation d'un individu face à un changement ou une exigence de son environnement, qu'elle soit positive ou négative.
34
Les risques d'otites barotraumatiques sont plus importants :
lors de la descente.
Explication
En descente, la pression extérieure augmente et l'oreille moyenne doit laisser entrer de l'air par la trompe d'Eustache pour équilibrer la pression, ce qui exige un geste actif (déglutir, bâiller, manœuvre de Valsalva) plus difficile à réaliser que la simple évacuation passive de l'air en montée. Si le conduit est bouché (rhume), une dépression se crée derrière le tympan, qui est aspiré vers l'intérieur : c'est pourquoi les otites barotraumatiques sont plus fréquentes lors de la descente.
36
L'ozone entre dans la composition de l'atmosphère et :
nous protège de certains rayons nocifs.
Explication
L'ozone est un gaz présent dans les couches hautes de l'atmosphère qui filtre une partie des rayonnements solaires nocifs (notamment les ultraviolets), protégeant ainsi les organismes vivants.
37
Un vol à haute altitude entraîne une :
augmentation du rythme de la ventilation et de la fréquence cardiaque.
Explication
En altitude, l'air contient moins d'oxygène disponible à chaque respiration ; pour compenser, le corps augmente sa fréquence respiratoire et son rythme cardiaque afin de faire circuler davantage d'oxygène malgré l'air plus raréfié.
38
L'apparition de l'hypoxie est :
lente et insidieuse.
Explication
L'hypoxie s'installe progressivement et sans signe d'alerte franc : elle donne souvent une fausse sensation de bien-être (euphorie), un peu comme s'endormir sans s'en rendre compte, ce qui la rend particulièrement dangereuse.
39
Un pilote sera d'autant plus sensible à l'hypoxie que :
sa prise d'altitude sera rapide.
Explication
Plus la montée en altitude est rapide, moins le corps a le temps de s'adapter progressivement au manque d'oxygène : le pilote est donc plus vite et plus fortement affecté par l'hypoxie (le temps de conscience utile est réduit).
40
Au sol, la proportion d'oxygène dans l'air est voisine de 21 % ; au FL 100 elle est voisine de :
21 %.
Explication
Le pourcentage d'oxygène dans l'air reste constant à environ 21 %, quelle que soit l'altitude, y compris au FL100 (10 000 pieds, environ 3000 m). Ce qui change avec l'altitude, c'est la pression et la densité de l'air, donc la quantité absolue d'oxygène respirée à chaque inspiration, pas sa proportion.
41
Le gaz de l'atmosphère assimilé par l'organisme est :
l'oxygène.
Explication
Parmi les gaz de l'atmosphère, c'est l'oxygène que l'organisme utilise pour produire son énergie ; c'est son manque qui provoque l'hypoxie.
42
Un "voile noir" peut être provoqué par : 1 - une ressource 2 - une mise en descente brusque 3 - un virage à grande inclinaison 4 - un vol dos en palier 5 - une rafale latérale
1 - 3.
Explication
Le « voile noir » (perte de vision par manque d'afflux sanguin aux yeux) est provoqué par des accélérations positives (le corps plaqué vers le bas), qui surviennent notamment lors d'une ressource (tirée sur le manche en sortie de piqué) ou d'un virage à forte inclinaison : dans les deux cas, le sang a du mal à remonter vers la tête et les yeux. Une mise en descente, un vol dos ou une rafale latérale ne génèrent pas ce type d'accélération positive.
43
Le champ visuel humain présente des ouvertures horizontale et verticale dont les valeurs respectives sont d'environ :
220° et 140°.
Explication
Le champ visuel humain (l'étendue de ce que l'œil perçoit sans bouger la tête) s'étend sur environ 220° à l'horizontale et 140° à la verticale.
44
(Pour cette question, utilisez l'annexe 040-5466). Vous êtes enrhumé. Lors d'une montée constante, le tympan risque de passer de la position zéro à la position :
4.
Explication
L'annexe montre l'évolution de la position du tympan (la membrane de l'oreille moyenne) sous forme de schémas numérotés de 0 (position neutre, au repos) à 4 (bombement maximal vers l'extérieur). En montée, la pression extérieure diminue et l'air emprisonné dans l'oreille moyenne se dilate ; normalement il s'évacue facilement par la trompe d'Eustache. Mais un rhume bouche ce conduit : l'air ne peut plus sortir, s'accumule et pousse le tympan de plus en plus vers l'extérieur au fur et à mesure de la montée, jusqu'à la position 4 (bombement maximal), d'où la réponse.
45
Les accélérations dites :
'positives' ont tendance à réduire l'arrivée du sang au cerveau.
Explication
Les accélérations positives (le corps plaqué vers le bas, par exemple en virage serré ou en ressource) font refluer le sang vers les jambes, ce qui réduit l'arrivée de sang — et donc d'oxygène — vers le cerveau et les yeux, pouvant aller jusqu'au voile noir ou à la perte de connaissance.
46
Parmi les sons qui dégradent l'audition, vous pouvez affirmer que :
les sons aigus sont les plus néfastes pour l'oreille interne à court et long terme.
Explication
Les hautes fréquences (sons aigus) endommagent davantage les cellules sensorielles de l'oreille interne que les sons graves à intensité équivalente, aussi bien après une exposition brève qu'après une exposition répétée sur le long terme.
47
Les émanations de monoxyde de carbone sont particulièrement dangereuses car elles :
sont inodores et incolores.
Explication
Le monoxyde de carbone est indétectable par les sens (aucune odeur, aucune couleur) : on ne peut donc pas se rendre compte qu'on y est exposé, alors qu'il empêche le sang de transporter correctement l'oxygène.
48
L'effet du stress :
diffère d'un pilote à l'autre, chaque individu ayant une sensibilité différente face à un facteur de stress donné.
Explication
Chaque pilote a un seuil de tolérance au stress qui lui est propre : un même facteur de stress (météo, panne, examen) peut être anodin pour l'un et très perturbant pour un autre, selon la sensibilité et l'expérience individuelles.
49
Vous êtes habitué au terrain de Toulouse Blagnac (longueur de piste 3200 m et largeur 45 m). Vous décidez de vous poser sur une piste de 700 m de long et 15 m de large. En finale, vous risquez :
de vous croire trop éloigné et trop haut.
Explication
Le cerveau juge sa hauteur et sa distance par rapport au sol en comparant la taille apparente de la piste à ce qu'il connaît par habitude. Habitué à une piste très large et longue (3200 m x 45 m), le pilote qui se présente sur une piste beaucoup plus courte et étroite (700 m x 15 m) la voit visuellement "trop petite", ce qui donne l'illusion d'être plus loin et plus haut qu'en réalité — ce biais pousse à descendre trop tôt et trop bas.
50
Parmi les signes précurseurs de l'hypoxie, vous trouvez : 1 - la somnolence 2 - le rétrecissement du champ visuel 3 - les maux de tête 4 - l'élargissement du champ visuel 5 - la diminution du rythme cardiaque 6 - l'augmentation passagère des capacités intellectuelles
1, 2, 3.
Explication
L'hypoxie est un manque d'oxygène dans le sang et les tissus, notamment le cerveau, qui survient en altitude car l'air s'y raréfie. Ses premiers signes touchent le système nerveux avant même que le pilote s'en rende compte : somnolence, vision qui se rétrécit comme dans un tunnel, et maux de tête ; l'augmentation du rythme cardiaque (pas sa diminution) et une fausse impression d'euphorie intellectuelle (pas une vraie augmentation des capacités) accompagnent aussi souvent l'hypoxie, ce qui la rend trompeuse.
51
Un pilote fumeur :
sera plus sensible à l'hypoxie.
Explication
La fumée de cigarette contient du monoxyde de carbone, qui se fixe sur l'hémoglobine du sang à la place de l'oxygène et y reste plusieurs heures. Un fumeur a donc déjà une partie de son sang "occupée" par ce gaz avant même de décoller, ce qui réduit sa réserve d'oxygène disponible et le rend plus vulnérable à l'hypoxie en altitude, à altitude égale avec un non-fumeur.
52
Concernant l'hypoxie, on appelle "temps de conscience utile" :
la durée pendant laquelle un individu conserve ses facultés mentales nécessaires pour agir utilement.
Explication
Face à un manque d'oxygène (hypoxie), le cerveau ne perd pas conscience instantanément : il continue à fonctionner un certain temps avant de décrocher. Le "temps de conscience utile" désigne cette période pendant laquelle le pilote garde encore assez de lucidité et de coordination pour agir efficacement (par exemple mettre son masque à oxygène ou descendre), avant que ses facultés ne s'effondrent.
