PPL(A) Théorie
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PPL(A) Théorie · Matière 1 / 9 · QCM

Principes du vol — QCM

Tes 271 questions/réponses, telles que tu les as rédigées, mot pour mot. 197 ont leur propre explication ci-dessous (repliée par défaut, clique pour l'ouvrir) ; 74 quasi identiques à une autre sont isolées tout en bas, pas répétées ici.

Comment lire cette page : chaque question et sa réponse sont reproduites exactement comme rédigées. Clique sur « Explication » pour comprendre le pourquoi. Sur les 271 questions, 74 testent mot pour mot (ou presque) le même fait qu'une autre déjà posée : elles ne sont pas répétées ici, uniquement dans la section « Doublons » tout en bas.
Aucune question ne correspond à ce filtre.
1
La traînée est la composante de la résultante aérodynamique :
parallèle au vent relatif.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Résultante aérodynamique — Force totale que l'air exerce sur l'aile en vol. On ne l'utilise jamais telle quelle : on la décompose toujours en deux forces plus utiles, la portance et la traînée.
La résultante aérodynamique totale se décompose toujours en deux forces perpendiculaires entre elles : la traînée (dans l'axe du vent relatif, elle « retient ») et la portance (perpendiculaire, elle « soulève »). C'est une définition, pas un calcul — à savoir par cœur.
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
2
La finesse est maximale lorsque :
le rapport portance sur traînée est maximal.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Finesse = Cz/Cx = portance/traînée. C'est littéralement la définition du mot : plus ce rapport est grand, plus l'avion « plane loin » pour une hauteur perdue donnée.
3
Le facteur de charge est le rapport :
de la portance sur le poids.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Poids apparent — Ce que "pèse" réellement l'avion (et ce que ressent le pilote, plaqué sur son siège) une fois qu'on ajoute la force centrifuge du virage au poids réel. En virage à 60°, le poids apparent est le double du poids réel.
n = Rz / P. En vol horizontal stabilisé, n = 1 (la portance égale exactement le poids). Dès que ce rapport s'écarte de 1, l'avion accélère verticalement (monte, descend, ou vire en gagnant du « poids apparent »).
4
Pour maintenir le palier en virage, la portance doit être :
plus grande qu'en vol rectiligne.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
En virage, la portance s'incline avec l'avion. Seule sa composante verticale équilibre encore le poids ; il faut donc augmenter la portance totale (en augmentant l'incidence) pour que cette composante verticale reste égale au poids.
Facteur de chargen = Rz / P
5
Lors d'une ressource, le facteur de charge :
augmente.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
La ressource est une remontée de la trajectoire (on tire sur le manche). La portance doit dépasser le poids pour courber la trajectoire vers le haut, donc n > 1.
Facteur de chargen = Rz / P
6
La position du centre de gravité :
dépend de la répartition des charges (passagers, bagages, essence).
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
Le CG n'est pas un point fixe de la cellule : il se déplace selon où vous mettez les masses (avant/arrière), et se déplace même en vol au fur et à mesure que le carburant se consomme.
7
Votre avion décroche en ligne droite à 45 kt. Vous voulez virer en palier à 60° d'inclinaison. La vitesse minimale pour le faire, compte tenu d'une marge de sécurité de 30% par rapport au décrochage est de :
83 kt.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Deux étapes : d'abord la vitesse de décrochage EN virage à 60° = 45 × 1,4 ≈ 63 kt (le facteur multiplicatif classique). Ensuite on ajoute 30% de marge : 63 × 1,3 ≈ 82–83 kt. On multiplie les deux effets, on ne les additionne pas.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
8
Toutes choses égales par ailleurs, lorsque la température diminue :
la portance et la traînée augmentent.
📘 Voir le cours complet — Atmosphère
Explication
Air plus froid = air plus dense (masse volumique ρ plus grande). Or portance et traînée sont toutes les deux proportionnelles à ρ dans leur formule (½ρV²SCz et ½ρV²SCx) : tout ce qui densifie l'air les fait grimper ensemble.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
air froid / dense air chaud / raréfié portance & traînée ↑ portance & traînée ↓
9
Dans le domaine de vol habituel, les hautes vitesses correspondent :
aux petits angles d'incidence.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
Pour un poids donné, la portance nécessaire est fixe. Si la vitesse augmente, le terme V² dans la formule de portance grandit tout seul : il faut donc réduire l'incidence pour ne pas décoller (au sens propre) la portance vers le haut. Vitesse et incidence évoluent en sens inverse à portance constante.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
11
En descente rectiligne uniforme, le facteur de charge est :
inférieur à 1.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
« Rectiligne uniforme » veut dire vitesse et trajectoire constantes : les forces sont en équilibre, mais la portance ne porte plus tout le poids — une partie du poids est maintenant "dans l'axe" de la trajectoire (elle remplace la traction). La portance restante est donc < poids, donc n < 1.
Facteur de chargen = Rz / P
12
Vous êtes en vol rectiligne horizontal stabilisé et vous avez compensé l'avion. Pour accélérer vous augmentez la puissance et vous :
poussez sur le manche pour empêcher la portance d'augmenter.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Plus de puissance → plus de vitesse → à incidence inchangée, la portance grimperait (elle dépend de V²) et l'avion monterait. En poussant, on réduit l'incidence pour garder la portance égale au poids et rester en palier tout en accélérant.
PortanceRz = ½ · ρ · V² · S · Cz
14
A partir d'un vol en palier stabilisé, vous sortez les volets en maintenant l'assiette constante. A cet instant précis :
la portance et la traînée augmentent.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
Les volets augmentent la courbure du profil, donc le Cz (et le Cx) à incidence égale. À l'instant même de la sortie, rien d'autre n'a changé (ni vitesse ni assiette) : seuls Cz et Cx ont bondi, donc portance et traînée montent immédiatement.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
15
La vitesse de décrochage en virage symétrique à 60 degrés d'inclinaison, en palier, est égale à la vitesse de décrochage en vol rectiligne multipliée par :
1,4.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
En virage, il faut plus de portance qu'en ligne droite pour la même altitude (n augmente), et comme la portance dépend de V², décrocher à un n plus élevé demande une vitesse plus élevée. Le facteur est √n : à 60°, n=2, donc √2 ≈ 1,4. Ce chiffre revient très souvent à l'examen — à savoir par cœur.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
16
Si le centre de gravité de votre avion se situe en arrière de la limite arrière de centrage, vous courez le risque :
d'être incapable de le manoeuvrer autour de l'axe de tangage.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Foyer — Point situé vers l'avant de l'aile (environ au quart de sa largeur) où s'appliquent les variations de portance quand l'incidence change. Sa position ne bouge presque pas, ce qui en fait un repère fixe pour l'équilibre de l'avion.
Empennage — Ensemble des surfaces fixes et mobiles à l'arrière de l'avion (dérive verticale + stabilisateur horizontal) qui assurent la stabilité et le contrôle en tangage et en lacet.
Le CG trop en arrière rend l'avion instable et rapproche le CG du foyer de l'empennage : la gouverne de profondeur perd son bras de levier efficace et peut ne plus suffire à contrôler le tangage, notamment à cabrer. CG avant arrière
17
Au cours d'un virage symétrique en palier, vous augmentez la vitesse, mais vous maintenez l'inclinaison constante :
le facteur de charge reste constant et le rayon de virage augmente.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Le facteur de charge en virage ne dépend que de l'inclinaison (n = 1/cos φ) : inclinaison inchangée → n inchangé. Mais un rayon de virage dépend de la vitesse : plus vite, pour le même n, le rayon s'agrandit mécaniquement.
Facteur de chargen = Rz / P
18
La limite basse et la limite haute des vitesses utilisables sont respectivement déterminées par:
l'incidence de décrochage et la VNE.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
En bas : on ne peut pas voler plus lentement que la vitesse à laquelle l'incidence de décrochage (~16°) est atteinte. En haut : la limite est purement structurelle, la VNE (vitesse à ne jamais dépasser), fixée par la résistance de la cellule.
19
Tout au long de la trajectoire d'arrondi, le pilote s'efforce :
d'augmenter l'incidence pour maintenir la portance constante.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Arrondi — Dernière phase de l'atterrissage : le pilote redresse progressivement la trajectoire de descente pour toucher le sol en douceur, presque à plat, plutôt que percuter la piste avec l'angle de descente initial.
Pendant l'arrondi la vitesse chute progressivement (on "casse" la descente). Pour garder assez de portance malgré cette perte de vitesse, il faut compenser en augmentant l'incidence (cabrer progressivement).
PortanceRz = ½ · ρ · V² · S · Cz
20
A incidence constante, on augmente la vitesse sur un profil :
la portance et la traînée augmentent.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
Portance et traînée dépendent toutes les deux de V² dans leur formule ; à Cz et Cx fixes (incidence inchangée), les deux grimpent mécaniquement avec la vitesse — la courbe n'est pas une droite, elle s'incurve vers le haut (doubler la vitesse quadruple la force, comme à la question 40).
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
VITESSE → ↑ PORTANCE / TRAÎNÉE ∝ V² ×1 ×3 vitesse → ×9
21
Sur un profil d'aile, la résultante aérodynamique est générée :
à 75% par la dépression sur l'extrados.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Résultante aérodynamique — Force totale que l'air exerce sur l'aile en vol. On ne l'utilise jamais telle quelle : on la décompose toujours en deux forces plus utiles, la portance et la traînée.
L'aile est surtout "aspirée" par le dessus (dépression sur l'extrados) plutôt que "poussée" par le dessous (surpression sous l'intrados) : environ les 3/4 de la portance viennent de l'extrados, 1/4 de l'intrados.
22
Dans le domaine de vol habituel, les basses vitesses correspondent :
aux grands angles d'incidence.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
C'est le symétrique de la question 9 : à portance constante (= poids), moins de vitesse (moins de V²) doit être compensé par plus d'incidence (plus de Cz) pour fournir la même portance.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
23
En palier à vitesse constante, la traînée :
est plus forte en virage qu'en ligne droite.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
En virage, il faut plus de portance qu'en ligne droite (n>1), donc plus d'incidence à vitesse égale. Or qui dit plus d'incidence dit plus de traînée induite : la traînée totale grimpe.
Facteur de chargen = Rz / P
24
En virage, en vol plané, vous augmentez l'inclinaison en gardant la vitesse constante. La valeur absolue de la pente de trajectoire :
et le taux de chute augmentent.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Plus d'inclinaison à vitesse égale demande plus de portance, donc plus d'incidence, donc plus de traînée — et en plané (sans moteur) toute traînée supplémentaire se paie directement en pente plus raide et en taux de chute plus élevé.
Facteur de chargen = Rz / P
25
Une action sur la commande de tangage, modifie directement :
l'angle d'incidence sur la profondeur.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
Le manche avant/arrière braque la gouverne de profondeur, ce qui change directement son incidence locale par rapport au vent relatif — l'effet sur l'assiette de l'avion entier n'est qu'une conséquence indirecte de cette première action.
26
Lorsque la vitesse augmente, l'efficacité des gouvernes :
augmente.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
L'efficacité d'une gouverne vient de la force aérodynamique qu'elle génère, laquelle dépend de V². Plus l'air défile vite dessus, plus un même braquage produit un effet important.
27
Le braquage des volets :
diminue la vitesse de décrochage.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
Les volets augmentent le Cz maximum disponible. Comme la vitesse de décrochage est inversement liée à la racine du Cz max, un Cz max plus grand permet de décrocher à une vitesse plus faible.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
28
Le risque d'un décrochage dissymétrique est d'entraîner une autorotation. Se trouver dans cette situation difficile est la conséquence directe :
d'un mauvais contrôle de la symétrie du vol associé à une forte incidence.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Autorotation — Rotation de l'avion autour de son axe qui s'auto-entretient une fois commencée : c'est le nom technique de ce qu'on appelle couramment la « vrille ».
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Il faut réunir deux ingrédients : une incidence proche du décrochage ET un vol dérapé (bille pas centrée). Si une aile décroche avant l'autre à cause de ce déséquilibre, l'avion part en rotation — c'est l'entrée en vrille. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
29
La maniabilité d'un avion autour de l'axe de tangage :
dépend du chargement.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
« Chargement » = où sont placées les masses, donc la position du CG. Plus le CG est reculé, plus la gouverne de profondeur a d'effet pour un même braquage (l'avion devient plus "nerveux" en tangage) ; plus il est avancé, moins elle en a.
30
Deux avions sont en virage symétrique à 60° d'inclinaison et à la même altitude constante. La vitesse propre de "A" est de 80 kt, celle de "B" de 120 kt.
tous les deux subissent un facteur de charge égal à 2.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Le facteur de charge en virage ne dépend QUE de l'inclinaison (n = 1/cos φ), jamais de la vitesse. Deux avions à la même inclinaison, quelle que soit leur vitesse propre, subissent exactement le même n.
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
31
La traînée engendrée par l'aile dépend de : (choisir la combinaison la plus exacte) 1 - la masse volumique de l'air. 2 - la vitesse du vent relatif. 3 - la surface alaire. 4 - l'incidence de l'aile. 5 - la forme du profil d'aile.
1, 2, 3, 4, 5.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
C'est la formule Fx = ½ρV²SCx lue terme à terme : ρ (masse volumique), V (vitesse), S (surface) sont dans la formule explicitement ; incidence et forme du profil influencent Cx. Les cinq facteurs jouent, aucun n'est à exclure.
32
L'ordre de grandeur de la finesse maximale d'un avion léger actuel est :
10.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À retenir comme repère : un avion léger (Cessna, Piper...) plane environ 10 mètres à l'horizontale pour chaque mètre de hauteur perdue, moteur coupé, à la vitesse de finesse max. Un planeur fait bien mieux (40 à 60).