53
Après une plongée en apnée le matin, vous prenez votre aéronef et montez au FL100 l'après-midi. Vous risquez :
une légère fatigue, parfois des malaises.
Explication
Lors d'une plongée en apnée ou avec bouteille, le corps absorbe de l'azote sous pression sous forme dissoute dans le sang. En montant ensuite en avion, la pression extérieure chute et cet azote dissous peut former de petites bulles dans le sang et les tissus (comme les bulles qui apparaissent quand on ouvre une bouteille de soda) : cela provoque typiquement une fatigue légère et parfois des malaises, sans attendre le délai de récupération nécessaire au sol.
54
La vision périphérique :
est sensible aux mouvements et aux changements de luminosité.
Explication
La vision périphérique correspond à ce que l'on perçoit sur les côtés du champ visuel, en dehors de ce que l'on regarde directement. Elle est assurée par des cellules de l'œil (les bâtonnets) particulièrement efficaces pour détecter un mouvement ou une variation de lumière, même faible, mais peu précises pour les détails ou les couleurs.
55
L'origine du mal de l'air est :
une inadaptation de l'oreille interne à des accélérations qui ne lui sont pas habituelles.
Explication
L'oreille interne contient l'organe de l'équilibre, qui informe en permanence le cerveau des mouvements et accélérations du corps. En vol, l'appareil subit des accélérations inhabituelles (virages, turbulences, mouvements combinés) que cet organe n'a pas l'habitude d'interpréter ; ce décalage entre ce que l'oreille interne ressent et ce que les yeux voient provoque le mal de l'air (nausées, malaise).
56
Le stress :
selon son niveau, améliore ou diminue votre performance.
Explication
Le stress est la réaction du corps et de l'esprit face à une situation perçue comme exigeante. À faible dose, il stimule la vigilance et améliore la performance ; mais au-delà d'un certain niveau, il devient envahissant, réduit la concentration et le jugement, et fait donc chuter la performance : c'est une relation en cloche, pas linéaire.
57
L'air que nous respirons a une teneur en azote de :
78 %.
Explication
L'air que nous respirons est un mélange de gaz composé à environ 78 % d'azote, 21 % d'oxygène, et moins de 1 % d'autres gaz (argon, dioxyde de carbone, etc.).
58
En ce qui concerne les différents gaz constituant l'atmosphère :
leurs proportions sont les mêmes à toutes les altitudes accessibles aux avions légers.
Explication
Quelle que soit l'altitude atteinte par un avion léger, les proportions relatives des gaz de l'atmosphère (78 % d'azote, 21 % d'oxygène...) restent les mêmes ; seule la pression totale de l'air diminue avec l'altitude, ce qui réduit la quantité d'oxygène disponible à chaque respiration, sans changer sa proportion.
59
Le temps moyen d'adaptation à la vision nocturne est de :
20 à 30 minutes.
Explication
Pour voir correctement de nuit, l'œil doit produire suffisamment de pigment visuel (rhodopsine) dans les cellules sensibles à la faible lumière (les bâtonnets). Ce processus d'adaptation à l'obscurité prend du temps : il faut compter 20 à 30 minutes pour que la vision nocturne atteigne son meilleur niveau.
60
(Pour cette question, utilisez l'annexe 040-5466). Vous êtes enrhumé. Lors d'une descente constante, le tympan risque de passer de la position zéro à la position :
2.
Explication
Le tympan est la fine membrane qui sépare l'oreille externe de l'oreille moyenne ; il se déforme selon la différence de pression entre l'extérieur et l'oreille moyenne. Normalement, la trompe d'Eustache équilibre cette pression, mais un rhume bouche ce conduit. En descente, la pression extérieure augmente et pousse le tympan vers l'intérieur : comme illustré sur le schéma (annexe 040-5466), il passe progressivement de la position neutre "0" (plat) à des positions de plus en plus incurvées ; lors d'une descente constante avec le nez bouché, il atteint typiquement la position 2, traduisant une gêne modérée mais réelle.
61
Vous avez effectué une plongée d'une profondeur supérieure à 10 mètres avec des bouteilles d'air comprimé. Avant d'entreprendre un vol, il vous est conseillé d'attendre :
24 h.
Explication
Une plongée à plus de 10 mètres avec bouteille fait dissoudre davantage d'azote sous pression dans le sang. Voler trop tôt après expose à une chute de pression qui peut faire apparaître des bulles d'azote dans le corps (accident de désaturation, comparable au mal des caissons des plongeurs). Il est donc recommandé d'attendre 24 heures au sol avant de prendre l'avion pour laisser le corps éliminer cet excès d'azote.
62
La tolérance personnelle à une charge de travail dépend de : 1 - votre état de santé 2 - vos connaissances, votre expérience et votre savoir-faire 3 - votre niveau de stress 4 - votre état de fatigue
1 - 2 - 3 - 4.
Explication
La capacité d'un pilote à supporter une charge de travail élevée sans être dépassé dépend de plusieurs facteurs qui se combinent : son état de santé physique, ses connaissances et son expérience (qui rendent les tâches plus automatiques), son niveau de stress du moment, et son état de fatigue. Ces quatre éléments influencent tous la marge de manœuvre mentale disponible.
63
La mémoire à court terme : 1 - est limitée en capacité à quelques mots 2 - a une taille quasiment illimitée 3 - a un accès rapide 4 - est utilisée pour gérer les actions immédiates
1 - 3 - 4.
Explication
La mémoire à court terme est celle qui retient temporairement les informations utiles à l'instant présent (par exemple une fréquence radio qu'on vient d'entendre). Elle a une capacité très limitée (quelques mots ou chiffres seulement), mais un accès très rapide, et sert à gérer les actions immédiates ; contrairement à la mémoire à long terme, elle n'a pas une taille illimitée.
64
L'anxiété et la peur affectent : 1 - la capacité de jugement 2 - l'attention 3 - la mémoire 4 - la concentration
1 - 2 - 3 - 4.
Explication
L'anxiété et la peur mobilisent l'attention du cerveau sur la menace perçue, au détriment du reste. Cela dégrade simultanément la capacité de jugement (analyser correctement la situation), l'attention (repérer les informations importantes), la mémoire (se souvenir des éléments utiles) et la concentration (rester focalisé sur la tâche) : toutes les fonctions mentales du pilote sont affectées.
65
A bord d'un aéronef non pressurisé la réglementation limite le niveau du vol afin de prévenir les risques d'hypoxie. Au-delà de 30 minutes, un pilote qui n'a pas d'inhalateur d'oxygène à sa disposition ne doit pas voler au-dessus de :
FL100.
Explication
Un avion non pressurisé ne compense pas la baisse de pression de l'air en altitude, ce qui expose à l'hypoxie (manque d'oxygène) au-delà d'un certain niveau. La réglementation fixe la limite à 10 000 pieds (FL100) : sans inhalateur d'oxygène, un pilote ne doit pas voler au-dessus de cette altitude plus de 30 minutes, ce seuil correspondant au point où le manque d'oxygène commence à dégrader significativement les facultés.
66
En vol, l'hyperventilation chez un pilote peut être évitée ou diminuée par :
un ralentissement volontaire du rythme respiratoire.
Explication
L'hyperventilation est une respiration trop rapide et trop profonde par rapport aux besoins réels du corps, qui élimine trop de dioxyde de carbone et provoque des symptômes (vertiges, fourmillements, malaise). Comme elle est souvent déclenchée par le stress ou l'anxiété, le meilleur moyen de l'éviter ou de l'arrêter est de ralentir volontairement son rythme respiratoire, en respirant calmement et consciemment.
67
Chez une personne, le centre d'équilibre se situe au niveau :
de l'oreille interne.
Explication
L'oreille interne contient, en plus de l'organe de l'audition, un système appelé vestibule (avec ses canaux semi-circulaires) qui détecte les mouvements et l'orientation de la tête. C'est ce centre qui informe le cerveau de notre équilibre et de nos accélérations, même les yeux fermés.
68
Pour une prise de décision, le pilote qui a tendance à avoir un comportement du type "les autres sont mauvais" est catalogué dans le genre :
invulnérable.
Explication
La prise de décision en vol peut être biaisée par certains comportements-types à risque. Le pilote qui pense systématiquement "les autres pilotes sont mauvais, moi je ne risque rien" présente un comportement dit "invulnérable" : il sous-estime le danger et pense que les accidents n'arrivent qu'aux autres, ce qui le pousse à prendre des risques excessifs.
69
Les échanges gazeux entre l'organisme et le milieu extérieur s'effectuent au niveau :
des alvéoles pulmonaires.