Finessef = Cz / Cx = distance parcourue / hauteur perdue
34
En montée, les performances de votre avion sont limitées parce que s'oppose à la traction, la traînée, mais aussi :
la composante du poids parallèle au vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En montée, le vent relatif s'incline avec la trajectoire (pas le poids, qui reste toujours vertical) : une partie du poids se retrouve donc "dans l'axe" du vent relatif, comme une traînée supplémentaire que la traction doit vaincre en plus de la vraie traînée. Poids composante ∥ vent relatif
35
Pour passer du vol rectiligne au virage, en palier, à vitesse constante, vous devez :
augmenter l'incidence et la puissance moteur.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Plus d'incidence pour fournir la portance supplémentaire nécessaire au virage (question 4) — mais plus d'incidence veut aussi dire plus de traînée induite. Pour ne pas ralentir (vitesse constante imposée), il faut compenser cette traînée en ajoutant de la puissance.
Facteur de chargen = Rz / P
36
Lorsque le facteur de charge augmente :
la vitesse de décrochage augmente, mais l'incidence de décrochage ne change pas.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
L'angle de décrochage (~16°) est une propriété du profil, il ne bouge jamais. Mais pour tenir un n plus élevé à cet angle fixe, il faut voler plus vite (Vs augmente avec √n) : le décrochage "recule" en vitesse, jamais en angle.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
38
Au cours d'un virage symétrique, palier et vitesse maintenus, vous augmentez l'inclinaison :
le facteur de charge augmente et le rayon de virage diminue.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
n = 1/cos φ grandit mécaniquement avec l'inclinaison. Et à vitesse égale, un virage plus incliné "tourne plus serré" : le rayon diminue.
39
Toutes choses égales par ailleurs, lorsque l'altitude augmente :
la portance et la traînée diminuent.
📘 Voir le cours complet — Atmosphère
Explication
En montant, l'air se raréfie : la masse volumique ρ diminue. Comme portance et traînée sont toutes deux proportionnelles à ρ, elles diminuent ensemble (à vitesse et incidence égales).
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
air froid / dense air chaud / raréfié portance & traînée ↑ portance & traînée ↓
40
Dans une soufflerie, si on multiplie par 3 la vitesse du vent relatif sur un profil :
sa portance est multipliée par 9.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
La portance dépend du carré de la vitesse (V²). Multiplier V par 3 multiplie donc la portance par 3² = 9.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
41
La portance et la traînée sont définies par rapport à :
la direction du vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
C'est la base de tout : ces deux forces sont définies géométriquement l'une parallèle, l'autre perpendiculaire au vent relatif — pas par rapport au sol, ni à l'horizon, ni au fuselage.
42
A vitesse constante, on augmente progressivement l'angle d'incidence d'un profil :
la portance augmente puis, à partir de l'incidence de décrochage, diminue.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Le Cz grimpe avec l'incidence... jusqu'à un maximum situé à l'incidence de décrochage (~16°). Au-delà, l'écoulement décroche de l'extrados et le Cz s'effondre brutalement : la portance chute alors qu'on continue de cabrer. décrochage incidence → Cz
43
En palier, la mise en virage à puissance constante entraîne une diminution de la vitesse due :
à la traînée supplémentaire engendrée par l'adaptation de l'assiette.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Pour virer en gardant l'altitude, il faut augmenter l'incidence (question 35) ; qui dit plus d'incidence dit plus de traînée. Sans ajouter de puissance pour compenser, cette traînée en trop freine l'avion.
Facteur de chargen = Rz / P
44
Lors d'une ressource, la vitesse de décrochage :
augmente.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
La ressource augmente le facteur de charge (question 5), et Vs augmente avec √n : logique, on "consomme" de la marge par rapport au décrochage en tirant fort sur le manche.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
45
Si le centre de gravité de votre avion se situe en avant de la limite avant de centrage :
le contrôle en tangage est insuffisant même avec un braquage maximal de la gouverne de profondeur.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Empennage — Ensemble des surfaces fixes et mobiles à l'arrière de l'avion (dérive verticale + stabilisateur horizontal) qui assurent la stabilité et le contrôle en tangage et en lacet.
À l'inverse d'un CG trop reculé (question 16), un CG trop avancé demande énormément de portance négative sur l'empennage pour cabrer — au point que même la gouverne à fond de course peut ne pas suffire, en particulier à basse vitesse (à l'atterrissage). CG avant arrière
46
Lors d'un atterrissage réussi, au moment du touché des roues :
la réaction du sol commence à se substituer à la portance.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Juste avant le contact, la portance porte encore tout le poids ; au moment du toucher, le train commence à encaisser une partie de la charge à la place de l'aile — la transition se fait progressivement, pas d'un coup.
47
Vous envisagez de traverser, sans gilets de sauvetage, un estuaire dont la largeur est de 6 km. Le vent est nul. Vous considérez une finesse de 6 pour déterminer la hauteur minimale de vol qui vous permettrait de rejoindre la côte en cas de panne moteur et vous trouvez :
500 m.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Finesse = distance / hauteur perdue, donc hauteur = distance / finesse = 6000 m / 6 = 1000 m... mais on veut pouvoir couvrir l'aller-retour de sécurité en cas de panne au pire moment (au milieu, à mi-parcours) : c'est la moitié de la traversée qui compte, soit 3000 m / 6 = 500 m. Le principe à retenir : on prend la distance à la panne la plus pénalisante, pas la distance totale.
Finessef = Cz / Cx = distance parcourue / hauteur perdue
hauteur mini panne au pire endroit rive opposée départ
48
Si vous augmentez la charge de votre aéronef, votre vitesse de décrochage :
augmente.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
Plus de masse = plus de poids à porter = plus de portance nécessaire à toute vitesse donnée = il faut davantage d'incidence pour l'obtenir, donc on atteint l'incidence de décrochage (fixe) à une vitesse plus élevée.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
49
En virage en palier :
la composante verticale de la portance équilibre le poids.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
La portance totale s'incline avec l'avion en virage ; seule sa projection verticale continue de contrer le poids (qui, lui, reste toujours vertical). C'est pour ça qu'il faut augmenter la portance totale en virage.
Facteur de chargen = Rz / P
50
Vous manoeuvrez la commande de roulis. Sur la demi-aile où l'aileron est baissé, la portance :
augmente et la traînée augmente.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
Baisser l'aileron, c'est comme sortir un petit volet localement : ça augmente la courbure locale du profil, donc son Cz (plus de portance, l'aile monte) et son Cx (plus de traînée sur cette demi-aile). portance ↑ traînée ↑
51
En virage stabilisé, l'action vers l'extérieur sur la commande de roulis vient de la nécessité de contrer le :
roulis induit.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Roulis induit — En virage stabilisé, l'aile extérieure avance légèrement plus vite que l'aile intérieure et produit un peu plus de portance — ce qui tend à accentuer l'inclinaison tout seul, sans action du pilote.
En virage stabilisé, l'aile extérieure (qui parcourt un rayon plus grand) avance légèrement plus vite que l'aile intérieure, ce qui tend à générer plus de portance côté extérieur et à accentuer l'inclinaison tout seul (roulis induit). Une légère action aux ailerons vers l'extérieur du virage neutralise cette tendance.
52
Lorsqu'à assiette constante vous abordez une rafale descendante, l'incidence :
diminue.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
Une rafale descendante ajoute une composante de vent venant du dessus : le vent relatif résultant "s'incline" vers le bas par rapport au nez de l'avion. Comme l'assiette (l'axe de l'avion) ne bouge pas, l'angle entre cet axe et le nouveau vent relatif — l'incidence — se réduit.
53
A incidence constante, on diminue la vitesse sur un profil :
la portance et la traînée diminuent.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
C'est l'inverse exact de la question 20 : à Cz et Cx fixes, portance et traînée dépendent de V², donc les deux chutent quand la vitesse baisse.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
54
Les conséquences de l'effet de sol sont :
un allongement de la distance d'atterrissage et une diminution de la distance de décollage.
📘 Voir le cours complet — Effet de sol
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Allongement — Rapport entre l'envergure d'une aile (au carré) et sa surface — mesure si une aile est longue et fine (planeur, grand allongement) ou courte et large (petit allongement).
Effet de sol — Phénomène qui réduit la traînée d'une aile lorsqu'elle vole très près du sol (moins d'un empan d'aile de hauteur environ), car les tourbillons de bout d'aile sont écrasés.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Près du sol, les tourbillons marginaux (donc la traînée induite) sont écrasés et réduits. Moins de traînée = accélération plus facile au décollage (distance plus courte), mais aussi avion qui "flotte" et freine mal à l'atterrissage (distance plus longue).
55
La vitesse indiquée de décrochage :
varie avec la masse et le facteur de charge.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Vs augmente avec le poids (question 48) et avec le facteur de charge (question 36) — ce sont les deux seuls paramètres qui la font varier en vol normal, à densité de l'air égale.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
56
En vol en palier dans un avion stable, une petite rafale de bas en haut produit une légère augmentation d'incidence :
un léger moment piqueur ramène l'avion à l'assiette initiale.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Stabilité longitudinale — Tendance de l'avion à revenir spontanément à son assiette initiale après une perturbation en tangage (nez qui monte ou descend), sans action du pilote.
C'est la définition même de la stabilité longitudinale : l'avion "bien conçu" réagit à toute perturbation par une force qui s'oppose à cette perturbation et le ramène spontanément vers son équilibre initial, sans action du pilote.
59
Dans un avion en vol stabilisé horizontal en palier, un mât d'aile est soumis à un effort de traction de 400 daN (décaNewtons). Si l'appareil se met en virage à 60° d'inclinaison en maintenant le palier, le hauban devra supporter un effort de traction de :
800 daN.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Hauban — Câble ou tube rigide qui relie l'aile au fuselage pour la soutenir structurellement (aile dite « haubanée »), par opposition à une aile autoportante qui n'en a pas besoin.
Le facteur de charge n (voir question 3) mesure combien de fois le poids normal de l'avion est "multiplié" par la manœuvre — en virage incliné, il grimpe avec l'angle d'inclinaison. Tout ce qui porte l'avion (les ailes, mais aussi les haubans qui les soutiennent) subit un effort proportionnel à ce n. Regarde la table ci-dessous : à 60° d'inclinaison, n=2, donc l'effort double exactement — 400 daN → 800 daN.
Facteur de chargen = Rz / P
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
400 daN 800 daN palier virage 60°
60
En virage symétrique, à altitude constante, le facteur de charge est fonction : 1 - de la vitesse 2 - de la masse 3 - de l'inclinaison 4 - du vent
3.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
n = 1/cos φ ne dépend que de l'angle d'inclinaison φ — ni de la vitesse, ni de la masse, ni du vent (question 30 le confirme avec deux avions différents).
62
En montée stabilisée, pour garder la vitesse que vous aviez en palier, vous devez augmenter la puissance pour :
équilibrer la composante de poids parallèle au vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En montée, le vent relatif s'incline avec la trajectoire, donc une partie du poids se retrouve dans son axe (comme une traînée en plus). Sans puissance supplémentaire pour la compenser, l'avion ralentirait. Poids composante ∥ vent relatif
63
Un vol dissymétrique peut se détecter à l'aide de :
la bille.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Bille — Petite bille visible sur l'indicateur de virage, qui se déplace latéralement si le vol n'est pas symétrique — l'équivalent visuel de la sensation d'être plaqué sur le côté de son siège.
La bille de l'indicateur de virage réagit à l'accélération latérale ressentie dans l'avion : si le vol n'est pas symétrique (dérapage ou glissade), elle se décale d'un côté — c'est l'instrument dédié à ça. bille décalée = vol non symétrique → pied du côté de la bille
64
Afin de soulager l'effort sur la commande de profondeur vous agissez sur le compensateur :
à cabrer si l'avion a tendance à prendre une assiette à piquer.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Compensateur (trim) — Petite gouverne ou ressort réglable qui permet d'annuler l'effort permanent que le pilote devrait sinon exercer sur le manche pour maintenir une assiette donnée.
Le compensateur (trim) sert à annuler l'effort que le pilote doit exercer en permanence sur le manche. Si l'avion tend à piquer tout seul, il faut donc trimmer à cabrer pour que la gouverne compense cette tendance sans effort manuel.
65
(Pour cette question, utilisez l'annexe 081-3108). Les courbes 1, 2 et 3 correspondent à trois taux (en degrés) de sorties des volets. La bonne association est :
la courbe 1 correspond à 0°.la courbe 2 correspond à 25°.la courbe 3 correspond à 40°.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
Question sur annexe graphique (courbes Cz/Cx selon incidence pour différents braquages de volets). Le principe : plus le braquage de volets est important, plus la courbe Cz max est élevée mais aussi plus la traînée grimpe — les courbes se classent naturellement dans l'ordre croissant du braquage.
67
Lorsque la pente de trajectoire est modifiée par l'action d'un braquage de la gouverne de profondeur, le facteur de charge :
est positif ou négatif, selon le sens d'action.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Cabrer (courber la trajectoire vers le haut) demande plus de portance que le poids : n>1. Piquer (courber vers le bas) demande moins de portance que le poids, voire une portance qui s'inverse : n peut descendre sous 1, voire devenir négatif si le mouvement est brutal.
Facteur de chargen = Rz / P
69
L'effet de sol :
peut permettre de décoller, malgré des performances insuffisantes, mettant ainsi l'aéronef en danger.
📘 Voir le cours complet — Effet de sol
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet de sol — Phénomène qui réduit la traînée d'une aile lorsqu'elle vole très près du sol (moins d'un empan d'aile de hauteur environ), car les tourbillons de bout d'aile sont écrasés.
Près du sol, la traînée induite chute artificiellement : un avion peut donc "décoller" avec une marge de portance/puissance qui ne serait pas suffisante en réalité. Le danger apparaît juste après, en sortant de l'effet de sol (traînée qui remonte brutalement) — piège classique en piste courte ou avion chargé.
70
Si par rapport au vol précédent, le centrage de votre avion est plus arrière, vous vous attendez à trouver ce dernier :
plus maniable et moins stable.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Foyer — Point situé vers l'avant de l'aile (environ au quart de sa largeur) où s'appliquent les variations de portance quand l'incidence change. Sa position ne bouge presque pas, ce qui en fait un repère fixe pour l'équilibre de l'avion.
Un CG reculé rapproche le point d'application du poids du foyer de l'avion : moins de bras de levier stabilisateur (l'avion revient moins facilement à son équilibre tout seul), mais la gouverne de profondeur a plus d'effet pour un même braquage (plus "nerveux", plus maniable).
71
Un avion certifié en catégorie normale a pour limites de facteur de charge, volets sortis :
+2 et 0.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Volets sortis, l'avion est en configuration lente et fragile (structure moins sollicitée en négatif que prévue pour la voltige) : le domaine autorisé est réduit et resserré autour de valeurs positives modestes, entre 0 et +2 g.
72
Toutes choses égales par ailleurs, lorsque la température augmente :
la portance et la traînée diminuent.
📘 Voir le cours complet — Atmosphère
Explication
Air chaud = air moins dense (ρ plus faible). Portance et traînée étant proportionnelles à ρ, elles diminuent toutes les deux ensemble — c'est l'inverse exact de la question 8.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
73
En croisière, vous compensez parfaitement votre avion en profondeur, puis vous ajoutez de la puissance pour voler plus vite. Lorsque la nouvelle vitesse sera stabilisée :
vous réglez de nouveau le compensateur, pour ne pas exercer un effort à piquer permanent.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Compensateur (trim) — Petite gouverne ou ressort réglable qui permet d'annuler l'effort permanent que le pilote devrait sinon exercer sur le manche pour maintenir une assiette donnée.
Changer la vitesse change l'équilibre des efforts sur la gouverne de profondeur (plus de vitesse = plus d'efficacité de gouverne pour un même braquage). Le trim réglé pour l'ancienne vitesse n'est plus adapté : il faut le retoucher pour ne pas avoir à pousser en permanence sur le manche.
74
Pour augmenter sa vitesse tout en maintenant une pente de trajectoire constante, le pilote doit :
diminuer l'angle d'incidence.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Pente constante = trajectoire inchangée, seule la vitesse doit grimper. Plus de vitesse fournit plus de portance (V² grandit) : pour ne pas monter au-dessus de la pente visée, il faut réduire l'incidence en compensation.
75
Les variations de la puissance du moteur provoquent des effets secondaires qui imposent des manoeuvres correctives sur les axes de : 1 - tangage 2 - roulis 3 - lacet
1, 2 et 3.
📘 Voir le cours complet — L'hélice
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Empennage — Ensemble des surfaces fixes et mobiles à l'arrière de l'avion (dérive verticale + stabilisateur horizontal) qui assurent la stabilité et le contrôle en tangage et en lacet.
Ajouter de la puissance change le souffle hélicoïdal sur l'empennage (effet en lacet et roulis) et le couple de renversement (effet en roulis), plus le classique effet cabreur/piqueur lié à l'axe de poussée — les trois axes sont concernés à la fois.
76
L'utilisation des dispositifs hypersustentateurs entraîne une augmentation :
de la consommation de carburant.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dispositifs hypersustentateurs — Éléments mobiles de l'aile (volets, becs) qui augmentent temporairement la portance maximale disponible, utilisés au décollage et à l'atterrissage pour voler plus lentement en sécurité.
Volets sortis = plus de traînée (Cx augmente fortement). Pour maintenir la même vitesse ou trajectoire, il faut plus de puissance, donc plus de carburant consommé.
77
Une caractéristique essentielle qui distingue la vrille du virage engagé est :
la vitesse.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Stabilité spirale — Tendance de l'avion à revenir aux ailes horizontales après avoir été incliné par une perturbation, grâce notamment au dièdre.
Virage engagé — Piqué en spirale qui s'aggrave tout seul si on ne réagit pas : l'assiette à piquer fait accélérer, ce qui augmente l'inclinaison et le piqué encore plus. Il se distingue de la vrille par une vitesse qui augmente en continu (l'avion n'est pas décroché).
Dans un virage engagé (piqué en spirale), la vitesse augmente continuellement car l'avion n'est pas décroché. Dans une vrille, une aile est décrochée : la vitesse reste faible et quasi constante pendant la rotation. C'est le repère le plus fiable pour identifier lequel des deux se produit. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
78
La portance est la composante de la résultante aérodynamique :
perpendiculaire au vent relatif
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Résultante aérodynamique — Force totale que l'air exerce sur l'aile en vol. On ne l'utilise jamais telle quelle : on la décompose toujours en deux forces plus utiles, la portance et la traînée.
C'est le symétrique exact de la question 1 pour la traînée : la résultante aérodynamique totale se décompose en portance (perpendiculaire au vent relatif) et traînée (parallèle).
PortanceRz = ½ · ρ · V² · S · Cz
81
Vous êtes en courte finale pour la piste 09. La Tour vous annonce "vent du 090° 15 kt rafales 30 kt". Vous devez :
majorer votre vitesse d'approche.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Face à des rafales fortes (ici jusqu'à 30 kt), une marge de vitesse supplémentaire évite qu'une chute brutale du vent (donc de la vitesse indiquée) ne fasse approcher dangereusement de la vitesse de décrochage pendant l'approche.
82
En palier, à partir d'une vitesse stabilisée, une action de sortie des volets a pour conséquence :
une diminution de la vitesse indiquée due à l'augmentation de la traînée de l'aile.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
Plus de Cx à l'instant de la sortie des volets = plus de traînée = l'avion ralentit tant que la puissance n'est pas ajustée pour compenser cette traînée en plus.
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
83
Si le coefficient de portance de l'aile en configuration lisse est 1, l'ordre de grandeur du coefficient de portance avec les becs et volets sortis est :
2.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dispositifs hypersustentateurs — Éléments mobiles de l'aile (volets, becs) qui augmentent temporairement la portance maximale disponible, utilisés au décollage et à l'atterrissage pour voler plus lentement en sécurité.
Configuration lisse — L'avion avec tous ses dispositifs mobiles rentrés (volets et becs rentrés, train rentré s'il est rétractable) — la configuration "de base", par opposition à la configuration atterrissage (tout sorti).
Les dispositifs hypersustentateurs (becs, volets) peuvent environ doubler le Cz maximum disponible pour une aile donnée — repère d'ordre de grandeur à connaître.
84
Dans le domaine de vol de l'aviation légère, la vitesse indiquée de décrochage varie avec : 1 - la masse. 2 - le facteur de charge. 3 - l'altitude. 4 - la température.
1, 2.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
La vitesse INDIQUÉE de décrochage ne dépend que de la masse et du facteur de charge. L'altitude et la température changent la densité de l'air, donc la vitesse VRAIE de décrochage — mais l'anémomètre, calibré sur la pression dynamique, indique (presque) la même valeur quelle que soit l'altitude (question 156).
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
85
Pendant le phénomène, une caractéristique essentielle qui distingue la vrille du virage engagé est :
la rotation importante en lacet.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Virage engagé — Piqué en spirale qui s'aggrave tout seul si on ne réagit pas : l'assiette à piquer fait accélérer, ce qui augmente l'inclinaison et le piqué encore plus. Il se distingue de la vrille par une vitesse qui augmente en continu (l'avion n'est pas décroché).
En complément de la question 77 (vitesse) : l'autre signature de la vrille est une rotation marquée en lacet (l'avion tourne rapidement autour de son axe vertical), absente ou beaucoup plus faible dans un virage engagé classique. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
87
Vous volez en croisière avec une dérive gauche de 10°. Le vol est symétrique. La bille est :
centrée.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Bille — Petite bille visible sur l'indicateur de virage, qui se déplace latéralement si le vol n'est pas symétrique — l'équivalent visuel de la sensation d'être plaqué sur le côté de son siège.
La dérive (l'écart entre le cap suivi et la route au sol, causé par le vent) n'a rien à voir avec la symétrie du vol. Le vol est dit symétrique quand l'avion "glisse" bien droit dans son propre flux d'air ; la bille ne réagit qu'à ça, pas à la dérive due au vent — elle reste centrée.
88
Par rapport au vol rectiligne dans les mêmes conditions, votre avion décroche en virage à :
plus grande vitesse et même incidence.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
L'angle de décrochage ne change jamais (~16°, propriété du profil). Mais en virage, il faut plus de portance (n>1), donc on atteint cet angle fixe à une vitesse plus élevée qu'en ligne droite.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
89
Voler dans un avion dont le centre de gravité se situe en dehors des limites de centrage :
fait courir le risque d'être incapable de le manoeuvrer.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
C'est la synthèse des questions 16 et 45 : trop avant ou trop arrière, dans les deux cas, le contrôle en tangage peut devenir insuffisant — d'où l'obligation réglementaire de vérifier le centrage avant chaque vol.
90
Dans l'atmosphère, le gaz présent en plus grande quantité est :
l'azote.
📘 Voir le cours complet — Atmosphère
Explication
L'air est composé d'environ 78% d'azote (N2) et seulement 21% d'oxygène (O2) : contrairement à l'intuition, ce n'est PAS l'oxygène le gaz majoritaire.
91
Le point d'application des variations de portance s'appelle :
le foyer.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Foyer — Point situé vers l'avant de l'aile (environ au quart de sa largeur) où s'appliquent les variations de portance quand l'incidence change. Sa position ne bouge presque pas, ce qui en fait un repère fixe pour l'équilibre de l'avion.
Centre de poussée — Point où s'applique la portance totale de l'aile à un instant donné. Contrairement au foyer, il peut se déplacer quand l'incidence change (sauf sur un profil symétrique).
Bord d'attaque / bord de fuite — Le bord d'attaque est l'avant de l'aile (ou de la pale), celui qui "attaque" l'air en premier. Le bord de fuite est l'arrière, là où l'air quitte le profil.
Le foyer n'est pas le point où s'applique la portance totale (ça, c'est le centre de poussée), mais le point où s'applique la VARIATION de portance quand l'incidence change. Il est situé à un endroit à peu près fixe sur la corde du profil (~1/4 de la corde depuis le bord d'attaque), ce qui en fait un repère très utile pour l'équilibre et la stabilité de l'avion. foyer (~25% corde) bord d'attaque bord de fuite
92
Lorsque votre aéronef est en vol dérapé, la bille se positionne :
du coté d'où vient le vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Bille — Petite bille visible sur l'indicateur de virage, qui se déplace latéralement si le vol n'est pas symétrique — l'équivalent visuel de la sensation d'être plaqué sur le côté de son siège.
En dérapage, l'avion "glisse" latéralement dans l'air : le vent relatif vient légèrement de côté. La bille, sensible à cette composante latérale, se décale vers ce côté-là — du côté d'où souffle ce vent relatif de travers. bille décalée = vol non symétrique → pied du côté de la bille
94
En vol plané, votre avion peut garder sa vitesse grâce à une force égale et opposée à la traînée. Il s'agit :
de la composante du poids parallèle à la trajectoire.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Sans moteur, plus rien ne "pousse" l'avion — sauf la pesanteur elle-même. En descente, une partie du poids se retrouve dans l'axe de la trajectoire (comme une petite traction gratuite fournie par la gravité) et remplace exactement le rôle que jouait la traction moteur en vol motorisé.
96
Autour d'un profil d'aile, la vitesse d'écoulement de l'air est plus importante sur :
l'extrados.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet Venturi — Dans un tube qui se rétrécit puis se réélargit, l'air accélère dans la partie étroite et sa pression y chute — c'est le même principe physique qui crée la portance sur l'extrados d'une aile.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
L'air doit parcourir une distance plus longue et plus courbée au-dessus du profil (extrados) qu'en dessous (intrados) dans le même temps : il y circule donc plus vite — et par l'effet Venturi/Bernoulli, cette survitesse crée la dépression qui aspire l'aile vers le haut.
98
Le décrochage d'une aile se caractérise par une perte de :
portance.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Au-delà de l'incidence critique, l'écoulement décolle de l'extrados au lieu de rester "collé" : la dépression qui créait la portance s'effondre brutalement. C'est ça, le décrochage — une chute de portance, pas une question de vitesse.
99
En palier, à vitesse constante, lors d'un virage à 45° d'inclinaison, pour conserver votre altitude, votre portance doit être :
augmentée de 40 %.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Arrondi — Dernière phase de l'atterrissage : le pilote redresse progressivement la trajectoire de descente pour toucher le sol en douceur, presque à plat, plutôt que percuter la piste avec l'angle de descente initial.
n = 1/cos(45°) = 1/0,707 ≈ 1,41, soit +41% arrondi à +40%. C'est le facteur de charge à 45° d'inclinaison — un repère intermédiaire entre 30° (1,15) et 60° (2).
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
104
En montée initiale, votre moteur s'arrête subitement. Votre réflexe est :
de conserver la vitesse par une variation d'assiette à piquer.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En montée, la vitesse est proche de la vitesse de meilleur taux de montée, assez basse. Sans traction, l'avion décélère très vite vers le décrochage : le premier réflexe vital est de piquer immédiatement pour garder une vitesse saine, avant même de chercher un terrain.
106
Pour virer, il faut :
incliner la portance du côté du virage.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
C'est le principe physique du virage : en inclinant l'avion, on incline la portance avec lui. Une partie de cette portance inclinée pointe alors horizontalement vers l'intérieur du virage — c'est cette composante horizontale qui courbe la trajectoire.
107
Une des conditions pour provoquer une autorotation est :
une forte incidence.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Autorotation — Rotation de l'avion autour de son axe qui s'auto-entretient une fois commencée : c'est le nom technique de ce qu'on appelle couramment la « vrille ».