Explication
Les poumons se terminent par des millions de minuscules sacs microscopiques appelés alvéoles pulmonaires, entourés de vaisseaux sanguins très fins. C'est à travers leur paroi extrêmement mince que l'oxygène de l'air inspiré passe dans le sang, et que le dioxyde de carbone du sang repasse dans l'air pour être expiré.
70
Les cellules de l'oeil qui permettent la vision des couleurs sont :
les cônes.
Explication
La rétine de l'œil contient deux types de cellules sensibles à la lumière : les bâtonnets, très sensibles à la faible luminosité mais qui ne voient qu'en nuances de gris, et les cônes, qui nécessitent plus de lumière mais permettent de distinguer les couleurs. Ce sont donc les cônes qui assurent la vision des couleurs.
71
Vous vous présentez pour la première fois face à une piste montante. Vous risquez de :
la trouver plus courte et plus proche qu'elle ne l'est en réalité.
Explication
Le cerveau estime la distance et la hauteur d'approche en se basant sur l'inclinaison apparente de la piste par rapport à l'horizon. Face à une piste en pente montante pour la première fois, cette pente inhabituelle donne l'illusion trompeuse que la piste est plus proche et plus courte qu'elle ne l'est réellement, ce qui peut pousser à une approche trop haute ou trop tardive.
72
Une accélération peut entraîner une perte de conscience :
dès 3 g pour une accélération négative et 5 g pour une accélération positive.
Explication
Une accélération se mesure en multiples du poids normal du corps, notés "g" (1 g = la pesanteur normale au sol). Une accélération forte réduit l'afflux de sang vers le cerveau et peut faire perdre connaissance : ce risque apparaît dès 3 g en négatif (accélération qui pousse le sang vers la tête, comme en piqué serré) et dès 5 g en positif (qui pousse le sang vers les jambes, comme en ressource ou virage serré).
73
La détection des mouvements est assurée par :
la vision périphérique.
Explication
C'est la vision périphérique (la partie du champ visuel en dehors du regard direct) qui est la plus sensible pour détecter un mouvement, grâce aux cellules qui la composent (les bâtonnets), même si elle distingue mal les détails et les couleurs.
74
Lors d'un passage en IMC par inadvertance, vous désirez effectuer un 180° pour sortir du nuage. Vous devez :
vous fier uniquement aux indications de vos instruments.
Explication
En conditions IMC (dans les nuages, sans visibilité extérieure), l'oreille interne peut donner des sensations de mouvement fausses car elle n'est pas fiable sans repère visuel (désorientation spatiale). Pour effectuer un virage de 180° en sécurité et sortir du nuage, il faut donc ignorer ses sensations corporelles trompeuses et se fier uniquement aux indications des instruments de vol (horizon artificiel, bille, etc.), qui donnent l'information réelle et objective.
75
L'état physique caractérisé par une baisse de la température interne du corps s'appelle :
hypothermie.
Explication
L'hypothermie est l'état dans lequel la température interne du corps descend en dessous de la normale, généralement à cause d'une exposition prolongée au froid. Elle diminue la vigilance, ralentit les réflexes et les capacités de réflexion, ce qui peut affecter la sécurité du vol.
76
Le processus par lequel l'homme prend conscience des informations du monde extérieur à l'aide de ses sens est dit :
cognitif.
Explication
Le terme "cognitif" désigne tout ce qui concerne le traitement de l'information par le cerveau. Le processus par lequel une personne perçoit et prend conscience de son environnement grâce à ses sens (vue, ouïe, etc.) est donc appelé processus cognitif.
77
Un des moyens permettant à un pilote d'être performant à l'approche d'un évènement est de :
préparer le maximum d'éléments qui serviront à sa conduite.
Explication
Face à un événement prévu ou anticipé (comme une approche ou une situation d'urgence), un pilote réduit sa charge de travail au moment critique en préparant à l'avance le maximum d'éléments utiles (fréquences, altitudes, actions à effectuer) : l'anticipation libère de l'attention disponible quand la situation devient exigeante.
78
Pour un pilote, l'utilisation d'automatismes :
soulage sa charge de travail en faisant appel à des savoir-faire qu'il maîtrise.
Explication
Un automatisme est une action réalisée quasi sans y penser, à force d'entraînement (comme changer de vitesse en voiture). Pour un pilote, s'appuyer sur des automatismes bien maîtrisés (gestes standard, procédures) libère de l'attention mentale pour les autres tâches, ce qui allège d'autant sa charge de travail globale.
79
Un pilote est en finale et reste concentré sur trois paramètres qu'il juge indispensables : l'axe, le plan et la vitesse. Le contrôleur le rappelle et lui délivre la clairance d'atterrissage. Le pilote, toujours concentré, ne collationne pas le message. Cette situation est caractéristique de :
l'effet de tunnélisation.
Explication
L'effet de tunnélisation (ou fixation attentionnelle) survient quand le cerveau, focalisé sur un nombre limité de tâches jugées prioritaires, devient incapable de percevoir les informations extérieures pourtant importantes. Ici, le pilote concentré sur l'axe, le plan et la vitesse en finale "n'entend" plus la clairance du contrôleur : son attention est comme rétrécie dans un tunnel.
80
La mémoire dite "à long terme" est :
quasi illimitée en capacité, mais plus lente à restituer les informations, avec souvent un besoin de stimuli.
Explication
La mémoire à long terme est celle qui stocke durablement les connaissances et souvenirs (par opposition à la mémoire à court terme, limitée et rapide). Sa capacité est quasiment illimitée, mais restituer une information qui y est stockée est plus lent, et nécessite souvent un déclencheur (un indice, une situation similaire) pour la faire remonter.
81
Lorsque l'on respire, l'échange des gaz dans l'organisme se produit dans les alvéoles des poumons :
l'oxygène passe des alvéoles dans le sang ; le dioxyde de carbone passe du sang dans les alvéoles.
Explication
Dans les alvéoles pulmonaires (les minuscules sacs au bout des poumons), les échanges de gaz se font par simple diffusion à travers une paroi très fine : l'oxygène de l'air inspiré passe des alvéoles vers le sang, tandis que le dioxyde de carbone, produit par le corps, fait le trajet inverse, du sang vers les alvéoles, pour être ensuite expiré.
82
L'augmentation de l'altitude peut entraîner un risque d'hypoxie dégradant les facultés intellectuelles à partir de :
10000 pieds.
Explication
Plus on monte en altitude, plus l'air se raréfie et moins le sang parvient à se charger en oxygène, provoquant l'hypoxie. Le seuil à partir duquel cette baisse d'oxygène commence à dégrader significativement les facultés intellectuelles (jugement, mémoire, réflexes) est généralement fixé à 10 000 pieds — c'est aussi l'altitude (FL100) au-delà de laquelle la réglementation impose de l'oxygène.
83
Une accumulation de tâches à effectuer :
dans un temps limité, pénalise la performance.
Explication
Quand trop de tâches doivent être réalisées dans un temps trop court, la charge de travail dépasse la capacité mentale disponible : le pilote doit faire des choix, en néglige certaines, et sa performance globale (précision, rapidité, jugement) en pâtit — c'est le principe de la surcharge de travail.
84
(Pour cette question, utilisez l'annexe 040-6018). La relation stress-performance correspond au schéma :
3.
Explication
La relation entre stress et performance suit une courbe en cloche (loi de Yerkes-Dodson), représentée par le schéma 3 de l'annexe 040-6018 : la performance augmente d'abord avec le niveau de stress, qui stimule la vigilance, jusqu'à un point optimal, puis décroît si le stress devient excessif et déborde les capacités du pilote. Les autres schémas (courbe en U, ligne droite montante ou descendante) ne correspondent pas à cette relation observée.
85
Les symptômes ressentis par un pilote en hyperventilation sont (entre autres) : 1 - difficulté à respirer 2 - manque de coordination musculaire 3 - vision altérée 4 - sentiment de suffocation
1 - 2 - 3 - 4.
Explication
L'hyperventilation (respiration trop rapide et trop profonde) élimine trop de dioxyde de carbone du sang, ce qui perturbe le fonctionnement normal du corps. Elle se manifeste par une sensation de difficulté à respirer, un manque de coordination musculaire, une vision qui se trouble, et un sentiment de suffocation — des symptômes qui, ironiquement, poussent souvent à respirer encore plus fort, aggravant le problème.
86
L'analyse des risques doit intervenir entre :
l'évaluation des différentes options et la décision.