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Sans une incidence proche du décrochage, il n'y a rien à décrocher, donc pas de vrille possible. La forte incidence est la condition nécessaire (mais pas suffisante seule — il faut aussi un déséquilibre en lacet, question 28).
108
Sur un profil d'aile symétrique à incidence nulle, la portance est :
nulle.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Un profil symétrique n'a par définition aucune courbure privilégiée entre extrados et intrados. À incidence nulle, l'écoulement est identique des deux côtés : aucune dépression différentielle, donc aucune portance.
PortanceRz = ½ · ρ · V² · S · Cz
109
Pour sortir d'une vrille à droite :
vous appuyez à fond sur le palonnier gauche, le manche étant braqué en fonction des consignes du manuel de vol.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Palonnier — Les deux pédales au sol, actionnées par les pieds du pilote, qui commandent la gouverne de direction (mouvement de lacet, le nez qui pivote à plat).
La vrille est entretenue par la rotation en lacet (question 85). Pour la casser, on s'oppose à cette rotation avec le palonnier du côté opposé (gauche pour une vrille à droite) — c'est le premier geste de la procédure standard de sortie de vrille. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
110
Un aéronef a une vitesse de décrochage de 54 kt. Lors d'un virage stabilisé à 60° sous un facteur de charge de 2 la vitesse de décrochage est :
76 kt.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Vs(virage) = Vs × √n = 54 × √2 ≈ 54 × 1,41 ≈ 76 kt. Application directe du facteur ×1,4 à 60°.
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
111
En descente stabilisée, pour garder la vitesse que vous aviez en palier, vous devez diminuer la puissance pour :
compenser l'apparition d'une composante du poids parallèle au vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En descente, une partie du poids se retrouve dans l'axe du vent relatif et "pousse" l'avion vers l'avant, comme une traction gratuite. Si on ne réduisait pas la puissance moteur, cette poussée en plus ferait accélérer l'avion au-delà de sa vitesse de palier.
114
Une fois arrivé à l'incidence de décrochage, vous appuyez sur le palonnier gauche, l'aéronef part en :
autorotation à gauche.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Autorotation — Rotation de l'avion autour de son axe qui s'auto-entretient une fois commencée : c'est le nom technique de ce qu'on appelle couramment la « vrille ».
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Palonnier — Les deux pédales au sol, actionnées par les pieds du pilote, qui commandent la gouverne de direction (mouvement de lacet, le nez qui pivote à plat).
À l'incidence de décrochage, une aile est au bord de la perte de portance. Appuyer sur le palonnier gauche fait lacet à gauche : l'aile gauche ralentit légèrement et perd de la portance en premier, ce qui fait basculer et tourner l'avion vers la gauche — entrée en vrille côté gauche. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
115
En vol à bord de votre aéronef, vous détectez les symptômes d'un départ en vrille si vous constatez :
une inclinaison brusque avec une variation d'assiette à piquer.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Le décrochage dissymétrique se manifeste d'abord par une aile qui "tombe" brutalement (inclinaison brusque et non commandée) accompagnée d'un piqué soudain — c'est le signal d'alarme à reconnaître immédiatement pour agir avant que la rotation ne s'installe.
118
Sur une trajectoire rectiligne horizontale à vitesse constante :
la portance équilibre le poids et la traction équilibre la traînée.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Vitesse et trajectoire constantes = toutes les forces sont en équilibre deux à deux : la portance (verticale) contre le poids, et la traction (horizontale) contre la traînée. C'est la définition même du vol stabilisé en palier.
Facteur de chargen = Rz / P
119
Vous êtes en montée, à la vitesse préconisée par le manuel de vol de votre aéronef. Sans toucher à la manette des gaz, vous virez à 30° d'inclinaison, en conservant votre vitesse. Le taux de montée :
diminue.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Le virage demande plus de portance donc plus de traînée induite (question 23), sans puissance supplémentaire pour la compenser. Une partie de l'énergie disponible qui servait à monter est "détournée" pour vaincre cette traînée en plus : le taux de montée baisse.
120
En atmosphère standard, la masse volumique de l'air (représentative de la densité) est de l'ordre de :
1,225 kg/m3.
📘 Voir le cours complet — Atmosphère
Explication
Valeur ISA au niveau de la mer, à retenir par cœur : c'est LA référence à laquelle on compare toute variation de densité de l'air (avec l'altitude, la température, l'humidité).
122
Tous autres paramètres constants, au décollage vous choisissez un braquage des volets plus important que celui recommandé : 1 - la distance de roulement diminue 2 - la distance de roulement augmente 3 - la pente de montée augmente 4 - la pente de montée diminue
1 - 4.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
Plus de volets = plus de Cz max = décollage à vitesse plus faible, donc roulement plus court (1). Mais aussi plus de traînée en l'air : une fois décollé, la pente de montée disponible est réduite (4) — un compromis, pas un gain gratuit.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
distance de roulement normal → +volets pente de montée normal → +volets
124
L'assiette, qui est la position de l'aéronef sur l'axe de tangage, est l'angle compris entre :
l'axe longitudinal de l'aéronef et l'horizontale.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
L'assiette ne dit rien sur où va l'avion (ça, c'est la pente de trajectoire) : elle décrit seulement où pointe son nez par rapport à l'horizon. C'est une notion purement géométrique liée à l'attitude de la cellule.
125
En virage à 60 degrés d'inclinaison, le facteur de charge est égal à :
2.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Hauban — Câble ou tube rigide qui relie l'aile au fuselage pour la soutenir structurellement (aile dite « haubanée »), par opposition à une aile autoportante qui n'en a pas besoin.
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
n = 1/cos(60°) = 1/0,5 = 2. Valeur-clé à connaître par cœur, base de toutes les questions dérivées (Vs×1,4, effort haubans ×2, etc.).
Facteur de charge en viragen = 1 / cos φ (φ = inclinaison)
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
126
En finale, sans vent, connaissant la Vi (kt) et la Vz (ft/min), vous pouvez déterminer :
la pente.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
La pente de descente est le rapport entre la vitesse verticale (Vz, la vitesse à laquelle on perd de l'altitude) et la vitesse horizontale (déduite de la Vi sans vent) : deux vitesses connues suffisent à calculer l'angle de la trajectoire.
127
(Pour cette question, utilisez l'annexe 081-6127). Le long de la diminution de section, l'effet venturi sur un fluide incompressible en mouvement se caractérise par :
une augmentation de la vitesse de l'écoulement de l'air et une baisse de la pression statique.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet Venturi — Dans un tube qui se rétrécit puis se réélargit, l'air accélère dans la partie étroite et sa pression y chute — c'est le même principe physique qui crée la portance sur l'extrados d'une aile.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Dans un tube qui se rétrécit, le même débit d'air doit passer par une section plus petite : il accélère forcément. Et par le théorème de Bernoulli, cette énergie "gagnée" en vitesse se paie en pression statique, qui diminue. C'est exactement ce qui se passe sur l'extrados d'une aile, qui agit comme un demi-Venturi.
128
La vitesse de décrochage de votre aéronef est de 50 kt en vol rectiligne. Vous effectuez un virage à 60° d'inclinaison. Votre vitesse de décrochage est maintenant de :
70 kt.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
50 × 1,4 = 70 kt. Encore une application directe du facteur ×1,4 à 60° d'inclinaison (question 15).
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
129
La mise en vrille d'un aéronef est causée par :
le décrochage dissymétrique de l'aile, à forte incidence.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Quand une aile décroche avant l'autre (parce que le vol n'est pas symétrique — bille pas centrée) à une incidence déjà critique, l'aile décrochée perd sa portance pendant que l'autre continue à porter : le déséquilibre fait basculer et tourner l'avion. C'est la définition même de l'entrée en vrille. rotation aile décrochée ↓ une aile perd sa portance avant l'autre
130
En virage la portance :
est dirigée vers l'intérieur du virage pour fabriquer la force déviatrice.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
En inclinant l'avion, la portance (toujours perpendiculaire aux ailes) pointe désormais en partie vers l'intérieur du virage. Cette composante horizontale, la "force déviatrice", est exactement celle qui courbe la trajectoire — sans elle, l'avion inclinerait mais continuerait tout droit.
132
La stabilité de route (autour de l'axe de lacet), c'est la tendance naturelle de l'avion à conserver :
la symétrie du vol.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet girouette — Tendance naturelle de l'avion, grâce à sa dérive verticale, à pivoter pour présenter son nez face au vent relatif — comme une girouette classique face au vent.
Stabilité de route — Tendance naturelle de l'avion à revenir spontanément à un vol symétrique (sans dérapage) après une perturbation, autour de l'axe de lacet.
Un avion stable en route, perturbé en lacet (par une rafale par exemple), tend spontanément à revenir face au vent relatif (vol symétrique), sans action du pilote — grâce notamment à la dérive verticale qui agit comme une girouette.
133
Sur un profil d'aile symétrique à incidence nulle, la traînée :
a un sens et une direction identiques à ceux du flux d'air.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Même sans portance (question 108), il reste toujours une traînée : elle est due aux frottements et à la forme de l'aile. Par définition (question 1), elle est toujours parallèle et dans le même sens que le vent relatif — jamais opposée à contre-sens.
135
En descente, à puissance et Vi constantes, la sortie du train :
augmente la pente.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Le train sorti ajoute de la traînée parasite. À puissance et vitesse inchangées, cette traînée en plus doit être compensée par une trajectoire plus piquée (pente plus raide) qui "fournit" l'énergie manquante via la perte d'altitude.
136
Le poids se définit comme :
la masse multipliée par l'accélération de la pesanteur.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
P = m × g. À bien distinguer : la masse (en kg) est une quantité de matière, fixe partout ; le poids (en Newtons) est une force, qui dépend de la gravité locale.
139
Votre aéronef est en palier rectiligne. La bille est à gauche. Afin de rétablir la symétrie du vol, vous poussez :
le palonnier à gauche.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Bille — Petite bille visible sur l'indicateur de virage, qui se déplace latéralement si le vol n'est pas symétrique — l'équivalent visuel de la sensation d'être plaqué sur le côté de son siège.
Palonnier — Les deux pédales au sol, actionnées par les pieds du pilote, qui commandent la gouverne de direction (mouvement de lacet, le nez qui pivote à plat).
La règle mnémotechnique classique : « on pousse toujours du côté où est la bille ». Bille à gauche → pied à gauche, pour ramener le vol à la symétrie. bille décalée = vol non symétrique → pied du côté de la bille
141
En partant du moyeu vers l'extrémité d'une pale d'hélice à calage fixe, l'angle de calage :
diminue.
📘 Voir le cours complet — L'hélice
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Calage — Angle fixe, réglé une fois pour toutes à la construction, entre la corde du profil et l'axe de référence de l'aile ou du moyeu de l'hélice. À ne pas confondre avec l'incidence, qui change en permanence en vol.
Chaque section de la pale doit garder le même angle d'incidence utile par rapport à l'air, alors qu'elle tourne à une vitesse différente selon sa distance à l'axe (le bout de pale va bien plus vite que la racine, car il parcourt un plus grand cercle). Pour compenser, la pale est "vrillée" : le calage diminue du moyeu vers l'extrémité. moyeu — calage fort extrémité — calage faible
142
Le coefficient de portance dépend de : 1 - la surface de l'aile 2 - la vitesse 3 - l'incidence 4 - l'état de surface de l'aile 5 - le profil de l'aile
3, 4, 5.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
Attention à la nuance : le Cz est un coefficient SANS dimension qui caractérise la forme et l'orientation de l'aile (incidence, état de surface, profil) — il ne dépend ni de la surface ni de la vitesse, qui sont des variables séparées dans la formule complète Rz = ½ρV²SCz.
143
La turbulence de sillage :
est due aux tourbillons marginaux générés en bout d'aile.
📘 Voir le cours complet — Turbulence de sillage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Turbulence de sillage — Tourbillons d'air puissants qui se forment aux extrémités des ailes de tout avion en vol, et qui persistent derrière lui un moment — dangereux pour un avion léger qui les traverserait juste après un plus gros.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Dès qu'une aile porte, l'air à pression plus forte sous l'intrados "contourne" le bout d'aile pour rejoindre la dépression de l'extrados : ce contournement enroule l'air en tourbillons puissants qui persistent derrière l'avion — c'est la turbulence de sillage.
144
Tous paramètres constant par ailleurs, lorsque l'incidence augmente :
la traînée augmente.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Plus d'incidence = plus de Cz mais aussi plus de Cx (l'aile "mord" davantage dans l'air, génère plus de tourbillons de bout d'aile) : traînée induite en hausse — c'est valable jusqu'au décrochage.
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
145
Le facteur de charge subi par un aéronef en virage s'exprime par le rapport :
portance en virage / portance en vol rectiligne.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
C'est une autre façon d'écrire n = Rz/P : puisqu'en vol rectiligne stabilisé la portance égale le poids, comparer la portance en virage à la portance en ligne droite revient à comparer la portance au poids.
146
Le coefficient de traînée dépend de : 1 - la surface de l'aile 2 - la vitesse 3 - l'incidence 4 - l'état de surface de l'aile 5 - le profil de l'aile
3, 4, 5.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Même logique que pour le Cz (question 142) : le Cx caractérise la forme/orientation de l'aile (incidence, état de surface, profil), pas sa taille ni la vitesse de l'air, qui sont des variables séparées de la formule.
148
En bout d'aile, l'intensité des tourbillons marginaux est d'autant plus faible que :
la masse est faible.
📘 Voir le cours complet — Turbulence de sillage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Moins de masse = moins de portance nécessaire = moins de différence de pression entre extrados et intrados = tourbillons de bout d'aile moins intenses (et donc moins de traînée induite). masse faible masse importante
150
En air calme, sans vent, la finesse correspond au rapport :
distance parcourue / hauteur perdue.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Rappel pratique de la question 2 : la finesse, formule Cz/Cx dans l'aile, se retrouve aussi en vol plané réel comme un simple rapport géométrique — la distance horizontale franchie divisée par la hauteur perdue pour y arriver.
151
Sur un aéronef volant dans une atmosphère turbulente, les effets des rafales de vent sont d'autant plus importants que :
la vitesse de l'aéronef est élevée.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Va — Vitesse de manœuvre : en dessous, un braquage complet et brutal des gouvernes ne peut pas casser la structure de l'avion (elle décrochera avant de se rompre).
Une rafale change brutalement le vent relatif, donc l'incidence et donc la charge subie par la structure. Plus l'avion vole vite, plus les forces aérodynamiques (proportionnelles à V²) générées par cette même rafale sont importantes — d'où la nécessité de ralentir à Va en air turbulent (question 188).
152
En bout d'aile, l'intensité des tourbillons marginaux est d'autant plus forte que :
la masse est importante.
📘 Voir le cours complet — Turbulence de sillage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
L'inverse exact de la question 148 : plus de masse à porter = plus de différence de pression entre les deux faces de l'aile = tourbillons de bout d'aile plus intenses.
154
Le vent relatif est :
parallèle à la trajectoire.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
Le vent relatif est le vent "ressenti" par l'aile du fait de son déplacement dans l'air ; il est toujours dans l'axe exact de la trajectoire suivie (opposé au sens de déplacement), et ne dépend ni de l'assiette ni du cap — seulement de la trajectoire réelle de l'avion dans la masse d'air.
155
L'abréviation qui désigne la vitesse indiquée minimale à laquelle un aéronef est encore contrôlable est :
Vs.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Configuration lisse — L'avion avec tous ses dispositifs mobiles rentrés (volets et becs rentrés, train rentré s'il est rétractable) — la configuration "de base", par opposition à la configuration atterrissage (tout sorti).
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Vs = stalling speed, la vitesse de décrochage en configuration lisse. En dessous, les gouvernes perdent leur efficacité et l'avion peut décrocher : c'est la limite basse absolue du domaine de vol contrôlable.
156
Quand l'altitude de vol augmente :
la vitesse indiquée de décrochage reste constante.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
L'anémomètre mesure une pression dynamique, qui dépend du produit ρ×V². En altitude, ρ diminue mais l'avion doit voler plus vite (en vitesse VRAIE) pour produire la même portance — les deux effets se compensent presque exactement, si bien que la vitesse INDIQUÉE de décrochage reste quasiment la même à toutes les altitudes.
157
Vous obtenez l'autonomie maximale en volant à l'angle d'incidence qui correspond à :
la puissance minimale nécessaire.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
L'autonomie (temps de vol maximal pour une quantité de carburant donnée) est optimale quand on consomme le moins de puissance par unité de temps — donc au régime où la puissance nécessaire pour se maintenir en vol est la plus faible possible.
159
Pour un profil biconvexe symétrique, le centre de poussée est:
fixe.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Centre de poussée — Point où s'applique la portance totale de l'aile à un instant donné. Contrairement au foyer, il peut se déplacer quand l'incidence change (sauf sur un profil symétrique).
Profil biconvexe — Profil d'aile dont les deux faces (extrados et intrados) sont courbées vers l'extérieur. "Symétrique" si les deux courbures sont identiques (comme sur beaucoup d'empennages), "dissymétrique" si l'extrados est plus courbé que l'intrados (le cas le plus courant pour une aile principale).
Sur un profil symétrique, la répartition de pression reste géométriquement semblable à elle-même quand l'incidence varie : le point d'application de la résultante (le centre de poussée) ne bouge donc pas — contrairement à un profil cambré/dissymétrique, où il se déplace avec l'incidence. foyer (~25% corde) bord d'attaque bord de fuite
162
En montée, la traction équilibre :
la traînée plus la composante du poids parallèle au vent relatif.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En montée stabilisée, la traction doit vaincre deux choses à la fois : la traînée normale de l'avion, ET la composante du poids qui "tire vers l'arrière" dans l'axe du vent relatif incliné (question 34) — d'où le besoin de plus de puissance qu'en palier. Poids composante ∥ vent relatif
164
En montée rectiligne uniforme, le facteur de charge est :
inférieur à 1.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Même logique qu'en descente (question 11) : dès que la trajectoire n'est pas parfaitement horizontale, une partie du poids se retrouve dans l'axe du vent relatif au lieu d'être entièrement perpendiculaire à lui. La portance restante à équilibrer verticalement est donc légèrement inférieure au poids total, en montée comme en descente rectilignes uniformes.
Facteur de chargen = Rz / P
166
Les facteurs améliorant la stabilité en roulis (stabilité spirale) sont : 1 - la position basse du centre de gravité 2 - l'angle dièdre 3 - l'effet girouette 4 - le lacet inverse
1 et 2.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dièdre — Angle de relevage des ailes vers le haut, vu de face (comme un très léger V). Il aide l'avion à se remettre à plat tout seul s'il s'incline sous l'effet d'une rafale.
Lacet inverse — Quand on braque les ailerons pour s'incliner, l'aile qui monte freine plus que celle qui descend — ça fait pivoter le nez du mauvais côté (à l'opposé du virage voulu) au moment même où on l'amorce.
Effet girouette — Tendance naturelle de l'avion, grâce à sa dérive verticale, à pivoter pour présenter son nez face au vent relatif — comme une girouette classique face au vent.
Stabilité de route — Tendance naturelle de l'avion à revenir spontanément à un vol symétrique (sans dérapage) après une perturbation, autour de l'axe de lacet.
Stabilité spirale — Tendance de l'avion à revenir aux ailes horizontales après avoir été incliné par une perturbation, grâce notamment au dièdre.
Un CG bas agit comme un pendule qui ramène l'avion à plat. Le dièdre (les ailes légèrement relevées en V) fait que si l'avion s'incline, l'aile basse présente une incidence effective plus grande et se remet à porter davantage, redressant l'avion. L'effet girouette et le lacet inverse concernent la stabilité de route (lacet), pas le roulis. angle dièdre
167
Lors de l'arrondi :
l'incidence augmente et la portance reste constante.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Arrondi — Dernière phase de l'atterrissage : le pilote redresse progressivement la trajectoire de descente pour toucher le sol en douceur, presque à plat, plutôt que percuter la piste avec l'angle de descente initial.
Complément de la question 19 : le pilote augmente l'incidence progressivement, au fur et à mesure que la vitesse diminue, justement pour que la portance reste stable malgré la perte de vitesse — jusqu'au posé en douceur.
170
Le décrochage dynamique résulte :
d'une augmentation brutale de l'incidence de l'aile lors d'une ressource.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Décrochage dynamique — Décrochage qui survient de façon soudaine et plus violente que la normale, causé par une augmentation très brutale de l'incidence (par exemple en tirant fort et vite sur le manche).
Une action brusque à cabrer peut faire grimper l'incidence beaucoup plus vite que dans un décrochage "classique" progressif : l'aile peut alors décrocher à un angle légèrement supérieur à l'angle critique habituel, de façon plus soudaine et plus violente.
171
A partir du vol stabilisé, une rafale de vent arrière, avant que la vitesse sol ait été modifiée, fait : (Choisir la combinaison exacte la plus complète). 1 - diminuer la portance 2 - diminuer la vitesse/air 3 - augmenter la portance 4 - augmenter la vitesse/air
1 et 2.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Une rafale arrière "pousse" temporairement l'avion dans le même sens que son déplacement : avant que la vitesse sol ne s'ajuste, la vitesse AIR (donc le vent relatif ressenti par l'aile) diminue instantanément — et comme la portance dépend de V², elle chute aussi.
172
Tout au long de la trajectoire d'arrondi : 1 - l'incidence augmente 2 - l'incidence diminue 3 - la vitesse augmente 4 - la vitesse diminue 5 - la finesse augmente par effet de sol 6 - la finesse diminue par effet de sol
1, 4, 5.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet de sol — Phénomène qui réduit la traînée d'une aile lorsqu'elle vole très près du sol (moins d'un empan d'aile de hauteur environ), car les tourbillons de bout d'aile sont écrasés.
Arrondi — Dernière phase de l'atterrissage : le pilote redresse progressivement la trajectoire de descente pour toucher le sol en douceur, presque à plat, plutôt que percuter la piste avec l'angle de descente initial.
Trois choses se passent en même temps pendant l'arrondi : l'incidence augmente (pour compenser la perte de vitesse, question 19), la vitesse diminue (on "casse" l'énergie de la descente), et la finesse s'améliore grâce à l'effet de sol tout proche (moins de traînée induite près du sol, question 175).
175
L'effet de sol se manifeste par :
une augmentation de la finesse.
📘 Voir le cours complet — Effet de sol
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet de sol — Phénomène qui réduit la traînée d'une aile lorsqu'elle vole très près du sol (moins d'un empan d'aile de hauteur environ), car les tourbillons de bout d'aile sont écrasés.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Près du sol, les tourbillons marginaux (donc la traînée induite) sont écrasés : moins de traînée pour la même portance veut dire un meilleur rapport portance/traînée, donc une finesse améliorée — c'est ce qui permet à un avion de "flotter" juste avant de se poser.
177
A pente de trajectoire constante, une diminution de vitesse implique :
une augmentation de l'angle d'incidence.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Trajectoire inchangée = besoin de la même portance. Moins de vitesse (moins de V²) doit être compensé par plus de Cz, donc plus d'incidence, pour continuer à fournir cette portance.
PortanceRz = ½ · ρ · V² · S · Cz
180
Deux appareils identiques mais soumis à des charges alaires différentes décrochent :
à la même incidence, mais à des vitesses différentes.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Charge alaire — Rapport entre le poids de l'avion et la surface de ses ailes (poids ÷ surface). Plus elle est élevée, plus il faut voler vite pour générer assez de portance.
La charge alaire (poids/surface d'aile) ne change rien à l'angle de décrochage, propriété du seul profil. Mais l'avion le plus chargé a besoin de plus de portance, donc atteint cet angle fixe à une vitesse plus élevée — même logique que la question 48.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
181
Lorsqu'un aéronef vole en ligne droite et à vitesse constante, la résultante des forces appliquées est :
nulle.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
Vitesse et trajectoire constantes = pas d'accélération (ni en direction ni en intensité) = par la première loi de Newton, la somme de toutes les forces (portance, poids, traction, traînée) s'annule exactement.
182
Pour maintenir la vitesse constante lors de la transition du palier à la descente, vous devez :
diminuer la puissance du moteur.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En entrant en descente, le poids commence à fournir une composante de traction gratuite (question 94/111). Sans réduire la puissance moteur en conséquence, cet apport supplémentaire ferait accélérer l'avion au-delà de sa vitesse de palier.
183
La sortie des dispositifs hypersustentateurs entraîne :
l'augmentation du Cx de l'aile.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dispositifs hypersustentateurs — Éléments mobiles de l'aile (volets, becs) qui augmentent temporairement la portance maximale disponible, utilisés au décollage et à l'atterrissage pour voler plus lentement en sécurité.
Volets ou becs sortis, le profil devient plus cambré et plus "agressif" dans l'air : ils augmentent le Cz max mais aussi, inévitablement, le Cx — c'est le compromis inhérent à tout dispositif hypersustentateur.
184
Le buffeting correspond :
à des vibrations avant le décrochage.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Buffeting — Vibrations de la cellule (souvent ressenties dans le manche) qui annoncent un décrochage imminent, causées par un écoulement d'air qui commence à se détacher de l'aile.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Juste avant l'incidence critique, l'écoulement commence à devenir instable et partiellement décollé par endroits sur l'extrados : ces turbulences locales font vibrer la cellule (souvent ressenties dans le manche) — un signal d'alerte naturel avant le décrochage complet. décrochage incidence → Cz
185
Autour d'un profil aérodynamique, lorsque la vitesse augmente, la pression statique :
diminue.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Théorème de Bernoulli appliqué à l'aile : dans un écoulement, énergie de pression et énergie de vitesse se compensent. Là où l'air va plus vite (l'extrados), la pression statique baisse — c'est cette dépression qui crée la portance.
186
Le givrage de l'hélice est dangereux car : 1 - il peut générer un moment piqueur par alourdissement de l'hélice 2 - il modifie l'aérodynamique des pales 3 - il peut générer des vibrations violentes en déséquilibrant l'hélice 4 - il peut abimer le fuselage ou le bord d'attaque par des projections de glace
2, 3 et 4.
📘 Voir le cours complet — L'hélice
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Bord d'attaque / bord de fuite — Le bord d'attaque est l'avant de l'aile (ou de la pale), celui qui "attaque" l'air en premier. Le bord de fuite est l'arrière, là où l'air quitte le profil.
La glace change le profil des pales (perte de rendement, effet 2), et surtout elle ne se dépose jamais parfaitement symétriquement : le déséquilibre qui en résulte peut faire vibrer violemment le moteur (effet 3), et des morceaux de glace projetés peuvent endommager la cellule (effet 4). Le "moment piqueur par alourdissement" (1) n'est pas un mécanisme réel.
187
L'abréviation qui désigne la vitesse de meilleur angle de montée est :
Vx.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vx — Vitesse de meilleur angle de montée — celle qui fait gagner le plus d'altitude par mètre parcouru horizontalement (utile pour franchir un obstacle).
Vx = la vitesse qui donne la plus grande PENTE de montée (le plus de hauteur gagnée par mètre parcouru horizontalement) — utile pour franchir un obstacle au décollage, même si elle n'est pas la plus rapide en taux.
188
Le débattement complet des gouvernes ne doit pas se faire au delà de la :
Va.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Va — Vitesse de manœuvre : en dessous, un braquage complet et brutal des gouvernes ne peut pas casser la structure de l'avion (elle décrochera avant de se rompre).