Explication
Dans un processus de prise de décision structuré, on identifie d'abord le problème, on liste les options possibles, puis on évalue chaque option avant de choisir. L'analyse des risques (peser les conséquences et dangers de chaque option) se place logiquement entre cette évaluation des options et la décision finale, pour choisir en connaissance de cause.
87
En montée vers le niveau de croisière FL115, le pourcentage d'oxygène dans l'atmosphère :
reste constant.
Explication
La composition de l'atmosphère reste la même à toute altitude accessible aux avions légers : l'oxygène représente toujours environ 21 % de l'air. En montant vers le FL115, ce pourcentage reste donc constant ; c'est seulement la pression totale de l'air qui diminue, réduisant la quantité absolue d'oxygène disponible à chaque respiration, sans changer sa proportion.
88
La trompe d'Eustache de l'oreille a pour fonction de :
mettre en communication l'oreille moyenne avec les fosses nasales pour équilibrer les pressions.
Explication
La trompe d'Eustache est un petit conduit qui relie l'oreille moyenne (derrière le tympan) aux fosses nasales, au fond du nez. Son rôle est de laisser passer l'air pour équilibrer la pression entre l'oreille moyenne et l'extérieur, comme lors d'un bâillement en avion ; un rhume peut la boucher et empêcher cet équilibrage, provoquant une douleur d'oreille en montée ou en descente.
89
Le mal des transports peut être combattu par : 1 - une aération cabine avec air frais 2 - une mise en oeuvre du chauffage 3 - un passage en place la plus arrière possible 4 - un regard vers l'extérieur 5 - une occupation de l'esprit (pilotage...) 6 - une habitude du vol
1 - 4 - 5 - 6.
Explication
Le mal des transports vient d'un conflit entre ce que l'oreille interne ressent (mouvements) et ce que les yeux voient. On le limite en aérant la cabine avec de l'air frais (le chauffage aggrave la sensation de malaise), en regardant vers l'extérieur pour aligner la vue et l'oreille interne, en occupant l'esprit avec une tâche active comme le pilotage, et avec l'habitude qui atténue le phénomène avec le temps ; s'asseoir tout à l'arrière n'aide pas, car cela éloigne des repères visuels stables.
90
Un contrôleur vous transmet la piste en service, le vent, la visibilité et le QNH. Pour les collationner, vous faites appel à la mémoire :
à court terme.
Explication
Collationner (répéter) une information reçue par radio (piste, vent, visibilité, QNH) fait appel à la mémoire à court terme : cette information n'a besoin d'être retenue que quelques secondes, le temps de la répéter et de l'utiliser, sans nécessiter un stockage durable.
91
Un stress intense et prolongé entraîne :
une augmentation du rythme cardiaque, des sueurs et de la fatigue.
Explication
Un stress intense et prolongé maintient le corps en état d'alerte permanent : le cœur s'accélère pour préparer l'organisme à agir, la transpiration augmente, et cet état d'alerte constant épuise progressivement les ressources physiques, provoquant de la fatigue.
92
Pour une prise de décision, le pilote qui a tendance à avoir un comportement du type "arrêtez de me dire ce que je dois faire !" est catalogué dans le genre :
anti-autoritaire.
Explication
Parmi les comportements-types à risque en prise de décision, celui qui refuse toute autorité ou consigne ("arrêtez de me dire ce que je dois faire !") est catalogué "anti-autoritaire" : il rejette les règles et les recommandations, même quand elles sont justifiées, par simple opposition à l'autorité.
93
Pour se sortir d'un passage accidentel en IMC, il faut :
se fier aux indications de l'horizon artificiel.
Explication
En cas de passage accidentel dans les nuages (IMC), l'oreille interne peut transmettre des sensations de mouvement fausses en l'absence de repères visuels extérieurs (désorientation spatiale). Il faut donc ignorer ces sensations trompeuses et se fier uniquement à l'horizon artificiel, l'instrument qui indique l'assiette réelle de l'avion, pour se sortir de la situation en sécurité.
95
Les éléments contributifs à l'orientation spatiale sont : 1 - les yeux 2 - l'oreille interne 3 - l'estomac 4 - le nez
1 - 2.
Explication
L'orientation spatiale (savoir où l'on se trouve par rapport au sol et à l'horizon) repose principalement sur deux sources d'information : les yeux, qui donnent les repères visuels, et l'oreille interne, qui détecte les mouvements et l'équilibre. L'estomac et le nez ne contribuent pas à ce repérage.
96
Le fonctionnement routinier basé sur nos habitudes :
permet une très faible consommation des ressources et génère aisance et disponibilité.
Explication
Une habitude est une action automatisée : le cerveau n'a plus besoin d'y réfléchir consciemment, un peu comme conduire un trajet que l'on connaît par cœur. Cela demande très peu d'effort mental et laisse de la disponibilité pour gérer autre chose en parallèle.
97
Le nombre d'informations ou d'items indépendants que peut contenir la mémoire de travail est de l'ordre de :
8.
Explication
La mémoire de travail est celle qui retient une information le temps de l'utiliser (comme un numéro de téléphone qu'on garde en tête quelques secondes). Sa capacité est très limitée, de l'ordre de 7 plus ou moins 2 éléments, donc environ 8.
98
Vous vous présentez pour la première fois face à une piste descendante. Vous risquez de :
la trouver plus longue et plus éloignée qu'elle ne l'est.
Explication
Une piste en pente descendante fausse la perception visuelle en finale : elle donne l'impression d'être plus longue et plus loin qu'elle ne l'est réellement, ce qui pousse le pilote à voler une trajectoire trop haute.
99
L'hypoxie dépend : 1 - de la valeur de la pression atmosphérique 2 - du taux d'oxygène dans l'air 3 - de la vitesse de la diminution de la pression atmosphérique 4 - de la santé de l'individu 5 - de la ventilation de la cabine
1 - 3 - 4.
Explication
Le taux d'oxygène dans l'air reste constant (21 %) à toute altitude, ce qui élimine le facteur 2. C'est la baisse de la pression atmosphérique (1) qui réduit la pression partielle d'oxygène disponible pour le sang ; plus cette baisse est rapide (3), moins le corps a le temps de s'adapter ; et l'état de santé de l'individu (4, tabac, fatigue, anémie) modifie sa tolérance. La ventilation de la cabine (5) ne concerne que les avions pressurisés, pas le phénomène en lui-même.
100
De nuit :
la perception du relief diminue.
Explication
La nuit, l'œil utilise surtout les bâtonnets, des cellules sensibles à la lumière faible mais incapables de bien distinguer les contrastes fins et les couleurs. Or c'est justement grâce aux contrastes d'ombre et de lumière qu'on perçoit le relief : de nuit, cette perception s'affaiblit donc nettement.
101
Lors d'une montée en altitude, la variation de la pression partielle de l'oxygène :
est à l'origine des troubles respiratoires hypoxiques.
Explication
En montant en altitude, la pression atmosphérique baisse, donc la pression partielle d'oxygène (la part de pression exercée par l'oxygène dans l'air) diminue aussi, même si le pourcentage d'oxygène reste le même. Moins de pression partielle veut dire moins d'oxygène qui passe dans le sang, ce qui déclenche les troubles hypoxiques (manque d'oxygène).
102
En présence du phénomène d'hypoxie, le temps de conscience utile :
diminue quand l'altitude augmente.
Explication
Le temps de conscience utile est la durée pendant laquelle on peut encore agir efficacement avant de perdre ses facultés par manque d'oxygène. Plus l'altitude est élevée, plus l'air est raréfié, donc plus ce délai se réduit rapidement.
103
Les facteurs limitant la qualité de la vision nocturne sont : 1 - l'hypoxie 2 - la nicotine 3 - les lumières vives 4 - la vitesse de l'avion
1 - 2 - 3.
Explication
L'hypoxie (manque d'oxygène) prive les bâtonnets, très gourmands en oxygène, de leur fonctionnement optimal. La nicotine réduit l'oxygénation du sang par vasoconstriction. Les lumières vives éblouissent et font perdre l'adaptation à l'obscurité, qui met ensuite près de 30 minutes à se reconstituer. La vitesse de l'avion, elle, n'a aucun effet physiologique sur l'œil.
104
Les attitudes conduisant à la prise de décisions dangereuses sont : 1 - l'anti-autoritarisme 2 - l'impulsion 3 - l'invulnérabilité 4 - la sérénité 5 - le machisme 6 - la résignation
1 - 2 - 3 - 5 - 6.
Explication
Ce sont les cinq attitudes dangereuses classiques enseignées en facteurs humains : l'anti-autoritarisme (rejeter les règles), l'impulsivité (agir sans réfléchir), l'invulnérabilité ("ça n'arrive qu'aux autres"), le machisme (prouver sa valeur en prenant des risques) et la résignation ("de toute façon je ne peux rien faire"). La sérénité, elle, est au contraire une attitude saine et n'en fait pas partie.