Au-delà de Va, un braquage complet et brutal des gouvernes peut générer des efforts structurels supérieurs à ce que la cellule est conçue pour encaisser. En dessous de Va, la structure décrochera (dissipant l'effort) avant de se rompre — c'est tout le rôle protecteur de cette vitesse.
189
L'ordre de grandeur de la traînée à la finesse max est :
le dixième de la portance.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Puisque la finesse max est de l'ordre de 10 (question 32) et que finesse = portance/traînée, la traînée à ce régime représente environ 1/10 de la portance. C'est précisément au point bas du graphique en U (traînée totale minimale) que ce rapport est optimal.
Finessef = Cz / Cx = distance parcourue / hauteur perdue
VITESSE → ↑ TRAÎNÉE INDUITE (↓ avec la vitesse) PARASITE (↑ avec la vitesse) TOTALE minimum = finesse max
191
Lorsqu'un corps est en mouvement dans l'air, à chaque point de sa surface s'exerce :
des frottements et la pression.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Résultante aérodynamique — Force totale que l'air exerce sur l'aile en vol. On ne l'utilise jamais telle quelle : on la décompose toujours en deux forces plus utiles, la portance et la traînée.
Toute la résultante aérodynamique (portance + traînée) vient, physiquement, de la somme de deux effets élémentaires répartis sur toute la surface : la pression (perpendiculaire à la surface à chaque point) et le frottement visqueux de l'air (tangentiel à la surface).
192
La portance est :
perpendiculaire au vecteur vitesse de l'aéronef.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
Le vecteur vitesse de l'avion est, en régime établi, l'exact opposé du vent relatif ressenti par l'aile : dire "perpendiculaire au vecteur vitesse" revient donc à dire "perpendiculaire au vent relatif" (question 78), juste formulé du point de vue de l'avion plutôt que de l'air.
193
Lors d'une ressource, une flexion accentuée de votre voilure :
est possible en fonction du facteur de charge.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
Plus le facteur de charge (n) est élevé, plus la portance totale portée par les ailes est grande, et plus elles doivent physiquement fléchir vers le haut pour encaisser cet effort — c'est visible à l'œil nu sur les avions de voltige en forte ressource.
Facteur de chargen = Rz / P
194
La variation de l'assiette longitudinale s'effectue autour de l'axe de :
tangage.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
L'assiette longitudinale décrit si le nez pointe vers le haut ou le bas de l'horizon : c'est exactement la définition du mouvement autour de l'axe de tangage (l'axe transversal, d'aile à aile).
195
Sur la polaire d'aile dessinée en annexe, on appelle point de traînée minimum :
le point A.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Polaire (d'aile) — Graphique qui représente le Cz (portance) en fonction du Cx (traînée) d'un profil, pour toutes les incidences possibles — il permet de lire d'un coup d'œil le meilleur compromis portance/traînée d'une aile.
Question sur annexe graphique : sur la courbe polaire (Cz en fonction de Cx), le point de traînée minimum est simplement le point le plus à gauche de la courbe — là où le Cx est le plus faible, quel que soit le Cz correspondant.
196
La traînée d'une aile est la somme :
d'une traînée parasite et d'une traînée induite.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Traînée parasite : due au frottement de l'air sur toutes les surfaces (elle augmente avec la vitesse). Traînée induite : due aux tourbillons de bout d'aile liés à la portance (elle augmente quand la vitesse diminue). Leur somme forme la courbe en "U" de la traînée totale, minimale à la vitesse de finesse max — regarde le graphique, la trajectoire de chaque courbe se voit d'un coup d'œil.
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
VITESSE → ↑ TRAÎNÉE INDUITE (↓ avec la vitesse) PARASITE (↑ avec la vitesse) TOTALE minimum = finesse max
197
On considère l'aile trapézoïdale dont les dimensions sont données par le plan en annexe. Quel est son allongement λ ?
λ = 6.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Allongement — Rapport entre l'envergure d'une aile (au carré) et sa surface — mesure si une aile est longue et fine (planeur, grand allongement) ou courte et large (petit allongement).
L'allongement (λ) est un rapport géométrique qui compare l'envergure d'une aile à sa surface (λ = envergure²/surface) : une aile "longue et fine" (planeur) a un grand allongement, une aile "courte et large" un petit allongement. Exercice de lecture sur plan coté fourni en annexe — la valeur dépend des cotes exactes données ce jour-là.
198
L'incidence de portance nulle d'un profil biconvexe dissymétrique est un angle :
d'incidence négatif.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Profil biconvexe — Profil d'aile dont les deux faces (extrados et intrados) sont courbées vers l'extérieur. "Symétrique" si les deux courbures sont identiques (comme sur beaucoup d'empennages), "dissymétrique" si l'extrados est plus courbé que l'intrados (le cas le plus courant pour une aile principale).
Un profil dissymétrique (plus courbé sur l'extrados que sur l'intrados) porte encore un peu même à incidence géométrique nulle, grâce à sa forme. Il faut donc légèrement PIQUER (incidence négative) pour annuler complètement sa portance — contrairement à un profil symétrique, où la portance nulle correspond exactement à incidence nulle (question 108).
200
L'abréviation qui désigne la vitesse de meilleur taux de montée est :
Vy.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vx — Vitesse de meilleur angle de montée — celle qui fait gagner le plus d'altitude par mètre parcouru horizontalement (utile pour franchir un obstacle).
Vy — Vitesse de meilleur taux de montée — celle qui fait gagner le plus d'altitude par minute.
Vy = la vitesse qui donne le plus grand TAUX de montée (le plus de mètres gagnés par minute) — à distinguer de Vx (question 187) qui optimise la pente, pas la vitesse verticale.
201
Dans l'annexe, le schéma représentant le cas d'une hélice tractive est :
1.
📘 Voir le cours complet — L'hélice
Explication
Une hélice "tractive" est montée à l'avant du fuselage et tire l'avion vers l'avant (par opposition à une hélice "propulsive", montée à l'arrière, qui pousse) — question de reconnaissance visuelle sur schéma.
202
Dans un écoulement laminaire autour d'un profil, lorsque la vitesse diminue, la pression statique :
augmente.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
L'inverse exact de la question 185 : par Bernoulli, moins de vitesse dans l'écoulement veut dire plus de pression statique — les deux grandeurs varient toujours en sens opposé.
203
Parmi les facteurs suivants, celui qui n'a pas d'influence sur la vitesse ascensionnelle maximale est :
le centrage.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
La vitesse ascensionnelle (le taux de montée) dépend de la puissance disponible en excès par rapport à la traînée — donc de la masse, de la densité de l'air, de la configuration. Le centrage, lui, influence la maniabilité et la stabilité (questions 16/29/45/70), pas la quantité de puissance disponible pour monter.
204
A l'atterrissage, juste avant le toucher des roues, la vitesse doit être de :
1,1 Vs.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Une petite marge de sécurité au-dessus du décrochage (environ +10%) est visée juste avant le toucher, pour garder assez de contrôle et de portance résiduelle sans pour autant "flotter" trop longtemps au-dessus de la piste.
205
La pression mesurée au point B sur le profil en annexe est :
la pression statique.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
Question sur annexe graphique : la pression relevée en un point précis de la surface du profil (par une prise de pression affleurante, sans mesurer l'écoulement lui-même) est toujours une pression statique, par définition de ce type de mesure.
209
le lacet inverse subi lors d'une mise en virage est causé par :
le braquage des ailerons et s'oppose à la mise en virage.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Lacet inverse — Quand on braque les ailerons pour s'incliner, l'aile qui monte freine plus que celle qui descend — ça fait pivoter le nez du mauvais côté (à l'opposé du virage voulu) au moment même où on l'amorce.
Palonnier — Les deux pédales au sol, actionnées par les pieds du pilote, qui commandent la gouverne de direction (mouvement de lacet, le nez qui pivote à plat).
En braquant les ailerons pour s'incliner, l'aile qui monte (aileron baissé) génère plus de traînée induite que l'aile qui descend (aileron levé) — cette traînée asymétrique fait légèrement pivoter le nez vers l'EXTÉRIEUR du virage voulu : c'est le lacet inverse, qu'il faut contrer au palonnier. nez pivote à l'extérieur aileron baissé → plus de traînée de ce côté
210
La vitesse de décrochage diminue lorsque :
la puissance du moteur est élevée.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Empennage — Ensemble des surfaces fixes et mobiles à l'arrière de l'avion (dérive verticale + stabilisateur horizontal) qui assurent la stabilité et le contrôle en tangage et en lacet.
Plus de puissance (surtout hélice tractive) souffle un flux d'air accéléré directement sur une partie de l'aile et parfois de l'empennage, augmentant localement la portance disponible à incidence égale — l'avion peut donc décrocher à une vitesse indiquée un peu plus basse, moteur "dans le manche".
211
La force s'opposant au déplacement de l'aéronef est :
toujours parallèle à la trajectoire de l'aéronef.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
C'est encore la traînée, vue sous l'angle « ce qui freine l'avion » plutôt que « composante de la résultante » (question 1) : dans les deux formulations, elle reste toujours dans l'axe exact de la trajectoire suivie.
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
214
En cas de panne moteur, pour allonger la distance afin d'atteindre une zone d'atterrissage accessible, vous devez adopter la vitesse :
de finesse maximale.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
La finesse max est, par définition, le régime où l'avion parcourt le plus de distance horizontale pour chaque mètre de hauteur perdue (question 2) : c'est donc mathématiquement la vitesse qui maximise la distance franchissable en cas de panne.
Finessef = Cz / Cx = distance parcourue / hauteur perdue
216
En virage en palier, la portance est :
supérieure au poids de l'aéronef.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
En virage, seule la composante VERTICALE de la portance équilibre le poids (question 49) ; la portance TOTALE, elle, doit être plus grande que le poids pour que cette composante verticale reste suffisante malgré l'inclinaison.
Facteur de chargen = Rz / P
218
En virage en palier à 30° d'inclinaison, le facteur de charge est égal à :
1,15.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
n = 1/cos(30°) = 1/0,866 ≈ 1,15. C'est l'inclinaison typique d'un virage de navigation standard : le surcroît de charge reste négligeable.
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
220
Un aéronef en vol rectiligne horizontal stabilisé est soumis à un facteur de charge égal à :
1.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
C'est le cas de référence : portance = poids exactement, donc n = Rz/P = 1. Toutes les autres situations (virage, ressource, montée, descente) s'écartent de cette valeur de base.
221
Il existe deux régimes d'écoulement de l'air autour d'un corps :
l'écoulement laminaire et l'écoulement turbulent.
📘 Voir le cours complet — Écoulement de l'air
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Bord d'attaque / bord de fuite — Le bord d'attaque est l'avant de l'aile (ou de la pale), celui qui "attaque" l'air en premier. Le bord de fuite est l'arrière, là où l'air quitte le profil.
Laminaire : l'air glisse en couches bien ordonnées, sans se mélanger. Turbulent : l'air se mélange en tourbillons chaotiques. Les deux régimes coexistent souvent sur une même aile (laminaire près du bord d'attaque, turbulent plus loin) et cette transition influence directement la traînée de frottement.
223
La diminution de la masse volumique de l'air entraîne :
une diminution de traction de l'hélice.
📘 Voir le cours complet — L'hélice
Explication
L'hélice fonctionne comme une aile tournante : sa traction dépend elle aussi de la masse volumique de l'air qu'elle brasse (même logique que la portance, question 8/72). Air moins dense (chaud, en altitude) = hélice moins efficace = traction réduite — d'où les performances de décollage dégradées par temps chaud et en altitude.
224
L'expression "perte de vitesse", parfois employée pour désigner le décrochage, est utilisée à tort car :
l'élément déterminant le décrochage n'est pas la vitesse mais l'angle d'incidence.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
C'est LE piège classique du programme : on peut décrocher à n'importe quelle vitesse (même très élevée, en tirant fort en virage ou en ressource) si l'incidence dépasse l'angle critique. Ce n'est jamais la vitesse en tant que telle qui cause le décrochage.
225
Toutes choses égales par ailleurs, la portance d'une aile est d'autant plus forte que :
la courbure de son profil est plus importante.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Une aile plus cambrée (plus bombée sur l'extrados) accélère davantage l'air qui passe dessus, créant une dépression plus forte à incidence égale : plus de courbure = plus de Cz, à vitesse et incidence identiques par ailleurs.
226
Si, en montée à pente constante, la traction est supérieure à la traînée et à la composante du poids, vous en déduisez que l'aéronef :
accélère.
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
En montée équilibrée, traction = traînée + composante du poids parallèle (question 162). Si la traction excède cette somme, il reste une force nette vers l'avant : par la loi de Newton, l'avion accélère (au lieu de rester à vitesse stabilisée).
227
En vol stabilisé non symétrique :
la traînée augmente et la portance diminue.
📘 Voir le cours complet — Gouvernes & pilotage
Explication
Voler en dérapage (bille pas centrée) présente une partie du fuselage "de travers" au vent relatif : ça crée de la traînée parasite supplémentaire, et l'aile effectivement "vue" par le vent perd un peu d'efficacité aérodynamique — d'où une portance légèrement réduite pour la même incidence affichée.
231
La traînée induite est due à :
la différence de pression entre l'intrados et l'extrados.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
C'est la même différence de pression qui crée la portance (extrados en dépression, intrados en surpression) qui, en "débordant" en bout d'aile, engendre les tourbillons marginaux — et donc la traînée induite. Portance et traînée induite sont les deux faces d'un même phénomène physique.
233
La diminution de la masse volumique entraîne une augmentation de :
la vitesse de décrochage.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
Moins d'air dense (ρ plus faible) veut dire moins de portance pour une même vitesse indiquée... mais l'anémomètre compense déjà en partie ce phénomène (question 156). Pris en vitesse VRAIE cependant, il faut voler objectivement plus vite pour produire la portance nécessaire quand l'air est moins dense.