105
Dans le sang, l'oxygène est principalement véhiculé par :
l'hémoglobine des globules rouges.
Explication
L'hémoglobine est une protéine présente dans les globules rouges ; elle capte l'oxygène au niveau des poumons et le transporte jusqu'aux organes. C'est le principal moyen de transport de l'oxygène dans le sang.
107
Lors d'un vol à bord d'un aéronef non pressurisé, afin d'éviter le risque d'hypoxie, le pilote doit :
limiter son niveau de vol.
Explication
Sans cabine pressurisée ni oxygène d'appoint, la seule façon d'éviter l'hypoxie est de rester à une altitude où la pression partielle d'oxygène reste suffisante, donc de limiter son niveau de vol.
108
Les cellules de l'oeil qui permettent la vision de nuit sont :
les bâtonnets.
Explication
L'œil contient deux types de cellules photosensibles : les cônes, qui perçoivent les couleurs et les détails en pleine lumière, et les bâtontets, beaucoup plus sensibles à la faible luminosité mais aveugles aux couleurs. Ce sont ces derniers qui assurent la vision nocturne.
109
La fatigue : 1 - augmente le temps de réaction 2 - est à l'origine d'erreurs causées par l'inattention 3 - n'est pas liée à la charge de travail 4 - s'accumule dans le temps
1 - 2 - 4.
Explication
La fatigue ralentit le temps de réaction (1), favorise les erreurs par inattention (2) et s'accumule au fil du temps si le repos est insuffisant (4). En revanche, elle est bien liée à la charge de travail : plus celle-ci est élevée, plus la fatigue s'installe vite, ce qui rend l'affirmation 3 fausse.
110
Parmi les signes précurseurs de l'hypoxie, vous trouvez : 1 - la somnolence 2 - le rétrecissement du champ visuel 3 - les maux de tête 4 - l'élargissement du champ visuel 5 - l'augmentation du rythme cardiaque 6 - l'augmentation passagère des capacités intellectuelles
1, 2, 3, 5.
Explication
Le manque d'oxygène provoque somnolence (1), rétrécissement du champ visuel (2, on voit "en tunnel"), maux de tête (3) et accélération du rythme cardiaque (5, le cœur compense en battant plus vite). L'élargissement du champ visuel (4) est faux, c'est l'inverse, et l'hypoxie diminue les capacités intellectuelles (6) tout en donnant parfois une fausse impression d'euphorie trompeuse — elle ne les augmente jamais réellement.
111
En cas de dilatation des gaz contenus dans le tube digestif (barotraumatisme), les risques sont :
syncope.
Explication
Quand l'avion monte, la pression baisse et les gaz déjà présents dans l'estomac et les intestins se dilatent (comme un ballon qui gonfle quand on réduit la pression autour de lui). Cette distension peut être assez douloureuse pour déclencher un malaise vagal, c'est-à-dire une syncope.
112
Vous aviez prévu de voler au FL55, mais un de vos passagers est enrhumé. Vous volerez :
le plus bas possible.
Explication
Un rhume bouche les trompes d'Eustache et les sinus, ce qui empêche d'équilibrer la pression entre l'oreille moyenne, les sinus et l'extérieur lors des changements d'altitude. Voler le plus bas possible limite les variations de pression et donc le risque de douleurs, voire de barotraumatisme, pour le passager enrhumé.
113
En associant à votre décision ou votre jugement plusieurs informations que vous recoupez :
vous adoptez une bonne méthode pour détecter d'éventuelles erreurs.
Explication
Vérifier une même information à travers plusieurs sources indépendantes (par exemple confirmer une altitude par l'altimètre, le GPS et un repère visuel) permet de repérer une erreur si une seule de ces sources se trompe. C'est une méthode de recoupement qui sécurise la décision.
114
Une illusion sensorielle est due à :
une contradiction entre les informations élaborées par le système visuel et celles fournies par l'appareil vestibulaire.
Explication
L'appareil vestibulaire, situé dans l'oreille interne, informe le cerveau sur les mouvements et l'équilibre du corps, indépendamment des yeux. Une illusion sensorielle survient quand ce que les yeux voient (le système visuel) contredit ce que ressent l'oreille interne, par exemple en vol sans visibilité, ce qui trompe le cerveau.
115
La prévention contre les émanations de monoxyde de carbone consiste à :
assurer un bon entretien des systèmes d'échappement et de chauffage de l'aéronef.
Explication
Le monoxyde de carbone est produit par la combustion du moteur ; il peut s'infiltrer dans l'habitacle si le système d'échappement ou de chauffage (souvent relié à l'échappement) est défectueux. Un bon entretien de ces systèmes est donc la meilleure prévention.
116
Lors d'une approche par faible luminosité vous risquez une erreur d'appréciation. Cette erreur est :
une impression que la piste est plus éloignée qu'elle ne l'est en réalité.
Explication
Par faible luminosité, les repères visuels (contrastes, détails du sol) sont moins nets, ce qui fausse l'estimation des distances : la piste paraît plus éloignée qu'elle ne l'est en réalité, poussant le pilote à descendre trop tôt ou trop bas.
117
Les canaux semi-circulaires se trouvent dans :
l'oreille interne.
Explication
Les canaux semi-circulaires font partie de l'oreille interne ; ils détectent les mouvements de rotation de la tête et participent au sens de l'équilibre.
118
Pour une prise de décision, le pilote qui a tendance à avoir un comportement du type "vous allez voir ce que je sais faire !" est catalogué dans le genre :
machiste.
Explication
Chercher à impressionner en démontrant ses capacités ("vous allez voir ce que je sais faire") est la définition même de l'attitude machiste, l'une des attitudes dangereuses face à la prise de décision.
119
Pour lutter contre le stress, il faut : 1 - être à l'aise 2 - ne pas manger 3 - se rappeler des situations passées identiques 4 - se focaliser sur des problèmes difficiles 5 - se concentrer seulement sur les détails qui vous paraissent les plus préoccupant 6 - parler aux passagers
1, 3.
Explication
Être détendu (1) et s'appuyer sur des situations similaires déjà vécues et maîtrisées (3) aide à relativiser et à garder le contrôle de la situation. À l'inverse, sauter un repas, se focaliser uniquement sur les points difficiles ou les détails les plus inquiétants, ou se laisser distraire en parlant aux passagers, aggravent le stress au lieu de le réduire.
120
La prise de médicament peut être contre-indiquée dans le cadre d'un vol :
à cause des effets primaires et secondaires.
Explication
Un médicament peut avoir un effet secondaire (par exemple somnolence ou baisse de vigilance) en plus de son effet recherché (effet primaire) ; les deux doivent être pris en compte car ils peuvent altérer les capacités du pilote en vol.
121
La raison pour laquelle on utilise un masque à oxygène en altitude est pour éviter :
l'hypoxie.
Explication
En altitude, la pression partielle d'oxygène chute et l'air respiré ne suffit plus à oxygéner correctement le corps : le masque à oxygène apporte l'oxygène nécessaire pour éviter l'hypoxie (le manque d'oxygène).
122
En vol au FL 105, un de vos passagers devient euphorique. En tant que commandant de bord, vous :
descendez à une altitude inférieure.
Explication
L'euphorie est un signe précurseur classique de l'hypoxie, qui peut apparaître dès des altitudes modérées selon la sensibilité de la personne. Le commandant de bord doit redescendre à une altitude inférieure pour rétablir une pression partielle d'oxygène suffisante.
123
Les émanations de monoxyde de carbone sont particulièrement dangereuses :
elles sont inodores et incolores.
Explication
Le monoxyde de carbone ne se voit pas et ne se sent pas : sans détecteur, rien n'alerte l'équipage avant l'apparition des symptômes (maux de tête, somnolence), qui peuvent aller jusqu'à la perte de connaissance. C'est cette absence totale de signal d'alerte sensoriel qui le rend si dangereux.
124
Vous utilisez habituellement une piste de 700 m de long et 15 m de large. Vous décidez de vous poser à Toulouse Blagnac (longueur 3 200 m et largeur 45 m). En finale, vous risquez :
de vous croire trop près et trop bas.
Explication
L'œil se calibre inconsciemment sur les dimensions de piste habituelles. Face à une piste bien plus large et longue que celle utilisée d'ordinaire, elle paraît visuellement plus proche, donnant l'impression trompeuse d'être trop près et trop bas en finale.
125
Dans une situation problématique nécessitant une prise de décision dans des délais brefs, le stress :
peut augmenter ou diminuer nos capacités de réaction, en fonction de son niveau.
Explication
À faible dose, le stress mobilise l'attention et les ressources (effet stimulant), mais au-delà d'un certain seuil il dégrade le jugement et les réflexes (effet paralysant). C'est donc bien le niveau de stress qui détermine s'il aide ou nuit à la prise de décision rapide.
126
En vol, on parle d'hypoxie lorsque le sang :
manque d'oxygène.
Explication
L'hypoxie est justement définie comme un manque d'oxygène dans le sang, insuffisant pour alimenter correctement les organes, en particulier le cerveau.
127
L'alcool, même absorbé en faible quantité :
diminue les facultés du cerveau et augmente la sensibilité des cellules au manque d'oxygène.
Explication
Même à faible dose, l'alcool ralentit le fonctionnement du cerveau, et il rend les cellules plus sensibles au manque d'oxygène : combiné à l'altitude, il aggrave donc les effets de l'hypoxie.
128
La check-list :
est un aide-mémoire.
Explication
La check-list ne remplace pas la connaissance des procédures : c'est un simple aide-mémoire qui sert à s'assurer qu'aucune action essentielle n'a été oubliée, la mémoire humaine étant faillible surtout sous charge de travail.
129
La phase de stress favorisant la mémorisation et la fixation des souvenirs est la phase :
d'alarme.
Explication
Selon le modèle du stress en trois phases (alarme, résistance, épuisement), c'est la phase d'alarme, la réaction immédiate de mobilisation (montée d'adrénaline) face à un événement soudain, qui grave le plus fortement les souvenirs, ce qui explique pourquoi on se rappelle très précisément les moments de choc.
130
Le barotraumatisme causé par une expansion des gaz contenus dans l'estomac et les intestins peut entraîner :
des douleurs liées à la pression.
Explication
En montée, la baisse de pression fait gonfler les gaz déjà présents dans l'estomac et les intestins, ce qui peut provoquer des douleurs liées à cette expansion de volume.
131
Pour être moins sensible aux effets néfastes du stress vous pouvez :
pratiquer une activité sportive de façon régulière.
Explication
Une bonne condition physique générale, obtenue par une activité sportive régulière, améliore la résistance du corps et de l'esprit face au stress et à ses effets négatifs.
132
Les effets des accélérations sur le corps humain dépendent de leur : 1 - intensité. 2 - durée. 3 - vitesse d'installation.
1, 2 et 3.
Explication
La gravité d'une accélération sur le corps dépend de trois choses : sa force (intensité), sa durée d'application, et la rapidité avec laquelle elle s'installe, un choc brutal étant plus mal supporté qu'une variation progressive de même force.
133
A propos des effets de toutes médications sur les performances d'un pilote, on peut dire que :
les effets primaires et secondaires d'un médicament doivent être pris en compte.
Explication
Tout médicament peut avoir, en plus de son effet recherché (effet primaire), des effets secondaires (comme la somnolence) qui altèrent les performances du pilote : les deux doivent donc être évalués avant de voler.
134
A haute altitude, alors que vous ressentez les effets du manque d'oxygène, vous subissez le phénomène :
d'hypoxie.
Explication
Ressentir les effets du manque d'oxygène en altitude, c'est précisément le phénomène d'hypoxie.
135
Le phénomène de désorientation spatiale menace le pilote qui :
perd toute référence visuelle (notamment l'horizon).
Explication
Sans repère visuel extérieur, en particulier l'horizon, le pilote ne peut plus recaler ce que ressent son oreille interne, qui peut alors donner des sensations trompeuses sur l'assiette réelle de l'avion : c'est la désorientation spatiale.
136
Lors d'un vol en descente, un de vos passagers se plaint de vives douleurs au-dessus et en dessous de chaque oeil. Vous en déduisez qu'il est atteint :
d'une sinusite et vous diminuez la Vz.
Explication
Les sinus frontaux et maxillaires sont situés juste au-dessus et en dessous des yeux. En descente, la pression augmente ; si ces sinus sont bouchés (rhume, sinusite), l'air à l'intérieur ne peut pas s'équilibrer et cela provoque une douleur. Réduire la vitesse verticale (Vz) laisse plus de temps à la pression de s'égaliser progressivement.
137
Un barotraumatisme est un incident physiologique provoqué par :
une expansion des gaz présents dans les différentes cavités corporelles.
Explication
Un barotraumatisme est un trouble physique causé par l'expansion des gaz présents dans les cavités du corps (oreilles, sinus, tube digestif) lorsque la pression extérieure diminue en altitude.
138
Le phénomène physiologique dû à une insuffisance en oxygène est :
l'hypoxie.
Explication
Par définition, le trouble causé par un manque d'oxygène dans le corps s'appelle l'hypoxie.
139
L'absorption d'alcool provoque :
une diminution des facultés intellectuelles.
Explication
L'alcool agit directement sur le cerveau et réduit les facultés intellectuelles, même à petite dose, ce qui altère le jugement et les réflexes nécessaires pour piloter.
140
La manoeuvre dite de "Valsalva" qui consiste à se pincer les narines, permet :
d'équilibrer les pressions entre l'oreille moyenne et l'oreille externe.
Explication
La manœuvre de Valsalva (se pincer le nez et souffler doucement) force l'air à passer par la trompe d'Eustache, ce qui permet d'égaliser la pression entre l'oreille moyenne (derrière le tympan) et l'oreille externe, et donc de soulager la douleur en descente.
141
La vision centrale permet de :
voir les couleurs et les détails sur un instrument de bord.
Explication
La vision centrale, assurée par les cônes concentrés au centre de la rétine, permet de distinguer les couleurs et les détails fins, comme lire précisément un instrument de bord, contrairement à la vision périphérique qui détecte surtout le mouvement dans la pénombre.
142
Lors de la phase d'éveil d'un stress sévère :
le champ de vision a tendance à se rétrécir.
Explication
Lors d'un stress sévère, le corps se concentre sur la menace perçue au détriment du reste : le champ de vision a tendance à se rétrécir, un peu comme une vision "en tunnel", ce qui réduit la perception des informations périphériques importantes.
143
Le premier effet de l'hypoxie sur le comportement ressemble souvent à :
une euphorie alcoolique.
Explication
L'hypoxie (manque d'oxygène dans le sang et le cerveau, dû à l'air raréfié en altitude) touche d'abord le jugement avant tout autre symptôme visible : le pilote se sent bien, sûr de lui, un peu euphorique — exactement comme sous l'effet de l'alcool — sans se rendre compte que ses capacités sont déjà altérées.
144
Chez une personne, l'organe de l'équilibre se situe au niveau :
de l'oreille interne.
Explication
L'oreille interne contient les canaux semi-circulaires et l'appareil vestibulaire, de petits capteurs remplis de liquide qui détectent les mouvements et la position de la tête : c'est ce système qui renseigne le cerveau sur l'équilibre, un peu comme un niveau à bulle biologique.
145
Lorsque vous volez à haute altitude, le masque à oxygène sert à réduire le risque :
d'hypoxie.
Explication
En altitude, l'air contient de moins en moins d'oxygène disponible ; le masque apporte un supplément d'oxygène pour éviter que le corps, et surtout le cerveau, n'en manque — ce manque étant appelé hypoxie.
146
Les premiers symptômes du mal de l'air sont :
pâleur et sueur.
Explication
Le mal de l'air vient d'un conflit entre ce que ressent l'oreille interne (mouvements) et ce que voient les yeux ; avant les nausées, les tout premiers signes visibles sont une pâleur du visage et une transpiration inhabituelle.
147
Afin de prévenir votre stress en vol, il faut : 1 - se baser sur les expériences passées 2 - ne pas manger avant le vol 3 - préparer et anticiper les situations 4 - se baser sur des procédures complexes 5 - être disponible d'esprit 6 - discuter avec ses passagers
1, 3, 5.
Explication
Le stress en vol diminue quand on s'appuie sur son expérience passée, qu'on anticipe et prépare les situations à l'avance, et qu'on garde l'esprit disponible pour réagir aux imprévus ; sauter un repas ou multiplier des procédures compliquées n'aide en rien et peut même ajouter de la fatigue ou de la confusion.
148
Pour contrer le mal de l'air chez un passager, vous : 1 - montez le chauffage 2 - augmentez la ventilation de la cabine 3 - l'occupez à autre chose (pilotage, etc.) 4 - le faites regarder dehors 5 - faites des décrochages 6 - battez des ailes
2 - 3 - 4.