Vitesse de décrochageVs = √( 2·P / (ρ · S · Czmax) )
236
Vous êtes sur un plan de descente à 6%, avec une assiette de -3°. Vous appliquez une variation d'assiette à cabrer de 2°. Votre incidence est de :
2,6°
📘 Voir le cours complet — Montée, descente, vol plané
Explication
L'incidence est l'écart entre l'axe de l'avion (l'assiette θ) et la trajectoire suivie (la pente γ) : α = θ − γ. Une pente de 6% correspond à environ −3,4° (descente). Après le cabré de 2°, la nouvelle assiette est −3+2 = −1°. Incidence = −1 − (−3,4) ≈ 2,4 à 2,6° selon l'approximation utilisée pour convertir le pourcentage en degrés — l'important est le mécanisme : l'incidence se lit toujours comme l'écart entre où pointe le nez et où va réellement l'avion. assiette θ trajectoire γ incidence α = θ − γ
237
Toutes choses égales par ailleurs, lorsqu'on diminue progressivement l'incidence : 1 - la portance augmente 2 - la portance diminue 3 - la traînée augmente 4 - la traînée diminue
2 - 4.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
L'inverse exact de la question 144/212 : moins d'incidence (dans le domaine normal, avant le décrochage) fait chuter à la fois le Cz (moins de portance) et le Cx (moins de traînée) — regarde la partie gauche de la courbe, avant le pic de décrochage.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
décrochage incidence → Cz
238
Toutes choses égales par ailleurs, la traînée d'une aile est d'autant plus faible que :
son profil est plus mince.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Un profil épais dévie davantage l'écoulement et génère plus de frottement/turbulence sur sa surface : à forme générale et incidence égales, un profil plus fin traîne moins — c'est pour ça que les avions rapides ont des profils très minces.
239
Hormis les empennages en "T" et en "V", l'incidence de l'empennage horizontal par rapport à l'incidence de l'aile est :
moins grande dû à la dé⁠flexion.
📘 Voir le cours complet — Stabilité
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Empennage — Ensemble des surfaces fixes et mobiles à l'arrière de l'avion (dérive verticale + stabilisateur horizontal) qui assurent la stabilité et le contrôle en tangage et en lacet.
L'aile principale dévie l'air vers le bas en le traversant (c'est même une des façons d'expliquer la portance : par réaction). Cet air dévié arrive donc sur l'empennage horizontal, situé juste derrière et en dessous du sillage, avec une incidence locale réduite par rapport à celle de l'aile — sauf si l'empennage est placé plus haut, hors de ce sillage (configurations en T ou en V).
241
Sur le badin en annexe, quelle est la vitesse maximale qu'on peut utiliser en air non turbulent :
295 km/h.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Badin — Nom courant de l'anémomètre, l'instrument qui indique la vitesse de l'avion dans l'air (vitesse indiquée).
Vno — Vitesse structurale de croisière — au-delà, ne voler qu'en air calme.
Question de lecture sur annexe : c'est la borne haute de l'arc vert / début de l'arc jaune sur l'anémomètre représenté, correspondant à la Vno (vitesse structurale de croisière, utilisable seulement par air calme).
242
Les valeurs du coefficient de portance et du coefficient de traînée sont :
de l'ordre de dix fois plus forte au moins pour la portance que pour la traînée.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
Cohérent avec la finesse max ≈ 10 (question 32) : puisque finesse = Cz/Cx, un rapport de 10 signifie justement que le Cz utilisé à ce régime est environ dix fois plus grand que le Cx correspondant.
243
Parmi les dispositifs hypersustentateurs, on peut citer :
les becs de bord d'attaque et les volets de courbure.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dispositifs hypersustentateurs — Éléments mobiles de l'aile (volets, becs) qui augmentent temporairement la portance maximale disponible, utilisés au décollage et à l'atterrissage pour voler plus lentement en sécurité.
Bord d'attaque / bord de fuite — Le bord d'attaque est l'avant de l'aile (ou de la pale), celui qui "attaque" l'air en premier. Le bord de fuite est l'arrière, là où l'air quitte le profil.
Deux familles : les becs (au bord d'attaque, retardent le décrochage en réénergisant l'écoulement) et les volets (au bord de fuite, augmentent la courbure du profil) — les deux augmentent le Cz max disponible, chacun par un mécanisme différent.
244
La turbulence de sillage :
débute à la rotation de l'avion et s'arrête au poser de la dernière roue.
📘 Voir le cours complet — Turbulence de sillage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Turbulence de sillage — Tourbillons d'air puissants qui se forment aux extrémités des ailes de tout avion en vol, et qui persistent derrière lui un moment — dangereux pour un avion léger qui les traverserait juste après un plus gros.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Les tourbillons marginaux n'existent que tant que l'aile porte réellement (question 143) : ils apparaissent dès que l'avion quitte le sol (rotation) et cessent uniquement au moment où il n'y a plus de portance à produire, au posé complet.
245
L'utilisation des dispositifs hypersustentateurs (becs et/ou volets) a pour effet (par rapport à leur non utilisation) d'augmenter : 1 - la distance de décollage 2 - la pente de montée après décollage 3 - le coefficient de portance 4 - le coefficient de traînée 5 - la finesse
3 - 4.
📘 Voir le cours complet — Hypersustentateurs
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Dispositifs hypersustentateurs — Éléments mobiles de l'aile (volets, becs) qui augmentent temporairement la portance maximale disponible, utilisés au décollage et à l'atterrissage pour voler plus lentement en sécurité.
Les hypersustentateurs augmentent Cz max ET Cx (c'est le compromis, question 183) — mais ils raccourcissent la distance de décollage (pas l'augmentent) et dégradent en général la pente de montée et la finesse une fois sortis, à cause de la traînée en plus.
Portance & traînéeRz = ½ · ρ · V² · S · Cz  Fx = ½ · ρ · V² · S · Cx
246
Juste avant le décrochage, on constate :
un surcroît de dépression sur l'extrados.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Juste avant l'incidence critique, le Cz est à son maximum : la dépression sur l'extrados est à son pic, juste avant que l'écoulement ne décolle et que tout s'effondre brutalement. décrochage incidence → Cz
248
Lors d'un virage engagé : 1 - le taux de chute est élevé 2 - le taux de chute est faible 3 - la vitesse indiquée augmente 4 - la vitesse indiquée diminue 5 - l'assiette est à piquer 6 - l'assiette est à cabrer
1 - 3 - 5.
📘 Voir le cours complet — La vrille
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Stabilité spirale — Tendance de l'avion à revenir aux ailes horizontales après avoir été incliné par une perturbation, grâce notamment au dièdre.
Virage engagé — Piqué en spirale qui s'aggrave tout seul si on ne réagit pas : l'assiette à piquer fait accélérer, ce qui augmente l'inclinaison et le piqué encore plus. Il se distingue de la vrille par une vitesse qui augmente en continu (l'avion n'est pas décroché).
Un virage engagé (piqué en spirale non maîtrisé) s'auto-aggrave : l'assiette à piquer fait accélérer, la vitesse qui augmente accroît le facteur de charge et l'inclinaison, ce qui accentue encore le piqué — d'où un taux de chute et une vitesse qui grimpent tous les deux en même temps, contrairement à la vrille (question 77) où la vitesse reste basse.
252
Un avion avec un centrage très arrière :
sera facilement mis en autorotation.
📘 Voir le cours complet — Centrage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Autorotation — Rotation de l'avion autour de son axe qui s'auto-entretient une fois commencée : c'est le nom technique de ce qu'on appelle couramment la « vrille ».
Vrille — Chute en rotation de l'avion, causée par une aile qui décroche avant l'autre. L'avion tourne sur lui-même et perd de l'altitude jusqu'à ce que le pilote applique la procédure de sortie.
Décrochage dissymétrique — Une aile perd sa portance avant l'autre (au lieu des deux en même temps) — c'est ce déséquilibre gauche/droite qui fait partir l'avion en rotation plutôt que simplement piquer du nez tout droit.
Un CG très reculé rend l'avion instable et facilement cabreur (question 70) : il est plus facile d'atteindre et de dépasser l'incidence critique, et la stabilité réduite en fait un candidat plus probable au décrochage dissymétrique et donc à la vrille.
253
L'avertisseur de décrochage se déclenche :
5 kt avant la Vs.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Un capteur (souvent une languette sensible au point de dépression maximale sur l'extrados) déclenche une alarme sonore quelques nœuds avant le décrochage réel, laissant au pilote le temps de réagir avant que la portance ne s'effondre.
254
Le decrochage statique est dangereux à cause :
de la perte de hauteur qu'il entraîne, notamment au voisinage du sol.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
Le vrai danger du décrochage n'est pas le décrochage lui-même (récupérable en altitude) mais la chute d'altitude qu'il provoque avant la récupération — fatale si elle survient trop près du sol, par exemple en finale d'approche.
256
La turbulence de sillage :
a une trajectoire descendante et divergente.
📘 Voir le cours complet — Turbulence de sillage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Turbulence de sillage — Tourbillons d'air puissants qui se forment aux extrémités des ailes de tout avion en vol, et qui persistent derrière lui un moment — dangereux pour un avion léger qui les traverserait juste après un plus gros.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Les tourbillons marginaux, une fois formés, ont naturellement tendance à descendre (environ 300 m/min au départ) et à s'écarter progressivement l'un de l'autre en s'éloignant de l'avion — d'où les règles de séparation qui tiennent compte à la fois du temps et de la position relative des trajectoires.
257
Le cas de figure pour lequel l'effet de sol est le plus important est :
ailes basses et piste en dur.
📘 Voir le cours complet — Effet de sol
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Effet de sol — Phénomène qui réduit la traînée d'une aile lorsqu'elle vole très près du sol (moins d'un empan d'aile de hauteur environ), car les tourbillons de bout d'aile sont écrasés.
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
Plus l'aile est proche du sol (voilure basse) et plus la surface est réfléchissante/dure (piste en dur plutôt qu'herbe meuble qui absorbe l'écoulement), plus l'écrasement des tourbillons marginaux — donc l'effet de sol — est marqué.
258
La vitesse de décrochage augmente avec le facteur de charge :
dans tous les cas.
📘 Voir le cours complet — Le décrochage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Vs augmente avec √n quelle que soit la manœuvre à l'origine de ce facteur de charge (virage, ressource, turbulence...) : la relation est universelle, elle ne dépend pas de la cause du n élevé.
Vitesse de décrochage sous chargeVs(n) = Vs₀ × √n
260
La vitesse de décrochage de votre aéronef est de 70 kt en vol rectiligne. Vous effectuez un virage à 60° d'inclinaison. Votre vitesse de décrochage est maintenant de :
100 kt.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Arrondi — Dernière phase de l'atterrissage : le pilote redresse progressivement la trajectoire de descente pour toucher le sol en douceur, presque à plat, plutôt que percuter la piste avec l'angle de descente initial.
70 × 1,4 = 98 ≈ 100 kt (arrondi). Encore une application du facteur ×1,4 à 60° (question 15).
Table de référence — virage en palier symétrique
Inclinaisonn = 1/cos φVs × √nEffort structure
1,00×1,00×1,00
15°1,04×1,02×1,04
30°1,15×1,07×1,15
45°1,41×1,19×1,41
60°2,00×1,41×2,00
70°2,92×1,71×2,92
80°5,76×2,40×5,76
60° Vs Vs × 1,4 Inclinaison croissante →
261
L'angle d'incidence d'un profil aérodynamique est l'angle formé entre :
la corde de profil et la trajectoire de l'aéronef.
📘 Voir le cours complet — La portance
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Corde (du profil) — Ligne droite imaginaire qui relie le bord d'attaque (l'avant de l'aile) au bord de fuite (l'arrière) — c'est la référence géométrique à partir de laquelle on mesure l'incidence et le calage.
À bien distinguer de l'assiette (question 124, qui se mesure par rapport à l'horizontale) : l'incidence se mesure entre la corde du profil (une ligne géométrique du profil) et le vent relatif/la trajectoire réelle — pas par rapport à l'horizon. assiette θ trajectoire γ incidence α = θ − γ
262
L'épaisseur relative d'un profil d'aile est :
le rapport entre la distance maximale entre l'intrados et l'extrados, et la corde.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Épaisseur relative — Rapport entre l'épaisseur maximale d'un profil d'aile et la longueur de sa corde, exprimé en pourcentage — mesure si un profil est "épais" ou "fin".
Extrados / intrados — L'extrados est la face SUPÉRIEURE (le dessus) de l'aile, l'intrados sa face INFÉRIEURE (le dessous). L'air va plus vite sur l'extrados, ce qui y crée la dépression responsable des 3/4 de la portance.
C'est un pourcentage : épaisseur maximale du profil divisée par la longueur de sa corde. Un profil "épais" (grand rapport) porte davantage à basse vitesse mais traîne plus ; un profil "mince" (petit rapport) traîne moins mais porte moins à basse vitesse — d'où le choix du profil selon l'usage de l'avion (question 238).
263
Vous envisagez de traverser, sans gilets de sauvetage, un estuaire dont la largeur est de 12 NM. Le vent est nul. Vous considérez une finesse de 10 pour déterminer la hauteur minimale de vol qui vous permettrait de rejoindre la côte en cas de panne moteur et vous trouvez :
3600 ft.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
Même principe que la question 47 : on prend la moitié de la traversée (le point le plus pénalisant en cas de panne) = 6 NM = 36 000 ft (1 NM ≈ 6 000 ft). Hauteur = distance/finesse = 36 000/10 = 3 600 ft.
Finessef = Cz / Cx = distance parcourue / hauteur perdue
264
Le terme Vs0 signifie :
vitesse de décrochage en configuration atterrissage.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Vs0 — Vitesse de décrochage en configuration atterrissage (volets sortis) — la vitesse de décrochage la plus basse de tout le domaine de vol.
Le "0" indique la configuration la plus sortie possible (volets/becs sortis, train sorti) — c'est la vitesse de décrochage la plus basse de tout le domaine de vol de l'avion, utilisée comme référence pour le début de l'arc blanc de l'anémomètre.
266
La vitesse Va est une vitesse :
indiquée.
📘 Voir le cours complet — Vitesses caractéristiques
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Va — Vitesse de manœuvre : en dessous, un braquage complet et brutal des gouvernes ne peut pas casser la structure de l'avion (elle décrochera avant de se rompre).
Vs — Vitesse de décrochage en configuration lisse — la vitesse la plus basse à laquelle l'avion peut encore voler sans décrocher.
Vx — Vitesse de meilleur angle de montée — celle qui fait gagner le plus d'altitude par mètre parcouru horizontalement (utile pour franchir un obstacle).
Vy — Vitesse de meilleur taux de montée — celle qui fait gagner le plus d'altitude par minute.
Vno — Vitesse structurale de croisière — au-delà, ne voler qu'en air calme.
Vne — Vitesse à ne jamais dépasser, sous aucun prétexte — la limite absolue de la cellule.
Comme toutes les vitesses de référence citées dans un manuel de vol (Vs, Vx, Vy, Vno, Vne...), Va est exprimée en vitesse INDIQUÉE (lue directement à l'anémomètre), pas en vitesse vraie — c'est ce qui la rend directement utilisable en vol sans calcul.
267
En virage stabilisé, la résultante du poids et de la force centrifuge est :
le poids apparent.
📘 Voir le cours complet — Facteur de charge & virage
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Poids apparent — Ce que "pèse" réellement l'avion (et ce que ressent le pilote, plaqué sur son siège) une fois qu'on ajoute la force centrifuge du virage au poids réel. En virage à 60°, le poids apparent est le double du poids réel.
En virage, le pilote et la structure "ressentent" non pas le poids réel mais la somme vectorielle du poids (vertical) et de la force centrifuge (horizontale, vers l'extérieur du virage) : cette résultante, plus grande et inclinée, est le poids apparent — directement liée au facteur de charge (poids apparent = n × poids réel).
Facteur de chargen = Rz / P
Poids Force centrifuge Poids apparent
271
La traînée induite :
augmente lorsque la vitesse diminue.
📘 Voir le cours complet — La traînée
Explication
À savoir avant de lire l'explication
Tourbillons marginaux — Tourbillons d'air qui se forment en bout d'aile parce que l'air à haute pression sous l'aile "contourne" le bout pour rejoindre la dépression du dessus — leur conséquence directe est la traînée induite.
La traînée induite dépend de l'incidence (question 144) : à basse vitesse, il faut plus d'incidence pour maintenir la portance (question 22), donc plus de tourbillons marginaux — c'est l'inverse exact de la traînée parasite, qui augmente elle avec la vitesse. Sur le graphique, c'est la courbe rouge qui descend de gauche (basse vitesse) à droite (haute vitesse) — exactement l'inverse de la courbe orange (parasite).
TraînéeFx = ½ · ρ · V² · S · Cx
VITESSE → ↑ TRAÎNÉE INDUITE (↓ avec la vitesse) PARASITE (↑ avec la vitesse) TOTALE minimum = finesse max

Doublons (74)

Ces questions testent, mot pour mot ou presque, exactement le même fait qu'une question déjà posée plus haut dans ta liste — elles ne sont pas répétées dans la liste principale ci-dessus, elles sont uniquement ici, avec un renvoi vers l'originale.

Q10L'effet de sol : peut allonger la distance d'atterrissage.→ voir Q54
Q13Pour passer de la ligne droite au virage en restant en palier, la portance doit : augmenter.→ voir Q4
Q33En virage en palier, la portance est : supérieure au poids.→ voir Q216
Q37Lors d'une ressource : la portance est supérieure au poids.→ voir Q5
Q57L'association d'une incidence forte et d'un dérapage important, peut entraîner : une autorotation (vrille).→ voir Q28
Q58Sur tous les avions, vous pouvez modifier la maniabilité sur l'axe de tangage en agissant sur : la position du centre de gravité.→ voir Q29
Q61Le braquage des volets : diminue la vitesse de décrochage.→ voir Q27
Q66Lorsque la masse augmente : la vitesse de décrochage augmente, mais l'incidence de décrochage ne change pas.→ voir Q36
Q68La traînée est la composante de la résultante aérodynamique : parallèle au vent relatif.→ voir Q1
Q79En virage avec une inclinaison de 60 degrés, la vitesse de décrochage est majorée d'environ : 40%.→ voir Q15
Q80Toutes choses égales par ailleurs, l'utilisation des dispositifs hypersustentateurs entraîne une augmentation : de la consommation de carburant.→ voir Q76
Q86Lors d'un virage coordonné à vitesse constante, le facteur de charge dépend : uniquement de l'angle d'inclinaison de l'aéronef dans le virage.→ voir Q30
Q93La portance engendrée par l'aile dépend de : 1 - la masse volumique de l'air 2 - la vitesse du vent relatif 3 - la surface alaire 4 - l'incidence de l'aile 5 - la forme du profil d'aile 1, 2, 3, 4, 5.→ voir Q31
Q95La portance et la traînée varient comme : le carré de la vitesse.→ voir Q20
Q97Sur une trajectoire rectiligne horizontale : la portance équilibre le poids.→ voir Q118
Q100Lors d'un changement de trajectoire dans le plan vertical, le facteur de charge : varie en fonction du sens du changement (à cabrer ou à piquer).→ voir Q67
Q101La portance est la composante de la résultante aérodynamique : perpendiculaire au vent relatif→ voir Q78
Q102Lors d'un changement de trajectoire à cabrer ou à piquer, le facteur de charge : varie en fonction du sens du changement.→ voir Q67
Q103Dans l'atmosphère, le gaz présent en plus grande quantité est : l'azote.→ voir Q90
Q105Si vous reculez le centrage de votre aéronef, au prochain vol, vous vous attendez à le trouver : plus maniable et moins stable.→ voir Q70
Q112Sur tous les avions, vous pouvez modifier la stabilité longitudinale en agissant sur : la position du centre de gravité.→ voir Q29
Q113Les valeurs de la portance et de la traînée sont : proportionnelles au carré de la vitesse.→ voir Q20
Q116Lorsque la vitesse diminue, l'efficacité des gouvernes : diminue.→ voir Q26
Q117En virage, il faut adopter une vitesse de vol compatible avec l'inclinaison du virage car : la vitesse de décrochage augmente avec l'inclinaison.→ voir Q88
Q121La résistance de l'air est proportionnelle : au carré de la vitesse.→ voir Q20
Q123Cx est le coefficient de traînée, Cz celui de la portance. La finesse est définie par le rapport : Cz/Cx.→ voir Q2
Q131En palier, à inclinaison constante, vous augmentez votre vitesse en virage : le rayon de virage augmente.→ voir Q17
Q134La mise en virage revient physiquement à : incliner la portance.→ voir Q106
Q137A l'atterrissage, l'utilisation de la configuration "volets sortis" par opposition à la configuration "volets rentrés" permet : de diminuer la vitesse d'approche en diminuant la vitesse de décrochage.→ voir Q27
Q138Un décrochage en vol dissymétrique risque d'entraîner : une vrille.→ voir Q129
Q140Si vous ajoutez une charge dans votre aéronef (passagers, bagages, essence), la vitesse de décrochage : augmente.→ voir Q48
Q147En montée stabilisée, il faut augmenter la puissance par rapport au vol horizontal pour : équilibrer la composante du poids parallèle au vent relatif.→ voir Q62
Q149Lorsqu'un aéronef vole en palier à faible vitesse indiquée : l'angle d'incidence est fort.→ voir Q22
Q153Sur une aile haubanée, l'effort supporté par les haubans en virage est le double de l'effort en ligne droite pour un angle d'inclinaison de : 60°.→ voir Q59
Q158En vol, l'écoulement de l'air autour de l'aile s'effectue : plus rapide sur l'extrados que sur l'intrados.→ voir Q96
Q160Le rayon de virage augmente avec l'augmentation de : la vitesse.→ voir Q17
Q161Les risques de décrochage dissymétrique sont : mise en autorotation et perte d'altitude.→ voir Q129
Q163Au niveau de l'étranglement d'un tube venturi : la pression du fluide est minimale et sa vitesse est maximale.→ voir Q127
Q165La vitesse de décrochage en virage en palier à 60° d'inclinaison est égale à : 1,4 fois la vitesse de décrochage en vol rectiligne.→ voir Q15
Q168Les conséquences d'un effet venturi sont : une diminution de la pression et une augmentation de la vitesse du fluide.→ voir Q127
Q169En vol stabilisé, moteur coupé : la traînée équilibre la composante du poids parallèle au vent relatif.→ voir Q94
Q173Au cours d'un virage à grande inclinaison en palier un appareil décroche à : plus grande vitesse qu'en ligne droite et même incidence.→ voir Q88
Q174En vol en montée : la traction équilibre la traînée plus la composante du poids parallèle au vent relatif.→ voir Q162
Q176La portance et la traînée d'une aile dépendent de : 1 - la masse volumique de l'air. 2 - la vitesse du vent relatif. 3 - la surface alaire. 4 - l'incidence de l'aile. 5 - la forme du profil d'aile. 1, 2, 3, 4, 5.→ voir Q31
Q178A vitesse constante, une augmentation de l'angle d'incidence aura pour effet : une augmentation de la portance puis une diminution de celle-ci lorsque l'incidence de décrochage est atteinte.→ voir Q42
Q179A incidence constante une augmentation de la vitesse sur un profil aura pour effet : d'augmenter la portance.→ voir Q20
Q190Lors d'une ressource : le facteur de charge augmente.→ voir Q5
Q199Le foyer du profil d'une aile quelconque est situé : en un point fixe.→ voir Q91
Q206Le coefficient de portance, appelé Cz, est une valeur : qui varie avec l'incidence, la forme et l'état de surface de l'aile.→ voir Q142
Q207Lors d'un vol en plané, moteur réduit, la traction de l'aéronef est assurée par : une force qui correspond à une composante du poids sur la trajectoire suivie.→ voir Q94
Q208Tout autre paramètre étant constant, si l'angle d'incidence augmente : la traînée augmente.→ voir Q144
Q212A vitesse constante, une augmentation d'incidence entraîne : une augmentation de la traînée.→ voir Q144
Q213La sustentation d'un aéronef est due : aux 3/4 à la dépression sur l'extrados.→ voir Q21
Q215Le facteur de charge est le rapport : de la portance sur le poids.→ voir Q3
Q217En virage en palier : la composante verticale de la portance équilibre le poids.→ voir Q49
Q219Vous volez sur un aéronef doté d'une très grande stabilité de route. Lors d'une rafale qui vous dévie de votre trajectoire initiale : l'aéronef revient face au vent relatif sans l'intervention du pilote.→ voir Q132
Q222Soumis à l'effet d'une perturbation le mettant en position d'attaque oblique, un aéronef qui a de la stabilité de route revient : en position de vol symétrique sans intervention du pilote.→ voir Q132
Q228En cas de fortes turbulences, la structure de votre aéronef est la plus sollicitée : à vitesse élevée.→ voir Q151
Q229Pour un angle d'incidence positif, la sustentation d'une aile résulte des différences de pression entre l'extrados et l'intrados. Vous pouvez affirmer que : la dépression sur l'extrados contribue aux 3/4 de la sustentation.→ voir Q21
Q230Un aéronef en virage stabilisé est soumis à un facteur de charge double de celui qu'il supporte en vol rectiligne, si l'inclinaison est de : 60°.→ voir Q125
Q232La conséquence de l'apparition des tourbillons marginaux est : la création d'une traînée supplémentaire appelée "traînée induite".→ voir Q231
Q234Les tourbillons marginaux ont pour origine : la différence de pression entre l'extrados et l'intrados.→ voir Q231
Q235Le coefficient de portance est d'autant plus important que : la courbure de l'aile est importante.→ voir Q225
Q240La vitesse en deçà de laquelle toutes les gouvernes sont utilisables à leur plein débattement est la : Va.→ voir Q188
Q247Pendant le décrochage, on constate : la portance décroît fortement.→ voir Q98
Q249Lorsque la vitesse d'un écoulement laminaire autour d'un profil aérodynamique augmente, la pression statique : diminue.→ voir Q185
Q250La vitesse en dessous de laquelle les commandes de vol ne permettent plus de contrôler l'aéronef est : Vs.→ voir Q155
Q251Tout corps se déplaçant dans l'air est soumis en chaque point de sa surface à l'action de forces élémentaires : de pression et de frottement.→ voir Q191
Q255La traînée est toujours parallèle à : la trajectoire.→ voir Q1
Q259Les facteurs de variation de la portance sont : 1 - l'angle d'incidence 2 - la vitesse 3 - la forme du profil 4 - la surface de l'aile 5 - la densité de l'air 1 - 2 - 3 - 4 - 5.→ voir Q31
Q265L'air s'écoule sur l'extrados : plus rapidement que sur l'intrados.→ voir Q96
Q268En vol rectiligne en palier stabilisé, vous exécutez un virage tout en maintenant la vitesse constante. Pour cela, vous effectuez une action de : manche à cabrer et augmentation de la puissance .→ voir Q35
Q269A partir du vol en palier stabilisé en ligne droite, l'exécution d'un virage à la même vitesse implique : une variation de l'assiette à cabrer et une augmentation de la puissance.→ voir Q35
Q270L'action qui produit le plus de lacet inverse est : la mise en virage.→ voir Q209