Explication
Augmenter la ventilation apporte de l'air frais qui atténue la sensation de confinement, occuper le passager (par exemple au pilotage) détourne son attention du conflit sensoriel à l'origine du mal de l'air, et le faire regarder l'horizon dehors réaligne ce que voient ses yeux avec ce que ressent son oreille interne ; le chauffage aggrave la chaleur ressentie et décrochages ou battements d'ailes ne feraient qu'empirer les symptômes.
149
En cas de myopie, on voit mal :
de loin.
Explication
La myopie est un défaut de vision où l'image d'un objet éloigné se forme avant la rétine au lieu de se former dessus : le myope voit donc net de près mais flou de loin.
150
La consommation d'alcool : 1 - augmente l'esprit critique 2 - diminue la vision sous forte luminosité 3 - augmente la confiance en soi 4 - augmente la fréquence des erreurs
2, 3, 4.
Explication
L'alcool diminue le sens critique (il ne l'augmente pas), altère la vision notamment sous forte luminosité, donne une confiance en soi exagérée par rapport aux capacités réelles, et fait multiplier les erreurs de jugement et de réaction.
151
Lors d'un vol en descente, un de vos passagers se plaint de douleurs aigües aux oreilles :
vous diminuez la Vz et lui demandez d'avaler sa salive et de bailler.
Explication
En descente, la pression extérieure augmente plus vite que l'air ne peut s'équilibrer dans l'oreille moyenne via la trompe d'Eustache (le petit conduit qui relie l'oreille moyenne au fond de la gorge), ce qui cause la douleur ; ralentir la vitesse de descente (Vz) laisse plus de temps à l'équilibrage, et avaler sa salive ou bâiller ouvre la trompe d'Eustache pour égaliser les pressions.
152
Le système nerveux périphérique est composé :
des nerfs sensitifs et des nerfs moteurs.
Explication
Contrairement au système nerveux central (cerveau et moelle épinière), le système nerveux périphérique regroupe les nerfs sensitifs, qui transmettent les informations des sens vers le cerveau, et les nerfs moteurs, qui transmettent les ordres du cerveau vers les muscles.
153
Un pilote surestimant ses capacités est considéré comme :
anti-autoritaire.
Explication
Un pilote qui surestime ses capacités peut développer une attitude dite anti-autoritaire : convaincu de sa propre maîtrise, il a tendance à rejeter les règles, les procédures ou les conseils, estimant qu'il sait mieux que les autres ce qu'il doit faire.
154
L'oreille humaine détecte :
les mouvements angulaires et les accélérations.
Explication
Dans l'oreille interne, les canaux semi-circulaires détectent les mouvements de rotation (angulaires, comme un virage), tandis que d'autres capteurs détectent les accélérations linéaires (comme une accélération au décollage) : c'est ce qui donne la sensation d'équilibre et de mouvement en vol.
155
L’oreille interne détecte : 1 - les mouvements angulaires 2 - les mouvements horizontaux 3 - les accélérations
1, 3.
Explication
L'oreille interne détecte les mouvements angulaires (les rotations, comme un virage) et les accélérations, mais pas un mouvement horizontal à vitesse constante : sans variation de vitesse ou de direction, il n'y a rien à détecter, comme on ne ressent pas une vitesse stable en train malgré les yeux fermés.
156
L'ATC vous informe : "trafic à vos 10 h, de la gauche vers la droite, 1000 ft au-dessus".
vous balayez le secteur afin de détecter un point en mouvement.
Explication
L'œil repère beaucoup mieux un objet qui bouge dans son champ de vision qu'un point fixe ; en balayant lentement le secteur indiqué par le contrôleur plutôt qu'en fixant un seul point, on laisse à la vision périphérique la meilleure chance de détecter le mouvement de l'autre avion.
157
Le pilote qui surestime ses capacités est considéré comme :
mégalomaniaque.
Explication
Un pilote qui surestime ses capacités peut être qualifié de mégalomaniaque lorsque cette estime exagérée de lui-même confine à un sentiment de toute-puissance, le poussant à se croire capable de maîtriser n'importe quelle situation sans limite.
158
L'expérience peut mener à :
un excès de confiance.
Explication
Plus un pilote accumule d'heures de vol sans incident, plus il peut avoir tendance à sous-estimer les risques et à se croire à l'abri des problèmes : c'est un piège classique où l'expérience, censée protéger, se transforme en excès de confiance.
159
Après avoir effectué une plongée sous-marine à au moins un palier, avant de reprendre l'avion, vous devez attendre :
24 heures.
Explication
Après une plongée avec palier de décompression, le corps garde encore de l'azote dissous dans le sang ; prendre l'avion trop tôt expose à une baisse de pression qui peut faire apparaître des bulles d'azote dans le sang (accident de décompression), d'où un délai de sécurité d'au moins 24 heures avant de voler.
160
En vol, vous détectez la présence de monoxyde de carbone par : 1 - l'allumage du détecteur de monoxyde de carbone installé à bord. 2 - l'odeur de gaz d'échappement. 3 - la fermeture de la ventilation (chauffage). 4 - son odeur caractéristique.
1 et 2.
Explication
Le monoxyde de carbone (CO) est lui-même inodore et incolore, donc impossible à sentir directement ; on le détecte grâce à un détecteur dédié installé à bord, ou indirectement en remarquant l'odeur des gaz d'échappement qui peuvent s'infiltrer dans la cabine, souvent via le système de chauffage.
161
En cas de présence avérée de monoxyde de carbone, il faut : 1 - utiliser les masques à oxygène si disponibles 2 - aérer le poste de pilotage 3 - couper le chauffage de la cabine 4 - utiliser une pastille révélatrice de CO
1, 2, 3.
Explication
Le chauffage cabine des avions légers prélève souvent l'air près de l'échappement moteur, source du CO : il faut donc le couper, aérer le poste de pilotage pour renouveler l'air, et utiliser les masques à oxygène si disponibles pour compenser le manque d'oxygénation du sang causé par le CO, qui prend la place de l'oxygène dans les globules rouges.
162
Lors d'une descente rapide, vous pouvez effectuer la manœuvre de Valsalva pour :
équilibrer les pressions de part et d'autre du tympan.
Explication
La manœuvre de Valsalva consiste à souffler nez pincé et bouche fermée pour forcer de l'air à passer par la trompe d'Eustache jusqu'à l'oreille moyenne : cela égalise la pression entre l'oreille moyenne et l'extérieur et soulage la douleur due aux variations rapides d'altitude.
163
La partie du corps la plus sensible au manque d'oxygène est :
le cerveau.
Explication
Le cerveau consomme énormément d'oxygène en continu et n'a presque aucune réserve : c'est donc l'organe qui souffre et se dégrade le plus vite en cas de manque d'oxygène (hypoxie), altérant le jugement du pilote avant même qu'il ne s'en aperçoive.
164
L'air est principalement constitué :
d'azote.
Explication
L'air que nous respirons est composé d'environ 78 % d'azote et seulement environ 21 % d'oxygène : l'azote est donc le gaz largement majoritaire, même s'il ne sert à rien directement dans la respiration.
165
Pour atténuer les effets de l'hyperventilation dûs à l'altitude :
vous descendez de niveau de vol.
Explication
L'hyperventilation (respiration trop rapide) en altitude est souvent liée au manque d'oxygène disponible à cette hauteur ; comme la cause profonde est ce manque d'oxygène, la solution efficace est de redescendre de niveau de vol pour retrouver un air plus riche, ce qui calme naturellement la respiration.
166
Une intoxication au monoxyde de carbone peut entraîner :
une perte de conscience.
Explication
Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges à la place de l'oxygène, et bien plus facilement que lui : il prive donc progressivement le corps et le cerveau d'oxygène, jusqu'à pouvoir provoquer un évanouissement.
167
Le retour d’expérience (REX) doit permettre :
de détecter et d’étudier les incidents vécus afin d’améliorer la sécurité.
Explication
Le retour d'expérience (REX) consiste à recueillir et analyser les incidents, même mineurs, vécus par les pilotes afin d'en tirer des enseignements collectifs et d'éviter que des situations similaires ne dégénèrent un jour en accident.
168
La vision centrale est assurée par des cellules en forme de :
cône.
Explication
Sur la rétine, les cônes sont concentrés au centre (la fovéa) et permettent une vision précise et colorée en pleine lumière : c'est la vision centrale, utilisée par exemple pour lire un instrument ; les bâtonnets, eux, sont répartis en périphérie et servent à la vision de nuit et à la détection du mouvement.
169
Lors d'une approche par faible luminosité, vous risquez :
de surestimer votre hauteur et d'arriver avec un plan faible.
Explication
Avec peu de lumière (nuit, crépuscule), les repères visuels au sol comme le relief ou les obstacles sont moins visibles, ce qui pousse à se croire plus haut qu'on ne l'est réellement, et donc à voler une approche trop plate avec un risque d'arriver court de piste.
170
Un pilote qui surestime ses capacités est dit :
invulnérable.
Explication
Un pilote qui surestime ses capacités peut être dit invulnérable lorsqu'il est persuadé que les accidents n'arrivent qu'aux autres, jamais à lui, ce qui le pousse à sous-estimer les risques qu'il prend.
171
Pour soulager un passager atteint du mal des transports, il faut qu'il :
garde la tête immobile et droite les yeux fermés.
Explication
Le mal des transports vient d'un désaccord entre ce que ressent l'oreille interne (mouvements) et ce que voient les yeux ; garder la tête immobile et droite, les yeux fermés, limite les informations contradictoires envoyées au cerveau et réduit ce conflit sensoriel.
172
Lors d'un vol, suite à des turbulences sévères, un des passagers se blesse grièvement à la tête :
c'est un accident.
Explication
Réglementairement, un événement est classé accident dès qu'il entraîne une blessure grave ou mortelle à une personne à bord en lien avec le vol : une blessure grave à la tête causée par des turbulences sévères répond exactement à cette définition.
173
En VMC, pour vous positionner dans l'espace, vous utilisez principalement :
la vision centrale et la vision périphérique.
Explication
En vol à vue (VMC), le pilote combine sa vision centrale, nette et précise, pour identifier un point précis comme la piste ou un obstacle, et sa vision périphérique, plus large mais moins précise, pour percevoir le mouvement et l'assiette générale de l'avion par rapport à l'horizon.
174
Vous venez de consommer de l’alcool. L’altitude :
augmente les effets de l’alcool.
Explication
En altitude, la quantité d'oxygène disponible diminue déjà naturellement, ce qui provoque un léger manque d'oxygène (début d'hypoxie) ; combiné aux effets de l'alcool qui altère aussi le jugement, ces deux effets s'additionnent et rendent le pilote bien plus atteint qu'au sol pour la même quantité d'alcool bue.
175
Le pilote dispose comme tout individu de plusieurs mémoires. Mémoire à Long Terme (MLT) et Mémoire à Court Terme (MCT) sont les plus connues. Quelles sont leur caractéristiques ?
la MCT est de taille et de durée limitée.
Explication
La Mémoire à Court Terme (MCT) ne peut retenir qu'un petit nombre d'informations pendant quelques secondes à quelques minutes, sauf répétition, contrairement à la Mémoire à Long Terme (MLT) qui stocke les connaissances de façon quasi illimitée et durable ; c'est pourquoi un pilote doit noter ou répéter rapidement une clairance ATC avant de l'oublier.
176
Le fonctionnement automatique de l'homme :
est normal chez le pilote, mais conduit aux erreurs de routine.
Explication
Avec l'entraînement, certains gestes deviennent automatiques (comme suivre une checklist), ce qui est normal et libère l'attention pour d'autres tâches ; mais cet automatisme peut aussi faire sauter une étape ou passer à côté d'un changement inhabituel sans que le pilote s'en aperçoive, d'où des erreurs dites de routine.
177
Lors d'un simple rhume, la montée en altitude peut entraîner de violentes douleurs auriculaires ou sinusiennes. Elles ont pour origine :
l'augmentation du volume de l'air dans les sinus et l'oreille moyenne due à la baisse de pression atmosphérique.
Explication
Un rhume bouche les petits conduits (trompe d'Eustache, sinus) qui permettent normalement d'équilibrer la pression avec l'extérieur ; en montée, la pression atmosphérique baisse et l'air emprisonné dans les sinus et l'oreille moyenne se dilate, comme un ballon qui gonfle, sans pouvoir s'échapper, ce qui crée la douleur.
178
A partir de quelle altitude les facultés intellectuelles du pilote commencent à se dégrader d'une manière importante :
12000 ft.
Explication
À partir d'environ 12 000 ft, la quantité d'oxygène disponible dans l'air devient insuffisante pour maintenir pleinement les fonctions cérébrales : le jugement, la mémoire et la coordination du pilote commencent alors à se dégrader nettement, souvent sans qu'il en ait conscience.
179
Les effets du monoxyde de carbone sont :
progressifs en fonction de la quantité inhalée.
Explication
Plus on respire longtemps un air contenant du monoxyde de carbone, plus celui-ci s'accumule dans le sang en se fixant sur les globules rouges à la place de l'oxygène : les effets (maux de tête, somnolence, jusqu'à la perte de conscience) s'aggravent donc progressivement avec la quantité inhalée.
180
Vous n'êtes pas certain de votre réaction et de celle de votre passager au manque d'oxygène lors d'un vol à haute altitude de moins d'une demie-heure sans apport d'oxygène, à quel niveau de vol devez-vous vous limiter ?
FL100.
Explication
Sans certitude sur sa propre tolérance à l'altitude, mieux vaut rester prudent : la limite recommandée est le FL100 (10 000 ft), un niveau considéré comme suffisamment bas pour ne pas provoquer d'hypoxie significative sans apport d'oxygène supplémentaire.
181
L'alcool, même absorbé en petite quantité, produit les effets suivants : 1 - augmentation du sens critique 2 - augmentation de la fréquence des erreurs 3 - diminution de la vision par faible luminosité 4 - diminution de la sensibilité à la fatigue 5 - augmentation de la confiance en soi
2, 3, 5.
Explication
Même à faible dose, l'alcool diminue le sens critique (il ne l'augmente donc pas), altère la vision par faible luminosité, donne une confiance en soi exagérée et augmente le nombre d'erreurs ; en revanche il n'endort pas la sensibilité à la fatigue, il l'aggrave plutôt.
182
Le CRESAG est un compte rendu :
d'évènements de sécurité, renseigné par le pilote, notifié à la DGAC.
Explication
Le CRESAG (Compte Rendu d'Événement de Sécurité de l'Aviation Générale) est un formulaire que le pilote remplit volontairement après un événement ayant affecté la sécurité du vol ; il est transmis à la DGAC pour alimenter le retour d'expérience collectif.
183
Un vol par faible luminosité a pour conséquence : 1 - une altération de la vision 2 - une vision centrale uniquement 3 - une meilleure visibilité en coupant les feux de navigation 4 - la couleur rouge ne peut être confondue avec une autre
1 - 4.
Explication
En faible luminosité, la vision perd en précision et en perception des couleurs, sauf pour le rouge qui reste identifiable même dans la pénombre ; on garde en revanche à la fois vision centrale et vision périphérique (pas seulement centrale), et couper les feux de navigation ne peut jamais améliorer la sécurité — c'est même interdit et dangereux.
184
Les sons les plus nocifs pour l'oreille sont :
les aigus de forte intensité.
Explication
L'oreille est particulièrement sensible aux fréquences aiguës (sons stridents) ; combinés à une forte intensité (volume élevé), ces sons endommagent le plus vite les cellules sensorielles de l'oreille interne, d'où l'importance du casque anti-bruit en avion.
185
A quelle altitude l'hypoxie altère-t-elle fortement les capacités intellectuelles d'un pilote ?
12 000 ft.
Explication
À partir d'environ 12 000 ft, la quantité d'oxygène disponible dans l'air devient insuffisante pour maintenir pleinement les fonctions cérébrales : le jugement, la mémoire et la coordination se dégradent alors nettement, souvent sans que le pilote s'en rende compte.
186
Pour tout incident ou accident, le pilote doit :
rédiger un compte rendu ECCAIRS qui alimente la base de données de l'EASA.
Explication
ECCAIRS est le système européen centralisé de collecte des comptes rendus d'incidents et accidents aériens : chaque événement signalé par un pilote y est enregistré et alimente la base de données de l'EASA (l'agence européenne de sécurité aérienne), qui analyse les risques à l'échelle de toute l'Europe pour améliorer la sécurité.
Doublons (4)
Ces questions testent, mot pour mot, exactement le même fait qu'une question déjà posée plus haut — elles ne sont pas répétées dans la liste, uniquement ici, avec un renvoi vers l'originale.
Q33La vision centrale : perçoit les détails et est sensible aux couleurs.→ voir Q13
Q35La mémoire peut être classée en différents types, dont la mémoire : à court terme ou à long terme.→ voir Q31
Q94La mémoire à court terme : a un temps d'accès plus réduit que celui de la mémoire à long terme.→ voir Q15
Q106La performance : peut être améliorée sous l'effet d'un stress modéré.→ voir Q11